Le Journal

Premio Paolo Borciani, le palmarès

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Le 13e concours international de quatuor à cordes "Premio Paolo Borciani" s'est achevé au théâtre Romolo Valli de Reggio Emilia.
Le jury présidé par Sonia Simmenauer a décerné le 1er Prix de 25 000 euros au Quatuor FIBONACCI (Grande-Bretagne/Espagne), le 2e Prix de 10 000 euros au Quatuor EDEN (Corée du Sud) et le 3e Prix de 5 000 euros au Quatuor ELMORE (Grande-Bretagne).

 

Prologations à Munich

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Le gouvernement bavarois a accordé de nouveaux contrats à Serge Dorny et Vladimir Jurowski, en tant qu'intendant et directeur général de l'Opéra d'État de Bavière.

Dorny, 62 ans, obtient cinq années supplémentaires, Jurowski, 52 ans, en obtient trois.

Vicente Martin y Soler, 270 ans

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Vicente Martín y Soler, né le 18 juin 1754 à Valence (Espagne) et mort le 30 janvier 1806 à Saint-Pétersbourg, est un compositeur espagnol d'opéras et de ballets.

Bien que relativement oublié aujourd'hui, il était comparé à son époque favorablement à son contemporain, Mozart, en tant que compositeur d'opera buffa, d'où son surnom de « le Mozart valencien ». Ses œuvres les plus connues restent d'ailleurs les opéras comiques qu'il composa à Vienne avec le librettiste Lorenzo da Ponte : Una cosa rara (1786, d'après la pièce « La Luna de la sierra » de Luis Vélez de Guevara), Il burbero di buon cuore (1786, d'après la pièce de Carlo Goldoni), L'arbore di Diana (1787). C'est également lui qui introduisit la valse à Vienne (dans Una cosa rara).

Martín y Soler étudie la musique à Bologne avec Giovanni Battista Martini. Son premier opéra, Il Tutore burlato (Le Tuteur moqué), une adaptation de La Frascatana de Giovanni Paisiello lui-même tiré de la pièce, du même nom, de Filippo Livigni, est créé en 1775. Le livret est par la suite traduit en espagnol et adapté sous forme d'une zarzuela intitulée La Madrileña o El tutor burlado, dont la première est donnée à Madrid en 1778.

En 1777, il se rend à Naples pour composer son premier ballet pour le Teatro San Carlo. Durant cette période, il travaille avec le chorégraphe Charles Le Picq pour composer quatre ballets d’action : La Griselda (1779, d'après Apostolo Zeno), Il ratto delle Sabine, La Belle Arsène (1781) et Tamas Kouli-Kan (1781, d'après Vittorio Amedeo Cigna-Santi).
Il compose aussi deux ballets mezzocarattere (« de demi-caractère »), La sposa persiana (1778) et Il Barbiere di Siviglia (1781, d'après la pièce de Beaumarchais).

À Naples il travaille aussi avec le librettiste de la Cour, Luigi Serio, à la composition d'opere serie, produisant Ifigenia (1779) et Ipermestra (1780).

En 1785, il s'installe à Vienne où il rencontre un grand succès grâce aux opéras qu'il compose sur des livrets de Lorenzo da Ponte, qui collabore simultanément avec Mozart et avec Antonio Salieri. La musique d'Una cosa rara est d'ailleurs citée par Mozart dans la scène finale de Don Giovanni (1787).

En 1788, il est invité à la Cour impériale de Russie à Saint-Pétersbourg où il compose les opéras en russe L'Infortuné Héros Kosmetovitch (1789, livret écrit en partie par Catherine II), Melomania, et Fedoul et ses enfants (1791, avec Vassili Pachkevitch. Durant cette période, il achève aussi deux opéras en italien : La capricciosa corretta (1795, livret de da Ponte, probablement adapté de « La Mégère apprivoisée » de Shakespeare) et La festa del villaggio (1798). Il compose aussi nombre de ballets tragiques dont Didon abandonnée (1792), Amour et Psyché (1793, inspiré des « Psyché » de Molière, Corneille et Philippe Quinault), Tancrède d'après Voltaire et Le Retour de Poliorcète (1799).

Il meurt à son poste de compositeur de la Cour en 1806, contribuant avec Giuseppe Sarti à créer l'opéra russe, selon le souhait de Catherine II.
Son opéra Una cosa rara, très spectaculaire du fait de son style combinant le buffa (le style bouffe) napolitain et la vigueur espagnole, est encore de nos jours enregistré et représenté, spécialement à Barcelone et en Italie.

