Le Journal

Concours International de chant Mirjam Helin

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Le Concours International de chant Mirjam Helin à Helsinki a été remporté par la mezzo-soprano chinoise Jingjing Xu qui reçoit  50,000 Euros.

The jury comportanit Soile Isokoski, Dawn Upshaw, Bo Skovhus, Randi Stene, Luca Pisaroni et Keval Shah.

Alfred Bruneau, 90 ans

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Le compositeur et chef d'orchestre français Louis Charles Bonaventure Alfred Bruneau est né à Paris le 3 mars 1857 et mort le 15 juin 1934. Il joua un rôle déterminant pour introduire le réalisme sur la scène lyrique française, adaptant le naturalisme d'Émile Zola à la musique.

Il entre au Conservatoire de Paris en 1873, où il étudie le violoncelle avec Auguste-Joseph Franchomme, l'harmonie avec Augustin Savard et la composition avec Jules Massenet. Il joue pour les concerts Pasdeloup et commence bientôt à composer, écrivant une cantate, Geneviève de Paris, qui lui a permis de remporter le second prix de Rome en 1881.

Alors domicilié chez son père, il se marie le 18 mai 1886 avec Philippine Isabelle Cheilley (née à Neuilly le 16 septembre 1863).

Il mène une carrière de critique musical au Gil Blas (1892-1895), puis au Figaro et au Matin.

En 1903 et 1904 il est le premier chef à l'Opéra-Comique.

En 1900 il est nommé membre du Conseil supérieur du Conservatoire de Paris, et en 1909 devient inspecteur de l'instruction musicale à la place d'Ernest Reyer.

Il fait des tournées en Russie, en Angleterre, en Espagne et aux Pays-Bas, au cours desquelles il dirige ses œuvres.

En 1884, il fit jouer son Ouverture héroïque, suivie par la symphonie chorale Léda (1884) et le poème symphonique La Belle au bois dormant (1886) puis, en 1887, par son premier opéra, Kérim.

L'année suivante, Bruneau fit la connaissance d'Émile Zola ; les deux hommes entamèrent une amitié et une collaboration qui allaient durer près de quinze ans, jusqu'à la mort de l'écrivain. En 1891, Bruneau compose un opéra intitulé Le Rêve, inspiré du roman de Zola « Le Rêve ». Dans les années suivantes, Zola lui fournit le sujet de plusieurs ouvrages tels que L'Attaque du moulin (1893), et écrira lui-même le livret de Messidor (1897) et de L'Ouragan (1901) ainsi que de L'Enfant roi (1905).

Parmi d'autres opéras influencés par Zola on peut citer le drame lyrique en un acte Lazare (1903, sur le poème éponyme représenté en 1896 à Londres puis en 1907 à Amsterdam, recréé en 1994 par Jacques Mercier) ; La faute de l'abbé Mouret, d'après Zola, "avec une importante musique de scène", donné pour la réouverture du Théâtre de l'Odéon en 19063 ; Naïs Micoulin (1907) ; Les Quatre Journées (1916).

Dans ses opéras, Bruneau s'est également inspiré d'Andersen (Le Jardin de Paris, 1923) et de Victor Hugo (Angelo, tyran de Padoue, 1928). Ses pièces pour orchestre révèlent l'influence de Richard Wagner.

Ses autres œuvres comprennent un Requiem (1888), des pièces instrumentales ainsi que de nombreuses mélodies dont les Lieds de France et Chansons à danser sur des poèmes de Catulle Mendès.

Son livre de souvenirs, « À l'ombre d'un grand cœur » (1931), évoque son amitié et sa collaboration fructueuse avec Émile Zola.

En 1911 Bruneau hérita de sa tante, Palmyre Leblois, des domaine et logis de Villermat à Beaussais-Vitré (Deux-Sèvres), acquis en 1835 par sa belle-famille, où il aurait composé en buvant les infusions des feuilles d'un vieux tilleul ; il échangea ce bien en 1923 avec Alexandre Sabourin et Alcide Gilbert, fermiers de la famille depuis trois siècles.

