Festival de Namur : Guy Van Waas toujours aussi passionné et de belles promesses !

par https://buildmuscleswomen.com/

Le Festival Musical de Namur s'est ouvert ce jeudi soir avec l'ensemble de musique ancienne « les Agrémens » sous la direction de Guy Van Waas. Pour l'occasion, un public très nombreux s'est déplacé dans la magnifique église Saint Loup afin d'y entendre un concert dont la théorie des passions était le fil conducteur d'un programme consacré à Haendel, Vivaldi et Haydn.
De plus, nous avons pu découvrir de jeunes promesses issus de l'IMEP, Institut de Musique et Pédagogie de Namur. En effet, la classe de chant est incontestablement un des plus beaux fleurons du développement actuel de l'IMEP. Guy Van Waas avait donc invité les sopranos Pauline Yarak et Manon Poskin et le contre-ténor Guillaume Houcke. La prestation de ce dernier était remarquable, tant dans le récit « Di speranza un bel raggio » et l'air « Venti Turbini » extrait de « Rinaldo » de Haendel que dans l'air « Sposa son disprezata » extrait de « Bajazet » de Vivaldi. Guillaume Houcke fait déjà preuve d'une grande maîtrise vocale mais aussi d'une maturité musicale certaine. Sa musicalité est juste et touchante et on devine un artiste généreux et authentique en devenir. Son chant est nuancé, coloré et sensible et sa technique déjà solide lui permet de jouer avec une gamme d'émotions très variées et subtiles puis d'assurer avec autorité des vocalises virtuoses ! Il faudra suivre d'une oreille attentive ce contre-ténor qui récolte déjà divers prix dans les concours.
Les Agrémens et Guy Van Waas sont excellents mais peut-il en être autrement ? La personnalité de ce chef impressionne toujours. Par sa gestique qui assure un équilibre entre la précision technique et le souffle inspiré mais aussi car il garde l'enthousiasme et la passion des jeunes premiers. De ce point de vue il rivalise avec les jeunes promesses au service desquelles il déploie son expertise avec un bonheur non feint ! Le concerto en Ré pour cordes RV 121 de Vivaldi est virevoltant, passionné et extravagant à l'image du "pretro rosso".
Enfin, le concert se termine par l'exécution de la symphonie n°59 en la majeur "Feuersymphonie" de Joseph Haydn. Dans cette symphonie, Haydn ne nous parle pas du feu destructeur mais plutôt du feu qui réchauffe et qui rend la vie possible. Celui qui exalte, source d'inspiration et d'émotions en tous genres.
De bon augure pour ce festival !
Michel Lambert

Namur, Eglise Saint Loup, le 4 juillet 2013

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