Violetta et son double sur la scène dépouillée au Théâtre des Champs-Elysées

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Dans la nouvelle production de La Traviata au Théâtre des Champs-Elysées (du 28 novembre au 9 décembre), Deborah Warner invente un double : Violetta à l’hôpital, entourée d’une équipe médicale, et qui interagit avec la Violetta en ville. Pour sa prise de rôle, Vannina Santoni incarne la jeune femme infiniment touchante aux côtés de Saimir Pirgu (Alfredo) et Laurent Naouri (Germont) tout aussi inspirés.

Violoncelle de Guerre

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Ernest BLOCH (1880-1959) : Schelomo, pour violoncelle et orchestre – Edward ELGAR (1857-1934) : Concerto pour violoncelle en mi mineur. Gary Hoffman (violoncelle), Orchestre Philharmonique de Liège, Christian Arming (direction) – 62’53 – Textes de présentation en français, anglais, japonais et allemand – La Dolce Volta LDV42

Nouvel hommage discographique à Krzysztof Penderecki

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« Hommage à Penderecki ». Krzysztof PENDERECKI (né en 1933) : La Follia, Duo concertante, Sonate n°2, Concerto pour violon n°2 « Métamorphoses ». Anne-Sophie MUTTER, violon – Roman PATKOLÓ, contrebasse – Lambert ORKIS, piano – London Symphony Orchestra, dir. Krzysztof PENDERECKI. 2018-2CD-88’11"-Textes de présentation en français, anglais et allemand-DG 483 5163

Fidelio et Jérôme Bosch ?

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L’unique opéra de Ludwig van Beethoven – qu’il a d’ailleurs difficilement mis au point entre 1805 et 1814 - ne compte pas parmi les opéras les plus représentés. On connaît néanmoins ses idéaux généreux de dénonciation des pouvoirs abusifs, de lutte pour la liberté, de gouvernement éclairé, d’exaltation de la promesse faite, du sens du sacrifice, de glorification de la liberté. C’est une œuvre engagée, conclue par un happy end bienvenu : Leonore, déguisée en Fidelio, est parvenue à sauver Florestan des griffes du sanguinaire Pizzaro.

Ajoutons-y un aspect plus léger : la pauvre petite Marzelline, fille du geôlier Rocco, éprise de… Fidelio, au déguisement très réussi donc.

 Un violoncelliste à la rescousse !  

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Amère déception ! Telle est l’impression que nous a laissé le programme Schumann présenté, le mercredi  5 décembre, par l’Orchestre de la Suisse Romande sous la direction de Marek Janowski. De l’époque où il en fut le chef titulaire, entre 2005 et 2012, l’on a conservé le souvenir de symphonies de Brahms, Beethoven ou Bruckner d’une lourdeur extrême ; néanmoins, l’on chérit l’évocation d’un concert de dimanche après-midi où figuraient Tod und Verklärung de Richard Strauss et un premier acte de Die Walküre, stupéfiant par son souffle tragique.  

Bach au féminin

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Jean-Sébastien BACH  (1685-1750) : Sonates pour violon et basse continue BWV 1021 et 1023–Sonates pour violon et clavecin obligé BWV 1014, 1015, 1016, 1017, 1018 et 1019. Petra MÜLLEJANS (violon), Sabine BAUER (clavecin), Marie DELLER (violoncelle). DDD–2018–55’ 11’’ et 60’ 28’’–Textes de présentation en anglais et en allemand–Bastille Musique 8

L’OSR centenaire !

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En cette dernière semaine de novembre, l’Orchestre de la Suisse Romande commémore ses cent ans d’existence par trois concerts exceptionnels.

Le 27 novembre, Jonathan Nott, son directeur artistique et musical, a choisi un programme éclectique débutant par une œuvre étroitement associée au répertoire de la formation, la Troisième Symphonie dite Liturgique d’Arthur Honegger, créée à Zürich le 17 août 1946 sous la baguette de son dédicataire, Charles Münch puis mise régulièrement à l’affiche par Ernest Ansermet. «J’ai figuré musicalement le combat qui se livre dans le cœur (de l’homme) entre l’abandon aux forces aveugles qui l’enserrent et l’instinct du bonheur, l’amour de la paix, le sentiment du refuge divin», déclarait le compositeur. Dans le Dies irae initial, le chef provoque l’opposition des blocs sonores aux arêtes tranchantes pour faire surgir l’exaltation des cordes face à la rigidité des cuivres. Le De profundis clamavi est une sombre méditation que transperce le lyrisme consolateur des violons contrepointé par les volutes de la flûte. Et le Dona nobis pacem ressemble à une marche inexorable, scandée par les cordes jusqu’au paroxysme de la violence ; puis un legato soutenu exprime l’apaisement en une conclusion impressionnante.

Bertrand Chamayou revisite Saint-Saëns

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Le brillant pianiste Bertrand Chamayou nous offre un disque magistral consacré à Camille Saint-Saëns pour le label Erato ! En plus de revisiter les célèbres concertos n°2 et n°5, il nous fait découvrir une belle sélection de petites pièces, saynètes évocatrices et poétiques. Bertrand Chamayou revient, pour Crescendo Magazine, sur la genèse de ce projet et sur sa relation à ce compositeur.