Le Journal

This is not a pipe...

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Du vendredi 3 au lundi 6 février 2017, l’asbl Bruxelles Ses Orgues fera résonner les orgues de la ville, du plus grand au plus petit, du plus sacré au plus populaire, en proposant aux Bruxellois de (re)découvrir la richesse de leur fabuleux patrimoine à l’occasion de la première édition de This is not a Pipe…Organ Festival.
De la Cathédrale des Saints Michel et Gudule à la Chapelle Royale, en passant par la Salle Gothique et la Cinematek, l’orgue retentira durant 4 jours, aussi bien sous les doigts d’organistes réputés que de jeunes organistes à découvrir !
L'objectif de ce nouveau festival : révéler au public les différents visages de cet instrument incroyable à bien des égards et admirer le patrimoine qui l’entoure.
Le grand public sait-il que l’orgue est capable de remplacer un orchestre à lui tout seul ? Que l’orgue est né bien avant l’ère chrétienne en Orient ? Que Bruxelles compte 165 orgues !?
Quelques temps forts :
- un concert de musique de chambre par onze organistes (dont Cindy Castillo et Xavier Deprez) et quatre orgues sur la scène de la Salle Gothique à l’Hôtel de Ville (Bach, Gabrieli, Banchieri, Pasquini…) ;
- une visite guidée au musée instrumental (MIM) sur la thématique des claviers ;
- une promenade d’orgues au Mont des Arts avec la librairie Quartiers Latins (Chapelle Royale avec Yuko Wataya,  Saint-Jacques-sur-Coudenberg avec Eric Mairlot et Notre-Dame au Sablon  avec Benoît Mernier) ;
- un film muet proposé par la Cinematek (Flagey), sur le thème des mille et une nuits, accompagné par un véritable orgue à tuyaux sous les doigts d’un improvisateur amoureux d’orgue et de cinéma, Hampus Lindwall qui, pour créer une atmosphère digne des Contes de Mille et une Nuits, propose de multiplier les effets sonores de l’orgue positif par un dispositif contemporain : l’IPad. Grâce à des applications choisies, le son viendra envelopper chaque spectateur et l’emmener loin, très loin, en Orient…;
- un concert au Walvis Café rue Dansaert (saxo et claviers - orgue Hammond) ;
- une conférence pour le grand public par un jeune organiste passionné : Thomas Kientz. offrira quelques clés de compréhension sur le fonctionnement de cet instrument mystérieux et fera découvrir son histoire palpitante… remontant au 3e siècle avant Jésus-Christ,
- des Master classes données par des maîtres belges (Bernard Foccroulle, Jean Ferrard) et européens à des étudiants venus d’Allemagne, Norvège, Suisse, Portugal, Italie, Pays-Bas, Autriche, France et aussi de nos conservatoires belges !

This is not a Pipe… Brussels Organ Festival
, ce seront
17 événements,
10 lieux,
20 orgues,
30 organistes

Entrées libres sauf les concerts à l’Hôtel de Ville de Bruxelles et à la Cinematek (15 €), la promenade au Mont des Arts (15 €) et le MIM (6€)
Infos: http://www.brusselscityoforgans.org/concerts-organises-par-bso.html
info@brusselscityoforgans.org

Double jubilé

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Cette saison, les orchestres Philharmoniques de Vienne et de New York fêtent tous deux leur 175e anniversaire. Et c’est ensemble qu'ils ont décidé de souffler cette année leurs bougies : les deux formations vont organiser une exposition retraçant leur histoire, avec de nombreuses archives et des documents inédits qui sera présentée dans un premier temps à New York (23 février-10 mars) puis à Vienne à partir du 28 mars, au lendemain du concert que donnera l’Orchestre Philharmonique de New York au Konzerthaus de Vienne.
C'est avec un concert de musique de chambre mêlant les musiciens des deux formations que sera lancée l’exposition Vienne et New York : 175 ans de deux Philharmoniques. Mais cet événement-là (le 22 février) sera privé.

La maison de Boulez mise en vente

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La propriété de Pierre Boulez à Baden-Baden a été mise en vente pas ses héritiers qui évoquent le montant des droits de succession.
La maison de 550 mètres carrés entourée d'un parc pourrait devenir le siège d'une Académie Boulez si le groupe qui porte le projet peut rassembler les 2,8 millions demandés.

