Magnifique piano d’époque à découvrir dans le premier Concerto de Brahms

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Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour piano no 1 en ré mineur, opus 15. Ouverture Tragique, opus 81. Luigi Cherubini (1760-1842) : Ouverture d’Éliza, ou Le Voyage aux Glaciers du Mont Saint-Bernard. Alexander Melnikov, piano. Ivor Bolton, Orchestre symphonique de Bâle. Juin 2020. Livret en français, anglais et allemand. TT 74’07. Harmonia Mundi HMM 902602

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Paul Hindemith (1895-1963) : Nusch-Nuschi-Tänze ; Sancta Susanna, Op.21 ; Symphonie “Mathis der Maler”. Ausrine Stundyte, soprano ; Renée Morloc, contralto ; Annette Schönmüller, mezzo-soprano ; Caroline Baas et Enzo Brumm, narrateurs. Choeur de femme de la Wiener Singakademie, Heinz Ferlesch. Radio-Symphonieorchester Wien (RSO Wien), Marin Alsop. 2019 et 2020. Livret en anglais et allemand. 61’01. Naxos 8.574283. 

Furtwängler, les albums Decca 

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Wilhelm Furtwängler. The Decca Legacy. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Coriolan, Op.62 ; Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie n°2 en ré majeur, Op.73 ; Robert Schumann (1810-1855) : Symphonie n°1 en si bémol majeur, Op.38 : César Franck (1822-1890) : Symphonie en ré mineur ; Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonie n°4 en mi bémol majeur. Wiener Philharmoniker et London Philharmonic Orchestra, Wilhelm Furtwängler. 1948-1954. Livret en anglais. 190’33

La savoureuse musique légère de Ronald Binge

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Ronald Binge (1910-1979) : Elizabethan Serenade ; Scottish Rhapsody ; Miss Melanie ; Las Castañuelas ; Madrugado ; The Red Sombrero ; Trade Winds ; Faire Frou-Frou ; String Song ; Concerto pour saxophone alto et orchestre ; The Watermill ; Scherzo : Allegro molto ; The Dance of the Snowflkakes ; High Stepper (The ‘Aggie’ Theme) ; Prélude : The Whispering Valley ; Venetian Carnival ; Sailing By. Kenneth Edge, saxophone ; Orchestre symphonique de la Radio slovaque, direction Ernest Tomlinson. 1992. Notice en anglais. 72.26. Naxos 8.555190.

Réouverture en musique à Menton 

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L'église Anglicane Saint John à Menton a été construite en 1867 dans le style néo-gothique. Après une décennie de travaux de restauration, elle a été entièrement rénovée. En parallèle de la cérémonie de re-consécration dimanche, les concerts sont également organisés dans l'église. Il faut dire que ce lieu est idéal pour les évènements musicaux tant par son acoustique que sa facilité d’accès. Dès lors, ce festival musical organisé à l’occasion de la re-consecration a attiré un public nombreux et enthousiaste.  

Le concert de vendredi avec l'exceptionnel jeune pianiste israélien Ariel Lanyi.  Frais lauréat au mois de septembre du Concours International de Leeds, après avoir été finaliste du Concours Rubinstein de Tel-Aviv et du Y.C.A.T (Young Classical Artists Trust) à Londres, ce jeune homme s’affirme comme un musicien accompli. En première partie, la Sonate pour piano en sol majeur K 283 de Mozart et Huit pièces pour piano op.76 de Brahms. La technique pianistique est bien évidemment accomplie, mais surtout ce jeune artiste possède une science des nuances extrêmement subtile.  Son toucher léger et ses doigts souples transmettent un caractère et une vivacité extraordinaires.  

Noël à Cologne, pèlerinage à Kevelaer : deux nouvelles parutions en chant & orgue chez Aeolus

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Romantische Weihnacht im Kölner Dom. Engelbert Humperdinck (1854-1921), Adolphe Adam (1803-1856), Gabriel Fauré (1845-1924), Alexandre Guilmant (1837-1911), François-Auguste Gevaert (1828-1908), Jean Huré (1877-1930), Hugo Wolf (1860-1903), Josef Gabriel Rheinberger (1839-1901), Peter Cornelius (1824-1874), Edvard Grieg (1843-1907), Max Reger (1873-1916). Theresa Nelles, soprano. Winfried Bönig, orgues de la Cathédrale de Cologne. Juillet 2020. Livret en allemand, anglais (paroles des chants en langue originale non traduite). TT 60’26. SACD Aeolus AE-11271.

A l’OSR, un chef fascinant, Hannu Lintu  par Paul-André Demierre

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‘L’Ange Josefowicz’… à première vue, un bien étrange titre pour un concert de l’Orchestre de la Suisse Romande. A la mémoire d’un ange est le sous-titre donné généralement au Concerto pour violon d’Alban Berg qui figure au programme ; et son interprète en est la violoniste canadienne Leila Josefowicz, belle artiste à chevelure dorée qui semble échappée d’un retable d’église baroque bavaroise. Donc facile rapprochement !

