Styles américains variés pour le Symphonique de Lucerne et James Gaffigan 

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Americans. Leonard Bernstein (1918-1990) : West Side Story, danses symphoniques. Charles Ives (1874-1954) : Symphonie n° 3 « The Camp Meeting ». Samuel Barber (1910-1981) : Overture fot ‘The School of Scandal’ op. 5 ; Toccata festiva, pour orgue et orchestre. Ruth Crawford (1901-1953) : Andante pour cordes. Paul Jacobs, orgue ; Orchestre Symphonique de Lucerne, direction James Gaffigan. 2018. Notice en français, en anglais et en allemand. 71.02. Harmonia Mundi HMM 902611.

Rafael Kubelík aux tout débuts de la High Fidelity américaine

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Rafael Kubelík - Les Masters Mercury. Béla Bartók (1881-1945) : Musique pour cordes, percussion et célesta, Sz. 106. Ernest Bloch (1880-1959) : Concerto grosso pour orchestre à cordes et piano obligé. Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie n° 1 en ut mineur, op. 68. Antonín Dvořák (1841-1904) : Symphonie n° 9 en mi mineur, op. 95 « du Nouveau Monde ». Paul Hindemith (1895-1963) : Métamorphoses symphoniques sur des thèmes de Carl Maria von Weber. Modeste Moussorgski (1839-1881) : Tableaux d’une Exposition [orchestration Maurice Ravel (1875-1937)]. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Symphonies n° 34 en ut majeur, K. 338 ; n° 38 en ré majeur, K. 504 « Prague ». Piotr Ilyitch Tchaïkovski (1840-1893) : Symphonies n° 4 en fa mineur, op. 36 ; n° 6 en si mineur, op. 74 « Pathétique ». Bedřich Smetana (1824-1884) : Má Vlast (Ma Patrie), cycle de six poèmes symphoniques. Arnold Schoenberg (1874-1951) : Fünf Orchesterstücke, op. 16. Bert Whyte (1920-1994) : Les Enregistrements Stéréo Expérimentaux. Interview de Wilma Cozart-Fine, productrice de la série « Living Presence » de Mercury Records. George Schick, piano ; Irwin Fischer, célesta ; Edward Metzenger, timbales ; Allan Graham, Lionel Sayers, Thomas Glenecke, percussion. Chicago Symphony Orchestra, direction : Rafael Kubelík. Enregistré entre le 23 avril 1951 et le 5 avril 1953 à l’Orchestra Hall de Chicago. ADD [mono]. Édition 2021. Livret substantiel en anglais. 1 coffret 10 CD Mercury « Eloquence » 4843028. Durée : 7 h 39 min.

Le festival International de Mandoline de Castellar

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Castellar est situé entre la Principauté de Monaco et la frontière italienne, sur une falaise à 365 m d'altitude, à 7 km de Menton et du littoral méditerranéen. Les panoramas et le paysage exceptionnel sont particulièrement appréciés des randonneurs qui sillonnent les nombreux sentiers autour du village. Lorsque vous êtes à Castellar, quelques instants suffisent pour vous déconnecter de l'activité trépidante de la côte et vous laisser envelopper par les senteurs d'une nature oubliée. C'est dans cet écrin que brille l'église Saint-Pierre (XVe siècle). C'est ici que se déroulent les "grands concerts" du festival fondé en 2009 par la mandoliniste de réputation internationale Sabine Marzé.

Grâce à l'invitation des plus célèbres mandolinistes du monde entier à Castellar, comme Chris Acquavella, Carlo Aonzo, Avi Avital, Vincent Beer-Demander, Yasunobu Inoue, Julien Martineau... mais également des artistes comme Richard Galliano et Agnès Jaoui, le Festival International de mandoline de Castellar est devenu un événement prestigieux incontournable.

Du fait de la situation, le programme du festival de 2020 a été reporté pour 2021.  On devait fêter les 80 ans de Vladimir Cosma l'année passée mais malheureusement le compositeur a souffert entre-temps du Covid et il a renoncé à venir à Castellar cette année.

Cosma a composé en 2014 un concerto pour mandoline et orchestre commandé par le célèbre mandoliniste français Vincent Beer-Demander et, pour cette soirée d'hommage, on a le bonheur de découvrir une création mondiale : La suite populaire pour mandoline et accordéon. Cette oeuvre rappelle, par la forme, l'inventivité mélodique et le rythme haletant, les Danses roumaines de Béla Bartók.

Edgar Moreau et Kotaro Fukuma en récital

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Edgar Moreau pour son premier album, PLAY

La Mairie de Villefranche-sur-Mer présente depuis une vingtaine d'années plusieurs concerts de musique classique au mois de juillet. C'est Nelly Rainaut, grande mélomane, qui en est l'instigatrice. Elle fait ce travail en tant que bénévole et par amour de la musique.

