Marc Bouchkov, lauréat du Concours Tchaïkovski de Moscou 

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Notre compatriote Marc Bouchkov vient de remporter le second prix au prestigieux Concours Tchaïkovski de Moscou. Professeur au Conservatoire royal de Liège, ce brillant violoniste ne cesse de s’affirmer par un parcours sans faute.  

Toutes nos félicitations ! La première question est assez peu originale : comment vous sentez-vous après cette deuxième place au Concours Tchaikovski ? 

Merci beaucoup ! Je suis incroyablement fier d’avoir pu surmonter les étapes de cette énorme épreuve, et surtout d’avoir décidé de me préparer sérieusement pour ce défi depuis quelque temps maintenant ! 

 Le concours Tchaïkovski est l’un des très grands concours mondiaux. Comment avez-vous ressenti les attentes du public moscovite et mondial, car le concours est diffusé sur tous les continents par le biais d’Internet ? 

Je dois dire que j’étais absolument impressionné par le public moscovite ! Il me saluait et me remerciait de la façon la plus chaleureuse qui soit... J’étais touché jusqu’aux larmes de voir les jeunes de tous âges venir m’écouter et venir me parler de musique après. C’était une expérience inoubliable. La même chose se passait sur internet, tellement de gens se sont intéressés au concours et m’ont communiqué leur sympathie en me supportant ! Des amis, des collègues, mais aussi des inconnus ! C’était incroyable !

En pleine pomme !  Guillaume Tell à Orange

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Tout le monde connaît la légende du héros suisse Guillaume Tell condamné par le terrible Gessler à tirer un carreau d’arbalète en plein centre d’une pomme posée sur la tête de son fils unique. Ça passe ou ça casse ! C’était à peu près la même chose pour les Chorégies d’Orange avant cette unique représentation de l’opéra marathon de Rossini. Pas le droit à l’erreur… 

Programmation courageuse, défi scénique, technique, vocal et financier, ce Guillaume Tell est une œuvre hors-norme à tous les niveaux. Il n’en fallait pas moins pour marquer les 150 ans des Chorégies qui aiment décidément les odyssées musicales avec bientôt la 8e de Mahler. 

Choix audacieux que nous saluons d’entrée et nous espérons qu’il en appellera d’autres à l’image du Méphistophélès de Boito l’an passé.

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Richard Wagner (1813-1883) : extraits de Tannhäuser. Richard Strauss (1864-1949) : Extrait de Ariadne auf Naxos ; Vier Lieder, Op.27 ; Wiegenlied, Op.41 Nr.1 ; Malven TrV 297 ;  Lise Davidsen, soprano ; Philharmonia Orchestra, Esa-Pekka Salonen. 2018. Livret en : anglais, allemand et français. 63’57. 1 CD Decca. 483 4883. 

Lyatoshynsky, une découverte

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Boris Lyatoshynsky (1895-1968) :  Symphonie N° 3, Op. 50 (1951) ; Grazhyna, Op. 58 (1955). Bournemouth Symphony Orchestra/ Kirill Karabits (direction). 2019-DDD-63’23 -Textes de présentation en anglais, allemand et français - Chandos CHSA 5233

Mais encore : symphonique, historique et raretés 

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L’avalanche de parutions symphoniques se poursuit avec, au programme, des raretés et un peu d’enregistrements historiques. 

Josef Suk (1874-1935) : Asrael Symphony, Op.27 ; Fairy Tale, Op.16. Orchestre philharmonique tchèque, Jiří Bělohlávek. 1 CD Decca. 483 4781.

Le regretté Jiří Bělohlávek a particulièrement oeuvré pour la reconnaissance de l’oeuvre de Josef Suk, multipliant les enregistrements, en particulier dans le grandiose Asraël dont il s’agit ici de son 3e enregistrement après sa première tentative au pupitre de cette même Philharmonie tchèque (Chandos) ou celle avec le BBC Symphony Orchestra (Supraphon). Grand spectacle symphonique, Asraël bénéficie d’une lecture classieuse qui déchaîne les passages tumulteux et soigne les équilibres des épisodes plus mélodieux. Fairy Tale est un beau complément d’un compositeur que l’on espère retrouver plus souvent au programme des concerts. 

Podcast Crescendo Magazine avec Alain Altinoglu

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Crescendo-Magazine vous propose désormais des podcasts ! Pour ce premier rendez-vous, Alain Altinoglu, Directeur musical du Théâtre Royal de La Monnaie de Bruxelles répond aux questions de notre Rédacteur en chef Pierre-Jean Tribot. Les thèmes de ce podcast sont : Hector Berlioz, Ludwig van Beethoven et Jacques Offenbach. Un podcast qui commence avec le film la Grande vadrouille et qui se termine par la Belle Helène d'Offenbach.

