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Des Variations très éclectiques pour la pianiste Clare Hammond

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Variations. Karol Szymanowski (1882-1971) : Variations sur un thème polonais op. 10. Helmut Lachenmann (°1935) : 5 Variations sur un thème de Franz Schubert. Harrison Birtwistle (°1934) : Variations from the Golden Mountain. John Adams (°1947) : I Still Play. Aaron Copland (1900-1990) : Piano Variations. Paul Hindemith (1895-1963) : Variations. Sofia Gubaidulina (°1931) : Chaconne. Clare Hammond, piano. 2019. Notice en anglais, en allemand et en français. 70.59. SACD BIS-2493. 

Clare Hammond, musiques en variations

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Dans le flot ininterrompu des parutions que Crescendo reçoit chaque semaine, certains albums se distinguent d’emblée par leur concept éditorial. C’est ainsi que l’album Variations de la pianiste Clare Hammond captive d’emblée par le panel de compositeurs mis à l’honneur : Szymanowski, Lachenmann, Birtwistle, Adams, Copland, Hindemith, Gubaidulina. 

Votre nouvel album se nomme Variations. Le précédent, Études, proposait des œuvres de multiples compositeurs. Est-ce que cette approche par thème est importante pour vous ? 

Je n’ai pas "voulu" réaliser un deuxième album structuré de la même façon que Études, mais le format est né naturellement du matériau. Je ne crois pas qu’un thème strict soit essentiel pour élaborer un programme d’enregistrement mais, dans ce cas-ci, c’était la solution la plus simple et la plus logique.

Le programme de l'album sort complètement des sentiers battus et s’affranchit des frontières géographiques. Vous proposez des œuvres de Szymanowski, Lachenmann, Birtwistle, Adams, Copland, Hindemith, Gubaidulina. Comment avez-vous choisi ces compositeurs et cette compositrice ?

Les deux premières œuvres que j’ai découvertes étaient les Variations de Szymanowski et la Chaconne de Gubaidulina. J’étais frappée par les deux approches tout à fait différentes que ces deux compositeurs ont eu d’une même forme. Les Variations de Szymanowski sont romantiques, pleines de passion ; elles coulent comme une série de tableaux, un peu comme les Tableaux d’une Exposition de Moussorgski. Dans la Chaconne, Gubaidulina utilise le même principe -la répétition d’un thème court- dans un sens dramatique. Une sensation profonde d’accumulation et de stratifications émerge dans l'œuvre, même pendant les passages plus méditatifs. La pièce ne dure que neuf minutes, mais la montée en puissance est monolithique.

Après ces deux pièces, j’ai décidé d’explorer d’autres variations de compositeurs des XXe et XXIe siècles. J’ai découvert une palette étonnante d’approches : la douleur tendre d’Hindemith, les textures extraordinairement imaginatives de Birtwistle ou la conviction intransigeante de Copland. Ce programme est le plus exigeant que j'aie jamais enregistré, à cause de cette diversité. J’ai appris énormément sur l’instrument et sur l’expression.

Le méconnu Roman Palester

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Roman Palester (1907-1989) : Concertino pour saxophone alto et orchestre (1938/1947) ; Concertino pour piano et orchestre (1942) ; Sérénade pour deux flûtes et orchestre à cordes (1946) ; Concertino pour clavecin et dix instruments (1955). Alina Mleczko (saxophone) ; Clare Hammond (piano) ; Lukasz Dlugosz et Agata Kielar-Dlugosz (flûte) ; Maciej Skrzeczkowski (clavecin). Sinfonia Iuventus/Lukasz Borowicz (direction). 2019-DDD-Livret en polonais et anglais- 74’29- Anaklasis ANA 003.