Amanda Maier-Röntgen, 130 ans

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Amanda Röntgen-Maier, née le  à Landskrona et morte le  à Amsterdam, est une violoniste et compositrice suédoise, épouse du compositeur Julius Röntgen. Elle a été la première femme diplômée en direction musicale de l'École royale supérieure de musique de Stockholm en 1872.

Amanda Maier est née dans un foyer musical et a découvert son talent très tôt. C'est son père qui lui donne ses premières leçons de violon et de piano. À l'âge de seize ans, Maier a commencé à étudier à l'École royale supérieure de musique de Stockholm, où elle a étudié le violon, l'orgue, le piano, le violoncelle, la composition et l'harmonie.

Amanda Maier a donné des concerts de violon en Suède et à l'étranger. Elle a continué à étudier la composition avec les professeurs du conservatoire Reinecke et Richter à Leipzig et le violon avec Engelbert Röntgen, maître de concert de l'Orchestre du Gewandhaus dans la même ville. Pendant cette période, elle a composé une sonate pour violon, un trio pour piano et un concerto pour violon pour orchestre. Son concerto pour violon a été créé en 1875 avec Maier comme soliste et a reçu de bonnes critiques.

À Leipzig, elle rencontre le pianiste et compositeur germano-néerlandais Julius Röntgen (1855-1932), le fils de son professeur de violon. Le couple se marie en 1880 à Landskrona et s'installe à Amsterdam. Le mariage a mis fin aux apparitions publiques d'Amanda, mais elle a continué à composer, et le couple a organisé des salons musicaux et des représentations en Europe de Rubinstein, Joachim et Brahms. À la fin des années 1870, Maier rencontre également Ethel Smyth, qui étudie à Leipzig. Elles sont devenues amies et ont continué à correspondre jusqu'à la mort d'Amanda Maier.

En 1887, Amanda Maier attrape la tuberculose. Pendant sa maladie, le couple séjourne à Nice et à Davos. Sa dernière grande composition est le quatuor pour piano en mi mineur, écrit lors d'un voyage en Norvège en 1891. Elle meurt en 1894 à Amsterdam, aux Pays-Bas4.

Guy Ropartz, 160 ans

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Le compositeur français Guy Ropartz est né à Guingamp (Côtes-du-Nord) le 15 juin 1864 et mort à Lanloup (Côtes-du-Nord) le 22 novembre 1955.

Joseph Guy-Marie Ropartz suit la même voie que son père, Sigismond Ropartz, un avocat de Guingamp, en étudiant d'abord le droit à Rennes. Mais en parallèle de ses études au barreau de Paris, il entre en 1885 au Conservatoire de Paris dans la classe de composition de Dubois, puis de Massenet où il se lie, entre autres, avec le jeune Georges Enesco, mais qu'il délaisse dès 1886 pour celle d'orgue de César Franck. Le Chant de la cloche de Vincent d'Indy est pour lui une révélation. Ses poèmes et nouvelles inspirent les musiciens parmi lesquels Edvard Grieg.

Il est directeur du Conservatoire de Nancy (à l'époque École nationale succursale du Conservatoire de Paris) de 1894 à 1919, où il crée les classes d'alto en 1894, de trompette en 1895, de harpe et d'orgue en 1897, puis de trombone en 1900. Il instaure également la saison de concerts symphoniques avec le tout jeune Orchestre du Conservatoire, ancêtre de l'Orchestre symphonique et lyrique de Nancy.
Il devient membre de l'Union régionaliste bretonne en 1898.

En 1909, il est lauréat du Prix Chartier de l'Académie des Beaux-Arts pour ses compositions de musique de chambre.

