« À la flamande » : L’Opera Ballet Vlaanderen dévoile une saison 2026-2027 entre héritage et audace
Pour sa saison 2026-2027, l’Opera Ballet Vlaanderen (OBV) propose une programmation ambitieuse intitulée « À la flamande ». Sous l’impulsion de son directeur artistique Jan Vandenhouwe, cette nouvelle édition se conçoit comme un vaste festival explorant l’identité flamande, ses racines et son rayonnement international dans un monde en pleine mutation géopolitique. Cette saison marque également une étape clé avec l’arrivée de Stephan Zilias en tant que nouveau directeur musical, qui dirigera notamment une version concertante très attendue du Lohengrin de Wagner.
Un dialogue entre répertoire et créations mondiales
La programmation se distingue par un équilibre savant entre les grands classiques du répertoire et une volonté affirmée de création. Parmi les quatorze productions majeures annoncées, on dénombre sept créations mondiales. L’opéra de Verdi, La Traviata, fera son grand retour après vingt ans d’absence, dans une mise en scène contemporaine signée Tom Goossens. Le ballet n’est pas en reste avec une relecture de La Belle au bois dormant par le chorégraphe Marcos Morau. On note relève également une production de De Materie de Louis Andriessen et une version de concert de Lohengrin de Wagner.
L’identité flamande est au cœur de projets d’envergure, tels que la mise en scène inédite des oratorios de Peter Benoit, Lucifer et De Schelde, par le collectif FC Bergman. Le théâtre musical sera également à l’honneur avec De Draaischijf, une adaptation du roman de Tom Lanoye traitant des heures sombres de l’histoire culturelle anversoise pendant la Seconde Guerre mondiale.
Innovation chorégraphique et ouverture culturelle
La danse occupe une place centrale avec des hommages aux maîtres flamands et des ouvertures vers des horizons hybrides. Anne Teresa De Keersmaeker transmettra ses œuvres de jeunesse à une nouvelle génération de danseurs, tandis qu’Alain Platel reviendra pour une création mondiale, Soûl, sur la musique de Mahler. L’audace sera également au rendez-vous avec le chorégraphe américain Trajal Harrell, qui transposera le Winterreise de Schubert sur un podium de défilé de mode.
Enfin, l’OBV réaffirme son rôle de laboratoire artistique à travers ses plateformes VONK, Choreolab et OperaLab, dédiées à l’expérimentation et à l’émergence de nouveaux talents. Entre projets participatifs urbains, comme De opstand van de gevels de Thomas Verstraeten, et concerts symphoniques de haut vol (dont une Symphnoie n°9 de Schubert et la Symphnoie n°5 de Sibelius), cette saison s’annonce comme une réflexion profonde sur ce qui nous lie, ici et ailleurs.
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