Le Journal

Trop tôt ?

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Jonas Kaufmann a annulé son retour sur scène à Gütersloh ce soir, à cause d'un refroidissement. Il est désormais attendu au Teatro Real à Madrid le 22 de ce mois, avant de s'envoler pour trois concerts au Japon.

Honda Competition 2016, les demi-finales

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Nous annoncions le 26 octobre la création à Bruxelles, à l’initiative de la marque japonaise Honda et de sa filiale Benelux, d'un nouveau concours, la Honda Competition for Classical Music, qui mettra en lices des étudiants et jeunes diplômés des deux conservatoires bruxellois -le Conservatoire Royal de Bruxelles et le Koninklijk Conservatorium Brussel, School of Arts van de Erasmushogeschool Brussel, du Conservatoire Royal de Liège, de l’Ecole Supérieure des Arts de Mons Arts², de l’IMEP (Institut Supérieur de Musique et de pédagogie) à Namur, du Koninklijk Conservatorium Gent, du Koninklijk Conservatorium Antwerpen et du Lemmens Instituut Leuven.
Rappelons que les demi-finales se dérouleront ce mercredi 16 novembre dans la grande salle des Conservatoires de Bruxelles où les 16 candidats sélectionnés présenteront une ou plusieurs œuvres de leur choix durant 30 minutes maximum. Le jury sera composé d’enseignants (un par école participante) et présidé par une personnalité du monde musical. Leurs noms seront connus juste avant l'épreuve.
Pour les finales (le 19 février 2017, dans la même salle), les trois candidats retenus par le jury proposeront un programme de leur choix d’une durée de 45 minutes et le jury sera élargi de deux personnalités du monde musical.
Le Premier Prix de la Honda Competition for Classical Music est de 8 000 euros, le 2e Prix de 5 000 euros et le 3e Prix de 3 000 euros.

Honda Benelux s’est engagé à soutenir financièrement ce concours pour trois ans.
À travers ce mécénat, Honda soutient une initiative qui contribue au bien-être général, jouit d’un rayonnement sur l’ensemble de la Belgique et met l’accent sur deux autres de ses valeurs importantes : l’éducation et l’excellence, se réjouit Monsieur Tomasek, son Président

Beethoven, 250 ans

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Le gouvernement allemand a décidé de consacrer un budget de 27 millions d'euros aux célébrations du 250e anniversaire de la naissance de Ludwig van Beethoven (Bonn, 1770).
De nombreux projets fleurissent partout dans le pays, même s'il est évident que sa ville natale aura un rôle particulier à jouer. Ashok Sridharan, le Maire de Bonn, est membre du conseil d'administration de la société créée pour l'anniversaire qui a son siège dans la ville et coordonne les célébrations.

Air connu... encore !

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Après le Wall Street Journal il y a quelques jours, c'est le New York Times qui serre la ceinture et annonce qu'il réduira désormais la couverture des événements locaux "qui ne présentent pas d'intérêt pour abonnés en ligne" : les concerts uniques, les spectacles sold-out, ceux qui ne sont pas dirigés par des stars, les spectacles de cabaret et les petites galeries d'art.

Comptables publics sanctionnés à Bordeaux

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A Bozar avec Google

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En se connectant depuis un ordinateur ou un smartphone à la plateforme Google Arts & Culture, l'internaute peut désormais se déplacer de manière virtuelle au sein du palais des Beaux-Arts à Bruxelles. La collaboration avec le Google Cultural Institute offre, selon l'institution, la possibilité d'une expérience artistique à 360° degrés mais aussi l'accès à divers documents d'archives inédits.
La visite virtuelle du bâtiment de Victor Horta constitue en outre le prolongement de l'exposition The Center for Fine Arts of Victor Horta qui s'y déroule actuellement.
L'exposition en ligne Inside the Centre for Fine Arts: looking at 90 years of art exhibitions in Brussels propose, elle, "un regard passionnant sur le 20e siècle à travers l'histoire et la vie du Palais des Beaux-Arts".
Cette nouvelle application offre aussi  à ceux qui auraient manqué la dernière édition du Bozar Electronic Arts Festival (BEAF) la possibilité de se rattraper et de revoir de cette manière l'installation Bois Mort conçue par Felix Luque et Damien Gernay, mêlant sons et tubes de lumière.

La collaboration avec Google Arts & Culture est une belle étape pour BOZAR car elle propose aux visiteurs une expérience digitale plus forte", souligne Paul Dujardin. "BOZAR a l'ambition de devenir un laboratoire d'innovation culturelle et sociétale. Notre nouvelle plateforme numérique propose aux visiteurs différents outils pour accéder à la culture virtuellement et différemment, mais elle encourage aussi les artistes et les chercheurs à explorer ensemble de nouveaux champs et outils."

