Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Un Faust magnifique desservi par la vulgarité de la mise en scène

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© Vincent PONTET / Opéra de Paris

Le chef-d’œuvre cher à Hergé envoûte à nouveau Paris. D'autant mieux que sur son nuage de bonheur, tel un Jupiter bienveillant, Michel Plasson dispense une fois encore les trésors de son art. Il ne laisse aucun détail orchestral, aucune nuance dans l'ombre, se plaisant à faire savourer chaque contraste, chaque plan sonore, chaque trouvaille musicale.

Anniversaire Kremer… sans Kremer…

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La Kremerata © Damil Kalogjera

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : « Ouverture », extrait de L’Enlèvement au Sérail, KV 384
Moisey Weinberg (1919-1996) : Symphonie de chambre n°1, op.145
Dimitri Chostakovitch (1906-1975) : Concerto n°1 pour piano, trompette et cordes en do mineur, op.35 – Rayok antiformaliste (arr. Andrei Pushkarev)
Robert Schumann (1810-1856) : Fantasiestücke, op73 (arr. pour trompette et piano)
Martha Argerich, piano – Alexei Mochalov, basse – Sergei Nakariakov, trompette – Kremerata Baltica
Une soirée organisée au pied levé et assez curieuse a été proposée au public de BOZAR. Pour des raisons évoquées plus tôt dans notre journal, le violoniste Guidon Kremer a annulé sa participation à la tournée européenne célébrant son 67ème anniversaire.

La musique de film pour rajeunir le public

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Pirates des Caraïbes, « La Malédiction du Black Pearl » (2003), film de Gore Verbinski, mis en musique par Klaud Badelt Orchestre National de Lille et les chanteurs du Chœur Régional-Nord-Pas-de-Calais, dir.: Ludwig Wicki En pleine période de vacances scolaires, l’Orchestre National de Lille réitérait avec le genre du Ciné-Concert autour du blockbuster américain, Pirates des Caraïbes.

Le retour de Kazushi Ono

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© Eisuke-Miyoshi

Orchestre symphonique de la Monnaie, dir.: Kazushi Ono
Sibelius: Finlandia, Tapiola - Schubert: Neuvième Symphonie
Schubert: Huitième Symphonie « Inachevée » - Sibelius: Le Cygne de Tuonela, Cinquième Symphonie
A voir l’enthousiasme mis par les musiciens de l’Orchestre symphonique de la Monnaie à accueillir à nouveau celui qui de 2002 à 2008 marqua la vie musicale bruxelloise à qui il offrit, comme directeur musical de la Monnaie, tant de belles soirées à l’opéra comme au concert, on peut aisément comprendre à quel point les attentes concernant ce très original cycle de trois soirées confrontant oeuvres symphoniques de Schubert et Sibelius étaient élevées.

Millenium, un nouvel orchestre plein de promesses

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Ouverture de Le Nozze di Figaro et Aria « Deh vieni non tardar » ; Ouverture de Cosi fan Tutte et Aria « Una donna a quindici anni » ; Ouverture de Don Giovanni et Aria « Batti, batti, o bel Masetto » ; Symphonie n°25 en sol mineur KV 183 ; Airs de concert
Millenium Orchestra, dir. Leonardo Garcìa Alarcòn, Jodie Devos, soprano
En ces temps de restrictions budgétaires, de suppressions d'orchestres et de pertes de subventions, une lueur d'espoir : un nouvel orchestre vient d'être créé ! Le « Millenium Orchestra » est une initiative du Centre d'Art Vocal et de Musique Ancienne (CAV&MA), un organisme qui regroupe plusieurs ensembles baroques dans la région de Namur.

Evénement : Millenium, naissance d'un orchestre

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Lorsque le monde culturel se voit amputé de toutes parts, le CAV&MA poursuit inlassablement sa route. Aujourd'hui, il lance un tout nouvel orchestre avec, à sa tête Leonardo Garcia Alarcon. Ce lundi 23, c'est au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles que sera donné le coup d'envoi avant que l'orchestre ne rejoigne mardi l'Abbaye Musicale de Malonne.
NOTRE VIDEO : le Millenium Orchestra sous le direction de Leonardo Garcia Alarcon avec, en soliste, Jodie Devos -2e prix de Concours Reine Elisabeth 2014 et Jeune Artiste de l'Année des International Classical Music Awards (ICMA)- à Ettelbrück, en session d'enregistrement d'un disque à paraître à l'Automne 2015.

Le Porgy and Bess du Harlem Theatre triomphe à Genève

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© GTG/Carol Parodi

Le Grand-Théâtre de Genève reçoit la troupe du Harlem Theatre de New York pour douze représentations de Porgy and Bess de George Gershwin. Et la production remporte ici un succès au-delà de toute espérance. Car un véritable esprit de compagnie galvanise le plateau en gommant les individualités pour ne mettre en exergue que le pouvoir de communication de cette œuvre atypique.

Ovation pour le Hercules de Haendel

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Harry Bicket

Dans un théâtre des Champs Elysées archi-comble, The English Choir and Concert ont offert au public parisien une représentation admirable en tous points du puissant Oratorio Hercules de Haendel (que le programme s'obstine à écrire «Hercule »...). Oui admirable, et à la dimension même de l’œuvre, trop peu jouée mais qui mérite infiniment mieux que ce demi-sommeil. Car c'est une des plus formidables partitions que nous ait laissé le musicien, après sa grave maladie de 1737.

Création scénique belge d'un opéra de Philip Glass

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© Annemie Augustijns

Akhnaten de Philip Glass
C'est à un bel événement qu'Opera Vlaanderen conviait le public belge : la création in loco du troisième opéra de Philip Glass. Après Einstein on the Beach (1976), et Satyagraha (1980), le compositeur parfait sa trilogie lyrique avec Akhnaten, créé en 1984. Il a depuis lors poursuivi sa veine dramatique : avec une quinzaine d'opéras à son catalogue, il est certainement l'un des plus prolifiques pourvoyeurs contemporains du genre (qui a dit que l'opéra était mort ?).

Notre dossier : Sibelius aujourd'hui

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Le 8 décembre, il y aura 150 ans que Sibelius est né à Hämeenlinna dans le sud de la Finlande. En 1955, à l'occasion du 90e anniversaire du compositeur, René Leibowitz, fidèle disciple de Schönberg, avait fait paraître en France deux articles dont les titres seuls révèlent le caractère haineux: Sibelius, l'éternel vieillard et Sibelius, le plus mauvais compositeur du monde, témoignant, ainsi qu'il le reconnut par la suite, d'une quasi-ignorance de l'oeuvre du maître finlandais. Il s'inscrivait dans le droit sillage de la tristement célèbre glose rédigée en 1938 par un autre schönbergien de stricte obédience, Theodor W. Adorno.