Berlioz à Lyon avec Slatkin

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Hector Berlioz (1803-1869) : Roméo et Juliette, Op.17 ; symphonie dramatique pour solistes, choeur et orchestre. Marion Lebègue, mezzo-soprano ; Julien Behr, ténor ; Frédéric Caton, basse. Spirito/Choeurs et Solistes de Lyon-Bernard Tétu, Catherine Molmerret. Orchestre national de Lyon, Leonard Slatkin. 2014-Livret en français et anglais. Texte chanté en français, traduction en anglais. 60’38 et 57’52’’. 2 CD Naxos. 8.573449-50.

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Laurent Vilarem, Les Silencieux : les compositeurs à l’épreuve du silence. Éditions Aedam Musicae. ISBN : 978-2-919046-71-3.

De prime abord, la musique est l’antithèse du silence, mais pourtant, les compositeurs sont parfois et même très souvent confrontés aux silences. Journaliste et critique musical (également pour Crescendo-Magazine), Laurent Vilarem nous propose un parcours personnel mais passionnant à travers les différentes formes de silence(s) auxquels sont soumis les compositeurs par volonté ou par hasard (plus ou moins volontaires) : à l’image d’ un Sibelius retranché dans une stérilité compositionnelle ou celle d’un Ravel enfermé dans une cruelle maladie alors qu’il avait encore “tellement à dire”. On croise également des compositeurs qui ont cessé d’écrire comme Pierre Charvet, ex-jeune talent de la musique qui a cessé toute activité créatrice ou même l’inattendu Osvaldo Golijov passé du succès absolu au lynchage public suite à des accusations de plagiats et qui depuis se mure dans le silence créatif.

Le concert européen du Berliner Philharmoniker dans la nef du Musée d’Orsay

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Depuis la chute du mur de Berlin et la réunification de l’Allemagne, l’orchestre Philharmonique de Berlin investit chaque 1er mai un lieu phare du patrimoine culturel européen pour un concert hors-les-murs. Il commémore ainsi l’anniversaire de sa fondation. Cette année, l’Orchestre a choisi le Musée d’Orsay, succédant à l’Acropole d’Athènes, à l’église Sainte-Irène d’Istanbul ou au Palazzo Vecchio de Florence pour ne citer que ces lieux.

Sous la direction de Daniel Harding, l’Orchestre a proposé un programme extatique composé d’œuvre de Wagner, de Berlioz et de Debussy, sous le signe de l'amour : amour mystique et religieux, amour platonique, amour fusionnel… La plus grande partie du concert se déroule comme une succession d’harmonies envoûtantes dont l’ivresse musicale, dans une acoustique plus que généreux de la nef éclairée par une douce lumière du printemps à travers les verrières, devient presque léthargique. Placés entre les statues, les musiciens doivent adopter une configuration peu habituelle, comme les premiers violons et les contrebasses contournant La Liberté éclairant le monde de Frédéric-Auguste Bartholdi, fondue en 1889 en l’honneur du centenaire de la Révolution française d’après un prototype de la statut géante de New York (1886). Si, dans une salle de concert avec un acoustique précise, cette disposition devrait altérer sensiblement l’équilibre sonore, le grand espace du Musée d’Orsay, sous un très haut plafond, fait fondre et fusionner les sons, ce qui joue en faveur de ce programme. Autant dire que le choix est intelligent et ingénieux, parfaitement adapté au lieu.

Cinématographique : Les Hauts de Hurlevent de Bernard Herrmann à Nancy

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Non, mon titre n’est pas une facilité d’écriture liée au « pédigrée » de l’auteur de l’opéra, il précise assez exactement ce que les spectateurs de l’Opéra de Nancy ont entendu et vu à l’occasion de la « première scénique française » des « Hauts de Hurlevent » de Bernard Herrmann (1911-1975).

Il est vrai que celui-ci s’est imposé comme compositeur de musiques de films : les BO des Hitchcock, c’est lui, de même que celles de « Citizen Kane » de Welles, « Farenheit 451 » de Truffaut, « Taxi Driver » de Scorsese et tant d’autres. Des partitions qui rencontraient et amplifiaient les univers de grands cinéastes.

À Genève, un chef pour Chostakovitch

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Pour son premier concert après sa longue tournée en Extrême-Orient, l’Orchestre de la Suisse Romande invite David Afkham, jeune maestro d’origine iranienne né à Freiburg-in-Brisgau qui, depuis 2014, est le premier chef de l’Orchestre National d’Espagne et qui en deviendra le directeur artistique à partir de septembre 2019.

Son programme commence par un classique de Beethoven, le Troisième Concerto en ut mineur op.37, qui a pour soliste le pianiste israélo-palestinien Saleem Ashkar dont le jeu précis qui se veut consistant paraît bien vite boursouflé et sans âme face à un tutti massif qui, Dieu sait pourquoi, inclut dix premiers et dix seconds violons et les cordes graves par huit. Dans le Largo pris ‘lentissimo’, le canevas s’irise de demi-teintes que le piano incorpore sporadiquement avant de livrer une ‘cadenza’ trop oratoire et un rondò articulé à l’extrême avec des arpèges à l’arraché et une stretta bousculée par un tempo trop rapide. En bis, une Träumerei des Kinderszenen de Schumann qui s’empreint furtivement d’un brin de poésie !

L’œuvre concertante pour piano de Mendelssohn

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Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847) : Rondo brillant en mib majeur, Op. 29 – Capriccio brillant en si mineur, Op. 22 – Sérénade et Allegro giojoso, Op. 43 – Concerto pour piano n°1 en sol mineur, Op. 25 – Concerto pour piano n°2 en ré mineur, Op. 40. Ronald Brautigam, piano – Die kölner Akademie, Michael Alexander Willens, direction. 2018-SACD-74’08-Textes de présentation en anglais, français et allemand-Bis-2264.

Kalevi Aho, toujours fou de concertos

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Kalevi AHO (° 1949) : Concerto pour trombone et orchestre–Concerto pour trompette et orchestre à vent symphonique. Jörgen van RIJN (trombone), Alain DE RUDDER (trompette), Orchestre symphonique d’Anvers, dir. : Martyn BRABBINS. DDD–2018–64’ 18’’–Textes de présentation en anglais, finnois, allemand et français–BIS 2196