Le Journal

Le Met a fêté ses 50 ans

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Quarante chanteurs et cantatrices, des changements de décors constants, des ovations debout et l'enthousiasme de spectateurs qui avaient déboursé 3.000 dollars pour être là: le Metropolitan Opera de New York a fêté dimanche ses 50 ans au Lincoln Center.
La salle de 3.800 places aux plafonds chargés d'or, avec ses énormes lustres et ses fresques signées Marc Chagall, était pleine pour ce concert de gala marquant le 50e anniversaire non pas de la naissance du "Met", vieux de 134 ans, mais de la première saison qui suivit son déménagement au Lincoln Center.

Cette première saison, ouverte par Antoine et Cléopatre (Barber) avec la légendaire soprano Leontyne Price, avait vu défiler, entre autres, Franco Corelli, Birgit Nilsson et Joan Sutherland. Deux ans plus tard, Luciano Pavarotti faisait sa première apparition au Met dans La Bohème.

Pour célébrer cet anniversaire dimanche soir, on comptait quarante grands noms de l'opéra dont les incontournables de la maison, Placido Domingo et Renée Fleming.
En invité surprise, le baryton russe Dmitri Hvorostovsky (actuellement en traîtement pour une une tumeur au cerveau dont il ne fait pas mystère) a été accueilli par une ovation debout et, malgré son apparence fragile et sa démarche un peu hésitante, il a rassemblé toute son énergie pour donner un air de Rigoletto (Verdi) qui lui valut une deuxième ovation.
Le reste du gala a été une succession d'arias ou de duos des plus célèbres opéras. Un "show" de cinq heures passant d'un genre à l'autre et d'un opéra au suivant, à chaque fois accompagné d'un décor idoine, souvent avec l'aide de la vidéo.
Vidéo également pour montrer de temps à autres -le temps d'un changement de décor- des images de la première soirée en 1966 ou des grands moments de ces cinquante années d'opéra. Ou encore comment les lustres originaux de la grande salle ont été "inventés" par... des éclaboussures involontaires de peinture sur un dessin de l'architecte Tadeusz Leski.
Certaines parties de la soirée étaient aussi des paris sur l'avenir : aperçus de la prochaine saison et jeunes chanteurs témoignant que la relève est assurée : la soprano sud-africaine Pretty Yende a chanté avec le baryton polonais Mariusz Kwiecien un duo tiré de Don Pascuale (Donizetti) et, avec le baryton Eric Owens, un extrait de Porgy & Bess; la soprano Angela Meade et le ténor Michael Fabiano ont accompagné la basse autrichienne Gunther Groissbock dans un air de I Lombardi (Verdi).

Le gala a aussi célébré le chef d'orchestre et directeur musical honoraire James Levine, qui quittera bientôt le Met après 40 ans, le seul de la soirée avec Hvorostovsky à avoir eu l'honneur d'une ovation debout.
Levine a dirigé l'orchestre pour la dernière partie de la soirée avec Placido Domingo et Renee Fleming avant de conclure sur les choeurs d'Aïda accompagnés d'un défilé de photos des plus grandes noms ayant chanté sur la scène du Met.

Augmentation du financement culturel en Russie

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Par ordonnance, Vladimir Poutine augmente le financement culturel en Russie.
Le financement sera désormais indexé, les allocations budgétaires étant basées sur le niveau d'inflation établi par la loi fédérale.

Exposition "L'Ecole belge du violoncelle" à Flagey

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Le premier Concours Musical International Reine Elisabeth consacré au violoncelle est l’occasion de mettre en lumière l’histoire belge du violoncelle. C’est le prétexte de l’exposition “l’Ecole belge du Violoncelle” qui se tient du 10 au 20 mai 2017 à Flagey.
La Belgique a produit depuis le 19e siècle nombre de violoncellistes qui se sont fait entendre partout dans le monde. Le plus célèbre est François Servais, “le Paganini du violoncelle”. Au 21e siècle, ses compositions résonnent encore toujours dans le monde entier. Mais de nombreux autres violoncellistes ont également contribué à édifier ce que l’on appelle “l’Ecole belge du Violoncelle”.
Une première partie de l’exposition est consacrée à neuf générations de violoncellistes des conservatoires belges. Découvrez une riche collection de partitions, photos, lettres, programmes et enregistrements issus de la Collection Servais ! Une seconde partie présente Eric Feldbusch (1922‐2007), qui, comme violoncelliste virtuose, compositeur, chef d’orchestre et directeur de Conservatoire, a marqué la vie musicale belge du
20ème siècle.
La visite de l’exposition est gratuite. Elle se tient au Foyer 3 à Flagey et est ouverte tous les jours (sauf le dimanche) de 14 à 22h. Une visite commentée est possible (sur rendez‐vous). Le livre ‘L’Ecole belge du Violoncelle’ de Peter François sera disponible pendant l’expo.
Une organisation de l’Association Servais et de la Fondation privée Eric Feldbusch, en coopération avec EKHO, le Concours Reine Elisabeth et Flagey. Fait partie de EKHO#2 (www.ekho‐violins.com).
Pour plus d’infos : www.servais‐vzw.org www.ericfeldbuschfondation.org.

Chichon, démission immédiate !

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Karel Mark Chichon, le chef de la Radio Deutsche Philharmonie Saarbrücken Kaiserslautern a annoncé sa démission immédiate, à trois mois de la fin de son contrat.
Chichon a expliqué sa décision par les compressions budgétaires qui ont été annoncées pour son orchestre : la radio prévoit 100.000 euros d'économie en 2019, rien que pour l'orchestre.

