Baroques en partition par le CMBV 

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Le Centre de Musique baroque de Versailles est un acteur de l’édition musicale avec des parutions soignées consacrées à des grands noms du baroque français. 

La collection « Monumentales » du Centre de Musique Baroque de Versailles est une référence des bibliothèques musicales. Dans le cadre du travail mené sur l’oeuvre de Marc Antoine Charpentier, deux volumes viennent enrichir la série. Publiés sous la direction de Shirley Thomson, vice-présidente du Royal Birmingham Conservatoire, ils sont consacrés aux Petits Motets (volume 4) - Motets à 3 voix et instruments. Ils contiennent 38 oeuvres pour 3 voix et instruments. L’édition comprend une introduction bilingue (français et anglais), les textes et traductions (latin, français, anglais), facs similes et notes critiques.  

CHARPENTIER, Marc-Antoine (1643-1704) : Petits Motets, vol. 4b. Collection : Edition critique - Monumentales. ISMN 979-0-707034-76-7 / Petits Motets, vol. 4a. Type d'édition : édition critique. ISMN 979-0-707034-75-0

À la découverte de Vivaldi, grand compositeur d'opéras

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Antonio Vivaldi (1678-1741) : Il Giustino, RV 717. Delphine Galou, contralto (Giustino) : Emőke Baráth, soprano (Arianna) ; Silke Gäng, contralto (Anastasio) ; Verónica Cangemi, soprano (Leocasta) ; Emiliano Gonzalez Toro, ténor (Vitaliano) ; Arian Vendittelli, soprano (Amanzio) ; Alessandro Giangrande, alto (Andronico) et ténor (Polidarte) ; Rahe Maas, soprano (Fortuna) ; Accademia Bizantina ; Ottavio Dantone, direction. DDD-2018-66'37", 68'03" et 52'58"- Livret en anglais, français, allemand et italien - 3 CDs - Vivaldi Edition Vol. 58 - Naïve OP 30571

Herbert Howells, compositeur insulaire ?

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Herbert Howells (1892-1983) : Te Deum–An English Mass–Magnificat–Concerto pour violoncelle–Paean–Master Tallis’s Testament–Rhapsodie n° 3 pour orgue. The Choir of King’s College (Cambridge), King’s Voices, Britten Sinfonia, Guy JOHNSTON (violoncelle), Stephen CLEOBURY (orgue), dir. : Stephen CLEOBURY, Christopher SEAMAN. DDD–2019–48’ 58’’ et 54’ 39’’–Textes de présentation en anglais–KGS 0032

Rencontre avec Julien Kieffer, nouveau directeur artistique du Festival Classique au Vert

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Le Festival Classique au Vert, au Parc Floral de Paris, est un rendez-vous estival incontournable de la capitale française. Au beau milieu du Parc situé dans le bois de Vincennes (Jardin botanique de Paris), la Scène Delta en plein air accueille chaque année, d’août au premier week-end de septembre, quelques-uns des musiciens les plus palpitants de notre temps. Le Parc Floral de Paris propose également deux autres festivals, Pestacles pour jeune public (du 26 juin au 4 septembre) et Paris Jazz Festival (du 6 au 28 juillet). Ces trois festivals sont désormais regroupés sous le nom de « Festivals du Parc Floral » et dirigés par une seule et même équipe.

Julien Kieffer, en outre directeur artistique du Festival de Saint-Paul de Vence (dont l’édition 2019 s’est déroulée du 21 au 30 juillet) et coordinateur du Festival de musique de chambre d’Arcachon (en avril), prend la direction artistique du Classique au Vert à compter de cette année.

Classique au Vert est un festival qui s’adresse aussi bien aux mélomanes qu’aux promeneurs d’un jour qui n’écoutent pas forcément de la musique classique. Quelle est la ligne directrice que vous voulez assigner à ce Festival ?

