Un dialogue choral franco-polonais hautement spirituel

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Dialogue. Krzysztof Penderecki (1933-2020) : Hymne des chérubins ; Stabat Mater ; O gloriosa virginum ; Requiem polonais : Agnus Dei. Daniel-Lesur (1908-2002) : Le Cantique des cantiques. Caroline Marçot (°1974) : Nigra sum. Francis Poulenc (1899-1963) : Salve Regina. Olivier Messiaen (1908-1992) : O sacrum convivium ! 2024/25. Chœur du NFM, direction Lionel Sow. Notice en anglais, en français et en allemand. 63’ 41’’. Alpha 1233.

« Furioso » par Le Concert de l’Hostel Dieu et Xavier Sabata : Orlando dans tous ses états

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Le Concert de l’Hostel Dieu et son chef Franck‑Emmanuel Comte présentent un nouveau programme, Furioso, imaginé à partir d’une proposition du contre‑ténor Xavier Sabata. À l’occasion de la sortie du disque en avril, une tournée est engagée jusqu’au 18 septembre. Nous avons assisté au concert donné à la Chapelle de la Trinité de Lyon, dont F.-E. Comte est le directeur artistique.

La Chapelle de la Trinité : un lieu baroque pour des esthétiques élargies

Construite au début du XVIIᵉ siècle par les Jésuites, la Chapelle de la Trinité était destinée au culte, à l’enseignement et à la musique. Désacralisée il y a cent ans, inscrite à l’inventaire des Monuments historiques en 1939, elle est récemment devenue une scène dédiée aux musiques baroques et « irrégulières ». Ce projet réunit Le Concert de l’Hostel Dieu, dirigé par Franck‑Emmanuel Comte, et Superspectives, groupe fondé par le pianiste François Mardirossian et le philosophe Camille Rhonat, qui « militent pour une approche cool de la musique contemporaine ». La rencontre de ces deux entités permet une programmation audacieuse, où cohabitent naturellement concerts baroques et propositions d’autres esthétiques : une « irrégularité » qui, au fond, s’accorde parfaitement avec l’esprit même du mot baroque.

Orlando furioso : un réservoir inépuisable de passions

Le titre Furioso renvoie bien sûr à Orlando furioso, le poème épique que Ludovico Ariosto composa entre 1505 et 1532. Sur la trame historique de la guerre entre Charlemagne et les Sarrasins, l’œuvre se déploie comme un véritable roman‑fleuve, dont figures sont allègrement adaptées à l’opéra : Angelica, Alcina, Bradamante, Ruggero ou encore Ariodante, offrant un vaste catalogue de sentiments. Même après son achèvement, le poème continua de s’enrichir, comme si ses héros poursuivaient leur existence propre. Le programme en reflète l’évolution : aux extraits célèbres de Vivaldi et Haendel répondent des pages moins connues, voire rares, de Nicola Porpora, Agostino Steffani et Johann Joseph Fux, dont une inédite. Autant de visages d’un même héros, déclinés dans des styles contrastés, du adagio expressif au presto virtuose, entrecoupés de pièces instrumentales tout aussi variées.

Riccardo Muti et l’ONF écrivent une nouvelle page de leur histoire commune

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Le 11 mars 1980, Riccardo Muti a quarante ans. Il dirige pour la première fois l’Orchestre National de France (ONF). Pendant les quatre années suivantes, il le dirigera encore trois fois. Puis, après une période de quelques années sans concert ensemble, ils se retrouvent en 1993. Jusqu’en 2010, ils donnent, chaque année en moyenne, un programme ensemble, soit au Théâtre des Champs-Élysées, soit à la Salle Pleyel, soit à la Basilique de Saint-Denis (dont ils sont des fidèles). Le chef italien, alors presque septuagénaire, lève un peu le pied sur ses activités. Mais il restera fidèle à notre National : 2014, 2018 (première à l’Auditorium de Radio France), 2024 (premièreà la Philharmonie de Paris), et donc 2026. En attendant 2027.