Le Choeur de Chambre de Namur à l'assaut d'Ivan le Terrible

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Pourquoi Eisenstein et Prokofiev ont-ils dû interrompre prématurément leur trilogie phénoménale sur Ivan le Terrible ? C'est à découvrir bientôt.
Avec une grande sensibilité, les comédiens flamands Jan Decleir et Stefaan Degand proposent une lecture contemporaine de ce récit mouvementé.
Sous la direction de Martyn Brabbins, de Filharmonie, le Choeur de Chambre de Namur et l'Octopus Symfonisch Koor évoquent, autour des comédiens et de la mezzo Christianne Stotijn, les grandes émotions universelles et des événements historiques ayant touché des millions de personnes.
À travers les yeux et les oreilles du public d’aujourd’hui, cette version inédite d’Ivan le Terrible nous en dit long sur le monde actuel.

Le 1er février au Centre Culturel de Hasselt - les 2 et 3 février à la Koningin Elizabethzaal d'Anvers -  le 4 février au Concertgebouw de Bruges et le 5 février au PBA (BOZAR) de Bruxelles.

Remplacement à Monte Carlo

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Souffrant de douleurs au dos, Sonya Yoncheva se retire de Manon à l'Opéra de Monte Carlo.
Elle sera remplacée par Anne-Catherine Gillet pour les premières représentations et Vannina Santoni pour la dernière.

Jeunes talents belges avec la RTBF

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En partenariat avec la rédaction de Paris-Match, C’est du Belge lance la deuxième édition du prix «Les meilleurs de l’année 2016». Depuis sa création il y a 12 ans, C'est du Belge soutient les talents confirmés ou débutants. Ce prix récompense des talents qui se sont distingués durant l’année écoulée et qui sont les coups de coeur des deux rédactions. Septs domaines différents ont été retenus, avec 4 nominés et un parrain pour chaque catégorie. Les jeunes nominés dans la catégorie musique classique sont

 Sheva Tehoval (soprano, 25 ans)
Après avoir découvert le chant lyrique et l'opéra avec les choeurs d'enfants de la Monnaie (Bruxelles), elle prend ses premiers cours de chant auprès de Mme Eunice Arias qui la suivra jusqu'à aujourd'hui. Elle obtient son diplôme de Bachelor avec grande distinction à la Hochschule für Musik und Tanz de Cologne dans la classe de Prof. Christoph Prégardien et son diplôme de Master, avec grande distinction également, à la Royal Academy of Music de Londres dans la classe de Mme Mary Nelson.
En même temps, Sheva Tehoval perfectionne sa formation musicale auprès de professeurs de renom tels Mme Klesie Kelly-Moog, Mr Richard Stokes, Mr Graham Johnson, Mr Robert Holl, Mr Malcolm Martineau, Mr Julius Drake.
Elle est intéressée par de nombreux styles musicaux, en particulier l'opéra, le Lied et la musique contemporaine et elle s'est déjà Elle a déjà produite en soliste sur de nombreuses scènes européennes (Philharmonie de Cologne, Bozar à Bruxelles, Beethovenhalle à Bonn, Concertgebouw de Bruges) et a remporté des prix de taille : 2e prix du concours Dexia Classics 2009 (Bruxelles), 1er prix du Concours Jacques Dôme 2014 (Verviers), 2e prix du Concours international de musique contemporaine 2014 (Karlsruhe), lauréate du Concours Musical International Reine Elisabeth 2014 (elle était la plus jeune candidate), lauréate du Deutscher Musikwettbewerb 2016 (Bonn) et Concours International de chant de Marmande 2016 (1er Prix dans la catégorie opéra, 1er Prix dans la catégorie mélodie française, Prix "Jeune Espoir" et Prix du Public.

Pierre Derhet (ténor, 26 ans)
Pierre Derhet grandit dans un univers musical avec des parents professeurs de musique et de pédagogie musicale. Enfant, il chante dans des choeurs et des chorales.
A l'âge de 18 ans, il se lance dans le chant individuel à l'académie de Ciney. Il entreprend ensuite des études d'instituteur qu'il terminera, mais l'appel de la musique sera plus fort que tout : à 20 ans, il intégre l'IMEP (Institut supérieur de musique et de pédagogie de Namur) et son "European Vocal Department", un département d'art lyrique de haut niveau à l'IMEP.
Style raffiné, vibrato subtil et voix claire, Pierre Derhet se sent particulièrement à l'aise dans la musique baroque. Il a d'ailleurs été repéré et engagé par René Jacobs, pour une production en janvier 2017. Pierre incarne aussi le rôle du journaliste dans Les mamelles de Tiresias (Francis Poulenc) à l'opéra d'Amsterdam.
Mais Pierre Derhet est aussi un homme de lieder et de mélodies : on l'entendra ainsi dans un extrait du Dichterliebe de Schumann où la beauté du timbre n'est pas sans rappeler celle d'un certain Christophe Pregardien.
Pierre Derhet, un homme subtil, discret, un chanteur sobre, mais expressif, dont on n'a pas fini de faire parler tant il est crédible dans tous les domaines de l'Art lyrique.