Après le décès tragique de son ami Albéric Magnard en 1914 et la perte de plusieurs manuscrits, Ropartz reconstitue de mémoire l'orchestration de son opéra Guercœur.

Il est ensuite directeur du Conservatoire de Strasbourg de 1919 à 1929, assure parallèlement la direction de l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg et influence considérablement de jeunes étudiants comme Charles Munch.
Élu en 1949 membre de l'Académie des Beaux-Arts, 5e section (composition musicale), il succède à Georges Hüe au fauteuil V.

Il prend sa retraite en 1929 et se retire dans son château de Lanloup (Côtes-d'Armor), où il continue de composer.

Le 7 juillet 1951, ses amis rassemblés au château assistent à la remise de son épée d'académicien. En 1953, atteint de cécité, il bénéficie du soutien de sa fille Gaud.

Celtique dans l'âme, Ropartz était bien le fils de ce pays « où les korrigans peuplent la lande et dansent, par les nuits lunaires autour des menhirs où les fées et les enchanteurs -Viviane et Merlin- ont pour domaine la forêt de Brocéliande, où les âmes des morts restés sans sépulture apparaissent toutes blanches au-dessus des flots de la baie des Trépassés ». Ces mots poétiques empruntés à l'auteur lui-même pour définir sa Bretagne natale définissent aussi parfaitement ses œuvres, dont l'une a précisément pour titre Le Pays. Au lendemain de la mort de Ropartz, René Dumesnil écrivait dans Le Monde : « Il y a chez Ropartz une science du folklore et de son utilisation juste qu'on admire ; mais plus souvent que l'emploi direct de motifs populaires c'est une inspiration puisée dans le terroir même qui nourrit l'œuvre, comme la sève les arbres. »

« La pensée de Ropartz a une triple source : la Bretagne, la mer, la foi religieuse. Rarement grand artiste incarna de façon plus intense l'âme de sa terre et de sa race. Toute une partie de ce qu'il a écrit pourrait porter en épigraphe le beau vers de Francis Jammes : "Tout est vain qui n'est pas le grand calme de Dieu". » Louis Kornprobs

Johann Ernst Altenburg, 290 ans

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Johann Ernst Altenburg, né le  à Weißenfels et mort le  à Bitterfeld, est un compositeur, organiste et trompettiste allemand.

Son père Johann Kaspar Altenburg (1688–1761), a travaillé à partir de 1709 comme trompettiste auprès du Duc Jean-Adolphe II de Saxe-Weissenfels et de 1711 à sa mort auprès du frère du Duc, Christian de Saxe-Weissenfels à sa résidence, le château Neu-Augustusburg à Weissenfels. C'est là qu'est né Johann Ernst Altenburg le . À l'âge de deux ans, il a commencé à recevoir des leçons de son père. À l'âge de 18 ans, le jeune Altenburg était un trompettiste accompli. Mais il n'a pu trouver de poste. Après avoir étudié l'orgue pendant deux ans avec Johann Theodor Roemhildt et Johann Christoph Altnikol, il a voyagé pendant neuf années à l'étranger.

Pendant cette période, il a probablement été embauché comme trompette durant la guerre de Sept Ans. En 1766 il retourne à Weissenfels. Pendant une courte période, il a été organiste à Mersebourg et Landsberg près de Halle, puis s'est installé à Bitterfeld en 1767 où il a tenu le poste d'organiste. Il a l'occupé jusqu'à son décès le , bien que ce poste soit faiblement rémunéré. Durant cette période, il a acquis une mauvaise réputation d'« organiste sauvage » (« wilde Organist »), pour un comportement peu scrupuleux qui lui a valu des poursuites répétées, qui ont culminé avec une accusation de haute trahison en 1792. Toutes ces accusations ont été abandonnées par la suite.

Comme compositeur, il est surtout connu pour ses six sonates pour clavecin.