Succession à San Sebastian

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C'est le jeune chef d'orchestre américain Robert Trevino (originaire de Fort Worth, Texas) qui a été désigné au poste de directeur musical de l'Orchestre symphonique Euskadi à San Sebastian à partir de la saison 2017-18. Son contrat court jusqu'à la saison 2019-20.
Il y succédera à Junk Märkl qui dirigeait l'orchestre en avril dernier pour le concert de gala des ICMA (www.icma-info.com) et dont le contrat, débuté en 2014, prend fin en juin 2017.

Robert Trevino (32 ans) a remporté le Concours International de Direction d’Orchestre Evgeny Svetlanov à Montpellier en 2010 puis il a connu un succès rare pour sa direction de Tosca au Bolchoï en 2011.
Chef associé et chef invité du New-York City Opera au Lincoln Center de 2009 à 2011, il y a dirigé une production remarquée de Don Giovanni  (Mozart), A Quiet Place (Bernstein) et cinq premières mondiales d’opéra dans la saison "VOX : American Opera Series". A l’été 2011, il était désigné par James Levine Conducting Fellow de Seiji Ozawa au Tanglewood Music Festival où il a dirigé Trois Opéras Minutes (Milhaud) dans une production de Mark Morris. Il est, pour la 3e saison, chef associé au Cincinatti Symphony Orchestra après avoir travaillé avec le Boston Symphony Orchestra, les Philhamoniques de Los Angeles, Boston et St. Pétersbourg et le Suwon Philharmonic of South Korea, sans oublier sa résidence au Helsinki Philharmonic comme chef résident invité par Leif Segerstam pour l’intégrale des symphonies de Sibelius.
Robert Trevino s'est formé avec Leif Segerstam, Kurt Masur, Michael Tilson, David Felder et David Zinman qui lui a remis le James Colon Prize for Excellence in Conducting de l’Ecole et Festival de Musique d’Aspen. En 2012, il recevait aussi le Career Development Award de la Fondation Georg Solti.
Fervent défenseur de la musique contemporaine, il a travaillé en étroite collaboration avec des compositeurs de premier plan et bénéficié de subventions de la part de la Fondation for Contemporary Art, de la Gene Gutche Foundation et de l’Université de Chicago. Il a dirigé l’Ensemble Modern Academy Orchestra au Klangspuren Festival (Autriche) et le Slee Sinfonietta au Robert et Carol Morris Center for 21st Century Music.

Hommage à Philippe Hirschhorn (1996-2016)

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Ces 2 et 4 décembre, à Bozar, la violoniste Janine Jansen donnera le Concerto pour violon et orchestre de Brahms dans le cadre de deux concerts à la mémoire du musicien et pédagogue Philippe Hirschhorn décédé il y a 20 ans et dont elle fut l’une des plus brillantes élèves. Le programme fait aussi la part belle à la musique de Franz Schubert que Hirschhorn affectionnait tant. L'ONB sera sous la direction d'Andrey Boreyko

Philippe Hirshhorn reste heureusement bien présent dans la mémoire et dans le coeur des mélomanes. Et les plus jeunes peuvent le découvrir au disque : son Premier Concerto pour violon de Niccolò Paganini avec lequel il remportait en 1967 (à 21 ans) le Concours Reine Elisabeth reste définitivement un moment de grâce. Cette année-là, la concurrence était rude et Gidon Kremer se classait troisième. Les deux jeunes Lettons avaient été envoyés à Bruxelles pour représenter le fleuron musical du régime soviétique.

Philippe Hirshhorn
ne s'est pourtant jamais hissé parmi les quelques grands noms de la musique classique et son parcours en intrigue plus d'un.
Pour Mischa Maiksy, Hirshhorn était "l’un des plus grands musiciens" qu’il ait eu la chance de rencontrer : "Une sorte de puissance mystique et ensorcelante émanait de son jeu. Je n’ai ressenti cela chez personne d’autre. Il s’approchait de la perfection musicale à tel point que cela devait devenir angoissant, n’est-ce pas ? Essayer d’atteindre quelque chose d’inatteignable. C’est une source de tension énorme."
En 1967, le soir de la finale, Marcel Doisy (RTB) exprimait ainsi son émotion : "Hirshhorn est un musicien incroyable. Ici à Bruxelles, bien qu’entouré de nombreux virtuoses, il se distingue par son niveau exceptionnel. […] Une seule et unique note a suffi à ébranler la salle entière. Cet artiste se trouve littéralement au cœur de sa carrière."
Hirshhorn avait profondément impressionné tant le public que le jury. Sa technique fantastique, couplée à une sensibilité musicale et une puissance hors-normes, faisait l’unanimité. Et on retrouve cette approche, cette signature sonore unique et puissante sur les rares enregistrements qu’il nous a laissés.

