best free dating sites for over 50 years old

par https://www.crescendo-magazine.be/tula-tungkol-sa-dating-tayo/

Bach minimaliste. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Concerto pour clavecin en ré mineur BWV 1052 ; Vor deinen Thron tret’ ich hiermit BWV 668 ; Passacaille en ut mineur BWV 582. Henryk Górecki (1933-2010) : Concerto pour clavecin Op. 40. Knut Nystedt (1915-2014) : Immortal Bach Op. 153 [version instrumentale + a cappella]. John Adams : (*1947) : Shaker Loops. Jehan Alain (1911-1940) : Litanies. Louis-Noël Bestion de Camboulas, clavecin. La Tempête, Simon-Pierre Bestion. Livret en français, anglais, allemand. Avril 2022. TT 75’52. Alpha 985

Le pianiste américain John Wilson sert avec passion Rachmaninov et Gershwin, mais aussi Earl Wild

par

Serge Rachmaninov (1873-1943) : Sept mélodies, op. 4 n° 4, op. 14 n° 1, 2, 5 et 8, op. 21 n° 8 et op. 38 n° 5, transcrites pour le piano par Earl Wild. George Gershwin (1898-1937) : Trois Préludes. Earl Wild (1915-2010) : Fantaisie sur Porgy and Bess de Gershwin. John Wilson, piano. 2022. Notice en anglais, en allemand et en français. 58.36. Avie AV2635. 

A Genève, un Idomeneo empêtré dans les fils… du destin

par

Pour ce nouvel Idomeneo coproduit avec le Dutch National Opera Amsterdam et les Théâtres de la ville de Luxembourg, Aviel Cahn, le directeur du Grand-Théâtre de Genève, fait appel à Leonardo García Alarcón et au maître du Ballet de la maison, Sidi Larbi Cherkaoui, assurant à la fois la mise en scène et la chorégraphie. 

Un tel ouvrage a la grandeur de l’opera seria tributaire de l’héritage de Gluck et de Campra mais aussi l’hiératisme scénique qui rend difficile son approche. Dès l’Ouverture, Leonardo García Alarcón fait montre d’une indomptable énergie à la tête de sa Cappella Mediterranea renforcée par l’Orchestre de Chambre de Genève. Et Sidi Larbi Cherkaoui fait de même en mettant constamment en mouvement un univers qui est statique par essence. C’est pourquoi il demande à la scénographe japonaise Chiharu Shiota de créer un monde plastique qui change au gré des émotions des personnages.  Les jeux de lumière de Michael Bauer suggèrent donc un cadre d’action dont les pseudo-murs peuvent vaciller pour devenir les lames percutantes d’une mer démontée. Partout, des cintres jusqu’au moindre recoin du plateau, se répandent des fils rouges imbibés par le sang des victimes de la Guerre de Troie reliant le monde intérieur à l’extérieur, alors que le noir symbolise le cosmos et la nuit, le blanc, la pureté et le deuil. Les costumes conçus par le styliste Yuima Nakazato sont vecteurs à la fois de la force guerrière et d’une extrême fragilité.  La gestique imposée aux personnages principaux et à la population crétoise tient de l’ondulation serpentine récurrente qui finit par lasser, tant elle tourne au procédé artificiel. Comment ne pas sourire face à ce gigantesque biscuit rose censé représenter le monstre hideux envoyé par Neptune ou ces spirales métalliques contenant un éphèbe vecteur d’une bien charnelle réalité alors qu’Ilia évoque les zeffiretti lusinghieri ? Il faut donc en arriver à l’aveu d’Idomeneo, « La vittima è Idamante », pour qu’une insoutenable émotion fige ce perpetuum mobile en faisant surgir du noir des profondeurs un magnifique escalier où paraît le Grand-Prêtre du dieu marin, secondé par ses acolytes, annonçant que le courroux divin sera apaisé par l’abdication d’Idomeneo en faveur de son fils.

Pelléas et Mélisande, voix nues au piano au Théâtre de l’Athénée

par

Le Théâtre de l’Athénée présente Pelléas et Mélisande de Debussy dans la version avec piano que le compositeur a d’abord écrite et publiée avant la version orchestrale. Le cadre intimiste de l’Athénée permet la transparence du texte, renforcée par cette partition du piano qui met les voix à l’épreuve de l’expression à l’état pur.

C’est à la Fondation Royaumont que le travail a été effectué en résidence artistique, avant que cette version fût présentée d’abord en janvier 2022 à Toulon (Chateauvallon-Liberté, scène nationale). En effet, La Bibliothèque François-Lang de la Fondation possède deux exemplaires de la première édition piano-chant (Editions Fromont, 1902) et l’exemplaire du compositeur de la partition d’orchestre (Première édition, Fromont, 1904) avec des corrections autographes. Le projet avec la Fondation Royaumont explore donc les ressources de ces archives, afin de « démontrer […] que l’opéra est avant tout un théâtre » selon la note d’intention des metteurs en scène, Moshe Leiser et Patrice Caurier. Le duo, qui a déjà mis en scène l’opéra de Debussy il y a vingt ans à Genève (avec Simon Keenlyside, Alexia Cousin et José van Dam pour les rôles principaux et Louis Langrée à la baguette) mais se détache de leur travail précédent. « Que la musique soit au service du mot et de la poésie, dit Moshe Leiser lors d’une répétition en 2022, et de rendre cette poésie absolument concrète, ne pas céder aux sirènes de la beauté vocale […] ou de la beauté de l’image sur scène ». Il continue dans son intention, en disant qu’il essaie : « de rendre tangible la vérité qu’il y a à l’intérieur de cet ouvrage. »