Altenburg occupe une place importante en musicologie pour son traité Versuch einer Anleitung zur heroisch-musikalischen Trompeter- und Paukerkunst (Recherche d'une méthode pour la trompette héroïque et musicale et art du timbalier) (Halle, 1795). Cet ouvrage peut être considéré comme le plus ancien traité imprimé de trompette en langue allemande et est une source essentielle pour l'histoire de la technique de la trompette ancienne. Au moment de l'impression, la plus grande partie du texte avait fait l'objet de recherches depuis 25 ans. L'annonce de la publication était apparue en 1770 dans le Musikalischen Nachrichten de Johann Adam Hiller. La plus ancienne mention connue du manuscrit se trouve dans une lettre d'Altenburg datée de .

Altenburg expose tout le savoir-faire de l'art de la trompette de cette époque. Il utilise au moins 108 œuvres dont au moins 104 d'auteurs très connus, ainsi que de nouvelles compositions d'auteurs anonymes. De plus, la littérature qu'il cite couvre les domaines de la musique ancienne, officielle, et religieuse. Il expose également la technique instrumentale de son époque. Les exemples couvrent un large champ de l'histoire de la trompette, et traduisent la réflexion approfondie d'Altenburg sur la pratique de la trompette dans sa société. Altenburg décrit la tradition ininterrompue de la pratique de trompette depuis l'Ancien Testament (le fils d'Aaron) jusqu'à son propre temps et réclame de ce fait la nécessité d'élever le statut social du trompettiste dans la société.

Dans ce traité, quelques petites compositions d'auteurs la plupart du temps inconnus sont proposées. Par exemple, on trouve un petit duo pour deux clairons, une bourrée pour deux clairons, un trio en forme de polonaise, et un choral pour trois clairons, trompette principale, et tambour. De plus, on trouve en addendum contenant un concerto pour sept clairons avec tambours. Une petite fugue pour deux clairons écrite près d'un siècle plus tôt est tirée des œuvres d'Heinrich Ignaz Franz Biber.

Andras Schiff honoré à Vienne

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Le pianiste et chef d'orchestre Sir András Schiff a été honoré ce mardi après son concert au Musikverein. La secrétaire d'État à l'Art et à la Culture, Andrea Mayer, lui a remis la Croix d'honneur autrichienne pour la science et l'art, 1re classe.
Andras Schiff, 70 ans, titulaire des nationalités hongroise, autrichienne et britannique, a reçu la bague des mains de la directrice générale de Bösendorfer, Sabine Grubmüller.

Ina Karr reste à Lucerne

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Ina Karr restera directrice du Théâtre de Lucerne pendant encore cinq ans. Son contrat a été prolongé jusqu'en 2031.

«Les représentations à guichets fermés et la forte augmentation du public au cours de la saison en cours prouvent qu'elle et son équipe ont raison sur tous les fronts», a déclaré la présidente de la Fondation du Théâtre de Lucerne, Anja Meyer.
Au cours des trois premières années de son fonctionnement, le théâtre a pu augmenter son taux d'occupation et ses ventes de plus de 25 pour cent, a-t-elle indiqué. En outre, il a été possible de créer un théâtre multidisciplinaire avec opéra, théâtre, danse et théâtre pour enfants et jeunes, comme lieu de rencontre pour les personnes de toutes les générations.

Martyn Brabbins à Malmö

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L'ancien directeur musical de l'English National Opera, Martyn Brabbins, a été nommé chef d'orchestre de l'Orchestre Symphonique de Malmö en Suède.

Brabbins, 64 ans, a démissionné de l'ENO l'année dernière en raison des suppressions d'orchestre et de chœur imposées par Arts Cancel England (ACE).

Francesco Morlacchi, 240 ans

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Francesco Morlacchi (Pérouse, 14 juin 1784, Innsbruck, 28 octobre 1841) est un compositeur italien de plus de vingt opéras. Pendant les nombreuses années qu'il a passées en tant que maître de la chapelle royale de Dresde, il a contribué à populariser en Allemagne le style italien de l'opéra.

