Le Journal

"Les Diables de Loudun" de Krzysztof Penderecki, 55 ans

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Les Diables de Loudun (Die Teufel von Loudun) est un opéra en trois actes et trente scènes sur un livret en allemand du compositeur d'après un drame de John Whiting, créé en 1969 à Hambourg. L'histoire est inspirée de l'affaire des démons de Loudun.

Pour son premier opéra, Krzysztof Penderecki s'inspire de l'adaptation théâtrale que John Whiting a tirée en 1960 du roman d'Aldous Huxley « The Devils of Loudun » de 1952. Les Diables de Loudun est une commande de Rolf Liebermann alors à la tête du Staatsoper de Hambourg. La partition est composée durant l'année les années 1967 et 1968.

L'ouvrage est créé le 20 juin 1969 au Staatsoper de Hambourg. La direction est assurée par Henrik Czyz, la mise en scène est de Konrad Swinarski, les décors de Lidia et Jerzy Skarzynski, Rolf Liebermann et Krzysztof Penderecki assurent eux la supervision artistique. La soprano américaine Tatiana Troyanos y chante le rôle de Jeanne.

L'ouvrage a été révisé en 1972 puis en 1975, où le compositeur a ajouté deux nouvelles scènes au deuxième acte, cette dernière version étant la plus couramment jouée. La création française a eu lieu le 4 février 1972 à l'Opéra de Marseille, dans une adaptation en français d'Antoine Goléa, avec Hélia T'Hézan, Andrée Esposito, Julien Haas, Gérard Serkoyan, Louis Rialland, Marcel Huylbrock, Jacques Doucet et Jean-Pierre Hurteau sous la direction de Reynald Giovaninetti, mise en scène de Margarita Wallmann et décors de Bernard Daydé.

Jacques Offenbach, 205 ans

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Le  compositeur et violoncelliste allemand naturalisé français Jacques Offenbach est né le  à Cologne et mort le  à Paris.

Vers 1800, son père, Isaac Juda Eberst, quitte sa ville natale d'Offenbach am Main et s'installe à Cologne où il adopte comme nom de famille Der Offenbacher, puis simplement Offenbach, la loi obligeant à avoir un patronyme stable. Il est relieur et professeur de musique et de composition. Par la suite il est cantor à la synagogue de Cologne.

Jacques Offenbach est le plus jeune de sept enfants. Il reçoit des cours de violon de sa mère, mais à l'âge de 9 ans, choisit le violoncelle. Avec son frère Julius (1815-1880) au violon et sa sœur Isabella (1817-1891), il forme un trio qui joue dans les bars de la ville.

Il étudie avec le violoncelliste Joseph Alexander (1770-1840) puis avec Bernhard Breuer (1808–1877) auquel il dédie sa première composition publiée en 1833.

En novembre de la même année, Isaac accompagne ses fils à Paris. Jacob est admis au Conservatoire, alors dirigé par Cherubini, bien que les inscriptions y soient réservées aux Français (mais les deux garçons sont nés sous administration française). Tous deux intègrent le chœur d'une synagogue. Pour les juifs, Paris offre plus de possibilités de carrière que Cologne.

Indiscipliné, il suit quelques mois la classe d'Olivier-Charlier Vaslin avant de quitter l'institution,

Il trouve un emploi de violoncelliste dans l'orchestre de l'Ambigu-Comique, puis dans celui de l'Opéra-Comique.

Il étudie avec Louis Norblin, le professeur de son voisin de fosse Hippolyte Seligmann et prend quelques cours de composition avec Fromental Halévy.

En été 1836 et 1337, quelques une de ses valses sont jouées au Jardin turc, un célèbre café-concert en plein air, situé boulevard du Temple à Paris.

Il quitte l'orchestre de l'Opéra-comique en 1839, se produit dans les salons avec le pianiste Friedrich von Flotow (1812-1883), dans un répertoire de valses et des mélodies de sa composition. Il a des élèves privés.

En janvier 1839, il donne son premier concert public en compagnie de son frère Julius, en mars, le vaudeville Pascal et Chambord, sa première œuvre lyrique est créée, elle n'a aucun succès. Il continue sa carrière de virtuose, notamment avec des tournées en France (il joue avec Anton Rubinstein à Paris en 1841) Allemagne (il se produit avec Franz Liszt à Cologne en 1843), Autriche, Angleterre (il joue avec Joachim et Mendelssohn au château de Windsor en 1844).

