Le Journal

Johan August Halvorsen, 160 ans

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Johan August Halvorsen est un compositeur, chef d'orchestre et violoniste norvégien né à Drammen le 15 mars 1864 et mort à Oslo le 4 décembre 1935.

Depuis son très jeune âge, il s'avère être un violoniste plein de talent et il devient rapidement une personnalité prééminente de la vie musicale en Norvège.

Il étudie la musique à Kristiania, l'actuelle Oslo, et à Stockholm. À Bergen, il devient premier violon (concertmaster) avant de rejoindre l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig. Ainsi commencent huit années d'étude et de travail à l'étranger, entre autres comme premier violon à Aberdeen, puis comme professeur de musique à Helsinki où il est en contact régulier avec Ferruccio Busoni qui l'encourage à entreprendre ses premières compositions. Finalement on le retrouve à nouveau étudiant, à Saint-Pétersbourg, avec Leopold Auer, à Berlin et à Liège avec César Thomson.

De retour en Norvège en 1883, il travaille à Bergen comme chef de l'Orchestre du théâtre Den Nationale Scene et de l'Orchestre Philharmonique. En 1885, il devient premier violon de cet orchestre et, en 1893, il y est nommé premier chef d'orchestre. En 1899 il est nommé chef de l'orchestre du nouveau théâtre national à Kristiania, fonction qu'il exerce pendant 30 ans jusqu'à sa retraite en 1929.

Halvorsen ncompose de la musique pour le théâtre et des représentations de plus de 30 opéras.

Il est l'auteur de la musique de circonstance pour une trentaine de pièces de théâtre. Ce n'est qu'après sa retraite qu'il trouve le temps de se consacrer à la composition de ses trois symphonies et de deux rhapsodies norvégiennes bien connues. Ses compositions portent clairement les caractéristiques de la tradition romantique nationale dont Edvard Grieg est le grand exemple, bien que le style de Halvorsen se distingue par sa brillante orchestration. Il orchestre plusieurs œuvres de Grieg, parmi lesquelles la marche funèbre qui est jouée lors de l'enterrement de Grieg.

Ses œuvres qui, de nos jours, sont les plus connues sont la Bojarenes inntogsmarsj (Marche des Boyars), Bergensiana et sa Passacaglia sur un thème de Haendel, pour violon et alto.

James Conlon quittera Los Angelès

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James Conlon se retire après 20 ans d'activité
Il a 73 ans et il est prêt à faire une pause.
Il partira en 2026.

 

Le torchon brûle entre Esa-Pekka Salonen et l'Orchestre de San Francisco ?

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Les musiciens ont appris hier de manière informelle qu'Esa-Pekka Salonen ne renouvellerait pas son contrat de directeur musical.
Si c'est le cas, il partira l'année prochaine.

Le Finlandais n'a aucun problème avec les musiciens. Il ne s'entend pas avec l'organisation et avait des opportunités intéressantes ailleurs.

Création du "Requiem" de François Dompierre à Montréal

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Les places pour le concert du Requiem de François Dompierre prévu le 8 juin à la Maison symphonique (2100 places) s’étant envolées à la vitesse de l’éclair, une représentation supplémentaire a été ajoutée la veille, soit le vendredi 7 juin.

La création mondiale de cette œuvre se fera avec l’Orchestre philharmonique et Chœur des mélomanes (OPCM), dirigé par Francis Choinière.

Pour l’occasion, un chœur de 100 voix sera présent sur scène. L’équipe se déplacera ensuite le 9 juin au Palais Montcalm, à Québec, pour y offrir le même programme qui comprend également le Requiem de Fauré.

Benjamin Shwartz quitte l'Orchestre Philharmonique du Rhin

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Chef principal de l'Orchestre Philharmonique du Rhin, Benjamin Shwartz quittera ses fonctions un an plus tôt que prévu.
Le ministère de la Culture de Rhénanie-Palatinat a annoncé mercredi que l'Américain avait demandé, pour des raisons personnelles, une résiliation anticipée de son contrat qui courait jusqu'en 2026.
Shwartz souhaiterait réduire son activité de chef d'orchestre au profit de sa famille.

