Le Journal

Prix Robert Schumann 2017

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Le hautboïste, compositeur et chef d'orchestre suisse Heinz Holliger a reçu le Prix Robert Schumann 2017 décerné la ville de Zwickau.
Le prix d'un montant de 10.000 euros souligne les décennies de son incomparable familiarité avec les œuvres de Robert Schumann.
La cérémonie a eu lieu à la Robert-Schumann-Haus Zwickau, la maison natale du compositeur (1810-1856).

Avenches Opéra, la Municipalité s'en mêle !

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Nous évoquions récemment les difficultés financières qui mettaient en péril, en Suisse, le Festival Avenches Opéra. Le montage des gradins dans les arènes coûte ainsi chaque été 200 000 francs suisses qu'il doit assumer avec Rock’Oz Arènes et Avenches Tattoo.
La Municipalité n'a pas tardé à réagir et l’Exécutif propose de payer ce montage (et le démontage) des gradins provisoires. Un coup de pouce qui pourrait être répété jusqu’à la fin de la législature. En cinq ans, c’est donc 1 million de francs qui serait injecté pour éviter la fragilisation des trois événements : Nous voulons inscrire ce soutien aux festivals dans les budgets et dans notre programme de législature, explique la syndique Roxanne Meyer Keller.
Et Avenches Tourisme -qui engrange les bénéfices du port et du camping- participera à ce soutien dans une mesure qui reste encore à définir.
Pour Roxanne Meyer Keller, ce projet de soutien communal ne remet pas en cause la tenue des Etats Généraux de la culture et des festivals annoncés pour ce printemps : Cette réflexion plus approfondie avec les acteurs concernés permettra d’aider la Municipalité à définir sa politique culturelle et touristique, explique-t-elle.

Décès de Fred Lindeman

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Nous venons d'apprendre le décès du grand luthier néerlandais Fred Lindeman. Il était âgé de 84 ans.
Fils de Jan W. Lindeman (1890-1971), lui-même créateur et restaurateur de violon d'Amsterdam, il avait rejoint l'entreprise en 1952 et il y a travaillé jusqu'à sa retraite il y a dix ans.

Arts et Bibliothèque Vivante en BW, appel aux candidats

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Le concept de Bibliothèque Vivante, né au Danemark, a depuis essaimé. Des citoyens y sont des "Livres Vivants" qui racontent les préjugés auxquels ils ont été confrontés. En collaboration avec l’asbl URCA, le Centre Culturel du Brabant wallon veut en créer une et y ajouter une dimension artistique par la participation d’artistes émergents du Brabant wallon. Dès février, six citoyens devenus "Livres Vivants" et trois artistes qui s’inspireront de leurs récits créeront ensemble l’événement "Arts et Bibliothèque Vivante" qui aura lieu en juin.
La Bibliothèque Vivante s’inscrit dans un esprit de pluralisme, de mixité sociale et culturelle pour permettre une véritable rencontre favorisant la réflexion autour de stéréotypes qui affectent souvent le rapport à l’autre.
Comme une véritable bibliothèque, elle se compose d’œuvres artistiques et littéraires, de lecteurs, de bibliothécaires, d’un catalogue et de livres. Elle fonctionne de la même façon qu’une bibliothèque classique : on accède à des histoires grâce à un catalogue de livres qui peuvent être empruntés pour une durée limitée. Mais dans une Bibliothèque Vivante les livres sont des personnes en chair et en os. Des citoyens prêts à partager leur vécu avec les lecteurs et, plus spécifiquement, leur vécu de personnes qui ont été confrontées à des préjugés, des stéréotypes, des clichés et des discriminations (sexisme, âgisme, racisme, préjugés de classe, etc.). La Bibliothèque Vivante est un événement public qui dure une demi-journée. Quant au prêt du "Livre", il est limité à une demi-heure.
Le concept de la Bibliothèque Vivante a été reconnue par le Conseil de l'Europe comme une pratique remarquable de promotion du dialogue interculturel. Le réseau Human Library, géré par l’ONG Stop the Violence, en est le témoignage (www.humanlibrary.org). À Bruxelles, c'est l'asbl Usine récréative des Cultures autres (URCA) qui l'a essaimée.
De son côté, l'initiative du Centre culturel du Brabant wallon s'enrichit de la participation d'artistes brabançons émergents et d'un artiste parrain. Plasticiens, musiciens, comédiens, écrivains… sont invités à s’approprier les récits des Livres Vivants ou à interpréter leurs propres ressentis face à des préjugés qu’ils ont eux-mêmes vécus. Sous la ligne artistique de l'artiste parrain, ils développeront individuellement et/ou collectivement, des performances artistiques axées sur les préjugés qui constitueront le cadre artistique qui sera présenté lors d’un événement public (performances, installations, expositions...) en juin 2017.
Les candidats trouveront toutes les informations sur le site du ccbw.