Pour leur vingt-huitième programme ensemble, trois œuvres extrêmement chères au Maestro. En première partie, de la musique symphonique de deux compositeurs italiens spécialisés dans l’opéra, et qui ont la particularité d’avoir été créées en France, voire écrites pour le public français.

Dernier volume de l’Orgelwerk de Bach par É. Lebrun et M.A. Leurent : les Triosonaten à l’atelier du peintre

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Intégrale de l’œuvre d’orgue vol. 10. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Sonates en trio BWV 525-530. Concerto en mi bémol BWV 597. Trios en ré mineur, sol mineur, sol majeur BWV 583, 584, 586. Praeludium en la mineur BWV 569. Fantaisie en ut mineur BWV 1121. Fugue en sol majeur BWV 581. Fugue en ut mineur BWV 575. Prélude en ut mineur BWV 999. Herr Gott, dich loben wir BWV 725. Marie-Ange Leurent, Éric Lebrun, orgues de l’église Saint Jacques de Lübeck, de l’église Notre-Dame de Saint-Loup-sur-Thuet. Livret en français. Septembre-octobre 2025. Digipack deux CD 56’47’’ + 63’51’’. Chanteloup Musique.

Arcadi Volodos à Monte-Carlo

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Pour le dernier récital de la saison, Arcadi Volodos revient à Monaco dans un programme qui révèle toutes les facettes de son art. Le public, venu en grand nombre, retrouve un pianiste dont chaque apparition est un événement.

Arcadi Volodos possède cette rare combinaison d'imagination, de passion et de technique phénoménale qui lui permet de donner vie aux visions les plus personnelles. Sa virtuosité, loin d'être une démonstration, est toujours au service de la musique. Avec un sens unique du rythme, des couleurs et de la poésie sonore, il s'impose comme l'un des pianistes les plus fascinants de notre époque.

La soirée débute avec la monumentale Sonate en sol majeur D. 894 de Franz Schubert. Cette œuvre, d'une profondeur exceptionnelle, représente une synthèse parfaite entre le lyrisme schubertien et une dimension intérieure presque métaphysique.

Sous les doigts de Volodos, la musique semble respirer naturellement. Il crée un sentiment d'organicité saisissant grâce à une plasticité absolue du son, capable de modeler chaque phrase, chaque inflexion, chaque silence. Sa compréhension de la logique harmonique et mélodique de Schubert lui permet de construire un discours d'une cohérence bouleversante.

Car la musique de Schubert porte toujours en elle une part de fragilité, de solitude et de pressentiment tragique. Volodos va encore plus loin : il donne à cette dimension existentielle une forme, un souffle, une incarnation pianistique d'une rare intensité. Chaque note semble raconter une histoire, chaque nuance ouvre un nouvel espace émotionnel.

La liberté d’écriture du Suédois Anders Hillborg 

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Anders Hillborg (°1954) : Concerto pour piano n° 1 ; Kongsgaard Variations ; Vaporised Tivoli ; Concerto pour violoncelle. Tamara Stefanovich, piano ; Nicolas Altstaedt, violoncelle ; Swedish Chamber Orchestra, direction Christian Karlsen. 2024. Notice en anglais, en allemand et en français. 82’ 38’’. SACD BIS-2684.

Fin de saison symphonique à l'Arsenal de Metz

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Vendredi 19 juin dernier, l'Orchestre national de Metz Grand Est et son chef David Reiland offraient un concert de musique française du début du XXe siècle à l'Arsenal de Metz.

Il commençait par L'Apprenti sorcier de Paul Dukas, œuvre dans laquelle le lyrisme fait imaginer le récit du poème de Goethe. Déjà ici, les qualités de droiture, d'équilibre et d'expression de l'orchestre apparaissent aux spectateurs. Mais cette fois, de façon plus affirmée et plus franche que d'ordinaire, comme pour laisser deviner qu'un caractère nouveau venait d'éclore. Il faut encore une fois saluer ici les vents, et surtout le basson de Juliette Bourette, aux sonorités très beethovéniennes et bonhommes. Tout l'humour grinçant de Paul Dukas apparaît avec lui et avec eux, pour se développer dans le crescendo, à la fois débonnairement, mécaniquement et mélodieusement, comme chez Ravel. Nonobstant, les silences dans cette œuvre, si délicats pour faire deviner la catastrophe sans trop impatienter, sont légèrement trop longs, mais pas de beaucoup, fort heureusement.