Enrique Mazzola prolonge à Chicago

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Le chef italien Enrique Mazzola renouvelle son mandat à la tête du Lyric Opera of Chicago jusqu'en 2031.
Mazzola est arrivé au théâtre en 2021, succédant à Sir Andrew Davis, achevant ainsi une décennie à la tête du colisée américain.
Depuis 2022, Mazzola est également le nouveau chef d'orchestre résident du festival de Bregenz en Autriche.

"Petite Messe solennelle" de Gioachino Rossini, 160 ans

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La Petite messe solennelle est une œuvre de musique sacrée (messe), à l'origine écrite pour quatre solistes, chœur mixte, deux pianos et un harmonium. Elle fut créée le 14 mars 1864 à Paris.

C'est à la demande du Comte Alexis Pillet-Will, pour son épouse Louise, que Gioachino Rossini compose en 1863 dans sa maison de campagne de Passy, la Petite messe solennelle. Rossini a alors 71 ans et a officiellement pris sa retraite depuis 34 ans. Il adresse au « Créateur » une dédicace en forme de boutade :

Bon Dieu. La voilà terminée cette pauvre petite messe. Est-ce bien de la musique sacrée que je viens de faire ou de la sacrée musique ? J'étais né pour l'opera buffa, tu le sais bien ! Peu de science, un peu de cœur, tout est là. Sois donc béni et accorde moi le Paradis. »

Sur la page de garde de son manuscrit, Rossini tient à préciser, avec la maîtrise du français qui était la sienne :
Petite messe solennelle, a quatre parties, avec accompagnement de deux pianos et harmonium, composée pour ma villégiature de Passy. Douze chanteurs des trois sexes, hommes, femmes et castrats seront suffisants pour son exécution, savoir huit pour les chœurs, quatre pour les solos, total douze chérubins. Bon Dieu, pardonne-moi le rapprochement suivant : douze aussi sont les apôtres dans le célèbre coup de mâchoire peint à fresque par Léonard, dit la Cène, qui le croirait. Il y a parmi tes disciples de ceux qui prennent des fausses notes ! Seigneur, rassure-toi, j’affirme qu’il n’y aura pas de Judas à mon déjeuner et que les miens chanteront juste et con amore tes louanges et cette petite composition qui est hélas ! le dernier péché mortel de ma vieillesse.

Cette évocation d'un « péché de [sa] vieillesse », dont Rossini écrit que cette Petite messe solennelle serait « le dernier », renvoie à un ensemble de pièces diverses composées après son retrait de la scène et réunies sous le titre « Péchés de vieillesse ».

L'œuvre est créée le 14 mars 1864 dans la chapelle privée de l'hôtel particulier du Comte situé rue Moncey (9e arr.) avec Carlotta et Barbara Marchisio, Italo Gardoni et Luigi Agnesi en solistes et Albert Lavignac à l'harmonium, en présence, notamment, de Daniel-François-Esprit Auber, Giacomo Meyerbeer et Ambroise Thomas. La première audition publique a lieu un an plus tard, le 24 avril 1865 avec les mêmes interprètes.

La réception de l’œuvre est partagée entre louange et désapprobation. Le critique musical Filippo Filippi, dans La Perseveranza ne tarit pas d'éloge : Cette fois, Rossini s'est surpassé lui-même, car personne ne saurait dire ce qui l'emporte, de la science et de l'inspiration. La fugue est digne de Bach pour l'érudition.

En revanche, Giuseppe Verdi est beaucoup moins enthousiaste, comme il l'écrit au Comte Opprandino Arrivabene le 3 avril 1864 : Rossini ces derniers temps, a fait des progrès et a étudié ! Étudié quoi ? Pour ma part, je lui conseillerais de désapprendre la musique et d'écrire un autre Barbier.

Après sa création privée, la partition est rangée dans un placard d'où elle ne ressortira pas du vivant de son compositeur.

Dans sa version d'origine, l'exécution de la messe requiert quatre solistes (soprano, contralto, ténor et basse), un chœur mixte, deux pianoforte et un harmonium. Ce faible nombre d'exécutants contraste avec la dimension des formations utilisées à cette époque pour interpréter les grandes œuvres de musique sacrée. C'est ce qui a valu à cette messe le qualificatif de petite.

En 1867, Rossini orchestre sa messe pour un effectif instrumental beaucoup plusimportant (2 flûtes et petite flute, 2 hautbois, 2 clarinettes, 3 bassons, 4 cors, 2 trompettes, 2 cornets, 3 trombones, ophicléide, timbales, 2 harpes, orgue et cordes) pour ne pas laisser à d'autres le soin de le faire. Cette seconde version est créée, de façon posthume, le 24 février 1869 au Théâtre-Italien.

