Lohengrin à Stuttgart, vu par le prisme politique d’Arpad Schilling

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Richard Wagner (1813-1886) : Lohengrin, opéra en trois actes. Michael König (Lohengrin), Simone Schneider (Elsa), Goran Juric (Heinrich), Martin Gantner (Telramund), Okka von der Damerau (Ortrud), Shigeo Ishino (Le Héraut) ; Orchestre et Chœurs de l’Opéra de Stuttgart, direction Cornelius Meister. 2018. Notice en anglais, en français et en allemand. Pas de texte du livret. Sous-titres en anglais, en français, en allemand, en espagnol, en coréen et en japonais. 223.00. Deux DVD BelAir BAC175. Disponible aussi en Blu Ray.

Bach l’œuvre d’orgue, volume 4 par Jean-Luc Thellin : une grande intégrale en cours

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Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Praeludium & Fuge en mi mineur BWV 548, en sol mineur BWV 535 ; Schmücke dich, o liebe Seele BWV 654 ; Fantasia en ut majeur BWV 570 ; Allein Gott in der Höh sei Ehr BWV 662-664 ; Concerto en ré mineur BWV 974 ; Toccata & Fuge en ré mineur BWV 538. Jean-Luc Thellin, orgue du Temple du Bouclier à Strasbourg. Livret en français (traduction néerlandaise et anglaise accessible par QR code sur le site internet de l’éditeur). Octobre 2019. TT 76’25. Organroxx 14

Esther Yoo, violoniste 

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Esther Yoo- Zen Trio
Photo: Marco Borggreve

Le public se souvient de la violoniste Esther Yoo pour son quatrième prix au Concours Reine Elisabeth 2012. Âgée seulement de 17 ans, la jeune musicienne qui habite en Belgique depuis l’âge de 6 ans, avait marqué l’auditoire par une interprétation subtile de Concerto pour violon de Beethoven. Depuis, la musicienne n’a cessé de s’affirmer autant en récital, qu’en concerto ou en musique de chambre. C’est en membre du Trio Z.E.N, fondé avec ses compères  la pianiste  Zhang Zuo et le violoncelliste Narek Hakhnazaryan, qu'elle fait l’actualité à l’occasion de la sortie du deuxième album du trio. 

La première question porte sur le nom du trio. Le nom Z.E.N. prend les initiales des trois musiciens de l'ensemble, mais j'ai lu sur le site web du trio que c'est aussi une philosophie d'approche de la musique de chambre. Alors comment la musique de chambre peut-elle être "Z.E.N." ?

Le nom du trio est avant tout un acronyme coïncidant avec les prénoms de nos membres. Cependant, c'est aussi une approche philosophique de la façon dont nous mettons de côté nos mentalités et nos carrières de solistes indépendants pour un moment et nous réunissons en une seule unité dans le format du trio avec piano pour atteindre l'harmonie en musique. Bien que nous soyons tous des solistes actifs, la musique de chambre est essentielle pour nous tous et nous sommes toujours impatients de partager ces expériences musicales plus intimes entre nous et avec notre public.

Votre nouvel album pour DG s'appelle "Burning Through The Cold". Pouvez-vous nous expliquer la signification de ce titre ?

"Burning Through The Cold" est une représentation du type de répertoire et d'expérience musicale que l'on peut trouver dans l'album. C'est un clin d'œil aux événements historiques très importants que la sélection de morceaux dépeint (par exemple, le Trio n°2 avec piano de Chostakovitch révèle tant de choses sur les expériences du compositeur pendant la Seconde Guerre mondiale).  

Les détails de l'histoire peuvent changer avec le temps, mais il y a des choses du passé qui se répètent aujourd'hui. Bien sûr, lorsque nous avons enregistré l'album, nous n'avions aucune idée de ce qu'apporterait 2020 mais, avec le recul, il existe des liens communs entre les craintes de Chostakovitch et ce que tant de personnes ont vécu pendant la pandémie actuelle. Nous avons choisi le titre "Burning through the Cold" pour montrer comment ce genre de musique résonne encore si fortement aujourd'hui et comment nous avons la force et la persévérance nécessaires pour surmonter les difficultés.

Carlos Kleiber, l’unique 

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Crescendo magazine remet en ligne cet article rédigé en 2004 par Bernard Postiau à l'occasion du décès du grand chef.

