Erez Ofer interprète Hans Gal, Joseph Kaminski et Leonard Bernstein

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Hans GAL (1890-1987) : Concertino pour violon et orchestre à cordes ; Joseph KAMINSKI (1903-1972)  : Concerto pour violon et orchestre ; Leonard BENSTEIN (1918-1990) : Sérénade pour violon seul, orchestre à cordes, harpe et percussionsErez Ofer (violon), Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin, dir. : Frank Beerman et Omer Meir Wellber. DDD–2019-74’ 55’’–Textes de présentation en allemand et anglais–Hänssler HC19020

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Pour deux uniques représentations, le Grand-Théâtre de Genève invite le grand chef hongrois Ivan Fischer et son Opera Company à présenter leur production de L’Orfeo de Claudio Monteverdi qui se propose de reconstituer le finale tragique de la première version perdue. A ce sujet, le chef cite Carl Kerenyi, érudit en mythologie grecque qui, dans un article de 1958 intitulé Orfeo simbolo dionisiaco, écrivait : « La scène finale d’Alessandro Striggio (le librettiste) contient l’essentiel de la fête dionysiaque qui combinait la tragédie avec le drame satyrique qui venait ensuite. Mais même cette combinaison s’avéra insupportable pour le public du XVIIe siècle. Monteverdi a dû abandonner son concept original qui était de présenter Orphée comme symbole dionysiaque. L’Orfeo fut ainsi privé de son sens tragique ». Ceci expliquerait donc le remaniement édulcoré qui fut présenté au Palais Ducal de Mantoue le 24 février 1607, montrant le dieu Apollon entraînant le chanteur-poète dans les étoiles où il peut contempler éternellement Eurydice. Mais l’on n’a jamais pu établir si Monteverdi avait mis en musique ou non le dénouement avec les Bacchantes démembrant le corps d’Orphée.  Ivan Fischer recourt donc à des séquences dansées avec chœur pour constituer une orgie bachique dont le protagoniste est rapidement chassé du plateau en cédant la place à un bouc lascif atteint de priapisme que nymphes et bergers avinés célèbrent bruyamment sans nous faire assister véritablement à une tragédie. 

BarrocoTout enchante dans Croes

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Henri-Jacques de Croes (1705-1786) : La Sonate Égarée. Six Sonates en trio, Op. 5. BarrocoTout : Carlota Garcia (flûte traversière), Izana Soria (violon), Edouard Catalan (violoncelle), Ganaël Schneider (clavecin).2019-DDD-62’19-Textes de présentation en anglais et français-Linn CKD 

Eugène Samuel-Holeman, Joseph Jongen, César Franck :  les dernières révélations de Musique en Wallonie

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Le label Musique en Wallonie vient de publier coup sur coup trois remarquables disques qui reflètent particulièrement bien son engagement envers le patrimoine musical de la communauté francophone de Belgique. Autant de pierres à l’édifice que représente le monde discographique à l’heure actuelle : utile et agréable, donc nécessaire. Trois inédits, tant dans le choix des répertoires que dans la conception de l’objet. Trois projets d’envergure qui ont en commun l’expression vocale, accompagnée d’un piano, d’un ensemble instrumental ou d’un orchestre, et qui sont sous-tendus par une vision de la musique de chambre et de la musique symphonique fortement ancrée dans notre temps. C’est ce qui convainc d’emblée dans ce pari mené avec ferme conviction par les acteurs de ces brillantes productions à transmettre aujourd’hui encore la musique classique, qui plus est sous le prisme de raretés.

