Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Tosca, l'art et l'instinct

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© Elisa Haberer / ONP

Histoire féroce selon Paul Dukas, « spectacle décoratif qui fournit l'occasion de composer une abondante musique » selon Puccini, Tosca, la pièce de Victorien Sardou écrite pour Sarah Bernhardt fut d'abord connue des deux côtés de l'Atlantique grâce à « La Divine ». En ouverture de saison sur le plateau de la Bastille, l'Opéra National de Paris reprend une mise en scène de Pierre Audi dont nous avons déjà eu l'occasion de louer l'efficacité et la fidélité (https://www.crescendo-magazine.be/2014/10/une-tosca-de-reference/).

Mise en scène éblouissante et de référence

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© Klara Beck

The Turn of the Screw à l'Opéra du Rhin
Magnifique ouverture de saison à l’Opéra National du Rhin (la dernière de Marc Clémeur comme directeur général) avec “The turn of the Screw” (la Tour d’écrou) de Benjamin Britten dans une mise en scène de Robert Carsen et dirigé par Patrick Davin.

Eblouissante diffraction du désir : Eliogabalo au Palais Garnier

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C'est en une « course à l'abîme » éperdue, une diffraction quasi chimique du désir que s'ouvre la saison de l'Opéra National de Paris avec l' Eliogabalo de Francesco Cavalli (1602-1676). Dans la recherche de « l'art total » objectif de l'opéra naissant, Cavalli -dans le sillage de Monteverdi- apporta une fluidité dans l'action dramatique, de sublimes « lamentos », l'intervention de duos, chœurs, ensembles, l'intrication des thèmes personnages et émotions extrêmes que l'on retrouvera dans toute la musique occidentale à venir.

Décidément, Macbeth n'a pas de chance à La Monnaie

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© Bernd Uhlig

La production de Macbeth (Verdi), mise en scène par Warlikowski en 2010, était désolante, à mes yeux, et cette nouvelle mise en scène d'Olivier Fredj ne m'a pas davantage convaincu. Comment est-ce possible, alors que la pièce de Shakespeare reste l'une des plus extraordinaires qui soient, l'une des plus parlantes aussi, au-delà des siècles ? Je ne comprends pas.

Notre dossier Prokofiev (6) : la musique pour piano

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Le jeune lauréat du Prix Rubinstein (Coll. Oleg Prokofiev)

Prokofiev, héritier de Beethoven et de Schubert. Et les premières mesures de la 10e Sonate dont il n’eut le temps d’écrire qu’un peu plus d’une minute de musique sont confondantes tant elles portent en elles le fruit de ce dernier, un thème chanté à la basse suivi d’un second dont le lyrisme restera logé dans le jardin secret de Prokofiev.

Vibrantes masterclasses au pays d’Albéniz 

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Quatre années de masterclasses, quatre rencontres mémorables. Si j’ai rejoint pour deux semaines, ces quatre derniers étés, l’École Internationale de Musique de la Fondation de la Princesse des Asturies, ce n’est pas seulement pour son cadre -la ville d’Oviedo, au nord de l’Espagne, demeure pourtant une ville injustement méconnue. Ce n’est pas non plus pour la présence régulière de la Reine Letizia mais pour la qualité des cours, l’organisation infaillible (même pour un mineur non-hispanophone) et son ambiance joyeuse.

La noblesse de Thomas Hampson

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© Kristin Hoebermann

Il y a des lendemains qui chantent ! Un soir après la calamiteuse Manon d’ouverture de saison, le public de l’Opéra des Nations a applaudi à tout rompre le récital du baryton Thomas Hampson, accompagné par le remarquable pianiste Wolfram Rieger.

Une Belle au Bois Dormant historiciste à la Bastille

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© Ula Blocksage / Opéra national de Paris

A la suite de la venue du New York City Ballet au Châtelet en juillet dernier, l’Opéra de Paris invite l’American Ballet Theatre pour dix représentations de La Belle au Bois Dormant. La production date de mars 2015 et a été conçue par le chorégraphe en résidence Alexei Ratmansky qui se proposait de remonter l’ouvrage tel qu’il avait été créé au Théâtre Marinsky de Saint-Pétersbourg le 3 janvier 1890.

Hommage à Martha Argerich

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Martha Argerich et sa fille, Annie Dutoit pour un concert surprise

Il est de mauvais ton de donner l’âge d’une dame ; mais cette légende du piano qu’est Martha Argerich a fêté, le 5 juin dernier, son septante-cinquième anniversaire.
Pour la treizième fois depuis 1971, elle a pris part au Septembre Musical de Montreux et a ouvert les feux en jouant, le 26 août, le Concerto de Schumann avec le Royal Philharmonic Orchestra dirigé par Charles Dutoit.