Violon et orgue : exploration en duo de quelques belles pages de Bach

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Intuitions. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Sonate per il violino solo e basso continuo BWV 1021 ; Sinfonie BWV 788, 789, 793, 794, 797, 799, 801 ; Sonate en Trio no 4 en mi mineur BWV 528 ; Partita en si mineur BWV 1002 ; Choral Nun komm, der Heiden Heiland BWV 659 ; Choral Wachet auf, ruft uns die Stimme BWV 645. Stéphanie Paulet, violon. Élizabeth Geiger, orgue de l’église de Charolles. Août 2017. Livret en français, anglais. TT 59’25. Paraty 620194

Brahms par Henri Druart 

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Johannes Brahms (1833-1897) : Quintette pour clarinette et cordes en si mineur, Op.115 ; Sonate pour clarinette et piano en fa majeur, op.120 n°1 ; Sonate pour clarinette et piano en si bémol majeur, op.120 n°2. Henri Druart, clarinette ; Annie d’Arco, piano ; Quatuor à cordes de l’Orchestre de Paris. 1973-1975. Notice en français et anglais. 79’53’’. Calliope. CAL 2085. 

 

Trombones et percussions dans l’univers de Christian Lindberg

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Christian Lindberg (1958) : The Waves of Wollongong, pour neuf trombones et orchestre ; Liverpool Lullabies, pour trombone, percussions et orchestre ; 2017, pour orchestre. Evelynn Glennie, percussions ; The New Trombone Collective, Antwerp Symphony Orchestra, trombone et direction Christian Lindberg. 2018. Notice en anglais, en allemand et en français. 72.00. SACD BIS-2418.

Les Fragments Hollandais dénichés par les Diskantores

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Hollandse Fragmenten (Les Fragments Hollandais). Musique Polyphonique des Pays-Bas, 1400. Diskantores : Oscar  Verhaar et Andrew Hallock, contre-ténors : Benjamin Jago Larham et  Niels Berentsen, ténors ; Jacques Meegens, orgue ; Niels Berentsen, direction artistique. 2017 - Livret en français, anglais, néerlandais et allemand - 67’40. MU 042

Stravinsky et Prokofiev pour le duo de piano Brugalla-Stambolov 

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Igor Stravinsky (1882-1971) : Le Sacre du printemps, arrangement pour quatre mains par le compositeur. Serge Prokofiev (1891-1953) : Cinderella, suite de ballet op. 87, compilation et arrangement pour deux pianos par Mikhaïl Pletnev. Emili Brugalla et Vesko Stambolov, piano. 2020. Notice en anglais, en catalan, en espagnol et en bulgare. 67.25. Columna Música ICM0140.

Amici e rivali : Lawrence Brownlee et Michael Spyres brillent dans Rossini

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Gioacchino Rossini (1792-1868) :  Airs et ensembles extraits de Il barbiere di Siviglia, La donna del lago*, Elisabetta, regina d’Inghilterra, Otello*°, Ricciardo e Zoraide°, Le siège de Corinthe*, Armida°Lawrence Brownlee, Michael Spyres (ténors), Tara Erraught*(mezzo-soprano), Xabier Anduaga (ténor). I Virtuosi Italiani, Corrado Rovaris .2020 - Textes de présentation en anglais, français et allemand -79’02 -Erato 0190295269470

Piotr Anderszewski, itinéraire Bach 

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Le pianiste  Piotr Anderszewski revient à Bach, un compositeur qui l’accompagne au disque depuis ses débuts fracassants. Ce nouvel album est une promenade toute personnelle à travers le livre n°2 du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach. Un album à écouter. 

Cet album est, sauf erreur, le quatrième que vous consacrez à Bach, avec rien moins que le Livre II du Clavier bien tempéré. Pourquoi le choix de ce cycle ? Et pas les Variations Goldberg ou autre cycle majeur ?

J'ai toujours eu des difficultés à aborder les Goldberg. J'espère que cela changera un jour. Depuis mon enfance, je suis familier du Clavier bien tempéré, notamment avec le 2e livre. J'ai senti qu'il était temps d'en faire "quelque chose" et d'essayer de partager avec les auditeurs ma fascination pour cette musique extraordinaire.

Pour cet album, vous avez choisi de jouer une sélection de 12 Préludes et Fugues dans l’ordre de votre choix. Pourquoi cette sélection ? Pourquoi ces Préludes et Fugues et pas un autre.

J'ai commencé par choisir ceux qui me parlaient le plus. Puis j'ai essayé de suggérer une sorte "cycle" dans lequel les pièces dialoguent entre elles.

Vous expliquez que l'ordre interprétatif que vous avez choisi crée un “sens du drame”. On dit souvent que la musique de Bach est très rigoureuse, très construite. Mais n’est-elle pas foncièrement narrative ? Bach est d'ailleurs  un compositeur qui se prête bien à la chorégraphie...

En effet, c'est une musique rigoureuse, souvent sévère. Il n'empêche qu'elle est pleine d'un lyrisme puissant. Je ne sais pas si la musique de Bach se prête à la chorégraphie au sens strict du terme, mais elle raconte une histoire. Son humanité rend  sa rigueur, son architecture, d'autant plus émouvantes.

Clare Hammond, musiques en variations

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Dans le flot ininterrompu des parutions que Crescendo reçoit chaque semaine, certains albums se distinguent d’emblée par leur concept éditorial. C’est ainsi que l’album Variations de la pianiste Clare Hammond captive d’emblée par le panel de compositeurs mis à l’honneur : Szymanowski, Lachenmann, Birtwistle, Adams, Copland, Hindemith, Gubaidulina. 

Votre nouvel album se nomme Variations. Le précédent, Études, proposait des œuvres de multiples compositeurs. Est-ce que cette approche par thème est importante pour vous ? 

Je n’ai pas "voulu" réaliser un deuxième album structuré de la même façon que Études, mais le format est né naturellement du matériau. Je ne crois pas qu’un thème strict soit essentiel pour élaborer un programme d’enregistrement mais, dans ce cas-ci, c’était la solution la plus simple et la plus logique.

Le programme de l'album sort complètement des sentiers battus et s’affranchit des frontières géographiques. Vous proposez des œuvres de Szymanowski, Lachenmann, Birtwistle, Adams, Copland, Hindemith, Gubaidulina. Comment avez-vous choisi ces compositeurs et cette compositrice ?

Les deux premières œuvres que j’ai découvertes étaient les Variations de Szymanowski et la Chaconne de Gubaidulina. J’étais frappée par les deux approches tout à fait différentes que ces deux compositeurs ont eu d’une même forme. Les Variations de Szymanowski sont romantiques, pleines de passion ; elles coulent comme une série de tableaux, un peu comme les Tableaux d’une Exposition de Moussorgski. Dans la Chaconne, Gubaidulina utilise le même principe -la répétition d’un thème court- dans un sens dramatique. Une sensation profonde d’accumulation et de stratifications émerge dans l'œuvre, même pendant les passages plus méditatifs. La pièce ne dure que neuf minutes, mais la montée en puissance est monolithique.

Après ces deux pièces, j’ai décidé d’explorer d’autres variations de compositeurs des XXe et XXIe siècles. J’ai découvert une palette étonnante d’approches : la douleur tendre d’Hindemith, les textures extraordinairement imaginatives de Birtwistle ou la conviction intransigeante de Copland. Ce programme est le plus exigeant que j'aie jamais enregistré, à cause de cette diversité. J’ai appris énormément sur l’instrument et sur l’expression.