Classique au Vert est effectivement un festival à part dans ce sens où, comme vous le dites justement, il rassemble un public très large composé de mélomanes, de curieux, de promeneurs, comme des amoureux du parc floral qui est un lieu magique. Si on ajoute à cela que chaque concert rassemble plus de 1 500 spectateurs en plein air, on se rend compte qu’on a affaire à un événement réellement populaire dans le sens le plus noble du terme. C’est donc un projet particulièrement passionnant car il montre de manière tangible la dimension universelle de la Musique Classique.
La ligne directrice doit donc à mon sens toujours être guidée par l’excellence tout en proposant une programmation accessible et ouverte.

BBC Proms : dimanche transatlantique 

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Suite de notre exploration des BBC Proms 2019 au Royal Albert Hall avec un dimanche grandiosement symphonique sous le signe transatlantique.

En matinée, le Royal Albert Hall accueillait l’étape londonienne de l’Orchestre national des jeunes des Etats-Unis d’Amérique placé sous la baguette de Sir Antonio Pappano. Fondée en 2012, cette phalange réunit des jeunes âgés de 16 à 19 ans et sélectionnés à travers les USA. Pour cette troisième tournée européenne de sa jeune histoire, l’orchestre proposait un programme exigeant d’une création et de deux tubes de la musique. Invitée de grand prestige, la mezzo-soprano Joyce DiDonato proposait les Nuits d’été d’Hector Berlioz. On sait la chanteuse très proche de l’univers de Berlioz et elle habite chaque mélodie avec une grande sensibilité et une parfaite intelligence du texte. Antonio Pappano, immense chef lyrique, est un accompagnateur idéal et suit sa soliste dans un esprit intimiste. Très jeune virtuose de la composition (il est né en 2000) Benjamin Beckman présentait Occidentalis, un court scherzo brillant et virtuose qui fait penser à John Adams. A seulement 19 ans, ce jeune homme fait preuve d’une grande maîtrise de l’outil orchestral. Pièce de résistance et tube des Proms, la Symphonie alpestre de Strauss mobilise tout l’effectif orchestral renforcé, pour les fanfares en coulisses, par les cuivres de l’Orchestre national des Jeunes de Grande-Bretagne. Dans un tel vaisseau architectural, l’oeuvre fait trembler les murs. En dépit des quelques petites scories techniques dans les attaques, l’Orchestre étasunien est épatant de virtuosité et de musicalité. Sir Antonio Pappano sait y faire : il fait vrombir les nombreux tumultes orchestraux mais cultive l’écoute mutuelle dans les accalmies instrumentales. Un “bis” de circonstance vient récompenser le public : “Nimrod” des Variations Enigma d’Elgar. 

Au festival de Peralada, le chant domine

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Le Festival Castel Peralada (Espagne) offre à nouveau pendant ses six semaines un large choix de spectacles : concerts, opéras, ballets, danse, récitals, jazz et pop généralement présentés dans le grand auditorium dans le parc du château ou dans l’Eglesia del Carme. Le grand auditorium peut aussi recevoir des productions scéniques d’opéra et, cette année, La Traviata (Verdi) était à l’affiche, annoncée comme « un virage à 180° pour vivre une histoire d’amour sous une nouvelle perspective : celle d’une femme libérée, un esprit libre ».

Le Sempre libera de Violetta est projeté à maintes reprises sur le décor avec des citations (de femmes écrivains) relatives aux droits de la femme. Sans doute le metteur en scène Paco Azorin voulait-il à tout prix faire passer son message, mais ce qu’il propose est bien loin du livret et de la musique de Verdi : ainsi, ce n’est pas au nom de la liberté que Violetta quitte Alfredo. Et que vient faire cette adorable petite fille qui se promène dans l’histoire ? Pourquoi le décor de Paco Azorin se résume-t-il à quatre tables de billards dont la disposition varie, suspendus parfois ? Et pourquoi des acrobates à l’assaut des murs, focalisant l’attention du public -surtout quand un billard fait mine de se détacher- alors que les chanteurs expriment leurs émotions ?