Philippe Hirshhorn était pourtant d’une impitoyable sévérité envers lui-même. Dans le documentaire De Winnaars du réalisateur néerlandais Paul Cohen, Hirshhorn s’observe sur un vieux cliché pris juste après l’annonce de la décision du jury. Le visage du jeune homme, entouré par la foule, ne rayonne pas de joie. Se pointant du doigt, Hirshhorn déclare : "Vous voyez ? Quel drame. De la joie ? Non. De la mélancolie, c’est tout." Et un peu plus loin : "Quel frimeur, ce type… J’ai joué n’importe comment. D’une manière ou d’une autre, j’ai jeté de la poudre aux yeux du jury. Et j’ai gagné."  Comme si le jury -qui comptait celle année-là David Oïstrakh, Yehudi Menuhin, Arthur Grumiaux et Theo Olof- lui avait attribué à tort ce Premier Prix...

Plus tard, il surprit parfois. Ainsi, il refusa de collaborer avec Herbert von Karajan et ses allures de demi-dieu : il ne pouvait s’identifier à l’approche de Karajan. Son refus en étonna plus d'un, tant ses admirateurs que ses détracteurs, car le nom et la renommée de Karajan rayonnaient aussi sur les solistes avec lesquels il travaillait.

Bien qu’il ait partagé la scène avec de grands orchestres -London Symphony Orchestra, Royal Philharmonic Orchestra, Wiener Symphoniker,...- Hirshhorn fut toujours de ceux qui œuvrent dans l’ombre. Entre 1989 et 1993, il rejoignit cependant le jury du Concours Reine Elisabeth pour violon. Et, cet homme qui préférait l’enseignement à la scène partagea longtemps ses connaissances et son savoir-faire aux conservatoires d’Utrecht et de Bruxelles. Dès 1973, il s’était d’ailleurs installé à Bruxelles et avait obtenu la nationalité belge. Quant à son rôle de pédagogue, il l'évoquait avec beaucoup d'humilité: Évidemment, cela me permet de payer mes factures. Mais… c’est vraiment stimulant d’un point de vue intellectuel.

À Utrecht, Janine Jansen fut une de ses élèves. Le compositeur russe Victor Kissine avait reçu un jour un appel téléphonique d’Hirshhorn qui venait d’entendre la jeune violoniste et voulait partager son enthousiasme et sa surprise. Il la prit sous son aile alors qu'elle n'avait que 16 ans. Elle confie volontiers qu’elle lui doit en grande partie le lancement de sa carrière. Quand elle l'évoque, elle parle d'un "musicien électrisant", un professeur capable de mettre ses élèves sous haute tension. Et elle racont qu'un jour, Hirshhorn lui demanda de jouer la même phrase de cinq manières différentes. Après un "Bien, tout cela se ressemble un peu. Maintenant, essaie de faire quelque chose de vraiment différent", elle fit une nouvelle tentative. Hirshhorn lui demanda alors de se laisser complètement aller : "Joue cette phrase de la manière dont tu la ressens vraiment".
Après le portrait intime et intrigant d’Hirshhorn, Paul Cohen a réalisé en 2010 le film Janine, où la violoniste évoque sa vie et son travail. Ici aussi, l’éloge de son ancien professeur est en bonne place.

Philippe Hirshhorn et Janine Jansen ne se sont côtoyés que pendant deux ans : en 1996, Philippe Hirshhorn décédait d’une tumeur cérébrale à l’âge de 50 ans. Grâce à l’intervention de la Reine Fabiola, il est enterré au coeur du magnifique cimetière classé du Dieweg (Uccle), non loin d'Hergé, de l’architecte Paul Hankar et le peintre français Jacques-Louis David.

Philippe Hirshhorn survit à travers le jeu de Janine Jansen. Un héritage qu'elle assume et c’est pour cette raison qu’elle souhaite lui dédier ce concert.

 

Pierre Derhet, MM Academy Laureate

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La Monnaie vient d'annoncer que le jeune ténor belge Pierre Derhet est le premier à remporter le titre de MM Academy Laureate pour son brillant parcours durant la saison 2015-2016.

Petit retour sur une initiative bien réfléchie : forte du succès d’une expérience pilote menée en 2015 avec des étudiants de l’IMEP, la Monnaie avait décidé de créer une académie de chœur permanente dès la saison 2015-16 : la MM Academy qui offre aujourd’hui aux jeunes candidats-chanteurs la possibilité de compléter leur formation par un stage d’immersion dans les chœurs de la Monnaie (recrutés à la suite d’auditions, ils étaient 40 pour la première session et déjà 48 pour la saison 2016-17).
Avec ce projet, la Monnaie propose une réelle expérience professionnelle en complément du cursus des étudiants en chant des conservatoires, une réponse constructive à l'absence de passerelles si souvent dénoncée entre le monde des conservatoires et celui des scènes artistiques.
Une fois atteint ce premier niveau, les étudiants peuvent postuler au parcours de perfectionnement des MM Academy Soloists. Les solistes sélectionnés bénéficient d'un soutien de la Monnaie dans la professionnalisation de leur carrière débutante (master classes, rencontres spécifiques, auditions et projets en soliste).
La Monnaie a encore créé le titre de MM Academy Laureate : une distinction qui n'est pas qu'honorifique puisqu'elle assure un accompagnement personnalisé de une à trois années par les équipes de la Monnaie.
Pierre Derhet est donc le premier lauréat à bénéficier de ce programme.

