Le Journal

Goldschmidt à Bregenz

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Le Festival de Bregenz annonce, à l'été prochain la première autrichienne de Beatrice Cenci de Berthold Goldschmidt.
L'oeuvre est forte de l'éternelle actualité de sa thématique : maltraitance des enfants, viol incestueux, péché et culpabilité. Elle propose une partition riche et colorée, peut-être la musique la plus passionnée et la plus éloquente de Goldschmidt.
Ce deuxième opéra de Berthold Goldschmidt fut l'une des quatre œuvres primées en 1949 par le British Arts Council lors du Festival of Britain. Mais il dut attendre 40 ans pour sa première à Londres en 1988.

 

A Los Angeles

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Alors que tout le monde pensait que le poste irait à Gail Samuel, le Conseil d'Administration de l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles a convaincu Simon Woods (Seattle) de devenir le nouveau Président.
Producteur chez EMI puis Directeur du Royal Scottish National Orchestra, Simon Woods ne gardera pas que de bon souvenirs du New Jersey Symphony.
En vue, beaucoup de travail et la gestion des relations avec Gustavo Dudamel.

Pour remplacer Lang Lang

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C'est le jeune pianiste coréen Seong-Jin Cho qui remplacera Lang Lang au Canada en février prochain et pour la tournée de la Philharmonie de Berlin en Asie. Un sacré coup d'accélérateur en début de carrière ! Pour rappel, Lang Lang a dû annuler tous ses engagements, au moins jusqu'à l'été 2018, en raison d'une tendinite au bras gauche.

Seong-Jin Cho est né à Séoul en 1994.
Après sa formation à l'école Yewon et à l'école des arts de Séoul, il a rejoint la classe de Michel Béroff au Conservatoire de Paris.
Son expérience des concerts n'est pas mince : il a joué avec le Mariinsky Theatre Orchestra dirigé par Valeri Guerguiev), l'Orchestre Philharmonique de Radio France, l'Orchestre Symphonique de la radio de Prague, l'Orchestre Philharmonique de Séoul et  Myung-Whun Chung, l'Orchestre Symphonique de la Radiodiffusion Bavaroise sous la direction deLorin Maazel, l'Orchestre Philharmonique de l'Oural avec Dmitri Liss, l'Orchestre Symphonique de Berlin et Marek Janowski, l'Orchestre National de Russie dirigé par Mikhaïl Pletnev) et aussi l'Orchestre de Chambre de Bâle.
Ses tournées l'ont emmené au Japon, en Allemagne, en France, en Russie, en Pologne, en Israël, en Chine et aux États-Unis et on l'a retrouvé sur de nombreux festivals : Saint-Pétersbourg, Moscou, Duszniki-Zdrój, Cracovie, New York et Castleton. En musique de chambre, il a travaillé avec la violoniste Chung Kyung-Wha.
Du côté des concours, il a fait ses preuves aussi :
- 2008  Premier Prix au Concours International Frédéric Chopin (jeunes pianistes) à Moscou,
- 2009  Premier Prix au Concours international de piano de Hamamatsu
- 2011   Médaillé de bronze (3e Prix) au Concours Tchaïkovski  
- 2014   Troisième Prix au Concours International de piano Arthur Rubinstein 
- 2015   Premier Prix au Concours Frédéric Chopin
Et il compte à son actif trois albums chez DG : Chopin, Préludes et Sonate no 2 (2015) ; Chopin, Concerto pour piano no 1 et Quatre ballades avec le London Symphony Orchestra, dirigé par Gianandrea Noseda (2016) ; Debussy, Images I et II, Children's Corner, Suite bergamasque, L'isle joyeuse (2017)

Le Prix Haendel 2018 pour Joyce DiDonato

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Le Prix Haendel 2018 de la ville de Halle (Allemagne) a été décerné à la mezzo américaine Joyce DiDonato.
Pour Clemens Birnbaum, le directeur de la Fondation Haendel, ses interprétations des œuvres vocales de Georg Friedrich Haendel ont contribué de manière significative à la popularité du compositeur né à Halle (1685). La remise du prix aura lieu dans le cadre d'un concert du Festival Haendel en mai prochain. 
Le Prix Haendel est décerné chaque année depuis 1956 à une personne ou un ensemble qui s'est distingué par ses réalisations politiques, artistiques, scientifiques ou culturelles. Parmi les prédécesseurs de Joyce DiDonato, il y a Cecilia Bartoli, Magdalena Kozena, Philippe Jaroussky, John Eliot Gardiner, Trevor Pinnock, Christopher Hogwood, Jordi Savall et, l'année dernière, une autre mezzo américaine, Vivica Genaux.