La deuxième œuvre de ce concert, le Concerto pour orgue, orchestre à cordes et timbales de Francis Poulenc, était sans doute plus difficile, tant l'alignement des motifs accolait des timbres parfois très hardiment. Cependant, l'organiste Christian Schmitt sut rendre son audace mélodique, très proche de celle de Prokofiev, avec un jeu allant de l'acide au moelleux, dans un arc chromatique allant du jaune citron au bleu pastel. Le caractère nouveau de l'orchestre, sa maturité, gagnait avec la modernité de Poulenc.

Mais c'est surtout dans la Troisième Symphonie avec orgue de Camille Saint-Saëns, interprétée en deuxième partie de concert, que l'orchestre révéla véritablement son caractère altier, aristocratique et, pour ainsi dire, classique. C'était donc cela qui couvait dans cette direction équilibrée depuis au moins le fameux Shéhérazade de Rimski-Korsakov. C'était donc cela qui se frayait un chemin à travers les piques aiguës de l'Elektra de Richard Strauss et les vertes lignes mélodiques de Rodrigo ; cela qui, derrière cette élégance, ne cessait de promettre son arrivée. Cette symphonie, qui, partant des lignes mélodiques naturelles de Mozart, se glisse dans les couleurs de Beethoven et la reprise wagnérienne du thème nodal, pour arriver au caractère presque pompier de la musique française, lui permet de se révéler enfin. Il n'est sans doute pas exagéré d'affirmer que jamais la direction de David Reiland n'a été meilleure. Son style, ses postures et son bras en devenaient plus aristocratiques, altiers et classiques eux-mêmes. Un grand moment de concert.

Le Briefing classique de la semaine du 22 juin

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Chères et chers mélomanes,

Semaine placée sous le signe de la découverte — au sens littéral, avec l'apparition à la Bibliothèque nationale de France d'un manuscrit autographe inédit de Mozart, qui sera créé en public le 21 juin à la BnF Richelieu, jour de la Fête de la musique. Côté postes, la succession de François-Xavier Roth à la tête de l'orchestre Les Siècles est désormais réglée par la nomination d'Antonello Manacorda. Tour d'horizon des faits qui ont rythmé la semaine, glanés du côté de la BnF, de la presse française et italienne, de nos confrères, ainsi que de nos propres signalements.

À la une : un Mozart inédit refait surface à la BnF

C'est l'événement musicologique de l'année — et probablement de la décennie. Le département de la Musique de la Bibliothèque nationale de France a annoncé le 19 juin la découverte d'un manuscrit autographe inédit de Wolfgang Amadeus Mozart, identifié le 2 février 2026 par le conservateur François-Pierre Goy au sein d'un paquet de manuscrits anonymes. L'attribution a été confirmée fin avril par Armin Brinzing, directeur de la Bibliotheca Mozartiana du Mozarteum de Salzbourg, qui en a souligné l'importance historique.

Il s'agit d'un cahier de quarante-quatre pages réunissant les leçons de composition que Mozart a données quotidiennement, de mai à juillet 1778, à Marie-Louise-Philippine de Bonnières de Guînes, harpiste accomplie et fille du duc de Guînes — ce même duc, flûtiste, qui avait commandité quelques mois plus tôt le célèbre Concerto pour flûte et harpe K. 299. Le cahier contient une douzaine d'exercices de composition et sept pièces pour flûte et harpe, dont la dernière demeure inachevée. La BnF précise que ces pièces, « cocomposées », mêlent les mains du maître et de l'élève dans des proportions variables, à partir d'une idée systématiquement proposée par Mozart.

L'inédit est documenté sur papier français, ce qui corrobore son rattachement au dernier séjour parisien du compositeur. Pour Gilles Pécout, président de la BnF, il s'agit de l'une des découvertes mozartiennes les plus importantes des dernières décennies, à un double titre : elle éclaire d'une manière neuve le dernier séjour parisien du compositeur — séjour endeuillé par la mort de sa mère — et elle nous restitue le quotidien pédagogique du jeune professeur Mozart en dialogue avec son élève.

