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L'Opéra de Nice ouvre la saison d'opéra avec La Sonnambula de Vincenzo Bellini, une coproduction internationale avec le Metropolitan Opera de New-York, le Semperoper de Dresde et le Théâtre des Champs-Elysées.

La distribution vocale appelle des éloges. Le public a le privilège de découvrir la jeune soprano catalane Sara Blanch qui fait forte impression. Elle déchaîne l'enthousiasme dès l'air d'ouverture, la Cavatine "Come per me sereno", qu’elle  chante avec aplomb et prise de risque. C'est maîtrisé de bout en bout et très spectaculaire. Sara Blanch est unique, en termes d'art, de pureté de voix, de ton doré fantastique et de talent. Elle incarne le rôle d'Amina où elle exprime toute la fragilité de l'adolescente innocente. Sa voix est magique pleine d'émotion et l’artiste se surpasse dans l'aria "Ah non credea mirarti" de la scène finale.  Il y a beaucoup de mélomanes italiens, toujours des plus exigeants dès qu’il s’agit de bel canto dans la salle comble et les "Brava" retentissent.

Autre belle surprise, le ténor uruguayen Edgardo Rocha qui interprète le rôle d'Elvino. Rocha est un ténor lyrique léger parfait pour le répertoire belcanto. Sa voix est puissante, souple, douce, ironique avec un phrasé net.  Alors qu'il a interprété pratiquement tous les rôles du répertoire belcanto, il débute dans le rôle d'Elvino.  On apprécie l'homogénéité et la complicité avec Sara Blanch dans les duos du premier acte.

L’Or du Rhin et la Walkyrie au Staatsoper de Berlin sous la direction de Thomas Guggeis

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A la tête du Staatsoper de Berlin depuis 1992, Daniel Barenboim aurait dû marquer cette saison qui le verra fêter ses quatre-vingts ans en dirigeant par trois fois une Tétralogie complète. Malheureusement, on sait que le pianiste et chef israélo-argentin doit affronter pour l’instant d’assez sérieux problèmes de santé, raison pour laquelle il a dû pour ce Ring si attendu être remplacé au pupitre de la maison berlinoise par deux chefs. C’est l’expérimenté Christian Thielemann qui prenait à son compte les premier et troisième cycles, alors que c’est le jeune Thomas Guggeis -assistant de Barenboim à Berlin (et cité comme tel dans le programme), mais aussi futur Generalmusikdirektor à Francfort- qui se voyait confier le deuxième dont il sera question ici.

Les représentations de chaque cycle s’étendant sur huit jours, l’auteur du présent compte-rendu a dû se limiter à assister aux deux premières soirées d’une production dont on reparlera sans doute encore longtemps.

Une oeuvre posant des questions essentielles sur le pouvoir, l’amour, le devoir, l’argent, la folie de la possession et de la cupidité est bien sûr de tous les temps et de tous les lieux. Il est devenu si habituel de voir des oeuvres classiques et romantiques transposées dans des époques ultérieures ou contemporaines que cela ne choque plus personne, mais il faut reconnaître que le metteur en scène russe Dimitri Tcherniakov fait très fort. 

L’action, apparemment située dans les années 1960 à en juger par la vêture des personnages, se déroule principalement dans un institut de recherches sur le comportement humain, pompeusement intitulé Experimental Scientific Centre for Human Evolution ou E.S.C.H.E. (Le mot Esche signifie frêne en allemand, arbre du tronc duquel Siegmund est censé extraire l’épée au premier acte de la Walkyrie, mais Tcherniakov n’aimant guère ce qui est simple et univoque et s’évertuant à éliminer toutes les références mythiques ou magiques de l’oeuvre, le héros prendra bêtement l’arme sur une étagère du coquet appartement où résident Hunding et Sieglinde. Nous y reviendrons). Il est maintenant aisé de deviner que Wotan apparaît sans lance ni bandeau sur l’oeil et le spectateur ne verra pas Alberich se transformer en dragon ou en crapaud (on ne voit d’ailleurs pas le fameux Tarnhelm censé le rendre invisible). 

Pour son premier récital Camille Thomas frappe fort

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Camille SAINT-SAËNS
(1835 - 1921)
Premier concerto pour violoncelle - "Mon coeur s'ouvre à ta voix" - Suite pour violoncelle
Jacques OFFENBACH
(1819 - 1880)
Barcarolle - Introduction, Prière et Boléro - Les Larmes de Jacqueline - "Je suis Brésilien"
Camille THOMAS (violoncelle), Orchestre National de Lille, dir.: Alexandre BLOCH
2017-68' 15''-Texte de présentation en anglais, allemand et français-DG 479 7520