 

 

Décès d'un homme hors du commun

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Nous venons d'apprendre le décès de Frank Corsaro ce 11 novembre à Suwanee (USA). Il  avait 92 ans.
Le New York Times le présente, à juste titre, comme l’homme qui a secoué le monde de l’opéra. Formé à l’Actors Studio, d’abord comédien, il fut un des premiers metteurs en scène d’opéra à vouloir que les chanteurs se comportent comme de véritables acteurs.
Souvent controversé, son travail se distinguait aussi par l’usage de nouvelles technologies et des transpositions, devenues aujourd’hui lieu commun sur nos scènes lyriques. Le Metropolitan Opera ne l’invita qu’une seule fois (Rinaldo, 1984, avec Marilyn Horne et Samuel Ramey), effrayé peut-être par trop de modernité. Mais il fut un des metteurs en scène phare du New York City Opera où le succès de Susannah de Carlisle Floyd (1958) a marqué le début d’une collaboration d'une cinquantaine d’année et d'une quarantaine de productions. C'est cette production-là qui vint à Bruxelles la même année, dans le cadre de l'Exposition Universelle.

Au City Opera, on lui devra des productions importantes telles que l'Ange de Feu, La Traviata (avec Patricia Brooks et Plácido Domingo), Madame Butterfly de Puccini, le Faust de Gounod (avec Beverly Sills et Treigle), le Prince Igor, l'Affaire Makropulos (avec Maralin Niska), Médée (version italienne), Die tote Stadt (avec Carol Neblett), La petite Renarde rusée (dans les conceptions par Maurice Sendak) ou Carmen de Bizet.
Corsaro a aussi écrit des livrets d'opéras : Héloïse et Abelard de Stephen Paulus et Frau Margot de Thomas Pasatieri.
On a retrouvé aussi le comédien dans le rôle d'Hector Jonas dans le film Rachel, Rachel (1968) avec Joanne Woodward sous la direction de Paul Newman.
En 1988, il a pris la direction de l'Actors Studio.

De nombreux artistes ont vanté son travail tels Placido Domingo (La Traviata, 1966) ou le baryton Richard Stilwell qui ne cache pas son admiration : Corsaro combinait étonnamment connaissances musicales et expertise théâtrale, et cela m'a vraiment ouvert les yeux sur ce que l'opéra pouvait être : une forme d'art spéciale où les mots, la musique et le théâtre contribuent à égalité à la création d’un drame émouvant. Notre jeunesse et notre enthousiasme ont été nourris de ces possibilités. 

Anna Vinnitskaya distinguée à Hambourg

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La pianiste Anna Vinnitskaya vient de recevoir le Prix de la Culture de la Fondation Gunter et Juliane Ribke pour son engagement pédagogique comme professeur à l'Université de Musique et de Théâtre de Hambourg où, en 2009, elle est devenue la plus jeune professeur de piano jamais engagée par l'institution.

Rappel pour les plus jeunes : Anna Vinnitskaya a remporté le Concours Reine Elisabeth en 2007.
Elle est née à Novorossiysk, en Russie. Elle a d'abord étudié le piano au Conservatoire Rachmaninov de Rostov puis à Hambourg. Elle a travaillé avec Ralf Nattkemper, lui-même disciple de Claudio Arrau, et Evgeni Koroliov, disciple de Heinrich Neuhaus, Maria Youdina, Lev Oborine et Lev Naoumov. Outre le Concours Reine Elisabeth, elle a remporté le Concours Busoni à Bolzano en 2005 et le Prix Leonard Bernstein au Festival de musique du Schleswig-Holstein en 2008.
En soliste, Anna Vinnitskaya a joué avec les orchestres de Berlin (Deutsches Symphonie-Orchester), Londres (Royal Philharmonic), Munich (Munich Philharmonic), Tokyo (NHK Symphony Orchestra), Birmingham (City of Birmingham Symphony), Tel-Aviv (Israël Philharmonic),... Elle a joué avec Andris Nelsons, Kirill Petrenko, Krzysztof Urbańsi, Charles Dutoit, Tibor Vatge, la Kremerata Baltica, Vladimir Fedoseyev ou Marek Janowski.
Et ses enregistrement ne sont jamais passé inaperçus. 