Morlacchi a d'abord étudié avec son oncle Giovanni Mazzetti, organiste à la cathédrale, et plus tard avec Luigi Caruso. Il a ensuite étudié à Loreto avec Zingarelli. Enfin, il est allé se former à Bologne au Liceo Filarmonica auprès du Padre Stanislao Mattei, où il a rencontré Gioacchino Rossini. Là, il obtient le diplôme de «maestro compositore» pour sa cantate Il Templo della gloria en l'honneur du couronnement de Napoléon comme roi d'Italie.

Les premières œuvres lyriques de Morlacchi ont été écrites en 1807 et étaient une farce et un opéra-comique.
Sa première œuvre de théâtre vraiment importante est l'opera seria Corradino (Parme 1808), et a entraîné des commandes de la part des opéras de Rome et de Milan.
En 1810, il est allé à Dresde grâce à la contralto Marietta Marcolini.
En 1811, Morlacchi est devenu maître de chapelle de l'opéra italien de Dresde où il a pris la succession de Ferdinando Paër. Il a dû travailler pour s'imposer aux yeux des critiques. À cette époque, l'opéra allemand était bien établi, et Morlacchi et ses compositions ont été jugés comme des représentants du style ancien tant par les compositeurs et que par l'aristocratie.

En 1815, Morlacchi a écrit Il barbiere di Siviglia sur le livret de Giuseppe Petrosellini, un an avant que Rossini n'écrive son célèbre opéra le Barbier de Séville sur le livret plus récent de Cesare Sterbini.

Une des œuvres les plus réussies de Morlacchi était Tebaldo e Isolina (La Fenice, Venise, 1822). Le chanteur Giovanni Battista Velluti a créé l'œuvre et a tenu le rôle. L'opéra a été monté dans quarante villes au cours des dix années suivantes, en grande partie grâce à l'interprétation de Velluti.

Atteint de tuberculose, Francesco Morlacchi meurt sur le chemin de son pays natal.

André Campra, 280 ans

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Le compositeur français André Campra (période baroque) est baptisé à Aix-en-Provence le 4 décembre 1660 et mort à Versailles le 29 juin 1744.

Chronologiquement situé entre Jean-Baptiste Lully et Jean-Philippe Rameau, il a participé au renouveau de l'opéra français. Après avoir été formé à la cathédrale Saint-Sauveur à Aix-en-Provence, il accède, en quelques années, au poste prestigieux de maître de musique de Notre-Dame de Paris, après l'avoir été successivement à la cathédrale Notre-Dame-de-la-Seds de Toulon, à la cathédrale Saint-Trophime d'Arles (devenue, et restée jusque maintenant, simple église Saint-Trophime) et à la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse. Il devient ensuite « batteur de mesure » à l'Académie royale de musique (l'Opéra de Paris), dont il deviendra l'inspecteur général. Il dirigera aussi les musiciens et les pages de la Chapelle royale (essentiellement des chanteurs -des chantres- adultes et des garçons en cours de formation) et en sera un des deux compositeurs « ordinaires », jusqu'à ce qu'il se retire en 1735 pour des raisons de santé.
Il est l'auteur de nombreuses œuvres profanes, notamment dans le domaine de l'opéra-ballet. Il composera un nombre également important de partitions religieuses. Certains de ses grands motets sont restés célèbres (en particulier son Requiem). Au faîte de sa gloire sous la Régence (période qui court de 1715 à 1723), Campra était encore adulé dans les dernières années de sa vie. Il meurt à Versailles le 29 juin 1744, à l'âge de 83 ans. Assez curieusement, son testament le montre pauvre, infirme, isolé dans un petit appartement versaillais, en compagnie de ses deux domestiques.
Lorsqu'il mourut, son œuvre, bien vivante et largement diffusée en province, se maintint encore au répertoire pendant plus de vingt ans.