La création publique a lieu le 21 juin dans la salle Ovale de la BnF Richelieu, interprétée par Mathilde Calderini, première flûte solo, et Nicolas Tulliez, harpiste de l'Orchestre Philharmonique de Radio France. L'enregistrement, capté cette semaine à la Maison de la Radio et de la Musique, sera diffusé en avant-première mondiale ce lundi 22 juin à 8 h dans la matinale de France Musique, puis intégralement à 15 h dans une édition spéciale de Relax ! animée par Lionel Esparza. Pour le répertoire flûte et harpe, comme le souligne Mathias Auclair (BnF), c'est un enrichissement quasi miraculeux — sept morceaux supplémentaires à un corpus historiquement étroit. Le manuscrit lui-même rejoindra ensuite les collections présentées au musée de la BnF.

Les Siècles : Antonello Manacorda succède à François-Xavier Roth

L'inconnue de la succession est levée. L'orchestre Les Siècles, fondé en 2003 par François-Xavier Roth, a annoncé le 21 juin la nomination du chef italien Antonello Manacorda comme directeur artistique et musical. Né à Turin, basé à Berlin, Manacorda fut directeur artistique et musical de la Kammerakademie Potsdam de 2010 à 2025 et conserve un lien organique au Mahler Chamber Orchestra dont il est membre fondateur — il en fut le konzertmeister historique. C'est d'ailleurs Claudio Abbado qui, en 1994, l'avait propulsé à 24 ans au pupitre de violon solo du Gustav Mahler Jugendorchester.

Manacorda hérite d'un projet artistique singulier — une phalange jouant sur instruments d'époque, capable de naviguer du XVIIIᵉ siècle au répertoire contemporain, en résidence à l'Atelier Lyrique de Tourcoing et, depuis 2022-2023, au Théâtre des Champs-Élysées à Paris. Sa première saison pleine s'ouvrira sur une nouvelle production de Thaïs de Massenet aux Champs-Élysées, dans une version restituant des pages inédites depuis la création de l'opéra. Dès 2026-2027, il dirigera avec l'orchestre un programme centré sur La Mer de Debussy, donné à Munich et à Hambourg. Le programme complet 2027-2028 sera dévoilé au printemps 2027.

La nomination consacre une rencontre récente — un cycle de concerts en automne 2025 (Amsterdam, Bruges, Tourcoing, Paris) avait suffi à faire émerger une convergence artistique. Dans son communiqué, Manacorda insiste sur la question qui le motive : comment Mozart, Beethoven, Brahms, Mahler, Schumann ou Stravinsky peuvent-ils sonner aujourd'hui, sur instruments d'époque, hors des sentiers tracés par la Aufführungspraxis austro-allemande des dernières décennies. C'est précisément le terrain où Les Siècles ont bâti leur réputation.

Nominations et tournées : signaux faibles, signaux forts

Plusieurs autres mouvements ponctuent la semaine. Le Teatro Real de Madrid a annoncé une tournée nord-américaine — New York et Miami — donnant corps à une stratégie d'internationalisation déjà esquissée ces dernières saisons. . À Karlsruhe, le Badische Staatstheater poursuit son renouvellement : le Britannique Kerem Hasan y a été confirmé Generalmusikdirektor à compter de la saison 2027-2028, succédant à Georg Fritzsch.

À noter aussi pour les chaînes amateurs de musicologie : la confirmation par le quotidien hongrois, relayée par, qu'une composition inconnue de Béla Bartók a refait surface chez l'antiquaire musical Ádám Bősze à Budapest. La pièce daterait d'octobre 1907 et serait une réponse à une lettre de Stefi Geyer, l'amour de jeunesse du compositeur et destinataire connue de son Premier Concerto pour violon. Deux découvertes manuscrites en quelques semaines — celle-ci et le Mozart parisien — voilà qui rappelle que les archives gardent encore des secrets bien tenus.