En 1844, après s'être converti au catholicisme, il se marie avec Hérminie Marie Manuela de Alcain (1826-1887). Ils auront cinq enfants. Il a connu son épouse dans le salon tenu par sa mère, remariée avec John Mitchelle, un agent de concerts de Londres.

L'Alcôve, sa deuxième tentative lyrique, donnée à l'Opéra-Comique est à nouveau un échec. Il compose un peu de la musique symphonique et de chambre : Concerto militaire, suites pour deux violoncelles.

Pendant les journées révolutionnaires de 1848, il réside à Cologne.

De retour à Paris en 1850, il est nommé chef d'orchestre à la Comédie-Française, mais ne peut toujours pas faire jouer sa musique. Il pense alors à créer son propre théâtre.

Il obtient en 1855 la concession d'une salle sur les Champs-Élysées, qu'il déménage passage Choiseul dans le 2e arrondissement, sous le nom de Bouffes-Parisiens.

La censure lui impose de ne monter que des pièces en un acte, avec un maximum de quatre personnages, ce qu'il détourne avec un cinquième personnage, « croquefer », restant muet, mais brandissant des pancartes. Les bouffonneries et les facéties de ses productions, la qualité de sa musique, gagnent en succès au point de repousser les limitations de la censure.

En 1858, il peut créer sa première œuvre à grand spectacle, Orphée aux enfers. Le succès lui permet d'éponger ses dettes et d'acquérir une villa à Étretat, « Villa d'Orphée ».

Il obtient la nationalité française en 1860.

Fort de ses succès, il propose ses œuvres aux grands théâtres. Barkouf à l'Opéra-Comique est un nouvel échec qui met ses finances en péril, monte Die Rheinnixen en Autriche, revient en France avec La Belle Hélène (Théâtre des Variétés), qui remporte un immense succès.

Les années 1870 seront difficiles, avec la fin du Second Empire, la défaite militaire, on le soupçonne d'espionnage, on va chercher dans ses œuvres des éléments antipatriotiques. Mais habile, il sait rebondir, à la tête Gaîté-Lyrique en 1872, il fait évoluer ses œuvres vers le genre revue à grand spectacle, annonçant le music-hall.

La démesure de ses spectacles le ruine à nouveau en 1875. La vente de ses biens et une tournée américaine remettent ses finances à flot. Il crée Madame Favart en 1878, et La fille du Tambour-Major en 1879, des opéras-comiques patriotiques, puis met sur le métier une grande œuvre sérieuse à laquelle il pense depuis des années, Les contes d'Hoffmann. Il meurt avant de l'avoir achevée.

Philipp Bach à Freiburg

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L'Orchestre de chambre de Fribourg a remplacé son chef fondateur Laurent Gendre par Philipp Bach.
Laurent Gendre a dirigé l'orchestre depuis sa création en 2009.

Né à Saanen (Berne), Philippe Bach a étudié le cor à la Haute école de musique de Berne et au Conservatoire de Genève, avant d'entamer des études de direction d'orchestre à la Haute école de musique de Zurich avec Johannes Schlaefli, puis au Royal Northern College of Music de Manchester avec Mark Elder.

De 2008 à 2010, il travaille à l'opéra de Lübeck, puis de 2010 à 2022 à l'opéra de Meiningen, en Allemagne. Depuis 2012, il est directeur artistique de l'Orchestre de chambre de Berne et, depuis 2016, de la Philharmonie de chambre des Grisons.

 

Les obsèques de Jodie Devos

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Les obsèques de Jodie Devos, décédée ce week-end d'un cancer du sein à l'âge de 35 ans, auront lieu le samedi 22 juin 2024 à 10 heures en la cathédrale Saint-Aubain de Namur, sa ville natale.

La cérémonie est ouverte à tous (dans la limite des places disponibles) pour rendre un dernier hommage à l'artiste.

Les messages et témoignages de soutien à la famille peuvent être envoyés à homagespourjodie@gmail.com .