Né à Berlin en 1930, il passe son enfance en Argentine où son père, le célèbre Erich, se réfugie en 1935 pour fuir la peste brune. Malgré les tentatives de ce dernier pour décourager son fils dans sa volonté de poursuivre une carrière musicale, le jeune homme, après un parcours assez tortueux, termine des études au Conservatoire de Buenos Aires. Il mettra longtemps à sortir de l’ombre et à se forger un prénom.

Dans les années 50-60, il suit patiemment la carrière d’un vrai Kapellmeister, répétiteur tout d’abord, puis présidant aux destinées d’orchestres relativement modestes: Opéras de Düsseldorf, Zürich et, enfin, Stuttgart. A la fin des années 60, il est un chef très apprécié mais pas encore "légendaire". Son choix de devenir chef invité, surtout à Munich à partir de 1968, ainsi que la sortie fracassante de son premier enregistrement de studio -ce fameux Freischütz de 1973 qui a fait couler tant d’encre- vont définitivement infléchir sa carrière -et sa notoriété- et le propulser au plus haut niveau. Désormais, chacun de ses concerts sera un événement relaté par la presse mondiale. Pourtant, très vite, il limite ses apparitions publiques, ne se produisant qu’à intervalles de plus en plus espacés et, de surcroît, n’offrant au mélomane que peu l’occasion de l’entendre sur disque. La rareté de ses prestations a certainement beaucoup joué dans la fabrication de cette sorte de mythe qui l’entoure désormais: un chef génial et inaccessible. Plus pragmatiquement, il ne pouvait concevoir un concert sans un nombre incalculable de répétitions au cours desquelles il s’investissait totalement et qui le laissaient physiquement épuisé. La gestation était longue et parfois fastidieuse, mais le résultat, aux dires des témoins, frôlait à chaque fois le miracle. Il n’est pas étonnant, dès lors, que les organisateurs de concert se soient arrachés ce chef hors du commun, qu’ils tentaient de séduire quoi qu’il dût leur en coûter... car ses cachets étaient invariablement élevés.

Mozart, le maître de la Sérénade

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Crescendo publie un article rédigé par Alain Derouane et publié dans ses anciens numéros.

Le New Grove Dictionary of Music and Musicians définit la Sérénade comme une forme musicale apparentée au Divertimento, le terme désignant à l’origine une salutation musicale destinée à une personne aimée ou de haut rang et exécutée en soirée à l’extérieur. Sérénade trouve son origine dans le latin Serenus qui a donné l’italien Serenata utilisé au XVIe siècle pour désigner des pièces vocales, puis plus tard des pièces vocales avec instruments et enfin, fin du XVIIe siècle, des pièces purement instrumentales dont l’une des plus célèbres est Der Nachtwächter de Biber, écrite en 1673 pour deux violons, deux altos et basse continue. Réservée ainsi aux seuls instruments, elle devint fort populaire en Europe centrale où l’habitude voulait qu’elle fut jouée aux environs de 21 h, le notturno ou nocturne étant lui joué vers 23 heures. L’habitude des musiques en plein air très présente en Autriche et en Bohême n’a pas manqué d’en influencer la forme et la structure. Au début du Classique, l’effectif instrumental le plus souvent utilisé rassemblait d’abord des vents, altos et contrebasse. Petit à petit, apparurent des oeuvres où les cordes prirent plus d’importance et l’on en arriva même à des Sérénades exclusivement réservées à ces dernières. 

Voir et revoir : quelques streamings en temps de confinement et de couvre-feu

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On commence le parcours  à Lille avec l’Orchestre national de Lille qui continue son cycle dédié à la musique française. On retrouve cette semaine via l’Audito 2.0 : Les Forains d'Henri Sauguet et Parade d’Erik Satie. Le chef d’orchestre  Timothy Brock était au pupitre de la phalange lilloise avec la complicité de l’illustrateur Grégoire Pont pour ce concert à destination des petits (dès 8 ans) et des grands.  

Le Wigmore Hall de Londres est l’une des plus célèbres salles pour la musique de chambre. Sa programmation en ligne nous propose de beaux moments avec une programmation variée tant en qualité que par sa découverte de jeunes talents. Nous vous recommandons une vidéo avec deux artistes bien connus et admirés : Alina Ibragimova au violin et Cédric Tiberghien au piano dan un programme Mendelssohn, Prokofiev et Franck