La Symphonie n°1 de Mahler chez Breitkopf & Härtel

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Gustav Mahler, Symphonie n°1, Breitkopf & Härtel, PB 5631, ISMN : 979-0-004-21528-9

Avec ce volume dévolu à la Symphonie n°1 de Gustav Mahler, les éditions Breitkopf & Härtel amorcent un projet éditorial sur les symphonies du compositeur. Réalisée sous la direction de Christian Rudolf Riedel (lire ici notre interview), cette édition critique marque d’une pierre blanche notre connaissance de cette oeuvre de Mahler.

Henle, moisson de printemps II

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Frédéric Chopin, Scherzi, G. Henle Verlag, ISMN : 979-0-2018-0886-4

Du piano solo au duo avec violon ou violoncelle, les éditions Henle offrent à nouveau un florilège de partitions qui rayonne d’une direction éditoriale qualitativement remarquable avec, en haut de l’échelle, les Scherzi de Chopin revus et dirigés par Norbert Müllemann (proposition de doigtés de Hans-Martin Theopold). Publiés par Chopin entre 1835 et 1843, ces quatre Scherzi, comme le rappelle Müllemann, sont souvent associés aux quatre Ballades composées, à une année près, à la même période. Entre virtuosité et chemins expressifs, ces quatre pièces de difficulté élevée (la n°4, particulièrement redoutable) peuvent être jouées ensemble ou séparément. La puissance thématique associée à l’accompagnement foisonnant et aux diverses associations rythmiques et harmoniques fait de ce cycle un chef-d’œuvre incontestable. La préface retrace finement le processus créatif de chaque pièce en l’associant à divers évènements de la vie du compositeur.

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Jan Dismas Zelenka (1679-1745) : Missa Sancti Josephi ZWV 14 ; De profundis ZWV 50 ; In exitu Israel ZWV 84. Julia Lezhneva, soprano ; Daniel Taylor, alto ; Tilman Lichdi, tenor ; Jonathan Sells, basse ; Kammerchor Stuttgart ; Barockorchester Stuttgart ; Frieder Bernius, direction. DDD-2018-Notice en allemand et traduction anglaise abrégée. 57'51". Carus 83.279.

L’âme de l’orchestre au son du cor

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Robert Schumann (1810-1856) : Konzertstück pour 4 cors et orchestre, Op.86 ; Adagio et Allegro, Op.70 (orchestration d’Ernest Ansermet) ; Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Morceau de Concert, Op.94 ; Reinhold Glière (1875-1956) : Concerto pour cor, Op.91. Markus Maskuniitty, Martin Schöpfer, Kristofer öberg, Monica Berenguer Caro, cors ; Royal Stockholm Philharmonic Orchestra, Sakari Oramo. 2016/2018-Notice en anglais et allemand-59’08-Ondine-ODE 1339-2.

A Genève, un altiste remarquable : Nils Mönkemeyer

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Pour la seconde fois durant la saison 2018-2019, l’Orchestre de la Suisse romande invite l’Orchestre de Chambre de Lausanne placé sous la direction de sa principale cheffe invitée, Simone Young.

Le programme débute par un ouvrage néo-classique d’Igor Stravinsky, le ballet Apollon Musagète, écrit en 1927 à la demande de la mécène Elizabeth Sprague Coolidge pour un festival de musique contemporaine à Washington puis chorégraphié par George Balanchine pour les Ballets Russes qui le présentèrent à Paris au Théâtre Sarah-Bernhardt le 12 juin 1928. Imaginé comme un ‘ballet blanc’ aux lignes épurées à l’instar des marbres de l’Antiquité, le mince argument évoque la naissance du dieu soleil qui, devenu adolescent,  inspire trois des muses, Calliope, Polymnie et Terpsichore, pour les conduire au Parnasse. Et cette sobriété transparaît dans l’effectif orchestral qui ne comporte que le registre des cordes. D’emblée, la baguette de Simone Young dessine de fines arabesques pour en exploiter la veine lyrique, tout en prêtant un caractère primesautier au concertino élaboré par le premier et le second violon et le violoncelle solo qui joue la carte de la séduction. Par des tutti à l’arrachée, la Variation d’Apollon impose  une solennité qui s’estompera dans les inflexions suaves d’un pas de deux avec Terpsichore, Muse de la Danse. Et la coda ne sera plus que fringante envolée avec un clin d’œil attendri à ce dieu que l’on a vu naître.

Moisson de printemps des éditions Henle.

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Les éditions Henle proposent quelques belles nouveautés. En tête d’affiche, il faut placer une superbe édition du Quintette avec piano de César Franck, réalisée sous la houlette de Ernst-Günter Heinemann et de Klaus Schilde pour le doigté des parties de piano. On apprécie la qualité de l’introduction de Ernst-Günter Heinemann qui nous rappelle que ce chef d’oeuvre, même s’il ne s’est pas imposé au répertoire régulier des ensembles de musique de chambre, n’en reste pas moins une merveille qui mérite d’être encore plus diffusée. La qualité de cette nouvelle édition, qui ravira les passionnés de l’oeuvre, devrait servir sa notoriété.

César Franck, Klavierquintett f-moll, G.Henle Verlag, ISMN : 979-0-2018-1142-0