Le Journal

Le Centre Henri Pousseur au Festival LOOP 8

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Stijn Boeve, Directeur du Centre Henri Pousseur, illustre quelques éléments du programme du 27 novembre, avec Jan Michiels (piano) et Vincent Royer (alto).

Fondé en 1970 à l'initiative d'Henri Pousseur et de Pierre Bartholomée, le Centre Henri Pousseur s'est engagé dès sa création dans la réalisation et la diffusion d'œuvres de musique électronique et, tout particulièrement, de musique mixte.
Lieu d'expérimentations, d'échanges et de réalisations contemporaines, le Centre Henri Pousseur passe des commandes plusieurs fois par an et accueille des projets d'artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ainsi que des autres régions du pays et de l'étranger.

Pour cette carte blanche, le Centre Henri Pousseur propose une sélection d'œuvres récentes, commandées par et/ou réalisées au Centre, ainsi que deux œuvres du répertoire international (dont la création belge de Animus II de Luca Francesconi), pour piano et alto, solo ou en duo.
Les Lettres Soufies de Luc Fafchamps sont des voies de transformation. Il y traite la constante modification de la perspective sous laquelle une matière est perçue, et en quoi ce changement de point de vue produit un glissement de la forme. Z1 (une commande de Vincent Royer et Jean-Philippe Collard, en coproduction avec le Centre Henri Pousseur) se déroule comme la succession, puis l'accumulation par débordement, de 37 vagues sonores, comme autant de variations en expansion sur l'espace et sur la matérialité changeante du timbre, pour lesquelles l'alto joue tour à tour le rôle de déclencheur et de réacteur.
Si les pièces de Claude Ledoux et Robert HP Platz trouvent leur point de départ au Japon, Vykintas Baltakas, compositeur lituanien résidant en Belgique, propose avec Das Lied
- pour piano et électronique - un chant au sens large, c'est-à-dire l'expression de tendances musicales spécifiques, non seulement présente dans toute musique, mais dans chaque élément de la musique, prête à se déployer à sa manière.
Dans Métamorphoses parallèles (une commande du Centre Henri Pousseur), Vinko Globokar s'inspire de la nouvelle Petite Circé (Piccola Circe) de Dino Buzzatti, une sombre histoire d'une femme sadique (Lunella) avec deux chiens, un petit qu'elle aime, et un bouledogue dont elle abuse. Peu à peu elle métamorphose son amant (Umberto) en chien boxer, sans qu'il ait la force de s'y opposer. Pour Globokar cette transformation est la métaphore des agissements de certaines forces politiques qui ont tendance à transformer les êtres humains en chiens dociles. Les acteurs de cette pièce psychologique sont le pianiste et l'altiste.
Au Senghor, le 27 novembre 2015 à 20h30. (www.senghor.be)

Juilliard et Curtis en deuil

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Le "chouchou" de la Juilliard School et du Curtis, le professeur de piano Seymour Lipkin est décédé lundi soir à l'hôpital Blue Hill (Maine).
Il était âgé de 88 ans et en mauvaise santé pendant un certain temps.
Né à Detroit, Seymour a travaillé au Curtis avec Rudolf Serkin, Mieczyslaw Horszowski, et David Saperton. En 1948, il a remporté le Concours Rachmaninov. Plus tard, il s'est révélé en redoutable spécialiste de Beethoven.
Il a joué avec tous les grands orchestres américains mais il a rapidement été reconnu comme un très grand maître. Il a rejoint le Curtis en 1969 et la Juilliard en 1986.

Il Bel Canto

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IL BEL CANTO, bannière d'un concert lyrique avec l'Orchestre symphonique de l'IMEP, sous la direction de Cyril Englebert; les solistes de l'EVD et le Choeur de Chambre de l'IMEP sous la direction de Benoît Giaux.
IL BEL CANTO, un sésame qui ouvre la porte d'un monde extraordinaire, celui de l'opéra! En élevant son chant, il transporte ses personnages au-delà de leur destin. Il chante la "douleur" de désirer... De Monteverdi à Puccini, en passant par Verdi, par les moyens unis de la parole, de la musique et de la mise en scène, le plaisir et la douleur forment l'essentiel de l'opéra. L'art le plus sublime? Sans doute... Mais d'où vient cette expression? L'expression même de « Bel canto », née de père inconnu, n'est apparue dans le langage que plus d'un siècle après l'émergence de l'esthétique à laquelle elle renvoie. C'est au moment où la poétique "belcantiste", essentiellement liée à l'art des castrats, vient à s'estomper au profit du romantisme naissant que les nostalgiques de son âge d'or vont forger ce qualificatif nouveau, un peu comme on exhale un regret... On utilisera plus tard l'expression "bel canto romantique" en n'étant pas toujours conscient de ce qui sépare les deux esthétiques... C'est très opportunément que Reynaldo Hahn inscrit au coeur de sa célèbre conférence sur le chant des réflexions sur le bel canto et sa vocation expressive. Il y rappelle avec pertinence que la virtuosité ne s'y réduit pas à la seule agilité acrobatique, mais suppose l'expression du sentiment par le jeu de la stylisation vocale, fondée sur "la qualité, le lié, la souplesse" d'un phrasé "malléable à l'infini" et capable d'épouser toutes les nuances du sentiment. Cet équilibre entre exubérance vocale et influx émotionnel fera la grandeur du bel canto.
Véritable parcours initiatique, le programme du concert emmène à travers tout le XIXe siècle lyrique en Italie et en France. Les œuvres de ce siècle sont souvent des peintures psychologiques nuancées, faisant appel à toute l’échelle des passions et des sentiments, sur un arrière-plan historique où les émotions et les problèmes humains sont étroitement liés à des ambitions de caractère intemporel, politique ou religieux. Reflet d’un contexte socio-culturel et historique s’ouvrant sur le monde oriental et exotique, la musique joue également un rôle dans l’essor des nationalismes. Le Moyen-Age et l’Antiquité constituent la source d’un nouvel idéal et le rationalisme des Lumières cède la place au mysticisme.
Finesses psychologiques chez Verdi, mélodies extrêmement envoûtantes chez Bellini, fusion du réalisme et de l'exotisme chez Bizet, vérisme chez Mascagni, retour à un certain sentiment religieux chez Massenet et Delibes pour un concert haut en couleurs, subtilités psychologiques, vocales et orchestrales. Une belle initiation à l’opéra du XIXe, une occasion sans pareille de découvrir les talents des étudiants de l’EVD, le Choeur de Chambre et le travail tout en finesse de l’orchestre symphonique de l’IMEP !
IL BEL CANTO, les 28 novembre 2015 à 20H00 et 29 novembre 2015 à 16H00 en la salle de concert de l'IMEP - Réservation obligatoire maud.casimir@imep.be)

