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La Roque d’Anthéron : pépinière de jeunes talents

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Le Festival International de Piano de La Roque d’Anthéron devait fêter ses 40 ans avec une programmation centrée sur le 250e anniversaire de Beethoven. Le Coronavirus ne l’a pas permis tel qu’il était conçu initialement, mais René Martin, directeur artistique du Festival, a concocté un cocktail tout aussi réjouissant, en privilégiant les pianistes français. Ainsi, les jeunes interprètes émergents ont été particulièrement mis en avant dans cette édition. En effet, depuis quelques années, la France voit s’épanouir de nombreux jeunes musiciens talentueux, notamment chez les pianistes et violoncellistes.

La série de 6 concerts pour l’intégrale chronologique des sonates pour piano de Beethoven, les 7 et 8 août derniers, est partagée par onze interprètes, six de la génération « intermédiaire » nés dans les années 1960-1970 (Claire Désert, François-Frédéric Guy, Florent Boffard, Jean-Efflam Bavouzet, Emmanuel Strosser, Nicholas Angelich), et cinq de la toute dernière génération, des années '90 : Yiheng Wang, Manuel Vieillard, Nour Ayadi, Kojiro Okada, et Rodolphe Menguy -parlons des trois derniers que nous avons entendus le 8 août, plutôt que de leurs aînés dont on connaît déjà largement le talent. D’autres jeunes sont invités à donner des récitals, comme Célia Oneto Bensaïd et Jorge Gonzalez Buajasan, que nous avons entendus le 10 août.

Beethoven Labyrinthus : Nouveau spectacle du Centre de Musique de chambre de Paris

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Un nouveau concept de la musique classique qui réinvente les formes de concerts

Le Centre de Musique de Chambre de Paris, créé à l’initiative du violoncelliste Jérôme Pernoo et inauguré en novembre 2015, vise à promouvoir la musique de chambre et les jeunes interprètes professionnels. Les musiciens, qui sont à l’aube de leur carrière professionnelle et, pour la plupart, encore étudiants, se voient offrir des occasions de se produire dans des conditions extrêmement formatrices : jouer sans partition les œuvres-clés du répertoire dans un spectacle-concert avec mise en espace, ce qui nécessite des coordinations bien rodées. Le même spectacle, sous forme de récits en musique, est présenté à la Salle Cortot à Paris (quartier général du Centre) chaque jeudi, vendredi et samedi à 21 heures pendant trois semaines consécutives soit neuf fois. Ces représentations -car ce sont de véritables représentations- sont précédées de préparations intensives non seulement de l’interprétation mais aussi d’approfondissement du contexte historique et artistique, pour que chaque musicien puisse entrer en immersion totale dans l’univers de l’œuvre et du compositeur. En première partie de ces spectacles, on peut entendre à 19 heures 30 un concert court (45 mn environ) concentré soit sur une seule œuvre, soit sur un seul compositeur. Entre les deux concerts, « freshly composed », un séance de dix minutes pour une ou plusieurs pièces de musique de chambre écrites par un(e) (très) jeune compositeur et présentées par son auteur(e). Nous avons ainsi entendu quelques œuvres dont l’opus 1 de Thomas Prechal, 14 ans (!)