Dans le jardin de Jessica

par flirter ca veut dire quoi

Ars Musica 2014.
Un des concerts les plus remarquables d’Ars Musica 2014 a été, sans conteste, celui qu’a donné la percussionniste belge Jessica Ryckewaert à la Maison du Peuple, à Saint-Gilles, le 29 novembre.
Née à Huy en 1979, Jessica Ryckewaert a fait le pari non seulement de s’intéresser à une famille d’instruments qui est loin d’avoir une large audience auprès des mélomanes, mais en outre de jouer des œuvres contemporaines. Un pari d’autant plus courageux qu’elle n’hésite pas non plus à interpréter des compositions écrites par des musiciens peu connus, voire pas connus tout. Elle en avait d’ailleurs retenu deux pour ce concert, à côté des célébrités que sont Steve Reich, Phil Glass et François-Bernard Mâche : Christos Hatzis, un compositeur canadien d’origine grecque (il a notamment travaillé aux États-Unis avec Morton Feldman) et Kevin Volans qui est, lui, sud-africain et dont elle a joué une pièce datant de 1985, With she Sleeps With a Small Blanket, avec une fougue, un entrain extraordinaires. Toute seule avec ses instruments (marimba, batterie, vibraphone…), passant de l’un en l’autre, sautillant de gauche à droite, l’air de se promener au milieu de son jardin -de son jardin secret-, Jessica Ryckewaert est presque en elle-même un spectacle, tant on sent son engagement et le bonheur qu’elle éprouve à faire partager son enthousiasme. Quoique peu nombreux, mais acquis de toute évidence au répertoire des percussions et aux musiques nouvelles, le public l’a du reste longuement ovationnée. Jessica Ryckewaert n’est pas, toujours pas, ce qu’on appelle une vedette. Mais elle a tout pour le devenir très vite et faire partie du gratin des interprètes belges. Jean-Baptiste Baronian

Les commentaires sont clos.