La Sinfonietta de Leoš Janáček chez Universal Edition

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La collection des partitions d’études de la prestigieuse maison d’édition viennoise Universal s’enrichit d’un volume consacré à la Sinfonietta de Leoš Janáček, il s’agit de l’édition “de poche” du formidable travail mené par Jirí Zahrádka en 2017.

L’oeuvre est introduite par une passionnante étude qui la replace dans les compositions de Leoš Janáček et en analyse la genèse et l’originalité avec sa fanfare militaire de 13 cuivres qui doit jouer debout selon le souhait du compositeur. Ce texte est suivi d’une explication de la méthodologie de travail d’après les sources utilisées et une liste de ces sources. Il est toujours fascinant de suivre le travail d’archiviste méticuleux pour rétablir les moindres détails des chefs d’oeuvre avec parfois l’un ou l’autre petit aspect qui fut supprimé ou ajouté dans texte musical, que ce soit par Václav Sedláček, le copiste régulier du compositeur ou par les chefs d’orchestre comme Otto Klemperer qui donna la première exécution en Allemagne et qui suggéra des modifications au compositeur.

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Tandis que l’Orchestre Pasdeloup, remarquablement dirigé par le chef estonien Vello Pähn, nimbe d’une indicible tristesse l’Andante dolce qui sert d’introduction à Cendrillon, le ballet en trois actes que Sergey Prokofiev élabora entre 1940 et 1944, le spectateur découvre le décor habile de Petrika Ionesco consistant en une véranda délabrée avec quelques tabourets et une mauvaise copie de la Statue de la Liberté, jouxtant une imposante cheminée dont le rebord comporte nombre de pendules. Fichu grisâtre noué sur ses cheveux, revêtant des hardes usagées sous tablier à rayures selon les dessins d’Hanae Mori, la pauvre Cendrillon «rêve de robe blanche teintée d’un peu de rose… légèrement argentée, en ne songeant qu’à une chose : devenir une star ». C’est ce que déclarait, en octobre 1986, Rudolf Nureyev, à propos de sa conception chorégraphique.

Piano et violon en Urtext chez Bärenreiter

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La série des Urtext Bärenreiter s’enrichit de quelques belles nouveautés pour le répertoire pianistique : Beethoven naturellement, mais aussi Smetana et une belle redécouverte pour violon et piano de Joachim.

Bedřich Smetana, Macbeth

La musique pour piano de Smetana reste un terrain à défricher et à découvrir. A l’exception de son unique sonate en sol mineur, elle se compose principalement de petites pièces à l’écriture fignolée et au style dansant. Passionné de littérature, Smetana est l’auteur d’un superbe poème symphonique d’après le Richard III de Shakespeare. En 1859, alors qu’il réside en Suède, il compose ce court Macbeth d’après le même auteur anglais. Cette pièce est également connue sous le titre Macbeth et les Sorcières.

Haydn et Dvořák en Urtext chez Bärenreiter

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Dans le cadre de sa célèbre collection Bärenreiter Urtext, la maison d’édition allemande propose une série de nouveaux titres autour de partitions plutôt peu connues d’Antonin Dvořák et de Joseph Haydn.

Antonin Dvořák (1841-1904) : Concerto pour piano en sol mineur.

De Dvořák, il faut saluer un travail sur l’unique concerto pour piano du compositeur. En dépit de ses innombrables beautés, ce concerto pour piano souffre de la célébrité des oeuvres concertantes pour violoncelle et pour violon. Malgré une discographie de haute qualité dominée par la gravure légendaire de Sviatoslav Richter avec Carlos Kleiber (Warner), il est toujours resté dans l’ombre des programmations. Les amoureux de cette oeuvre connaissent également la problématique de cette partition et de ses nombreuses corrections et même réécritures, qu’elles soient de la main de Dvořák ou, surtout, de celle du pianiste Vilém Kurz qui avait profondément remanié la partie de piano.

« La Marseillaise des concerts modernes » : le Bolero de Ravel revu par Ravel Edition

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Maurice Ravel (1875-1937) : Bolero, versions de 1928 et 1929

Tombé dans le domaine public depuis le 1er mai 2016, le Bolero de Ravel, dont on vient de fêter les 90 ans, continue de faire parler de lui ces derniers mois par des rebondissements judiciaires incessants. Malgré tout, cette exclusivité mondiale affranchie -que la maison Durand (Universal) possède néanmoins toujours aux États-Unis jusqu’en 2025- il est aujourd’hui permis à de nombreux éditeurs de publier leur version de cette œuvre mythique commandée à Maurice Ravel par la danseuse russe Ida Rubinstein.

Dans cette mouvance nouvelle naquit la « Ravel Edition » dont l’équipe, composée de chefs d’orchestre et musicologues français, s’est attelée à offrir un travail d’analyse inédit sur les manuscrits et toutes sources susceptibles d’éclairer la commande et la création de ce ballet d’une exceptionnelle modernité en son temps.

Toon Fret, flûtiste sans frontières

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Professeur au Conservatoire Royal de Liège et membre fondateur des ensembles Het Collectief et Oxalys, Toon Fret est un musicien qui aime sortir des sentiers battus. À l’occasion de la parution de son nouveau disque “Origins” chez Fuga Libera, son troisième avec la pianiste Veronika Iltchenko, il répond aux questions de Crescendo-Magazine  

Votre nouveau disque se nomme “Origins”. Pouvez-vous nous en expliquer le concept ?

Il s’agissait de retrouver un ADN plus “naturel”, une sorte de goût du terroir en musique  après deux précédents albums centrés sur la musique de la “Belle époque” avec des partitions plus orientées vers le salon que vers la nature. Dans cet album nous mêlons différents types de musiques plutôt purement folkloriques comme avec Bartók ou Amirov à des oeuvres plus “savantes” comme la Sonate pour flûte et piano d’Erwin Schulhoff. Cette dernière reprend des techniques de collage des années folles à Berlin mais elle est inspirée de différentes chansons populaires que le compositeur avait entendues pendant son enfance à Prague. C’est une partition que je voulais absolument faire découvrir.

Beethoven Resound : Volume 7

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concerto pour piano n°4 en sol majeur, Op. 58Symphonie n°4 en si bémol majeur, Op. 60. Gottlieb Wallisch, pianoforte – Orchester Wiener Akademie, Martin Haselböck, direction. 2018-DDD-67’55-Textes de présentation en anglais, allemand et français-Alpha-Classics-Alpha 478

Herdzin : musicien tout-terrain

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Krzysztof HERDZIN (° 1970) : Double concerto pour alto, saxophone alto et orchestre–Concertino pour trio à vent et cordes. Katarzyna BUDNIK (alto), Pawel GUSNAR (saxophone alto), Trio à vent de Cracovie, Orchestre de chambre d’Elblag, dir. : Krzysztof HERDZIN. DDD–2018–47’ 47’’–Textes de présentation en anglais et polonais. Dux 1522.