Le Journal

Patrimoine en danger

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La maison familiale du pianiste roumain Dinu Lipatti (1917-1950), située au coeur de Bucarest, est menacée de démolition.
Une pétition a été lancée pour qu'elle devienne un musée.

Dinu Lipatti reste une des musiciens les plus célèbres de Roumanie. Il est né dans une famille de musiciens : son père était violoniste, sa mère pianiste, et son parrain n'est autre que le compositeur Georges Enescu. Lorsqu'il remporte le 2e Prix au Concours international de Vienne (1934), Alfred Cortot -qui considérait qu'il méritait la première place-, démissionne du jury en signe de protestation.
Lipatti étudiera ensuite à Paris avec Cortot, Nadia Boulanger, Paul Dukas (composition) et Charles Münch (direction d'orchestre). Dès 1936, il fait des tournées de concerts et enregistre des disques avec le producteur Walter Legge.
Arrive la Seconde Guerre mondiale : Lipatti fuit la Roumanie en 1943 avec son épouse Madeleine Cantacuzène (1915-1982) et s'installe à Genève où il accepte une classe de virtuosité au conservatoire. Mais rapidement apparaissent les premiers signes de la maladie de Hodgkin qui réduit son activité de concertiste une fois la guerre terminée et l'emportera à l'âge de trente-trois ans : il est enterré au cimetière de Chêne-Bourg, non loin de la frontière française, aux côtés de sa mère et de sa femme.
Son jeu ? Une extrême fidélité au texte et une technique pianistique exceptionnelle visant la perfection musicale. Il faut réécouter au disque ses Mozart, Chopin, Schubert, Liszt, Ravel, Schumann, Bach,... et les sonates d'Enescu aux côtés de leur auteur.
Lipatti a aussi laissé de nombreuses compositions qui s'inscrivent dans les traditions esthétiques française et roumaine : une dizaine de mélodies sur des poèmes français, Les Bohémiens -suite "tzigane" pour orchestre, un concertino pour piano et orchestre, une symphonie concertante pour deux pianos et orchestre, trois danses roumaines pour deux pianos, une sonatine pour violon et piano, un concerto pour orgue et piano, un quatuor pour instruments à vent, une sonatine pour la main gauche ou encore deux nocturnes pour piano.

 

Grève en septembre

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Les musiciens de l'Orchestre Philharmonique de Gran Canaria ont voté en faveur d'une grève dès le début début de septembre si la ville de Las Palmas laisse en place son manager, Juan Mendoza.
Les musiciens se plaignent d'une atmosphère de travail "toxique", de licenciements abusifs et du mépris des traditions de l'ensemble. Jusqu'ici, il n'y a pas de réaction officielle ni de Mendoza, ni la ville.
Juan Mendoza Rosales (Las Palmas, 1956) a été désigné au poste en janvier 2014, parmi les 29 candidats prêts à remplacer Tilman Kuttenkeuler qui avait rejoint l'Orchestre Symphonique de la Radio de Berlin à la fin de 2013.
Architecte de profession, Juan Mendoza avait auparavant été responsable des programmes de la Société Philharmonique de Gran Canaria pendant six ans et directeur du Festival de musique des Canaries à partir d'avril 2006, après la démission de Rafael Nebot.

Andre Hajdu est décédé

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Nous venons d'apprendre le décès du compositeur israelien Andre Hajdu.

Né en Hongrie en 1932, Andre Hajdu a d'abord étudié à l'Académie Franz Liszt de Budapest avec Endre Szervanszky et Ferenc Szabó (composition), Erno Szegedi (piano) et Zoltán Kodály (ethnomusicologie). Grâce à ce dernier, il a participé pendant deux ans aux recherches sur la culture musicale tzigane et il a publié plusieurs articles à ce sujet.
Après la révolution hongroise de 1956, il part à Paris et y poursuit ses études au Conservatoire avec Darius Milhaud (composition) et Olivier Messiaen (philosophie de la musique). Il y rencontre Gilbert Amy, William Bolcom, Philip Corner et Paul Mefano pour n'en citer que quelques-uns.
Depuis 1966, il vivait à Jérusalem. Il y a enseigné à l'Académie de Musique de Tel Aviv de 1966 à 1991 et à la Bar-Ilan University à partir de 1970. Il en a présidé le département de musique et y a fondé un département de composition.
Il s'est beaucoup intéressé aux répertoires klezmer et juif hassidique au sujet desquels il a publié plusieurs articles.
Comme compositeur, il s'est impliqué dans tout ce qui touche à la judéité : folklore et liturgie, mais aussi les sujets plus abstraits de la pensée juive (Loi orale, ouvrages philosophiques) et l'histoire juive.
Nombre de ses travaux sont consacrés à l'enseignement de la musique, en particulier le piano et la théorie à travers une approche créative.
Par son dévouement à l'enseignement, Andre Hajdu a nourri quelques-uns des plus grands talents de musiciens israéliens dont Gil Shohat, Yonatan Razel, Yoni Rechter, Matti Kovler et Matan Porat.