Il est le fils de Jean-François (Giovanni Francesco) Campra, un chirurgien et violoniste originaire de Graglia dans le Piémont, et installé à Aix-en-Provence. Comme souvent, c'est un parent (en l’occurrence son père) qui lui apprend les premiers éléments de musique. Puis, tout en gardant son tempérament indépendant et colérique, il reçoit sa formation musicale et religieuse (et bien sûr générale) de la part des enseignants de la cathédrale Saint-Sauveur d'Aix-en-Provence.
Le maître de musique du chapitre canonial de cette église était alors le compositeur et joueur de serpent Guillaume Poitevin. Cette fonction de directeur de la musique faisait du chantre reçu à ce poste, tout à la fois le maître des enfants de chœur constituant la maîtrise et le maître du chœur professionnel de cette cathédrale (les parties aiguës étaient chantées par les sopranos garçons, les hommes adultes assurant les autres parties, de l'alto à la basse).
La maîtrise de la cathédrale d'Aix est à l'origine de la vocation de plusieurs musiciens, comme Laurent Belissen. Le Cardinal Grimaldi accorda au jeune Campra la tonsure cléricale en 1672. On le considérait comme très doué, alors même que, selon la tradition, jusqu'à l'âge de 16 ans il ne savait ni lire ni écrire.
Prise au pied de la lettre, cette légende semble peu vraisemblable car un élève aussi rebelle n'aurait pas pu rester longtemps dans l'école et dans le chœur. Dans le même ordre d'idées, ce serait à l'occasion de sa dix-septième année que, subitement, il apprend la lecture, l'écriture et la musique, à tel point que cette même année il compose son motet Deus noster refugium qui lui donnera une certaine renommée. Son apprentissage tardif de la lecture et de l'écriture sont pourtant remis en cause par plusieurs auteurs, comme Louis de Bonafous de Fontenai (1776), et plus récemment par Maurice Barthélemy (1995), selon lequel « on ne gardait pas les enfants peu doués dans les maîtrises, et si Campra a reçu la tonsure à l'âge où il a mué, c'est qu'il a [déjà] fait ses preuves. ». La composition de son motet signifierait plutôt qu'il avait terminé ses études et qu'il présentait son travail lui permettant de quitter la maîtrise et de commencer à voler de ses propres ailes.

En 1679 il fait un bref passage par Toulon et revient dans le chœur de Saint-Sauveur d'Aix. En 1681, il est surpris à enfreindre les règles imposées aux enfants de la maîtrise aussi bien qu'aux choristes adultes. Le règlement interdit en effet « de faire ny d'adcister aux opérats qui se font dans la ville ». La ville compte alors trois, voire quatre salles de jeu de paume qui peuvent à l'occasion se transformer en salles de théâtre. On ne sait si Campra a assisté simplement à des représentations théâtrales ou s'il y a pris part, comme musicien ou acteur ; toujours est-il qu'il risque le renvoi pur et simple. Ses maîtres se montrent toutefois bienveillants et le conservent avec eux.
Le 27 mai 1681 il reçoit le bénéfice de la chapellenie du Saint-Esprit où il ne demeure pas longtemps, partant pour Arles « jouir de maistre de musique ».
Reçu au chapitre de Saint-Trophime le 22 août13, il dirige les enfants de chœur de la cathédrale.

En 1683 il obtient le poste de maître de musique de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse.
En 1684 il participe au concours de musique organisé par les États de Languedoc à Montpellier à la suite de la mort soudaine du maître de musique Jean Granouilhet de La Sablière ; les États lui préfèrent finalement André Mallet, mais lui accordent un défraiement important et l'invitent à venir faire chanter à la session suivante de 1685.
De 1694 à 1700 il est maître de musique de Notre-Dame de Paris. Il produit donc d'abord de la musique sacrée et se fait une réputation par ses motets.