Christian Thielemann annule

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Le chef allemand s'est retiré de deux concerts de Bruckner 8 à Amsterdam le week-end prochain.

Avis de l'Orchestre du Concertgebouw : "Christian Thielemann a malheureusement dû annuler ses représentations avec l'Orchestre du Concertgebouw pour cause de maladie. Nous sommes très reconnaissants à Manfred Honeck d'avoir accepté de le remplacer au pied levé."

"Miserere" d’Arvo Pärt, 35 ans

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Miserere est une œuvre écrite en 1989, pour solistes, chœur mixte, orgue et ensemble concertant et révisée en 1992.
L'œuvre est dédiée à Paul Hillier et au Hilliard Ensemble.

Miserere est constitué d'un mouvement unique dont l'exécution dure environ 35 minutes.
Au sein de l'œuvre composée sur le chant « Miserere » du psaume 51 est inséré un « Dies iræ » que Pärt avait esquissé en 1976 et qui marque une césure dans l'œuvre qui se termine par un « Rex tremendae ».

Le « Dies iræ » de cette œuvre constitue la musique de fin du film "Habemus papam" de Nanni Moretti.

Kurt Hessenberg, 30 ans

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Kurt Hessenberg (Francfort, ) est un compositeur allemand et professeur à la Hochschule für Musik und Darstellende Kunst de Francfort.

Parmi ses ancêtres, on trouve Heinrich Hoffmann, dont le célèbre livre pour enfants, Pierre l'ébouriffé [Struwwelpeter]sera arrangé par'Hessenberg pour chœur d'enfants (op. 49).
Entre 1927 et 1931, Hessenberg étudie au Conservatoire de Leipzig où il étudie notamment la composition avec Günter Raphael et le piano avec Robert Teichmüller.
En 1933, il est professeur au Conservatoire Hoch de Francfort, où il avait pris ses premières leçons de musique.
En 1940, Hessenberg reçoit le « Nationaler Kompositionspreis » (Prix National de Composition) et rejoint le parti nazi en 1942. En 1951, il reçoit le prix Robert-Schumann de la ville de Düsseldorf pour sa cantate « Vom Wesen und Vergehen », op. 45. Hessenberg est nommé professeur de composition à la Hochschule für Musik und Darstellende Kunst en 1953, où il enseigne jusqu'à sa retraite en 1973.

L'œuvre d'Hessenberg contribue de manière significative au répertoire des Églises protestantes au XXe siècle. Parmi ses plus célèbres élèves, on note Hans Zender et Peter Cahn.

Johann André, 225 ans

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Johann André, né à Offenbach-sur-le-Main le 28 mars 1741 et mort dans la même ville le 18 juin 1799, est un compositeur, éditeur de musique, chef d'orchestre et librettiste allemand.

Ses ancêtres huguenots sont originaires de Provence, fixés à Francfort depuis 1688. Il fut d'abord destiné au commerce par ses parents qui étaient fabricants de soierie à Offenbach. En conséquence, ils ne lui font pas étudier la musique et le jeune Johann, que son goût entraînait vers cet art, n'eut pour tout secours que les avis d'un camarade qui allait à Francfort prendre des leçons de violon qu'il lui transmettait à son tour. Il apprit aussi, sans maître, à jouer du clavecin et le livre choral de Koenich lui servit à étudier l'art de l'accompagnement.

Jusqu'à l'âge de vingt ans, il n'avait composé que des pièces fugitives de chant ou de musique instrumentale. Se trouvant à Francfort vers 1760 (occupé par les armées françaises entre 1756 et 1763), il entendit, par la troupe de théâtre de Theobald Marchand (1741–1800), des opéras-comiques français (de Philidor) et des opéras-bouffes italiens qui lui donnent l'idée de travailler pour la scène. Son premier ouvrage du genre Singspiel, est donné à Francfort et plaît par sa gaieté et son naturel ; suivent de nombreux autres, notamment Der Töpfer en 1773, dédié à Marchand et l'un des premiers opéras à être publiés en partition d'orchestre. Son succès détermine Goethe à lui confier la composition de son opérette Erwin et Elmire.