Les fleurs et les lettres peuvent être envoyées au Centre funéraire Laloux-Chaudoir, Chaussée de Louvain 764, 5020 Namur (Belgique).

 

"Variations Enigma" d’Edward Elgar, 125 ans

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Les Variations Enigma, op. 36 sont une œuvre symphonique composée entre 1898 et 1899, à base d'un « thème caché crypté énigmatique » et de quatorze variations. Il s’agit de l'une des œuvres les plus connues d’Elgar, par sa musique et ses énigmes, dédiée « à mes amis décrits ici » chaque variation étant un portrait musical d'un personnage de son proche entourage, et finalement de lui-même.

La légende veut qu’en 1898, après une journée fatigante d’enseignement, Elgar joue du piano. Le thème d’une mélodie attire alors l'oreille de son épouse Caroline Alice Elgar, qui lui demande de le répéter. Il lui aurait répondu : « oh, ce n'est rien, mais on pourrait en faire quelque chose ». À la suite de ce souhait, le musicien commence à improviser des variations sur ce thème, chacune d’elles étant le portrait musical d’un ami proche, ou dans le style musical qui lui est le plus proche. Elgar en fait alors une orchestration, ce qui donne ses Variations Enigma.

La pièce a été créée à la Salle Saint-Jacques de Londres le 19 juin 1899, sous la direction de Hans Richter. Les critiques ont été, dans un premier temps, quelque peu irrités par l’atmosphère mystificatrice de l’œuvre, mais la plupart ont loué la substance, la structuration et l’orchestration de la partition, cette dernière devenant particulièrement populaire.

Julius Buths dirige la première européenne des Variations Enigma à Düsseldorf le 7 février 1901.

 

 

Wladimir Vogel, 40 ans

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Le  compositeur suisse d'origine allemande et russe Wladimir Rudolfovitch Vogel est né le 17 février 1896 à Moscou et décédé le 19 juin 1984 à Zurich.

Fils de Rudolf, commerçant, et d'Emma Gerzberg, juive allemande, Vogel a d'abord étudié la composition à Moscou avec Scriabine. Pendant la Première Guerre mondiale, il a été interné dans l'Oural en raison de son origine allemande. Entre 1918 et 1924, il a étudié avec Heinz Tiessen et Ferruccio Busoni à Berlin, où il a enseigné par la suite (1929-1933) au Conservatoire Klindworth-Scharwenka. Il était proche du cercle expressionniste autour Herwarth Walden et a été actif (avec George Antheil, Hanns Eisler, Philipp Jarnach, Stefan Wolpe, et Kurt Weill) dans la section de la musique du Groupe Novembre de Max Butting et Hans Heinz Stuckenschmidt.

En 1933, accusé d'être un « artiste dégénéré » par le régime nazi, il a quitté l'Allemagne et s'est rendu à Strasbourg, Bruxelles, Paris et Londres. Il s'est d'abord tourné vers la technique dodécaphonique avec son Concerto pour violon en 1937. À partir de 1939, il a vécu en Suisse, d'abord à Ascona et à partir de 1964 à Zurich. Jusqu'à ce qu'il devienne un citoyen suisse en 1954, il n'a été pas autorisé à travailler en Suisse et comptait sur le soutien de riches mécènes et de son épouse, l'écrivaine Aline Valangin.
Pendant ce temps, il a enseigné la composition en privé. Il a été actif dans la SIMC. Il a participé aux « Sessions d’études musicales et dramatiques » d'Hermann Scherchen à Strasbourg, et a organisé la pré-conférence internationale de Musique dodécaphonique à Osilina en 1949.
Ses élèves comprennent Erik Bergman, Maurice Karkoff, Rodolfo Holzmann, Robert Suter, Einojuhani Rautavaara, et Rolf Liebermann.

Wladimir Vogel a épousé en 1930 Katja Sommer, en 1954 Aline Valangin et en 1965 Ida Maria Tschudi.

 

Alfredo Catalani, 170 ans

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Alfredo Catalani (né le 19 juin 1854 à Lucques, 7 août 1893 à Milan) est un compositeur italien de la seconde moitié du XIXe siècle.