Trifinov annule

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Malade, Daniil Trifonov a annulé ses deux dates à Tanglewood cette semaine.
Il est remplacé par le Canadien Marc-André Hamelin en récital et par l'Argentine Ingrid Fliter dans le deuxième concerto de Chopin.
L'occasion pour Ingrid Fliter de faire enfin ses débuts avec le Boston Symphony.

Fin de carrière

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En concert dimanche soir à Savonlinna, le baryton finlandais Jorma Hynninen a annoncé que ce récital était "sa dernière prestation professionnelle".
Jorma Hunninen est âgé de 75 ans.
Il a fait ses débuts en 1970 avant de chanter au Met, à La Scala, à Vienne et dans la plupart des grandes maisons. Il est aussi à l'origine d'opéras de plusieurs compositeurs finlandais: Sallinen, Rautavaara ou Kalevi Aho.
Il laisse une bonne centaine d'enregistrements.

Violon retrouvé !

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La violon de Krysia Osostowicz a été retrouvé.
Lorsqu'une dame l'a présenté chez Cash Converters à Streatham, le responsable du magasin a reconnu la description qui en avait été faite et il a appelé la police.
Krysia Osostowicz a, elle, publié un message de remerciement à tous ceux qui ont fait circuler l'information.

Décès d'Einojuhani Rautavaara

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Einojuhani Rautavaara est décédé ce 27 juillet. Il était âgé de 87 ans.
Le compositeur finlandais avait débuté sa formation à s’était l’Académie Sibelius, avant de rejoindre les États Unis puis l'Allemagne.
Il laisse une oeuvre vaste, largement inspirée par la nature et marquée d'une intense spiritualité : sept opéras dont Rasputin (terminé en 2003), huit symphonies, des concertos, desœuvres orchestrales, des partitions pour chœur, de la musique de chambre et pour piano.

Rasilainen à Konstanz

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Ari Rasilainen sera le chef principal de la Philharmonie de Constance dès la saison prochaine avec un contrat de cinq ans. Il succède donc à Vassilis Christopoulos qui a conduit l'orchestre pendant 10 ans à partir de 2005.

Ari Rasilainen est né en 1959 à Tampere (Finlande). Il a étudié le violon et l'orchestre à l'Académie Sibelius d'Helsinki et à Berlin. Avant de se concentrer sur la direction, il a été violoniste de l'Orchestre symphonique de la Radio finlandaise; au cours de la saison 1985-86, il est chef principal de l'Orchestre de Lappeenranta (Finlande) et, jusqu'en 1994, chef invité de l'Orchestre Philharmonique de Tampere. De 1994 à 2002, il dirige l'Orchestre de la Radio norvégienne à Oslo, de 1994 à 1998 le Jyväskylä Sinfonia et, de 1999 à 2004, la Sinfonietta Pori. A partir de 2002 et pour 7 ans, il est à la tête de la Philharmonie de Rhénanie-Palatinat. Il est un familier des maisons d'opéra internationales, y compris l'Opéra National de Finlande (Helsinki) et il a travaillé avec de nombreux orchestres à travers le monde.

Damrau ne sera pas à Orange

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La soprano allemande Diana Damrau a annoncé qu'elle est malade et se retire de La Traviata des Chorégies d'Orange où on l'attendait dans une distribution comptant Placido Domingo et Francesco Meli. Elle sera remplacée par la soprano albanaise Ermonela Jaho.

 

On a retrouvé Oncle Adolf !

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Les films d'Adolf Hitler en compagnie de la famille Wagner à l'été 1936 ont été redécouverts à Bayreuth.
Tournés par Wolfgang Wagner, le précédent directeur du Festival alors âgé de 16 ans, ils montrent le leader nazi en conversation avec la famille Wagner dans le cadre de la vie privée.
D'abord considérés comme perdus, ces documents sont réapparus à l'automne dernier dans les caves du Festschpielhaus. Ils sont désormais au Munich Hauptstaatsarchiv et sont en cours de numérisation. Une rumeur laisse entendre qu'ils seront éventuellement mis à disposition pour la «recherche autorisée. Selon des archivistes, les gros plans sont particulièrement révélateurs au sujet d'Hitler et de divers artistes de Bayreuth.