Diana Damrau et l’opérette : charme, élégance et légèreté

par

Operette Wien, Berlin, Paris. Airs de Robert Stolz (1880-1975), Paul Lincke (1866-1946), Franz Lehár (1870-1948), Emmerich Kálmán (1882-1953), Richard Heuberger (1850-1914), Francis Lopez (1916-1995), Johann Strauss fils (1825-1899), André Messager (1853-1929), Paul Abraham (1892-1960), Henri Christiné (1867-1941) et Oscar Straus (1870-1954). , soprano ; Jonas Kaufmann, ténor ; Elke Kottmair, soprano et Emily Sierra, mezzo-soprano ; Münchner Rundfunkorchester, direction Ernst Theis. 2023. Notice en allemand, en anglais et en français. 61.15. Erato 5054197827983.

Remarquable hommage à Gaston Litaize, par Olivier Vernet sur son orgue monégasque

par https://www.crescendo-magazine.be/tula-tungkol-sa-dating-tayo/

Gratitudes. Gaston Litaize (1909-1991) : Messe basse pour tous les temps. Trois Prières. Prière de Monsieur Olier. Lied ; Prière [Douze Pièces pour grand orgue]. Prélude et Danse fuguée. Épiphanie. Reges Tharsis. Sonate à deux. Isabelle Vernet, soprano. Olivier Vernet, Cédric Meckler, orgue de la cathédrale Notre-Dame-Immaculée de Monaco. Orgue de l’église Saint-Étienne-du-Mont de Paris. Avril 2000 & février 2023. Livret en français, anglais. TT 72’57. Ligia Lidi 0104370-23

A Genève, un Budapest Festival Orchestra démesuré 

par

Pour une série de trois concerts à Zurich, Berne et Genève, le Service Culturel Migros invite le Budapest Festival Orchestra sous la direction d’Iván Fischer  qui en fut le fondateur en 1983.

Le programme est entièrement consacré à Johannes Brahms. Chacune des parties s’ouvre par l’une des Danses Hongroises, avec l’idée de dissiper l’image sévère que peut suggérer ce docte musicien. Ainsi, la 10e en fa majeur, orchestrée par le compositeur lui-même, tient du bastringue à saveur folklorique, tandis que la 7e, elle aussi en fa majeur, instrumentée par Iván Fischer , s’alanguit par un rubato teinté d’ironie.

La première des œuvres majeures figurant à l’affiche est le 2e Concerto pour piano et orchestre en si bémol majeur op.83, élaboré entre 1878 et 1881. A l’écoute de la longue introduction orchestrale emmenée par le cor, s’impose une constatation. Dans une salle aux dimensions restreintes comme le Victoria Hall, faut-il réellement utiliser seize premiers et seize seconds violons pour accompagner une œuvre concertante ? Délibérément amplifiée, la sonorité des cordes paraît filandreuse et manque singulièrement d’unité, nous donnant l’impression que chacun des instrumentistes tient à faire entendre sa partie. Mais leur ensemble résiste à l’attaque des cors qui s’en donnent à cœur joie pour conduire le ballet des instruments à vent. Et l’on ne peut s’empêcher de penser à un certain La Fontaine et à sa grenouille voulant se faire aussi grosse que le bœuf… Néanmoins, Iván Fischer  joue la politique des contrastes d’éclairage en allant jusqu’au pianissimo le plus ténu pour seconder le soliste, le pianiste ukrainien Vadym Kholodenko, lauréat du Concours Van Cliburn 2013, remplaçant Yefim Bronfman, malade. Dès les formules en arpèges du début, le soliste impose un jeu clair qui s’intériorise dans la première cadenza avant de s’étoffer d’une patine brillante dans les élans pathétiques accumulant les sauts de tessiture et les accords martelés. Cette fougue irrépressible emporte le scherzo que le contre-sujet fluidifiera, alors que le violoncelle solo imprègne d’une tristesse lancinante le cantabile que le clavier irisera d’arpèges arachnéens. Et l’Allegretto grazioso conclusif effleure la touche en un badinage virtuose faisant effet sur le public que le pianiste remercie par un bien inattendu Embarquement pour Cythère de Francis Poulenc.

Tchaïkovski de nerfs

par

Piotr Ilyich Tchaïkovski (1840-1893) :  Symphonie nᵒ 5 en mi mineur, op. 64, Symphonie nᵒ 6 “pathétique” en si mineur op. 74. Orchestra Della Svizzera Italiana, direction : Markus Poschner. 2021 et 2022. Livret en : italien, allemand et anglais. 2 CD Claves SO-3104/5.

Lueurs éclaire le chemin

par

Lueurs. Apolline Jesupret (1995-) ; Claude Ledoux (1960-) ; Jacques Brel (1929-1978). Musiques Nouvelles ; Ensemble Hopper ; Sonia Lardy, Apolline Jesupret. 54’08" – 2024 – Livret : français et anglais. Cypres. CYP4663.