Né à Londres en 1971, Karel Mark Chichon est diplômé de la Royal Academy of Music de Londres. Il a été l'adjoint de Giuseppe Sinopoli et de Valery Gergiev. Depuis 2003, il est chef invité régulier de l' English Chamber Orchestra. De 2006 à 2009, il était chef principal de l'Orchestre Symphonique de Graz et, en 2009, il a pris ses fonctions de chef d'orchestre et directeur artistique de l' Orchestre Symphonique National de Lettonie. Depuis 2011, Chichon était chef principal de la Deutsche Radio Philharmonie Saarbrücken.
La direction a déploré sa décision mais son successeur a déjà été désigné l'an dernier. Il s'agit du Finlandais Pietari Inkinen.

Un long-métrage inspirée de Carmen

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A 39 ans, le danseur et chorégraphe Benjamin Millepied s’apprête à réaliser son premier long-métrage, inspiré de Carmen (Bizet).
Le film portera sur le voyage en quête de liberté d’une femme depuis les déserts du Mexique jusqu’à la Cité des Anges.
Dimitri Rassam, coproducteur du film, renchérit : C’est un projet auquel Benjamin réfléchit depuis longtemps et qui m’enthousiasme particulièrement, tant par la pertinence de son adaptation que par le talent de Benjamin et l’équipe qu’il a réunie. [...] L’appétit du public pour Carmen ne s’est jamais démenti, c’est une œuvre forte et viscérale », précisant d'ailleurs que « le tournage aura lieu début 2018, essentiellement à Los Angeles », et que « le casting est en cours ».
Le film sera également coproduit par Helen Estabrook (Whiplash), la musique sera composée par Nicholas Britell (nommé aux Oscars pour la bande originale de Moonlight), tandis que Benjamin Millepied créera les chorégraphies.
On se souvient que ce dernier avait joué et chorégraphié des scènes dans le thriller de Darren Aronofsky, Black Swan, et qu'il était au centre du documentaire Relève qui s'intéressait à son travail en tant que directeur de la Danse à l’Opéra de Paris, où il a été nommé en 2013 avant de démissionner en 2016 pour se concentrer sur L.A Dance Project, la compagnie qu’il a cofondée, et sur ses projets de films.

Vox Luminis à Montréal

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De nos collègues du quotidien Le Devoir :
Le Festival Bach de Montréal a publié mardi le programme de son édition 2017, qui aura lieu du 17 novembre au 3 décembre.
[...] La palme du concert de choix va à la venue de l’ensemble belge Vox Luminis de Lionel Meunier qui donnera à Saint-Léon de Westmount, le 20 novembre, un programme autour d’oeuvres de membres de la famille Bach et de leur modèle, Heinrich Schütz, avec l’absolu chef-d’oeuvre de ce dernier, le Musikalische Exequien.

Annulation du Concours Long-Thibaud-Crespin 2017

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 Nous venons de l'apprendre : le site du Concours annonce que à la suite de raisons indépendantes de notre volonté et que nous regrettons, nous nous voyons contraints d'annuler l'édition 2017 du concours. Les frais d'inscription seront remboursés intégralement.

Cette session devait être consacrée à la voix.
La session 2016 avait été annulée elle aussi.
Plus de détails prochainement sans doute.

Au Concours de Montreal

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 Les 12 demi-finalistes sont connus. Il s'agit de

- Stefano Andreatta (25 ans, Italie),
- Albert Cano-Smit (20 ans, Espagne/Pays-Bas),
- Zoltan Fejervari (30 ans, Hongrie),
- Teo Gheorghiu (24 ans, Canada),
- Nathanaël Gouin (29 ans, France),
- Giuseppe Guarrera (25 ans, Italie),
- David Jae-Weon Huh (30 ans, Corée du Sud),
- Yejin Noh (30 ans, Corée du Sud)
- Jinhyung Park (21 ans, Corée du Sud)
- JeungBeum Sohn (25 ans, Corée du Sud)
- Alexey Sychev (28 ans, Russie)
- Artem Yasynskyy (28 ans, Ukraine)

Issus donc de neuf pays, ils présenteront chacun un récital de 60 minutes comportant l'oeuvre canadienne imposée, Laurentienne no. 2 d' André Mathieu (6 et 7 mai).
En accédant à la demi-finale, Teo Gheorghiu, seul Canadien du Concours, remporte de facto le Prix pour le meilleur artiste canadien de 5 000 $ offert par la Fondation Bourbeau. La dernière séance du 7 mai sera suivie des délibérations du jury et de l'annonce des six finalistes.

 

Antonio Pappano lorgne vers Munich

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En 2021, il faudra un successeur à Kirill Petrenko à la tête du Bayerische Staatsoper. Antonio Pappano, qui est à la tête du Royal Opera House de Londres jusqu'en 2020) et dirige l'Académie Nationale de Santa Cecilia à Rome jusqu'en 2021, reconnaît qu'il tient Munich à l'oeil. Mais il dit aussi qu'il s'agit d'une décision difficile car Londres et Munich ont des orientations et des structures très différentes.
Pappano n'a d'ailleurs jamais dirigé jusqu'ici le Bayerische Staatsoper.

Agnes Giebel a tiré sa révérence

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La soprano allemande Agnes Giebel est décédée le 24 avril à Cologne. Elle avait 95 ans.
Agnes Giebel est née en 1921 à Heerlen près de Maastricht (Pays Bas) et elle a étudié à Essen.
En 1947, elle débutait à la scène et, au fil de sa carrière, elle a travaillé avec des chefs tels que Karl Richter, Eugen Jochum, Otto Klemperer, Joseph Keilberth, Rafael Kubelik, Wolfgang Sawallisch et Sergiu Celibidache.
Elle s'est retirée dans les années '90.
Elle n'a jamais touché à l'opéra : son nom est lié à l'interprétation des oeuvres sacrées, principalement celles de Johann Sebastian Bach.