Le Czerny de notre époque

par anorexia research paper outline

Philip GLASS
(°1937)
Etudes pour piano, livre 1 et livre 2
Jeroen Van Veen, piano
DDD - 2017 - 73’ + 70’05 - Livret anglais - 2 CD’s Brillant Classics 95563
Saxophone Quartet, arr. pour Quatuor à cordes de Brooklin Rider - Quatuors à cordes N°6 et N°7
Brooklin Rider Quatuor
DDD - 2017 - 64’09 - Pas de livret, mais court texte en anglais - CD Orange Mountain Music 0121

Le compositeur américain Philip Glass, le Czerny de notre époque, écrit depuis toujours de la musique au kilomètre, ou plutôt au poids. Voici tout d’abord un double disque avec 20 kg d’études en deux paquets de 10. Les enregistrements de ces études ont tendance à se multiplier. On avait apprécié l’an dernier le CD de Vikingur Olafsson chez DG. Voici la version de Jeroen Van Veen, un pianiste hollandais, auteur de plus de 150 CD’s, et surnommé le Lucky Luke du piano qui enregistre plus vite que son ombre (c’est dans le carnet du CD). Les études sont bien jouées, mais enregistrées avec des micros fort proches du piano. Ce n’est pas désagréable, mais lorsqu’on compare avec Vikingur Olafsson, c’est à l’avantage de celui-ci, tant pour le jeu plus subtil que pour le son plus appaisant. Et les deux sont en tous cas plus professionnels que Philip Glass lui-même, pianiste médiocre dont les guirlandes arpégées ne séduisent que par moments. J’avoue ne pas être dans un de ces moments.

Le disque du quatuor Brooklin Rider est publié sur le label du compositeur, dont c’est la 121è livraison. Il n’y a pas grand chose à dire sur l’arrangement pour cordes du Concerto pour quatuor de saxophones et orchestre de 1995, si ce n’est que l’on entend que cela n’a pas été écrit pour quatuor à cordes. Le Quatuor n°6 (2013) en trois mouvements succède aux cinq premiers (forcément), dont il existe un très bon enregistrement chez Nonesuch par le Kronos Quartet. Le troisième mouvement, qui débute à l’unisson, du 6è quatuor est le plus intéressant des quatre que comprend cette composition. Le jeu sur deux notes qui revient systématiquement dans presque toutes les oeuvres du compositeur originaire de Baltimore est à nouveau présent dans le 7è quatuor, cette fois en un seul mouvement, dont l’intérêt se trouve être dans les changements réguliers de tempo. Ces tapisseries sonores pourront orner quelques salles d’attente, mais attention aux dentistes : pas sûr que cela atténue le mal ! Dans le genre, on préfère la sublime musique de Morton Feldman ou les musiques ambiantes de Brian Eno.
Dominique Lawalrée

Son 7 et 8 (piano et quatuors) - Livret (anglais) 7 et 5 - Répertoire 5 et 6 Interprétation 8 et 7

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