Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Ancien et Nouveau Mondes se rencontrent à Amsterdam avec Ludovic Morlot

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Ludovic Morlot © Brandon Patoc

Les matinées du samedi de la radio néerlandaise NTR au Concertgebouw d’Amsterdam sont des évènements suivis par un public aussi attentif que régulier. En ce samedi automnal, le prestigieux Concertgebouw offrait un concert de l‘Orchestre Philharmonique de la Radio néerlandaise, cheville ouvrière de ces concerts d’après-midi, diffusés en direct sur les ondes de la radio.

A la gloire de Saint-Saëns 

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Proserpine à l'Opéra Royal de Versailles
Evadée de l'Antiquité grecque, cette Proserpine est une courtisane italienne de la Renaissance rédimée par l'amour -curieux mélange d'une comédie de Shakespeare et d'un drame de Victor Hugo. Dans sa partition, Saint-Saëns déclare avoir mis « de la passion, de la grâce et du pittoresque ». C'est bien ce qui ressort de son exécution en version de concert dans le cadre enchanteur de l'Opéra Royal de Versailles.

A la gloire de Saint-Saëns

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Samson et Dalila

Aleksandrs ANTONENKO (Samson), Egils SILINS (Le grand Prêtre de Dagon) © Vincent PONTET

Samson et Dalila à l'Opéra de Paris
Décidément, la scène de Bastille ne réussit guère à l'opéra français. Après une Ariane et Barbe-bleue (Paul Dukas) errant telle Miss Marple en trench-coat, loupe, valise et parapluie à la main dans un entrepôt est-allemand sur vidéos de bidets, après une Damnation de Faust assortie de copulations d'escargots, après un Roi Arthus (Ernest Chausson) sur canapé de plastic rouge, Samson et Dalila s'immolent en s'aspergeant d'essence devant un rideau de fer après leur affrontement amoureux dans une chambre d' hôtel de passe international.

Jean-Claude Vanden Eynden : au plus près du maître

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Festival de Piano de l’IMEP, première journée.
C’est peut-être le début d’une tradition qui se lance rue Henri Blès à Namur : pour la deuxième année consécutive, l’IMEP organise son festival de piano.
Cette fois encore, il ne s’agit pas tant de proposer des concerts de grande qualité que de rapprocher les grands maîtres de la jeune génération, et on ne pourrait imaginer meilleur choix que Jean-Claude Vanden Eynden pour ouvrir cette édition.

Rencontre : Christian Lindberg, Artiste de l'Année, ICMA 2016

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- Christian Lindberg, vous avez dit un jour que le trombone était l'instrument du siècle dernier. Pensez-vous qu'il est toujours l'instrument de ce siècle ?
Je ne le pense pas. Je suis un peu déçu. Vous voyez, j'ai mené une carrière avec le trombone et aujourd'hui, j'élargis mon travail. Bien sûr, je vais poursuivre la création de concertos pour trombone. En 2017, je vais créer le concerto du compositeur suédois Per Egland. Mais les choses ne se passent pas comme je l'espérais. J'ai donné quelques masterclasses avec de jeunes trombonistes vraiment talentueux et je les ai très fortement encouragés à tenter une carrière de soliste, mais ils rejoignent tous des orchestres (il rit).

Une tentative réussie d'une Turandot "originale"

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© Lorraine Wauters

Le célèbre - et souvent sulfureux - metteur en scène Calixto Bieito avait déjà tenté d'apporter une solution originale au finale inachevé de Turandot de Puccini. A Toulouse, en 2015, il laissait les chanteurs terminer la représentation en tenue de soirée. Ici à Liège, José Cura va plus fort : il supprime radicalement le finale habituel d'Alfano, et laisse donc la partition en l'état où elle se trouvait, ce 29 novembre 1924, jour de la mort de Puccini à Bruxelles.

Une début d’intégrale des sonates pour piano de Beethoven plus que prometteur

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Fraîchement auréolé du trophée d’enregistrement de l’année décerné par nos confrères de Gramophone  remporté pour son remarquable album regroupant les Variations Goldberg de Bach, les Variations Diabelli et les Variations sur « El pueblo unido jamas será vencido » de Rzewski (Sony Classical), Igor Levit se présentait ce weekend au Palais des Beaux-Arts pour les deux premiers concerts d’une intégrale des sonates de Beethoven dont il donnera une première partie cette saison et la suivante la saison prochaine.

Un bouleversant Orfeo à Lausanne 

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Orfeo Lausanne

Photo Marc Vanappelghem

En fanfare, l’Opéra de Lausanne ouvre sa saison en présentant L’Orfeo de Claudio Monteverdi  dans une mise en scène de Robert Carsen sous la direction musicale d’Ottavio Dantone. En une épure totale, l’apport décoratif de Radu Boruzescu n’est d’abord qu’un salmigondis de fleurs où se vautrent bergers et pastourelles qui arborent  des tenues d’aujourd’hui (conçues par Petra Reinhardt), mêlant vert, jaune et violet resplendissants.