Susanna Mälkki, Bartók, Sibelius et Helsinki 

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Directrice musicale de l’Orchestre Philharmonique d’Helsinki et cheffe invitée principale de l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles, Susanna Mälkki fait l’événement avec la parution d’un disque exceptionnel consacré à des oeuvres de Bartók pour le label suédois Bis (récompensé d’un Joker de Crescendo Magazine). Alors qu’elle sera en concert en Belgique en octobre prochain, dans le cadre de la Présidence finlandaise de l’Union Européenne, la cheffe répond aux questions de Crescendo Magazine. 

Vous venez d’inaugurer une série d’enregistrements dévolus à des partitions de Béla Bartók. Pouvez-vous nous parler de ce projet ? 

Il s’agit de la conjonction de plusieurs éléments dont l’addition heureuse débouche sur ce projet. En premier lieu, je dois mentionner mon profond amour pour la musique de Bartók et le sentiment qu'il y a encore du travail à faire pour faire connaître son génie musical ! J'étais si heureuse que le label Bis partage ce même ressenti lorsque nous avons parlé d’un répertoire à enregistrer... Deuxièmement, ce sont mes premiers enregistrements avec l’Orchestre Philharmonique d’Helsinki ; travailler dans la perspective d’une série faisait sens. Je peux vous annoncer qu’il y aura ainsi trois enregistrements dévolus aux oeuvres de Bartók. Enfin, ces partitions permettent à l'orchestre de briller réellement et elles sont également importantes dans l'histoire de la musique.

Comment voyez-vous la place de Bartók dans l'histoire de la musique ? 

Je pense que son temps viendra et il sera reconnu comme un des plus grands. Mon impression est que le grand public pense encore que sa musique est trop ”moderne” pour lui, mais sa musique a tellement de profondeur, de jouabilité, de virtuosité ou de musicalité pure qu’elles seront les pierres angulaires du répertoire du XXe siècle.

Est-ce qu’il y a un lien entre Bartók et Sibelius ?

Je pense qu'il est intéressant d’envisager ces deux compositeurs comme des artistes de leur époque qui étaient parfaitement conscients de ce qui se passait mais qui ont choisi de rester originaux, de rester fidèles à leur propre langage musical et de le faire évoluer à partir de leur propre idiome. Et malgré cela -ou précisément à travers cela- ils ont tous deux grandement contribué à l'évolution de la musique classique et orchestrale -Bartók avec l’harmonie et le rythme, et Sibelius avec l’architecture et la forme.

Un bonheur contemporain et un déferlement au Festival d’Aix-en-Provence

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« Les mille endormis » d’Adam Maor et « Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny » de Kurt Weill

Le Festival d’Aix-en-Provence, c’est aussi, lors de chacune de ses éditions, une création mondiale, preuve répétée de la vitalité de l’art lyrique.

Cette année, Les Mille endormis de l’Israélien Adam Maor : mille détenus palestiniens font la grève de la faim. Les conséquences économiques et politiques de celle-ci sont désastreuses pour Israël. Comment réagir ? Décision est prise de les endormir. Mais très vite, on se rend compte qu’ils causent des insomnies cauchemardesques à la population israélienne. Une émissaire est alors envoyée dans le monde de leurs rêves. Elle ne reviendra pas…

Adam Maor a enrichi ce récit de tous les échos d’une partition intelligemment et sensiblement multiple dans ses moyens. Son premier épisode est très « contemporain » dans ses dissonances, stridences, ruptures. De quoi inquiéter un public non accoutumé ? Non, ces notes-là disent exactement la crise, la perplexité rageuse des autorités. L’heure est grave. Ensuite, elles vont donner à entendre, autant que les mots, l’évolution des événements. Elles vont se faire hypnotiques pour l’endormissement des captifs, constat sans appel pour l’exposé des conséquences de cet endormissement, traditionnelles pour l’évocation des « camps » en présence et des métamorphoses. Cette partition est un redoutable défi pour un orchestre amené à passer d’une atmosphère, d’un style, d’une approche technique à une autre. Le défi est brillamment relevé par l’Ensemble luxembourgeois United Instruments of Lucilin, stimulé par Elena Schwarz.

La mise en scène de Yonatan Levy, également l’auteur du livret, densifie le propos : huis clos du bureau du Premier Ministre, envahi par les lits des endormis ; mise en espace et en mouvement soulignées significatives des colères, des ruses, des constats, des évolutions ; lumières elles aussi révélatrices, avec notamment de superbes effets fluos. Quant aux costumes, dus à Anouk Schiltz, imaginatifs, ils installent le spectateur dans une espèce d’univers bienvenu de rétro-fiction de type Star Trek. Une couronne dorée a des reflets fascinants.