Florian Noack (piano, 26 ans)
Né à Bruxelles, Florian Noack débute le piano 4 ans, entre à 12 ans à la Chapelle Reine Élisabeth (cycle pour Jeunes Talents Exceptionnels) où il travaille avec Yuka Izutsu et s'en va à la Musikhochschule de Cologne étudier auprès du pianiste et compositeur russe Vassily Lobanov puis à la Musikhochschule de Bâle avec Claudio Martinez-Mehner.
Florian Noack est lauréat de plus d’une vingtaine de concours nationaux et internationaux dont le Concours International Rachmaninov, le Concours International Robert Schumann et le Concours International de Cologne. Il également lauréat du Prix "Grandpiano" de la Fondation Belge de la Vocation, de la Bourse Spes, de la Fondation Banque Populaire et de la Mozart Gesellschaft Dortmund.
Pour son disque consacré à ses propres transcriptions et paraphrases pour piano, Florian Noack a été nommé ‘Jeune Artiste de l’Année 2015’ à l’ECHO Klassik. Il compte actuellement parmi les 3 finalistes des International Classical Music Awards (ICMA) 2017 dans la catégorie "solo intrument" (publication des lauréats ce 19 janvier).
Il est régulièrement l’invité de nombreux festivals (Allemagne, Belgique, Chine, Corée du Sud, États-Unis et France). Il s’est produit à la Philharmonie de Cologne, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, à l’Oriental Center Arts de Shanghai, au Beijing Concert Hall, à la Comédie des Champs Élysées à Paris, à la Konzerthaus de Dortmund et au Xinghai Concert Hall de Guangzhou. En France, il est familier de plusieurs festivals : Festival Chopin, l’Esprit du Piano, les Pianissimes, Piano en Valois et le Festival d’Annecy.

Camille Thomas (Violoncelle, 28 ans)
Elle a étudié auprès de Marcel Bardon et Philippe Muller à Paris et avec Stephan Forck et Frans Helmerson à la Hochschule "Hanns Eisler" Berlin avant d'aller perfectionner auprès de  Wolfgang-Emanuel Schmidt à la Hochschule für Musik de Weimar.
Nommée aux Victoires de la Musique dans la catégorie "Révélation Soliste instrumental" de l’année 2014, Camille a été choisie par la radio Musiq'3 - RTBF pour représenter la Belgique au Concours de l’Union européenne de radio-télévision (UER) où elle a remporté le 1er Prix et a été nommée "New Talent of the Year 2014".
Elle a remporté de nombreux autres prix à de concours nationaux et internationaux tels le 7e Concours International Antonio Janigro (Croatie) et la Yamaha Music Foundation of Europe, le Concours Edmont Baert et le Concours Léopold Bellan.
Elle joue le "Château Pape Clément", un magnifique Ferdinand Gagliano de 1788 généreusement mis à sa disposition.
Camille Thomas s’est produite au Théâtre des Champs-Élysées et à la Salle Gaveau à Paris, au Victoria Hall de Genève, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au Jerusalem Music Center, au Konzerthaus de Berlin. Elle collabore également avec de nombreux orchestres - Sinfonia Varsovia, Orchestre Philarmonique de Baden Baden, Orchestre Philharmonique Slovaque, Orchestre Radio Slovaque, Orchestre Symphonique de Bretagne, Orchestre Philharmonique Royal de Liège, Orchestre Lamoureux, Orchestre de la Garde Républicaine, Brussels Philharmonic Orchestra, Orchestre des Nations-Unies, La Baule Symphonic, Junge Sinfonie Berlin etc - sous la baguette de chefs tels Theodor Guschlbauer, Darrell Ang, Faycal Karoui, Jean-Christophe Ferreaux, Pavel Baleff, Kriistina Poska, Debora Waldman ou Aziz Shokhakimov...
Parallèlement à ses activités de soliste, elle se passionne pour la musique de chambre. En 2011 et 2012, elle a été sélectionnée pour participer à l’International Music Academy Switzerland dirigée par Seiji Ozawa et elle joue régulièrement avec des ensembles ou partenaires tels que les Quatuor Alfama et Girard, Beatrice Berrut, Julien Libeer, Beatrice Rana, Lorenzo Gatto, Solenne Païdassi, Hrachya Avanesyan ou encore Frank Braley, Gérard Caussé, Menahem Pressler...