Le Prix de la Culture de la Fondation Gunter et Juliane Ribke souligne des réalisations exceptionnelles dans le domaine de l'éducation musicale et de l'éducation instrumentale. Parmi ses prédécesseurs, on compte Karl-Heinz Kämmerling, Karl Adamek et David Geringas.

A la tête de la Fenice

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Nommé au Mai Musical de Florence, Cristiano Chiarot a quitté la direction de la Fenice (Venise) l'été dernier. C’est Fortunato Ortombina, dans la maison depuis de nombreuses années, qui vient d’être désigné pour le remplacer tout en conservant ses responsabilités de directeur artistique.
Le maire de Venise, Luigi Brugnaro, se dit convaincu qu'avec M. Ortombina, on pourra faire des choses de plus en plus positives pour La Fenice, en améliorant l'efficacité du théâtre, grâce à un plus grand nombre de productions et en proposant aussi des titres attractifs pour le public.
Là, on s'interroge quand même ! Comment faire "plus attractif" quand cette saison propose La Traviata, Il Barbiere di Siviglia, La Bohème, L’Elisir d’Amore, Die Lustige WitweUn Ballo in maschera, Norma, Il Signor Bruschino et Semiramide ?

Né en 1960, Fortunato Ortombina est docteur en littérature et il a fait sa thèse sur le théâtre lyrique en Italie pendant l'occupation napoléonienne.
Il a mené une carrière de chercheur (projet d'édition des œuvres de Giacomo Meyerbeer, travail sur des manuscrits verdiens) et collaboré avec de nombreuses institutions italiennes : le Festival Verdi de Parme à sa création, le Teatro Regio de Turin, le Teatro San Carlo de Naples, la Scala de Milan…

Tharaud et Barbara pour Viva for Life

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Le samedi 16 décembre, au Studio 4 de Flagey, Alexandre Tharaud sera à la manoeuvre d'une grande soirée Barbara, un concert-hommage au profit de l'opération Viva For Life.
Alexandre Tharaud s’entoure des chanteurs Radio Elvis, Tim Dup, Hindi Zahra et Babx pour faire revivre les plus grands succès de la Dame en noir décédée il y a 20 ans. Une soirée musicale ponctuée de témoignages et des archives de Barbara. 

Un nouveau manuscrit à Magdebourg

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Le Centre de recherche Telemann à Magdebourg a acheté le manuscrit de 84 pages de la cantate Daniel sauvé de la fosse aux lions de Georg Philipp Telemann, créée en 1730/31 à Hambourg. L'autographe du travail a disparu mais cette copie qui date d'environ 1780 est la plus ancienne source manuscrite de l'œuvre. Elle est désormais accessible pour le public et pour les chercheurs. 
En bref, Georg Philipp Telemann est né le 14 mars 1681 à Magdeburg. Pendant ses études de droit à Leipzig, il a rencontré le jeune Haendel qui l'a incité à suivre la voie de la musique.
En 1704, Telemann devient organiste et Kapellmeister à Sorau. De 1708 à 1712, il est directeur musical à Eisenach puis à Francfort. En 1721, il obtient le poste de directeur de la musique de la ville de Hambourg qu'il occupera jusqu'à sa mort le 25 juin 1767. 
Avec ses opéras, ses suites orchestrales, sa musique de chambre, ses cantates, ses motets, ses Passions et ses oratorios. Telemann était le plus célèbre compositeur allemand, mais il était aussi apprécié pour son cosmopolitisme : au cours de ses voyages en Europe, il a "exporté" son style et intégré certaines influences nationales.

Honneur au Teatro Real de Madrid

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Le Teatro Real de Madrid vient de recevoir la Médaille d'Honneur 2017 de l'Académie Royale des Beaux-Arts de San Fernando.
C'est son Président, Gregorio Marañón, qui est allé recevoir cet hommage décerné à une personne ou entité, espagnole ou étrangère, qui s'est distinguée de façon remarquable dans l'étude, la promotion ou la diffusion des arts, la création artistique ou la protection du patrimoine historique, naturel et culturel.
La candidature de Teatro Real avait été proposée par le compositeur Tomás Marco, le scénariste Manuel Gutiérrez Aragón et l'historien et critique d'art Francisco Calvo Serraller.
Dans son discours de remerciements, Gregorio Marañón a redit l'engagement de l'institution : continuer à contribuer chaque jour, dans l'excellence, à la cause de la culture au service de nos citoyens.

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