A écouter encore et encore !

par https://globalrightsfornature.com/

read hereAntonin DVORAK (1841-1904) - Bedrich SMETANA (1824-1884)
Dvorak Quartet no.12, op.96, American - Smetana Quartet no.1, From My Life
Tokyo String Quartet
2012-SACD- 53'21'' – Livret de présentation en anglais, français et allemand
HMU 807429 Harmunia Mundi
Lorsque l'on possède un enregistrement du Tokyo String Quartet, on peut l'écouter en toute confiance. En effet, cet ensemble issu de la Julliard School of Music s'est imposé au fil du temps comme un des incontournables quatuors. On en profitera d'ailleurs pour rappeler leur intégrale des quatuors de Beethoven très applaudie par la critique. Depuis 1995, le quatuor utilise le « Quatuor Paganini » à savoir quatre instruments de Stradivarius ayant appartenu au célèbre virtuose italien.
Et bien entendu cela s'entend ! Le son est magnifique de même que l'homogénéité, l'équilibre et la maîtrise technique d'un groupe qui a tout joué et qui enchaîne une bonne centaine de concerts par an ! Le Tokyo String Quartet s'attaque à la musique tchèque et à deux de ses pères : Smetana et Dvorak. Si l'éclosion des écoles nationales du 19ème siècle est évidente et propice à travers les poèmes symphoniques et l'opéra il n'en faut pas pour autant négliger les belles pages de musique de chambre et du quatuor à cordes en l'occurrence. Dvorak a écrit son 12ème quatuor op. 12 en faM au cours de l'été 1893 qu'il passa à Spilville, petite communauté d'immigrants tchèques dans la vaste campagne d'Iowa. Il devait avoir en tête le premier quatuor à cordes de son aîné tant la similitude du début du premier mouvement est évidente avec le rôle important donné à l'alto. Néanmoins, les deux oeuvres ont des portées psychologiques différentes. Celui de Dvorak se veut d'une portée collective voire universelle avec l'exploration de la culture américaine et ses thèmes amérindiens nourris de pentatonisme. Il y mêle ses propres racines tchèques. Celui de Smetana a une portée privée telle une autobiographie et une introspection musicale. C'est le tableau de sa vie : ses succès son amour et en toile de fond son destin terrible marqué par une surdité progressive. La note « mi aigu » du dernier mouvement symbolise ses acouphènes.
Excellente idée d'associer ces deux quatuors sur un même disque !
Michel Lambert
Son 9 – Livret 9 – Répertoire 10 – Interprétation 10

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