Fort de son succès, il fonde une imprimerie musicale dédiée avant tout à ses propres œuvres en vendant sa fabrique de soierie. Il s'installe à Berlin où il est nommé directeur du grand théâtre. Il se forme à l'harmonie et au contrepoint avec Marpurg. Lors de son séjour berlinois, il compose un assez grand nombre d'ouvrages pour le théâtre, notamment : Die Schadenfreude (1778), Der Alchymist (1778), Alter schützt vor Thorheit nicht (1779), Die Entführung aus dem Serail (1781).

En 1784, il décide de concentrer son énergie sur sa maison d'édition qu'il avait fondée dix ans plus tôt et laissée à l'administration de son oncle J.B. Pfaltz. Il retourne à Offenbach, Bien que déficitaire en son absence, il considérait l'entreprise comme plus avantageuse que la direction d'un théâtre et, selon Gerber, peut-être en pensant à son fils. Certaines de ses idées lui assurent de nouveaux marchés : destiner une publication à un type de public, notamment les jeunes femmes pianistes. Avec son Journal de musique pour les dames créé en 1787 notamment, uniquement par souscription et composé de transcriptions ou de morceaux déjà publiés. Puis les Étrennes pour les dames, de forts volumes, conçus comme cadeau de nouvel-an, composés uniquement de pièces pour piano originales ou arrangées. S'il arrête la composition originale dès 1784, sauf quelques lieder tardifs (Der Bräutigam in der Klemme), il effectue lui-même les arrangements qu'il publie (en outre, les arrangements ne tombent pas sous le coût des privilèges de l'époque).

Son imprimerie deviendra la plus considérable d'Europe, publiant Pleyel (226 œuvres), Mozart (118), Haydn (82), Hoffmeister (70), Gyrowetz (65), Wranitzky (54), Clementi (25), Devienne (25). De son vivant la maison d'édition qui porte son nom avait publié 1 300 œuvres. Il meurt d'une attaque d'apoplexie le 18 juin 1799.

En 1799, Johann Anton André (le fils de Johann André), négocie avec la veuve de Mozart, Constance, l'achat des manuscrits du musicien. Quelque 270 partitions sont ainsi conservées dans les archives de la société. La maison publie, pour la première fois, les années suivantes une cinquantaine d'œuvres parmi les plus connues de nos jours.

Décès de Jodie Devos

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La soprano belge Jodie Devos est décédée, entourée de sa famille et de ses proches, ce 16 juin 2024 à Paris à l’âge de 35 ans des suites d’un cancer du sein qui l’avait contrainte à annuler plusieurs engagements récents. Elle était considérée comme l’une des artistes lyriques les plus talentueuses de sa génération.

Après avoir étudié à l’Institut de Musique et de Pédagogie de Namur et à la Royal Academy of Music de Londres, elle remporte en 2014 le Deuxième Prix et le Prix du public du prestigieux Concours Reine Elisabeth de Belgique.

Elle s’est produite sur les plus grandes scènes internationales et a collaboré avec des chefs d'orchestre et des metteurs en scène de renom.

Parmi les productions marquantes de sa carrière : Die Zauberflöte et On purge bébé au Théâtre royal de La Monnaie, Il Barbiere di Siviglia, Le Nozze di Figaro, Rigoletto et Hamlet à l’Opéra royal de Wallonie-Liège, Les Contes d’Hoffmann et Les Indes galantes à l’Opéra National de Paris, Fantasio à l’Opéra Comique, Dialogues des Carmélites à l’Opéra National du Capitole de Toulouse, La Vie Parisienne et L’Elisir d’amore au Théâtre des Champs-Elysées, Guillaume Tell aux Chorégies d’Orange, Lakmé à l’Opéra de Tours, Lucie de Lammermoor à l’Opéra de Québec, Hamlet à Cincinnati et au Festival Radio France Occitanie-Montpellier…

Elle était régulièrement invitée par de nombreux orchestres et ensembles : l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, l’Orchestre National de Belgique, le Brussels Philharmonic, l’Orchestre National de France, l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, l’Orchestre National de Lille, le Münchner Philharmoniker, le Cincinnati Symphony Orchestra, Cappella Mediterranea, Le Concert de la Loge, Les Talens lyriques, Les Ambassadeurs-La Grand Écurie, Le Cercle de l’Harmonie, Insula orchestra…

Jodie Devos a enregistré de nombreux CD sous le label Alpha Classics. Son premier album « Offenbach colorature » en collaboration avec le Palazzetto Bru-Zane a été unanimement salué par la critique et récompensé par de nombreux prix.