Après l'année de la Covid, la Mairie a préféré n'organiser cette fois qu'un seul concert prestigieux.

On attendait la merveilleuse pianiste Khatia Buniatishvili, en récital dans un programme très intéressant. Malheureusement, elle a annulé son concert quelques jours auparavant pour cause de maladie. C'était un réel tour de force de trouver d'autres grands artistes disponibles à la même date. Le violoncelliste Edgar Moreau est un des grands chéris du public, après avoir été vainqueur aux Victoires de la Musique et lauréat du Concours Tchaïkovski il y a déjà dix ans. Il est accompagné du pianiste Kotaro Fukuma qui  était déjà venu en 2018 à Villefranche-sur-Mer et avait conquis le public. Moreau et Fukuma venaient de donner un récital en Bretagne. C'était la première fois qu'ils jouaient ensemble et la presse était très élogieuse. Nelly Rainaut s'est empressée de les contacter et le miracle s'est produit : on a pu assister à un concert mémorable.

Le public est venu nombreux, muni des parapluies car le temps était pluvieux en fin d'après-midi, mais doux en soirée. Le concert a lieu en plein air sous les étoiles, dans le cadre spectaculaire de la Citadelle de Villefranche qui date du XVIe siècle.

Dutilleux de jeunesse avec John Wilson 

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Henri Dutilleux (1916-2013) : Le Loup ; Sonatine pour flûte (orchestration de Kenneth Hesketh) ; Sonate pour hautbois (orchestration de Kenneth Hesketh) ; Sarabande et Cortège pour basson et orchestre (orchestration de Kenneth Hesketh). Adam Walker, flûte : Juliana Koch (hautbois) ; Jonathan Davies (basson), Sinfonia of London, John Wilson. 2020. Livret en : anglais, français et allemand. 56’23’’. Chandos. CHSA 5263. 

Brieuc Vourch, violoniste

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Le violoniste Brieuc Vourch accompagné du pianiste Guillaume Vincent publient un album qui confronte les sonates pour violon de Richard Strauss et César Franck. Crescendo Magazine rencontre ce brillant violoniste français qui réside actuellement à Hambourg. 

Pourquoi confronter au disque les Sonates de Strauss et Franck ? 

 Nous avons choisi ces deux sonates parce qu'elles représentent ce au service de quoi nous pensons être appelés à nous mettre à ce moment de notre vie artistique : des défis techniques, une vitalité musicale, une passion et une énergie infinies. 

Ces deux compositeurs comptent parmi les esprits créatifs, les plus forts, les plus courageux et les plus libres que l'ère romantique de la musique ait connus. Ces deux sonates pour piano et violon sont des jalons musicaux dans la vie de chacun d'entre eux. Les mettre en perspective a été, pour nous, un voyage musical passionnant.

 Nous avons travaillé sur ces deux compositions de manière méticuleuse, approchant chaque phrase avec beaucoup de soin et de savoir-faire. Il était extrêmement important à nos yeux de faire ressortir, de ces textes musicaux incroyablement profonds, le plus de couleurs, de textures et de reliefs possible. Nous avons aussi beaucoup aimé nous concentrer sur les architectures rythmiques des œuvres et sur la façon dont, en les combinant à des dynamiques subtiles, nous pouvions structurer notre discours musical.

 Quels seraient les points communs et les différences entre les 2 œuvres ? 

 Je ne suis pas musicologue, aussi je ne peux répondre qu‘avec mon opinion de violoniste. Pour une réponse musicologique à votre question, je recommande vivement la lecture des travaux de Walter Werbeck, ainsi que ceux de Hartmut Schick de la Ludwig-Maximilians-Universität de Munich, pour Strauss. Pour Franck, les archives de bibliothèques françaises et belges regorgent de documentations.

 À mes yeux, la plus grande différence entre ces deux sonates réside dans le rôle assigné à chaque instrument. Franck écrit avant tout une sonate pour piano avec un soutien violonistique alors que la partition de Strauss est presque de l‘ordre du duo concertant.

Mahler, l’effet Dudamel  ?

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Gustav Mahler (1860-1911) :  Symphonie n°8 en mi bémol majeur, dite « des Mille ».  Tamara Wilson, Leah Crocetto, Erin Morley, Sopranos ; Mihoko Fujimura, Tamara Mumford, altos ; Simon O’Neill, ténors ; Ryan McKinny, baryton ; Morris Robinson, basse. Los Angeles Master Chorale, Pacific Chorale, Los Angeles Children’s Chorus, National Children’s Chorus Los Angeles Philharmonic ; Los Angeles Philharmonic Orchestra, Gustavo Dudamel. 2019. DGG. 1 e-Album Deutsche Grammophon.