Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

L'Opinion publique applaudit !

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Jodie Devos et Papuna Tchuradze © Lorraine Wauters - Opéra Royal de Wallonie

Orphée aux enfers
A l'ORW, le spectacle de fin d'année est toujours choisi avec soin. Ces derniers temps, Offenbach a la cote. Après La Grande-Duchesse de Gerolstein puis La Belle Hélène, voici Orphée aux enfers, toujours sous la direction musicale racée de Cyril Englebert, que nous avions aussi admiré dans la rare Manon Lescaut d'Auber.

A Genève, une Bohème des pauvres…

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Un halo de lumière, la neige tombant sur le malheureux Rodolfo qui esquisse un geste d’espoir, c’est la belle image qui sert de frontispice. Des parois de tissu grisâtre conçues par Raimund Orfeo Voigt encadrent le lieu d’action où viendront s’ajouter un poêle, une table, un chevalet et un matelas paillasse ; le plateau tournant amènera ensuite la proue d’un immeuble à étages, illuminé d’ampoules en guirlande, dans lequel s’encastre le Café Momus. Puis les écrans ternes constitueront la Barrière d’Enfer qui, sur la droite, révélera l’intérieur de la gargote.

 Le retour de Marek Janowski à Genève 

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Au cours de chaque saison, le Service Culturel Migros Classics organise une série de huit concerts symphoniques qui font appel à des orchestres prestigieux ; il s’ingénie aussi à mettre en valeur les compositeurs et artistes suisses, tout en passant commande de nouvelles oeuvres. Et le prix modéré des places et abonnements fait que, par exemple à Genève, la salle du Victoria Hall est pratiquement remplie à 95 %.

A Genève, le triomphe d’Alisa Weilerstein et le succès d’une création

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Dans le cadre de ses séries de concert, l’Orchestre de la Suisse Romande invite régulièrement l’Orchestre de Chambre de Lausanne. Le 16 décembre, au Victoria Hall, cette formation de qualité très homogène a donné un programme émoustillant sous la direction de Rafael Payare, un chef vénézuélien de trente-six ans que l’on a applaudi l’an dernier à Genève.

L'heure des opéras de Rimsky serait-elle venue ?

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Le Coq d'Or. P. Hunka (Tzar Dodon), A. Dolgov (Tzarevich Guidon), K. Shushakov (Tzarevich Afron) © Baus:Munt-Monnaie

Le Coq d'or à La Monnaie
En 1981, la Belgique avait découvert le dernier opéra de Rimsky-Korsakov, à Liège, en version française, avec un éblouissant Jules Bastin en tsar Dodon. Revoici ce chef-d'oeuvre, en russe cette fois. Si la mise en scène de l'époque (Laco Adamik) soulignait l'imparable côté comique du livret, Laurent Pelly prend la chose beaucoup plus au sérieux.

A la Scala, la découverte de la version originale de Madame Butterfly

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Pour son ouverture de saison, la Scala de Milan décide de présenter la toute première mouture d’une Butterfly en deux actes qui connut un fiasco total lors de sa création sur cette même scène le 17 février 1904 sous la direction de Cleofonte Campanini avec Rosina Storchio dans le rôle-titre. La seconde version (en trois actes) donnée à Brescia trois mois plus tard, le 28 mai 1904, obtint un triomphe ; et dès ce moment-là, Giacomo Puccini reprit son ouvrage

Musiques en Pistes : l'Oratorio de Noël de Heinrich Schütz

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L’Histoire de la nativité pleine d’allégresse et de grâce du fils de Dieu et de la Vierge Marie, Jésus-Christ (SWV 435) est incontestablement l’un des chefs-d’œuvre de Heinrich Schütz (1585 – 1672). Il étonne, passionne et conquiert l’auditeur à coup sûr. Cette Histoire de la Nativité n’émane d’aucune tradition. Aucun exemple antérieur n’a pu servir à l’appui de Schütz, qui dès lors fait ici incontestablement œuvre de pionnier.

Magdalena Kozena en concert d'Astrée

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Comment refuser un moment de grâce annoncé ? Une des plus belles voix de notre époque accompagnée par un ensemble de toute première grandeur ! Et, en effet, la soirée fut grandiose. Mezzo d'une délicatesse soignée Magdalena Kozena peut tout chanter, de Monteverdi à la musique contemporaine, en passant par Gluck, Mahler ou Debussy.

Notre dossier Prokofiev (9) : Cantates et Oratorios

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Les deux oeuvres les plus importantes de cette catégorie se rattachent aux musiques de film écrites pour S.M. Eisenstein, où nous les retrouverons. Mais on ne saurait passer sous silence deux oeuvres de jeunesse, la première tout à fait ignorée, l’autre beaucoup trop peu connue elle aussi, et inspirées toutes deux à Prokofiev par son poète de prédilection, Konstantin Balmont.