Succession de Jacques Lacombe

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Le New Jersey Symphony Orchestra vient de choisir son nouveau chef. Il s'agit du Chinois Xian Zhang, 42 ans, qui succèdera dès la saison prochaine au Canadien Jacques Lacombe.
Zhang a fait ses débuts à 20 ans, dirigeant Figaro à l'Opéra de Pékin avant de partir aux États-Unis en 1998 et d'y passer quelques années en chef associé de l'Orchestre Philharmonique de New York.
Il dirige actuellement actuellement à Londres La Bohème avec l'English National Opera.

Une exclusivité à Spa

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Dans le cadre de son 30e anniversaire, l’Automne musical se terminera en apothéose avec un opéra comique inédit : L’ Italiana in Londra de Cimarosa.
Le 29 novembre à 15h au Théâtre Jacques Huisman du Centre culturel de Spa, on retrouvera Génération Baroque dirigée par Martin Gester.
Après une production remarquée d’Orpheus de Telemann en 2013, Martin Gester revient à Spa avec une nouvelle génération de chanteurs, de musiciens et leur dernière réalisation : L’Italiana in Londra de Domenico Cimarosa, un opéra datant de 1778. Dans une mise en scène signée Carlos Harmuch, aussi simple qu’efficace, les chanteurs évolueront aux côtés de l’orchestre dirigé par Martin Gester. Un opéra comique animé par des personnages hauts en couleurs, un spectacle de nature à séduire un très large public.
Cimarosa -que d’aucuns qualifient de "Mozart italien"- plongera l'assemblée dans un univers à la fois amoureux et burlesque, celui de la comédie napolitaine. Personnages typés, déguisements et situations savoureuses, airs et récitatifs pittoresques se succéderont dans cette épure de l’opéra bouffe.
Renseignements : www.automnemusical.com

Fierté de La Monnaie

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Andrea Breth vient de recevoir le Prix Der Faust 2015 décerné par le Deutscher Bühnenverein pour sa mise en scène de Jakob Lenz,
une co-production de la Monnaie, Oper Stuttgart et le Staatsoper Berlin.
Le Deutscher Bühnenverein est une organisation politico-culturelle qui réunit plus de 450 membres en Allemagne, opéras, théâtres et orchestres. Cette institution très écoutée dans la sphère germanophone cherche à préserver, promouvoir et développer la diversité du paysage musical et théâtral germanophone, insistant sur sa responsabilité dans la diffusion de la culture. Le Deutscher Bühnenverein  remet chaque année les Prix Der Faust pour récompenser le meilleur des productions et des artistes germanophones. Ce n’est pas la première récompense reçue par cette production de Jakob Lenz. Elle a déjà été couronnée Production de l’année 2015 par l’Opernwelt. Andrea Breth reviendra prochainement à la Monnaie pour une nouvelle co-production avec les opéras de Stuttgart et Berlin, Il Prigoniero de Dallapiccola, dont la première aura lieu à Bruxelles.

Hansel et Gretel malades

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Nous apprenions hier que Chen Reiss, la Gretel de Vienne, était contrainte de renoncer pour raisons de santé.
Aujourd'hui, c'est Daniela Sindram (Hansel) qui a dû être remplacé à la répétition générale pour les mêmes raisons.
Mais il semble que Daniela ait de bonnes chances de récupérer récupérer à temps pour la Prmière jeudi de cette nouvelle production d'Adrian Noble.

Décès

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Le percussioniste au mémorable nom de Telemachus Lesbines est décédé à 87 ans. Tele était premier percussioniste et timpaniste du Milwaukee Symphony Orchestra au cours des 30 dernières années. Il était aussi un pédagogue renommé.

Réouverture en Ile-de-France

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La Ministre de la Culture et de la Communication a annoncé ce dimanche soir la réouverture des établissements culturels de la région Ile-de-France ce lundi 16 novembre à partir de 13h.

Barcelone se souvient

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Le Palau de la Música Catalana (Barcelone) a inauguré jeudi un buste de Victoria de los Angeles à l'occasion du 10e anniversaire de la mort de la soprano. Organisé par le Palau de la Música Orfeo Catala en collaboration avec la Fondation Victoria de los Angeles, l'événement se veut évidemment un hommage à la soprano de Barcelone acclamée dans les meilleurs théâtres du monde tout au long de sa carrière.