Errances japonaises pour un Parsifal juvénile à Strasbourg

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Pour cette nouvelle production de Parsifal, le « Festival scénique sacré en trois actes » de Richard Wagner, l’Opéra du Rhin a fait appel à Amon Miyamoto, le metteur en scène japonais qui avait emporté un beau succès à Strasbourg avec sa mise en scène du Pavillon d’Or de Toshiro Mayuzumi. Mais évoquer le monde du Graal et analyser une œuvre aussi complexe que Parsifal est bien différent. Amon Miyamoto semble n’avoir voulu rien négliger mais, malheureusement, le spectacle est surchargé d’idées et d’intentions où l’on se perd. L’opéra s’ouvre sur une pantomime avec un Parsifal enfant et une femme nue devant son miroir pour ensuite nous transporter dans un musée mobile, le « Museum of Mankind » qui servira de cadre au reste du spectacle. Il est chargé de toiles représentant des moments de la vie du Christ et d’autres illustrant l’évolution de l’Homme. Le jeune Parsifal s’y promène, une femme (sa mère ?) le cherche ; les Chevaliers du Graal (des soldats blessés portant des uniformes de différentes époques et armées) s’y réunissent ; Klingsor campe le chef cruel de la sécurité du musée ; l’enfant Parsifal accompagne l’adulte et est mortellement blessé par la lance sacrée de Klingsor ; après son baptême, Kundry se transforme en ange. Ce sont quelques unes des idées qu’Amon Miyamoto a tissées dans sa mise en scène, dans les décors tournants de Boris Kudlicka, les lumières Felice Ross et vidéo signée Bartek Macias. Les costumes de Kaspar Glarner mélangent styles et époques et Gurnemanz et les écuyers du Graal semblent tout droit venus d’Oberammergau !

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Gustav Mahler (1860-1911) : Symphonie n°8. Angela Meade, Erin Wall, Lisette Oropesa,  sopranos ; Elizabeth Bishop, Mihoko Fujimura, contraltos ; Anthony Dean Griffey, ténor ; Markus Werba, Baryton ; John Relyea, basse ; Westminster Symphonic Choir, Joe Miller ; The Choral Arts Society of Washington,  Scott Tucker ; The American Boychoir, Fernando Malvar-Ruiz ; Michael Stairs ; Philadelphia Orchestra, Yannick Nézet-Séguin. 2016. Livret en anglais et allemand . 83’21. DGG. 483 7871

Kanneh-Mason, un violoncelle généreux

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Edward ELGAR (1857-1934) : Concerto pour violoncelle et orchestre op. 85 (1) ; Nimrod, extrait des Variations « Enigma » op. 36 ; Romance op. 62, ; Frank BRIDGE (1879-1941) : Spring Song ; Ernest BLOCH (1880-1959) : Prélude pour quatuor à cordes ; Prière n ° 1, tirée de « De la vie juive » ; Gabriel FAURE (1845-1924) : Elégie op. 24 ; Julius KLENGEL (1859-1933) : Hymnus op. 57 pour douze violoncelles ; Deux airs traditionnels anglais. Arrangements pour violoncelle et diverses formations par Sheku et Braimah Kanneh-Mason, et Simon Parkin. Sheku Kanneh-Mason, violoncelle ; London Symphony Orchestra, direction : Sir Simon Rattle (1). The Heath Quartet et divers instrumentistes pour les autres partitions. 2020. Livret en anglais, français et allemand. 68.54. Decca 485 0241. 

Baiba Skride et Andris Nelsons en concert à Leipzig

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Dmitri SHOSTAKOVITCH (1906-1975) : Concerto pour violon et orchestre n° 1 op. 77 ; Igor STRAVINSKY (1882-1971) : Elégie pour violon seul ; Pyotr Ilyich TCHAÏKOVSKY (1840-1893) : Symphonie n° 5 op. 64. Baiba Skride, violon ; Gewandhausorchester Leipzig, direction Andris Nelsons. 2019. Livret en allemand, anglais et français. 103.49. DVD Accentus ACC20478.

Hamlet : opulence sonore et rigueur visuelle

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Ambroise THOMAS (1811-1896) : Hamlet.  Stéphane Degout, Hamlet ; Sabine Devieilhe, Ophélie ; Laurent Alvaro, Claudius ; Sylvie Brunet-Grupposo, Gertrude ; Julien Behr, Laërte ; Jérôme Varnier, Le Spectre ; Kevin Amiel, Marcellus, Deuxième fossoyeur ; Yoann Dubruque, Horatio, Premier fossoyeur ; Nicolas Legoux, Polonius. Chœur Les éléments - Joël Suhubiette, dir. Chœur - Orchestre des Champs-Elysées - Louis Langrée, dir. - Cyril Teste, mise en scène - François Rousillon, image. 2019-171’-NTSC 16:9-AC32.0 and DTS5.1- DVD 9- chanté en français- sous titres en français, anglais, allemand, japonais, coréen, chinois. Capté en direct les 19 et 21 décembre 2018 à l’Opéra Comique.

A l’OSR, un cycle qui finit en beauté 

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Au cours de cette saison, l’Orchestre de la Suisse Romande a mis en perspective les créations de Benjamin Britten et de Dimitri Chostakovitch en un cycle de quatre concerts. Le dernier a eu lieu ce mercredi 5 février sous la direction de son chef titulaire, Jonathan Nott. Après avoir présenté, lors du premier, les Four Sea Interludes (les Quatre Interludes maritimes) op.33a extraits de Peter Grimes, il nous propose la Passacaglia op.33b qui sert d’intermède entre les deux tableaux de l’acte II, alors que les habitants du Borough battent du tambour pour marcher vers la cabane du pêcheur et lui faire payer la mort mystérieuse d’un premier apprenti. Sur un pizzicato des cordes graves, l’alto solo symbolise la prise de conscience de Grimes en un cantabile plaintif que lacèrent les bois, les cuivres puis la phalange des violons proférant les cris de la populace. Mais le tout se résorbera avec la réapparition de la viola dialoguant avec le célesta pour traduire la consternation face à la maison vide et la peur de l’abîme.