Eugenio Catalani, le père, était un bon pianiste et un compositeur, élève de Giovanni Pacini. Il s'était consacré à l'enseignement public et privé, au Collège de S. Ponziano, où il a rencontré et épousé plus tard Giuseppina Picconi, appartenant à une famille distinguée de Cesena. Giuseppina a abandonné après son mariage son emploi d'éducatrice dans la maison du noble Ghivizzano. Pour aider son mari dont les revenus étaient modestes, elle a fondé un institut de formation des femmes qui est devenu l'un des plus réputés de la ville. L'oncle d'Alfredo, Felice Catalani, était aussi un musicien.

Alfredo Catalani a fait de très bonnes études, obtenant son baccalauréat en 1871 (l'année où est morte à quatorze ans sa sœur Elisa). Les parents le poussaient ensuite à poursuivre des études supérieures, mais il avait la passion de la musique. Il avait appris le piano. Il a approfondi dès sa jeunesse les bases de l'harmonie et du contrepoint à l'Institut de Musique de Lucques dirigé par Fortunato Magi, oncle de Giacomo Puccini et condisciple de son père, qui soumit l'enfant surdoué à une discipline constante et rigoureuse. Une messe en mi mineur pour quatre voix mixtes et orchestre, composée entre l'automne 1871 et le printemps de l'année suivante fut jouée (selon une vieille tradition de Lucques) sous la direction d'Alfredo, le 9 juin, dans la cathédrale : c'étaient ses débuts en public, avant même son admission à l'Institut de Musique. Ce morceau est également la seule composition sacrée du musicien. Une Symphonie en fa majeur en un seul mouvement (qui révèle les limites dans ce genre du compositeur) fut jouée avec une Romance pour baryton et orchestre sous la direction de l'auteur en juillet 1872, au moment où il achève ses études à l'Institut et obtient le premier prix de contrepoint et de composition. Le concert avait été organisé à l'occasion de la distribution des prix et obtint un grand succès, peut-être le seul décerné par son lieu de naissance.

En 1872, Alfredo alla étudier à Paris où il fréquenta le Conservatoire comme simple auditeur. Admis sans examen, il y étudia la composition avec François Bazin et le piano avec Antoine-François Marmontel. Entre l'automne 1872 et l'été 1873, il assista aux concerts de la Société nationale de musique lors desquels il put entendre les intermèdes de l'Arlésienne de Bizet, l'oratorio Rédemption de César Franck, certains poèmes pour orchestre de Camille Saint-Saëns, et un grand nombre de pièces de musique de chambre, musique vocale et instrumentale, toutes œuvres qui lui ont certainement ouvert de nouveaux horizons.

De retour à Lucques pour le conseil de révision, il y fut réformé pour sa faible constitution. Il entre alors au Conservatoire de Milan où il a comme professeur de composition Antonio Bazzini. Dans ses premières années de séjour à Milan, Catalani a composé beaucoup de musiques de genres divers. Il retourna à Milan à la fin de l'automne 1874, frappé par la mort de son frère Robert. Catalani y trouva du réconfort dans l'étude et grâce à l'amitié d'un élève du conservatoire, Antonio Smareglia. Arrigo Boito lui offrit son livret, une « églogue orientale » en un acte La Falce, pour être mis en musique comme dernier essai à la fin des cours au conservatoire de Milan. Après diverses péripéties, l'opéra fut présenté à l'Académie de théâtre en août 1875 sous la direction du compositeur lui-même. La partition a été publiée en 1876 par Giovannina Lucca, adversaire courageuse de Riccordi et rapporta un peu d'argent au compositeur.

À cette époque, Catalani trouve dans le livret d’Elda de Carlo d'Ormeville (tiré de la mythologie nordique de Lorelei) un sujet particulièrement romantique et riche. Le travail l'absorbe pendant environ deux ans. Le 31 janvier 1880, le drame fantastique en quatre actes est créé sous la direction de Carlo Pedrotti au Teatro Regio de Turin, et y est représenté neuf fois.