De moyenne stature, elle est amenée, le 24 novembre, à dialoguer avec Hannu Lintu, géant finlandais qui n’en ferait qu’une bouchée mais qui dirige l’ouvrage d’Alban Berg en présentant la série dodécaphonique initiale comme un murmure presque imperceptible qui prend corps progressivement avec l’éclosion du discours. Le violon s’en isole afin d’élaborer son propre cantabile qui, par instants, manque d’ampleur. Mais le Scherzando médian le pousse à s’affirmer, tandis que se dessine un ‘alla marcia’ sardonique. A la véhémence de l’Allegro qui ouvre la seconde partie, le solo répond par des traits à l’arraché produisant un lyrisme pathétique qui se fraie un chemin parmi les cuivres proclamant « Es ist genug », le motif d’un choral de Bach. Peu à peu, le propos se décante pour atteindre au sublime dans un suraigu immatériel. Et la page de Bach qu’elle offre en bis effleure les cordes en parvenant à une intériorité tout aussi émouvante.

Dix ans à la Philharmonie de Vienne pour la harpiste belge Anneleen Lenaerts

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Vienna Stories. Antonin Dvořák (1841-1904) : Rusalka : Chanson à la lune. Bedřich Smetana (1824-1884) : La Moldau. Richard Wagner (1813-1883) : Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg : Chant de louange de Walther. Albert Zabel 1834-1910) : Fantaisie sur des thèmes du Faust de Gounod op. 12. Franz Liszt (1811-1886) : Les Préludes. Anneleen Lenaerts (°1987) : Fantaisie sur La Bohème de Puccini. Ekaterina Walter-Kühne (1878-1930) : Fantaisie sur un thème d’Eugène Onegin de Tchaïkovsky. Richard Strauss (1864-1949) : Le Chevalier à la rose : Valse. Johann Strauss fils (1825-1899) : Le beau Danube bleu op. 134. Transcriptions de Anneleen Lenaerts, Hans Trneček et Wouter Lenaerts. Anneleen Lenaerts, harpe, et quatre membres de l’Orchestre Philharmonique de Vienne. 2021. Notice en anglais, en français et en allemand. 80.51. Un CD Warner 0190296607974.

Même mortelle, Alcina enchante l’Opéra Garnier

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La partie n’était pas gagnée d’avance : décors et costumes fort peu baroques, format vocal général modeste, orchestre charpenté dont violons et cors flottent parfois entre deux eaux… Et pourtant ! La mise en scène de Robert Carsen démontre vingt ans plus tard son efficacité, les prestations de l’Opéra de Paris leur qualité, la distributio son engagement, et le Balthasar Neumann Ensemble conduit par Thomas Hengelbrock sa solidité. Le public est enthousiaste. C’est une belle soirée. Que désirer de plus ? 

A l’heure où la spécificité des données baroques et belcantistes, leur rhétorique, leur dynamique propre sont de mieux en mieux connues, les ignorer revient à amputer l’opéra d’une dimension essentielle -le monde féerique de l’invisible ; un comble pour la princesse-magicienne Alcine qui fascine depuis plus d’un siècle poètes, littérateurs, compositeurs dont Lully ! Jusqu’au roi Louis XIV adolescent qui aimait se faire lire l’Arioste par Marie Mancini dont il était éperdument amoureux.

L’exposition actuelle au Louvre des dessins de Gissay et Berain témoigne par ailleurs de l’importance des costumes, décors, machines et scénographie.

Extase et ravissement, Theodora de Haendel au Théâtre des Champs-Elysées

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Pour son 25e oratorio, Haendel s’écarte des sujets bibliques pour s’intéresser au martyr de Theodora et Dydimus relaté en 1687 par Robert Bayle. Le récit des persécutions chrétiennes sous Dioclétien (302-305 ap. J.C.) nous est parvenu à travers le Second Livre des Vierges de Saint Ambroise. L’influence de Corneille y transparaît également. A sa création, l’oratorio pour lequel l’auteur avait une secrète prédilection est dédaigné, et les trois représentations des 16, 21 et 23 mars 1750 rapportent à peine le tiers des recettes de Saul ou Judas Maccabaeus. Haendel lui-même aurait confié à son librettiste Thomas Morelle : « Les juifs ne viendront pas (comme à Judas) parce que c’est une histoire chrétienne ; et les dames ne viendront pas non plus parce que c’est une histoire vertueuse ».

Pourtant, selon le biographe Jean Gallois, le livret s’avère « l’un des meilleurs dont Haendel ait pu disposer, offrant au-delà des personnages devenu symboles, une construction extrêmement diversifiée dans le développement des scènes ». En effet, au fil d’une intrigue à première vue assez linéaire, la tragédie va s’organiser d’une manière complexe pour atteindre, après diverses métamorphoses, la résolution de conflits publics et intimes.