Lille Piano(s) Festival 2026 : des claviers et des talents à profusion

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Le Lille Piano(s) Festival a tenu sa 23e édition les 12, 13 et 14 juin 2026, avec une quarantaine d’événements, récitals et concerts répartis dans une dizaine d’espaces de la ville.

Cette belle aventure pianistique a commencé dans les années 2000 par des rencontres en hommage au pianiste Robert Casadesus, avec la participation de son épouse Gaby, elle-même pianiste de grand talent. Puis, en 2004, Jean-Claude Casadesus, qui en était l’initiateur, a saisi l’opportunité de la désignation de Lille comme Capitale Européenne de la Culture (en même temps que la ville de Gênes) pour créer un véritable festival annuel. Ce projet a bénéficié du soutien de la municipalité lilloise, bien entendu, mais aussi de la Région (Nord-Pas-de-Calais à l’époque) et ensuite du département du Nord. Ceci est dit pour rappeler combien l’investissement public est déterminant pour faire vivre une grande politique culturelle et artistique au service de tous.

Ouverte à tous les courants musicaux, l’édition 2026 se singularisait par une importante représentation féminine. À commencer par Vanessa Wagner, l’une des pianistes les plus singulières de sa génération qui, en deux récitals, donnait à entendre l’intégrale des études de Philip Glass. Une fascinante découverte de couleurs sonores et d’infinies nuances rythmiques pour les auditeurs s’abandonnant à cette immersion sensorielle, confortablement installés dans des transats.

Époustouflante prestation féminine également lors du concert de clôture avec la pianiste franco-albanaise Marie-Ange Nguci, qui n’a pas hésité à « tomber la veste » (d’un beau rouge) en plein milieu de l’emblématique et redoutable Concerto n°3 de Rachmaninov, interprété sur le piano Steinway de l’ONL choisi par elle-même à Hambourg. L’orchestre était dirigé par Jean-Claude Casadesus, qui porte avec fringante allure ses 90 ans cette année.

Présence féminine toujours avec la pianiste turque Büsra Kayikçi, découverte à Flagey dans la capitale belge, qui marie habilement musiques traditionnelles anatoliennes et électronique contemporaine. On notait également la présence de Nai Barghouti, chanteuse et flûtiste palestinienne, de Mirabelle Kajenjeri, lilloise d’origine et finaliste du concours Reine Élisabeth, de Beatrice Berrut, Saskia Giorgini, Magdalene Ho, Risa Tohko (premier prix du concours d’orgue de Prague) ou encore Clëlya Abraham et son quartet pour la tendance Jazz.

Côté masculin, Vadym Kholodenko, né à Kiev en 1986, formé au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou auprès de la grande pédagogue Vera Gornostayeva, a déployé avec une stupéfiante intensité les multiples facettes de la Symphonie fantastique de Berlioz dans la transcription pour piano de Liszt. Un sacré défi !

La Rêveuse signe le dernier volet de son portrait musical de Londres au XVIIIe siècle

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London circa 1760. Carl Friedrich Abel (1723-1787) : Concerto a viola de gamba concertata en sol majeur [recons.] ; Quatuor en sol majeur WKO 227 ; Adagios en ré mineur A1 : 28 & 30 [Drexel Man.]. Johann Christian Bach (1735-1782) : Quatuor en ré majeur Op. 8 no 2. Francesco Geminiani (1687-1762) : AndanteAllegro moderato ; Affetuoso en ré mineur. Thomas Alexander Erskine (1732-1781) : Sonate en trio en sol majeur no 6 CM 5. Rudolf Straube (1717-1785) : Largo en do majeur. Ann Ford (1737-1824) : An Italian Air ; Duetto. La Rêveuse. Florence Bolton, viole de gambe. Serge Saïtta, traverso. Stéphan Dudermel, Ajay Ranganathan, violon. Sophie Iwamura, alto. Benoit Vanden Bemden, contrebasse. Carsten Lohff, clavecin. Benjamin Perrot, archiluth, théorbe, guitare anglaise. Sylvain Lemêtre, verres musicaux. Livret en français, anglais. Novembre 2023. 58’05’’. Harmonia Mundi HMM 905380