Catalani retourne à Milan au printemps de 1881. Il fait appel à Boito qui, travaillant pour Verdi, lui suggère seulement le livret de Dejanice. Boito lui conseille de demander l'autorisation au Vénitien Angelo Zanardini, librettiste de Ponchielli. Ce dernier accepte avec enthousiasme et Catalani compose la musique de Dejanice, un sujet qui a marqué l'abandon momentané du climat romantique. Achevé en 1882, l'opéra a été inclus, grâce à l'intercession de l'indomptable Giovannina Lucca, dans la saison de la Scala et a été représenté le 17 mars 1883.

Son œuvre, influencée par l'opéra italien, doit également à l'opéra lyrique français (il étudia aussi à Paris) et l'opéra romantique allemand. Puccini l'éclipsa, en s'affirmant complètement dans le vérisme que Catalani avait ébauché (La Wally se passe dans les Alpes tyroliennes).

Deux de ses opéras connurent le succès: Loreley (1890) et La Wally, créé à Milan en 1892, dont une aria est le thème central du film « Diva » de Jean-Jacques Beineix.

Catalani fut également l'auteur d'une messe à quatre voix.

Premier théâtre allemand certifié pour la gestion de la durabilité selon la norme DIN ISO 20121

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L'Opéra de Leipzig a obtenu la certification DIN ISO 20121, une norme internationale pour la gestion durable des événements.
Cette norme exigeante requiert des objectifs de durabilité et des lignes directrices pour une action durable en termes environnementaux, sociaux et économiques, qui doivent être suivis et développés en permanence.

Pour ce faire, un groupe de travail (AG) sur la durabilité, composé de collaborateurs de différents départements, a été créé à l'initiative de la direction de l'Opéra de Leipzig.
Au cours des deux dernières saisons, des mesures concrètes ont été élaborées, discutées et classées par ordre de priorité par une approche à la fois ascendante et descendante.

Concours Robert Schumann 2024, le palmarès

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Le concours Schumann de Zwickau a désigné ses lauréats.

Chez les chanteuses, aucun premier prix n'a été décerné cette année. La soprano Elisabeth Birgmeier, originaire de Munich, a remporté le deuxième prix. Le troisième prix est partagé ex aequo par Emma Roberts (mezzo-soprano) de Grande-Bretagne et Paulina Bielarczyk (soprano) de Pologne.

Chez les chanteurs, le ténor chinois Zhuohan Sun a remporté une médaille d'or. Le deuxième prix a été décerné conjointement aux deux Allemands Emil Greiter (baryton-basse) et Jakob Ewert (baryton).

L'accompagnateur au piano de ce dernier, le Mexicain Diego Mallen, a en outre été honoré par le prix spécial d'accompagnement de chant.
Sur un total de 126 participants -auxquels s'ajoutent 46 accompagnateurs de lieder- 18 s'étaient qualifiés pour la finale.

Le Malaisien Vincent Ong a su convaincre le jury au piano et a remporté le premier prix. Les deux Japonais Ryusei Horiuchi et Rei Harada, qui était en outre le plus jeune participant du concours, ont occupé les deuxièmes places ex aequo. Aucun troisième prix n'a été décerné.

Le Concours international Robert Schumann se déroule dans deux catégories : Piano et Chant. Les pianistes, les chanteurs et les chanteuses sont jugés individuellement. En 1989, un prix supplémentaire pour les accompagnateurs de lieder a été décerné pour la première fois. Depuis 1996, un rythme de quatre ans s'est établi pour le concours.

Les 30 ans de l'Orchestra Sinfonica Nazionale della Rai

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L'Orchestra Sinfonica Nazionale della Rai existe depuis 30 ans, depuis ce 25 septembre 1994 où Georges Pretre a dirigé le premier concert de l'ensemble qui réunissait les musiciens des quatre orchestres de la RAI de Turin, Milan, Rome et Naples qui avaient été dissous. Puis, le 30 septembre, c'est Giuseppe Sinopoli qui est monté sur le podium.

Pour célébrer cet important anniversaire, Andres Orozco Estrada, chef principal de l'Osn Rai, dirigera les 25 et 30 septembre, hors abonnement, les mêmes programmes qu'en 1994 : la suite du Chevalier à la rose de Richard Strauss, la suite de l'Oiseau de feu de Stravinsky et le Boléro de Ravel le 25, la Quatrième de Schumann et la Quatrième de Brahms le 30.