C'est Laetitia Huberti (directrice de "Musiq3") qui est la marraine de la catégorie.

Le Klarafestival 2017 sous le signe du « dé-place-ment ».

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Home sweet home : le Klarafestival propose pour son édition 2017 des œuvres évoquant la migration et les déplacements, l’exil et l’identité ou encore l’influence musicale d’un environnement sur un compositeur -et réciproquement. Avec, pour moments forts, des créations surprenantes, la participation de grands orchestres faisant rarement ou pour la première fois escale en Belgique et un concert très symbolique associant l’Orchestre National de Belgique et une formation de musiciens syriens expatriés.

Le Klarafestival bâtit sa programmation autour d’un thème en rapport avec la vie en société. En 2016, il avait décliné les multiples expressions musicales de la compassion. Cette année, le festival a choisi comme fil rouge un thème plus que jamais d’actualité : le « dé-place-ment ». Sa programmation illustrera comment les grands compositeurs ont traduit dans leur musique l’identification à un lieu, les émotions liées à la migration, la nostalgie de l’exilé, la soif de découvrir d’autres horizons ou encore l’influence d’une tradition musicale sur une autre.

L’édition 2017 invitera à voyager aux XIXe et XXe siècles, surtout en Europe centrale, en Russie et aux États-Unis. L’engouement nationaliste né avec le romantisme inspira leurs plus belles pages aux Tchèques Smetana, Janáček et Dvořák. Un siècle auparavant, l’Autrichien Haydn créait son Hymne de l’Empereur qui résonne encore dans l’hymne national allemand. Mahler ne reconnaissait pour sa part que la musique comme patrie ; on entendra sa Première symphonie. Au siècle dernier, les régimes bolchéviste et nazi persécutèrent des centaines d’artistes. On entendra des œuvres des Russes Rachmaninov, Prokofiev et Chostakovitch ainsi que de l'Allemand Hindemith et des Autrichiens Schönberg et Berg. Les États-Unis ayant accueilli beaucoup de ces exilés, cet afflux de musiciens influença considérablement la tradition musicale américaine. Témoins de ce métissage, la Rhapsody in Blue de Gershwin et d’innombrables bandes-son composées à Hollywood comme la musique de Bernstein pour le film Sur les quais. Enfin, n’oublions pas que l’exil inspira l’un des premiers opéras : Il Ritorno d’Ulisse in Patria de Monteverdi sera également à l’affiche.

Le Klarafestival s’attache aussi à présenter de nouvelles créations. En 2017, il propose notamment The Diary of One Who Disappeared d’après Janáček dans une mise en scène d’Ivo Van Hove.

Le concert du Syrian Expat Philharmonic Orchestra, composé de musiciens professionnels ayant fui la guerre civile en Syrie, associé à l’Orchestre National de Belgique, constituera un moment hautement symbolique, à la veille du premier anniversaire des attentats de Bruxelles.

Comme à son habitude, le Klarafestival présente une affiche avec des artistes de renom : le Philharmonique de New York revient en Belgique après une longue absence, le Philharmonique de Taiwan fait ses débuts belges, et on retrouvera aussi René Jacobs, Teodor Currentzis, Magdalana Kožená et Stéphane Degout.

En parallèle, différentes activités sont proposées en lien étroit avec la thématique : introductions aux concerts, débats sur la radio Klara, et le café Victor de BOZAR se transforme pour l’occasion en Klarafestival café …

Résidence à Hambourg

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L'Elbphilharmonie de Hambourg qui sera inaugurée en grandes pompes le week-end prochain vient d'annoncer la nomination de Matthias Pintscher au titre de compositeur en résidence.
Le communiqué est bref : il ne dit rien du sens et des fonctions liés au titre.

Un coffret pour un anniversaire

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Mauricio Pollini célébrait la semaine dernière son 75e anniversaire.
Deutsche Grammophon ne l'a pas oublié et annonce la sortie d'un luxueux coffret de 55 CD avec tous ses enregistrements pour le label dont le 3e concerto pour piano de Prokofiev avec l'Orchestre Symphonique de la NHK sous la baguette de Maxim Shostakovich (enregistré à Tokyo en 1974).

Dans l'intimité et en silence

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C'est en présence de sa famille et de quelques habitants de Navès que, selon ses dernières volontés, Georges Prêtre a été inhumé ce samedi 7 janvier dans le caveau familial où il reposera aux côtés de son fils décédé en 2012.
Une cérémonie réunissant monde de la musique et de la culture sera organisée à la fin du mois de janvier à l’église Saint-Roch de Paris.