En 2015, elle était "Young Artist of the Year" des International Classical Music Awards (ICMA).
Elle était Citoyenne d’honneur de la ville de Namur.

Amandine Beyer et Raquel García-Tomás, résidentes à la Real Filharmonía de Galicia

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La Philharmonie Royale de Galice a présenté sa prochaine saison avec la violoniste et chef d'orchestre Amandine Beyer, et la compositrice Raquel García-Tomás, comme artistes résidents.

Trois œuvres  de la compositrice catalane seront entendues : Les étoiles qui brillent le plus, Blind Contours nº2 et une nouvelle commande, Ceci n'est pas une valse.
De son côté, Amandine Beyer sera en charge de trois programmes, avec des musiques de Rebel, Leclair, Rameau, Von Martinez, Richter, Purcell, Bach et Eötvös, entre autres.

 

 

Johann Adam Hiller, 220 ans

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Johann Adam Hillernote (né à Wendisch-Ossig, dans l'électorat de Saxe, le 25 décembre 1728 - mort à Leipzig le 16 juin 1804) est un compositeur, chef d'orchestre et écrivain allemand. Il est considéré comme le créateur du Singspiel, une première forme de l'opéra allemand. Dans nombre de ces opéras, il collabore avec le poète Christian Felix Weisse.
De plus, Hiller est un professeur qui encourage l'éducation musicale pour les femmes, ses élèves incluant Elisabeth Mara et Corona Schröter.

Hiller apprend les bases de la musique d'un maître d'école dans sa ville natale. De 1740 à 1745 il est élève au gymnasium de Görlitz et en 1746 il va étudier à la Kreuzschule de Dresde. Là il prend des leçons de clavier et de basse continue avec Gottfried August Homilius.

En 1751, il s'installe à Leipzig où il s'inscrit à l'Université pour étudier le Droit. Hiller s'immerge lui-même dans la riche vie musicale de la ville. Durant cette époque il compose plusieurs symphonies, des cantates d'église et des arias, ainsi qu'un fragmentaire Singspiel intitulé Das Orackle (L'Oracle). Hiller publie aussi un essai, « Dissertation sur l'imitation de la Nature dans la Musique » (Abhandlung über die Nachahmung der Natur in der Musik) en 1754, l'année où il entre au service du Comte Brühl à Dresde. Il demeure à son service jusqu'en 1760 lorsque des problèmes de santé (dépression) le forcent à démissionner.

Revenant à Leipzig, Hiller devient le directeur du Grosse Concert, un poste qu'il tient jusqu'en 1771. Quatre ans plus tard, Hiller fonde sa propre société de concert, la Société pour la pratique de la musique (Musikübende Gesellschaft). À Leipzig il fonde aussi une école dans laquelle il forme de jeunes musiciens au chant et à l'interprétation instrumentale. Deux de ses plus fameuses étudiantes seront Corona Schröter et Gertrud Elisabeth Mara née Schmeling, toutes deux vocalistes renommées. En 1778, Hiller est nommé directeur musical à la Paulinerkirche (l'église des Pauliniens), l'église qui appartient à l'Université de Leipzig. Durant cette époque il organise aussi des concerts spirituels.

Dans les années 1780, il obtient de nouvelles fonctions avec un empressement accru. En 1781 il devient chef d'orchestre des Gewandhaus concerts. Durant la même année, il se rend à la Cour du Duc de Courlande à Mitau, un séjour qui aboutit à son engagement comme maître de chapelle (Kapellmeister) en ce lieu quatre ans plus tard. En plus de ses fonctions au Gewandhaus et à la Paulinerkirche, en 1783 il devient aussi directeur musical de la Neukirche (Nouvelle Église) qui lui confère toute autorité sur la musique à Leipzig. Cependant en prenant ses nouvelles fonctions à Mitau en 1785 il démissionne de tous ses postes à Leipzig. En raison de l'instable situation politique à la Cour de Courlande, il démissionne de sa fonction après seulement une année. Puisqu'il n'a plus aucune fonction à Leipzig, il doit organiser des concerts pour gagner sa vie, mais heureusement il obtient le poste de directeur musical de la ville de Breslau en 1787. Il passe deux ans à Breslau et revint à Leipzig en 1789 pour devenir Thomaskantor à l'église Saint-Thomas de Leipzig, une fonction occupée auparavant par Jean-Sébastien Bach. Hiller la conserve jusqu'en 1800 quand il démissionne en raison de son âge.