Une place Hermann Levi à Karlsruhe

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La ville de Kalsruhe va enfin honorer un de ses héros méconnus en donnant son nom à la place située devant l'opéra : il s'agit de Hermann Levi, le chef qui a dirigé la première de Parsifal à Bayreuth et qui a dû supporter à l'époque les commentaires antisémites de tous les membres de la famille Wagner.
Coïncidence, l'opéra de Karlsruhe présente justement pour le moment l'opéra Wahnfried d'Avner Dorman sur la famille Wagner.

Le PECA : pour devenir architecte...

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Le PECA, c'est quoi ? Rien moins qu'un projet qui vise à intégrer la culture à l'école (réintégrer, pourrions-nous dire).
A l'heure actuelle, voilà une initiative de nos Ministres Alda Greoli (Culture) et Marie-Martine Schyns (Education) qui mérite bien toutes les fanfares !
Le PECA (Parcours d'Education Culturelle et Artistique) fait partie du Pacte d'Excellence : l'art et la culture deviendront une matière scolaire propre avec un référentiel de cours spécifique. De la maternelle à la fin du secondaire, les acteurs de la vie culturelle et de l'école -qui travaillent déjà ensemble... si les intérêts des enseignants s'y prêtent !- vont être amenés à entamer une collaboration structurelle pour dispenser aux jeunes les connaissances théoriques dans les divers domaines de arts (savoirs formels, histoire de l'art,..), encourager les pratiques collectives et individuelles et organiser des rencontres avec les artistes et les oeuvres (visites, résidences d'artistes,...). Des heures de cours seront libérées au bénéfice de celles-ci et un budget de sept millions sera consacré au projet.
Celui-ci sera soumis prochainement à l'approbation du gouvernement et du parlement mais, optimistes, les Ministres annoncent déjà qu'elles espèrent les premiers résultats de cette réforme dans les trois prochaines années. Pour devenir architecte, conclut Alda Greoli, il s'agit de réconcilier l'art et les mathématiques.