Jean-Guihen Queyras avec l'OSR à Genève

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Chaque saison, à l’occasion de la Journée des Nations Unies, l’Orchestre de la Suisse Romande donne un concert qui est présenté en prime au public le soir précédent. A cet effet, Jonathan Nott choisit un programme Beethoven – Haydn qui peut convenir à n’importe qui en commençant par une page brillante, l’ouverture que Joseph Haydn, au service du Prince Esterhazy, composa pour son dramma giocoso, Il Mondo della Luna, sur un livret de Carlo Goldoni, créé à Esterhaza le 3 août 1777. Sa baguette lui prête un tour alerte, pimenté d’ironie, que façonne la souplesse de phrasé des cordes, se mettant ensuite au second plan pour laisser chanter les bois, tout en insufflant exubérance au tutti. Intervient ensuite le violoncelliste Jean-Guihen Queyras, interprète du Concerto en ut majeur Hob.XVIIB.1 ; d’emblée, il prend part à l’introduction orchestrale avant de livrer le solo dans une sonorité mordorée d’une rare ampleur qui confère éclat à son jeu, usant magistralement des doubles cordes pour faire sourdre les contrastes de coloris ; et sa première cadenza révèle une extrême liberté de ligne, tout en conservant pour point de mire la thématique du Moderato. L’Adagio n’est que demi-teintes expressives à fleur de touche, tandis que le Finale, extrêmement rapide, éblouit par ses traits à la pointe sèche qu’emporte un irrésistible entrain. Devant l’enthousiasme délirant du public, le soliste, manifestement ému, concède deux bis, une page d’Henri Dutilleux, la Première Strophe sur le nom de Sacher, sollicitant les ressources les plus inattendues de l’instrument, suivie du Prélude de la Quatrième Suite en mi bémol majeur de Bach, à la sérénité majestueuse.

La musique de chambre avec piano de Serge Taneïev

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Serge TANEÏEV  (1856-1915) : Sonate pour violon et piano en la mineur–Trio pour piano, violon et violoncelle en ré–Quatuor avec piano en mi–Quintette avec piano en sol mineur. Alessandro DELJAVAN (piano), Daniela CAMMARANO (violon), Paolo CASTELLITTO (alto), Andrea AGOSTINELLI (violoncelle), Daniele ORLANDO (violon). DDD–2019–65’ 08’’, 45’ 27’’ et 47’ 04’’–Texte de présentation en anglais–Brilliant 95766

Haydn en perspectives avec Ivana Gavric 

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Joseph Haydn (1732-1809) : Concerto pour piano N°11 HobXVIII:11 ; Claude Debussy (1862-1918) : Hommage à Haydn ; Paul Dukas (1865-1935) : Prélude élégiaque ; Maurice Ravel (1875-1937) : Menuet sur le nom de Haydn ; Cheryl Frances-Road (née en 1980) : Stolen Rhythm et Between the Skies, the Rivers and the Hills ; Vincent d’Indy (1851-1931) : Menuet sur le nom de Haydn ; Reynaldo Hahn (1874-1947) : Thème varié sur le nom de Haydn ; Charles-Marie Widor (1844-1937) : Fugue sur le nom de Haydn. Ivana Gavrić, Piano ; Southbank Sinfonia, Karin Hendrickson. 2015-2018 - Notice en anglais et allemand 1 CD Rubicon - RCD 1038. 

Offenbach en brique !

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Jacques OFFENBACH (1819-1880) : Opéras, opéras bouffes, opéras comiques, opéra fantastique, opérettes et airs variés : Ba-ta-clan, Les Bavards, Orphée aux enfers, La Belle Hélène, La Vie parisienne, La Fille du Tambour-major, La Grande-duchesse de Gérolstein, La Périchole, Les Brigands, Pomme d’Api, Monsieur Choufleuri, Mesdames de la Halle, Les Contes d’Hoffmann. Airs divers, Gaîté Parisienne, 6 Fables de la Fontaine. John ALER, Colette ALLIOT-LUGAZ, Gabriel BACQUIER, Marco BAKKER, Teresa BERGANZA, Huguette BOULANGEOT, José CARRERAS, Liliane CHATEL, Régine CRESPIN, Dietrich FISCHER-DIESKAU, Nicolai GEDDA, Renate HOLM, Siegfried JERUSALEM, Benno KUSCHE, Jean-Philippe LAFONT, François LE ROUX,Eliane LUBIN, Alexander MALTA, Mady MESPLE, Ann MURRAY, Jessye NORMAN, Félix NUVOLONE, Ghislaine RAPHANEL, Anneliese ROTHENBERGER, Niel SCHICOFF, Jeanette SCOVOTTI, Michel SENECHAL,  René TERRASSON, Michel TREMPONT, José VAN DAM, Giorgia TOMASSI, Carlo Maria GRIGUOLI, Alessandro STELLA.30 CD- livret français anglais allemand- pas de texte- chanté en français ou allemand- Warner Classics- The Operas & Operettas Collection.