Rencontre Bruckner-Nelsons : pas pour le meilleur...

par
Nelsons Brucklner

Anton BRUCKNER
(1824 – 1896)
4è Symphonie 
Richard WAGNER
(1813 – 1883)
Prélude de Lohengrin
Gewandhaus-orchester Leipzig, dir. Andris Nelsons
DDD 2018 79’24 Livret anglais, allemand, français CD DG 479 7577

Alors que le cycle Chostakovitch / Nelsons avec Boston continue, voici que l’on comprend que son album de la 3è Symphonie de Bruckner, un disque controversé qui a cependant décroché l’an passé plusieurs distinctions, était le début d’un autre cycle dont voici la deuxième livraison, cette fois avec Leipzig. Comme précédemment, la symphonie de Bruckner est accompagnée d’un prélude de Wagner, dans le but de faire un parallèle entre les deux compositeurs, puisque l’allemand a profondément influencé l’autrichien. Le prélude de Tannhaüser fait place à celui de Lohengrin, et la 3è Symphonie est remplacée par la , bien plus connue, celle taxée par son créateur de romantique, un qualificatif que l’on pourrait cependant attribuer à chacune de ses neuf symphonies. Cette oeuvre en Mib majeur est ici enregistrée dans sa version de 1878/80, dans l’édition de Léopold Nowak. On se souvient de plusieurs versions légendaires, dont celles de Jochum (mono et stéréo, chez DG également), et celle de Karl Böhm (Decca). Quoiqu’enregistrée en public, le son de cette nouvelle version est absolument superbe, si bien que sur le plan sonore, elle n’a pas d’égale. Pour l’interprétation, il en va tout autrement. L’impression que laisse cette 4è Symphonie est la même que pour la l’an dernier : Nelsons est très attaché à ce que chaque moment soit d’une parfaite euphonie, mais il manque peut-être un souffle capable d’embrasser la totalité d’un mouvement en une unité décuplant la visée mystique du compositeur, comme par exemple chez Karajan. Pourtant, Andris Nelsons comprend parfaitement les aspirations religieuses du compositeur. Ses déclarations reproduites dans le livret sont pertinentes et convaincantes. Le troisième mouvement, le Scherzo, met les splendides cuivres du Gewandhaus en valeur, un orchestre qui est dans ce disque a la hauteur de sa réputation, à savoir l’un des meilleurs au monde. Comme toujours, la musique de Bruckner procède par vagues successives, avec de courts moments d’accalmie. Cela est manifeste dans le gigantesque finale, dans lequel Nelsons est de plus en plus “à son affaire”, de sorte que l’oeuvre se clôture en beauté. On annonce une imminente, couplée avec la Marche Funèbre de Siegfried. A chacun de se faire une opinion, mais pour une première approche de la musique particulière de Bruckner, on a entendu bien pire, et parfois encore mieux.
Dominique Lawalrée

Son 10 - Livret 10 - Répertoire 10 - Interprétation 7

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