Récital de Kamil Ben Hsaïn Lachiri à l'IMEP

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Ce 3 février à 20H, dans la grande salle de l'Imep, Kamil Ben Hsaïn Lachiri proposera une soirée en compagnie de Mozart, Borodine, Poulenc, Wolf, Lully et Verdi.
Il sera accompagné au piano par Daniel Thonnard.
Kamil Ben Hsaïn Lachiri
débute le piano à 4 ans auprès de Cristina Todea avant de rejoindre la classe de Stéphanie Salmin au Conservatoire de Namur puis l’IMEP quand, à 15 ans, il peut intégrer la classe de Fabian Jardon avec le statut de Jeune Talent. Aujourd'hui, il y poursuit son master en chant avec Françoise Viatour et de Benoît Giaux. Licencié en piano classique, Maître en Economie (UCL) et en Finance (Univ. de Genève), il vient d'être admis dans la section MMSoloist de La Monnaie et à l’EVD de l’Imep.
Il a récemment assumé le rôle-titre de Gianni Schicchi (Puccini) à Namur et la cover du Comte Almaviva (Nozze di Figaro, Mozart) aux Mozartiades de Bruxelles. En janvier 2016, il interprétait Il Ballerino dans l’Opera Seria de Gassmann à La Monnaie sous la direction de René Jacobs. C’est là aussi qu’en 2015, il avait débuté en cover du messager d’Achille dans la création mondiale Penthesilea de Pascal Dusapin.
Sa saison 2016-17 est marquée par trois Papageno : à l’Opéra Royal de Wallonie, en tournée en Belgique et à la Chapelle Musicale Reine Elizabeth. Il fait aussi ses débuts à l’Opéra Garnier dans Eliogabalo sous la direction de Leonardo Garcia Alarcon, il sera Pisandre (Pénélope de Fauré) à La Monnaie sous la direction de Michel Plasson et Mazetto (Don Giovanni de Mozart) au Théâtre Royal du Parc.
Choriste avec le Chœur de Chambre de Namur (Versailles, Paris, Lyon, …) et au Chœur de La Monnaie (Vestale de Spontini, Alcina de Haendel et Grande Messe des Morts de Berlioz), basse soliste au National Opera d’Amsterdam (Alcina de Haendel), le jeune homme complète son apprentissage avec des chefs et pédagogues tels Christophe Rousset, Guy Van Waas, Leonardo Garcia Alarcon, Pascal Dusapin, Elise Gäbele, Ana Camelia Stefanescu, Patrick Leterme, Daniel Thonnard, Benoît Mernier et David Miller.
Kamil Ben Hsaïn Lachiri est lauréat d’un certain nombre de concours de piano et de chant : 1er Prix du Concours Summerfest de Maastricht (2014); 1er Prix des Concours « CNTAL » à Liège (2016), et «Voices of Shakespeare» à Metz (2016).
Actuellement, Kamil Ben Hsaïn Lachiri compte parmi les trois finalistes du Honda Competition for Classical Music destiné aux étudiants et jeunes diplômés des instituts supérieurs de formation musicale de Belgique dont la finale se déroulera au Conservatoire de Bruxelles le 19 février prochain.
Entrée gratuite au concert. A vos agendas !

Capitale Culturelle en Suisse

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Un témoin s'en est allé

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Nous venons d'apprendre le décès vendredi de Max Wilcox, la mémoire d'une époque.
En effet, Max Wilcox a travaillé pendant 50 ans dans l'industrie du disque. C'est dire qu'il a connu des gens, des événements, des bouleversements.
Max Wilcox, c'est aussi le producteur d'Arthur Rubinstein pendant 17 ans chez RCA.
A 88 ans, Max Wilcox s'en est allé avec ses 17 Grammy Awards.

Décès d'une personnalité musicale en Estonie

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Le compositeur estonien Veljo Tormis est décédé ce vendredi 21 janvier 2017 à l'âge de 86 ans. Ce fils de chef de chœur et professeur de musique a été initié très jeune au chant choral et, à 13 ans, il débute sa formation musicale à Tallinn et, après la Seconde Guerre mondiale, au Conservatoire de Moscou.
Son parcours n'a pas été simple et il s'en était ouvert dans une interview : d'abord, je voulais être organiste mais en '48, la classe d'orgue était fermée pour des raisons idéologiques. C'était Staline. J'ai dû choisir un autre métier ! J'ai essayé la direction chorale, mais cela ne marchait pas parce qu'il il n'y avait pas d'églises et mon professeur m'a dit: 'Choisissez une autre profession ".  La composition, c'est mon troisième choix !
De 1969 à sa retraite en 2000, Veljo Tormis a composé quelque 500 pièces chorales généralement a cappella et d'après des chants traditionnels nordiques (les regilaul, chansons runiques balto-finnoises), principalement estoniens : une volonté manifeste de sauvegarder la richesse du patrimoine musical traditionnel de son pays et de l'inscrire dans le présent. Son leitmotiv est devenu célèbre : « Ce n'est pas moi qui utilise la musique folklorique, c'est la musique folklorique qui m'utilise ».
Il a aussi été le compositeur de pièces instrumentales et vocales et de quelques bandes originales de films.
Compositeur majeur du 20e siècle en Estonie, son travail a néanmoins traversé les frontières: il a été joué dans toute l'ex-URSS, en Europe de l'Est et jusqu'aux Etats-Unis. Il a aussi été largement récompensé : Prix Staline en 1974, Prix de l'artiste populaire de l'URSS en 1987 et, en 2010, Ordre du Blason national d'Estonie pour services rendus par un citoyen.