Pierre Derhet a commencé ses études de chant en 2010 à l’IMEP (Institut de Musique et de Pédagogie, Namur) dans les classes de Françoise Viatour, Elise Gäbele et Benoit Giaux. Il a eu aussi l’occasion de parfaire sa technique lors de master classes avec Marianne Cornetti, Robert Chafin, Christophe Rousset et Leonardo Garcia Alarcon, notamment.

Pierre Derhet se produit régulièrement en tant que soliste dans le Requiem de Mozart ou de Haydn, le Te Deum de Charpentier, l’Oratorio de Noël de Saint-Saëns, la Passion selon Saint-Jean de Bach, le Stabat Mater de Dvořák, le Messie et Israël en Egypte de Haendel, des messes de Schubert, Zelenka ou Pergolèse. Dans le domaine de l’opéra, il a interprété les rôles de Raoul de Gardefeu (La Vie parisienne, Offenbach), le Prince (Cendrillon, Massenet), Raoul de Saint-Brioche (Die Lustige Witwe, Lehár) et Der Tanzmeister (Ariadne auf Naxos, Strauss) à l’Opéra de Pittsburgh (USA).
Il a interprété son premier rôle sur la scène de la Monnaie dans Un ballo in maschera  (Verdi) sous la direction de Carlo Rizzi en mai 2015. En novembre de la même année, il tenait le rôle du journaliste dans Les Mamelles de Tirésias (Poulenc) à l’Opéra National d’Amsterdam. Cette saison, il fait  ses débuts dans le rôle d’Eurimaco (Il Ritorno d’Ulisse in Patria) sous la baguette de René Jacobs et il se produira à l’Opéra National de Bergen (Norvège) dans une production du Messie de Haendel.

Pierre Derhet a déjà remporté plusieurs distinctions lors de concours nationaux tels que le Concours Dexia, le Concours des nouveaux talents de l’art lyrique ou encore le Concours Jacques Dôme.

Zoltan Kocsis, une grande figure hongroise

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Dans un communiqué officiel publié ce dimanche soir, "l'Orchestre Philharmonique national annonce avec une profonde tristesse la mort de Zoltan Kocsis cet après-midi, après une longue maladie qu'il a affrontée avec dignité".
Zoltan Kocsis en était le directeur musical depuis 1997. Il  avait subi une opération cardiaque en 2012 et, le mois dernier, il avait annulé des concerts sur avis de ses médecins.
L'un des meilleurs pianistes et chefs d'orchestre nous a quittés, a commenté le Ministre hongrois des Ressources humaines Zoltan Balog.
Pour Ivan Fischer qui avait fondé avec lui l'orchestre du Festival de Budapest en 1983, Kocsis était un géant de la musique. Et il ajoute : Il était l'un des rares génies ... son influence sur sa génération est immense.

Né à Budapest en 1952, Zoltan Kocsis y a commencé sa formation musicale. Il était entré au Conservatoire Bela Bartók en 1963 et il y a étudié le piano et la composition. En 1968, il était admis à l'Académie Franz Liszt où il y fut l'élève de Pál Kadosa, Gyorgy Kurtag et Ferenc Rados. Parmi ses pairs, on compte à l'époque Dezső Ranki et Andras Schiff.
A 18 ans, il recevait le Prix Beethoven décerné par la radio hongroise et, à 21 ans, le Prix Liszt du gouvernement hongrois. En 1978, il recevait une première fois le Prix Kossuth, la plus haute récompense hongroise décernée aux artistes. Elle lui sera à nouveau remise en 2005.
Dès 1970, il faisait ses débuts en Hongrie et à l'étranger et il a développé, comme pianiste, une intense carrière internationale, jouant avec le Philharmonique de Berlin, l'Orchestre symphonique de Chicago, l'Orchestre symphonique de San Francisco , le New York Philharmonic, l'Orchestre d'Etat de Dresde, le Philharmonia Orchestra de Londres et l'Orchestre Philharmonique de Vienne.
Kocsis a enregistré l'intégrale des oeuvres pour piano de Bela Bartok.
Depuis 1987, il se consacrait aussi à la composition et ses oeuvres, comme ses transcriptions de Bela Bartok, lui ont également valu une renommée mondiale.