Les jugements sur les deux versions divergent. Certains musicologues expliquent que la version orchestrée est de nos jours préférée à l'originale ; d'autres expliquent que le piano donne tout son « mordant » à la version originale.

Pavel Tchesnokov, 80 ans

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Pavel Grigorievitch Tchesnokov, né le 12 octobre 1877 à Vladimir et mort le 14 mars 1944 à Moscou est un compositeur, chef de chœur et professeur de musique russe. Il est l'auteur de plus de cinq cents œuvres chorales, dont plus de quatre cents œuvres de musique sacrée.

Tchesnokov fait ses études musicales au Conservatoire de Moscou où il reçoit une formation instrumentale et vocale approfondie, comprenant neuf ans de solfège et sept ans de piano et de violon. Il étudie aussi la composition avec quatre ans d'apprentissage de l'harmonie, du contrepoint et de la forme. Ses maîtres au Conservatoire sont Sergueï Taneïev et Mikhaïl Ippolitov-Ivanov. Il étudie le chant d'Église auprès de Stepan Smolenski. Ils influenceront le style de ses compositions musicales, essentiellement liturgiques et chorales.

.À un âge encore jeune, Tchesnokov est déjà un chef d'orchestre et chef de chœur reconnu, dirigeant des formations comme la Société chorale russe. Cette reconnaissance lui assure une place au Conservatoire de Moscou où les grands compositeurs comme Tchaïkovski partagent avec lui leurs compétences et leurs connaissances. Il y fonde un programme d'apprentissage de la direction chorale qu'il dirige de 1920 jusqu'à sa mort.

À l'âge de 30 ans, Tchesnokov a achevé près de quatre cents œuvres chorales sacrées mais doit faire une pause dans la création d'œuvres liturgiques au moment de la révolution russe. Sous le régime communiste, toute création dans le domaine de l'art sacré est rigoureusement proscrite et Tchesnokov se tourne alors vers la musique profane. Il compose plus d'une centaine d'œuvres profanes et dirige des chorales laïques comme le chœur de l'Académie de Moscou et le chœur du Théâtre Bolchoï.

Pavel Tchesnokov est maître de chœur de la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou lorsque celle-ci est détruite par le régime soviétique en 1933 au nom de la politique athée. Cet acte de destruction le choque au point qu'il cesse alors complètement d'écrire de la musique. Il meurt le 14 mars 1944.

L'œuvre de Tchesnokov est influencée par son maître Sergueï Taneïev. Ce dernier était non seulement compositeur, mais aussi un historien de la musique russe qui étudia notamment l'apparition, au XVIIe siècle, du chant polyphonique dans la musique liturgique russe. En effet, depuis les débuts de la christianisation de la Russie en 98, et pendant les six siècles suivants, la musique sacrée avait été uniquement monophonique. Pavel Tchesnokov cherche à conserver les qualités de ce style musical traditionnel, tout en lui ajoutant celles de la polyphonie.

Pavel Tchesnokov est l'auteur d'environ cinq cents pièces chorales, principalement des pièces religieuses et des transcriptions de chants traditionnels, y compris plusieurs cycles complets de la liturgie, des vigiles, des œuvres spécifiques (service commémoratif, cycle dédié à la Vierge, etc.), des arrangements de chants folkloriques, des chœurs chantant la poésie russe. Tchesnokov est considéré comme un des principaux représentants du « renouveau » de la musique spirituelle russe. Ses œuvres liturgiques donnent une intensité dramatique aux chœurs, à la fois archaïsante et inspirée par l'art dramatique de l'opéra.

Il a écrit un traité, « Gestion du Chœur », publié en 1940 et qui est considéré comme un classique pour les chefs de chœur désirant expérimenter de nouvelles façons de développer l'art choral. Le livre de Tchesnokov recense une grande quantité d'œuvres chorales et est devenu une sorte d'encyclopédie des œuvres chorales russes.

Sari Barabas, 110 ans

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Sári Barabás (14 mars 1914 - 16 avril 2012) était une soprano d'opéra hongroise, particulièrement associée aux rôles de colorature.

Sári Barabás est née à Budapest. Elle se destine à la danse, mais après une blessure, elle se tourne vers le chant. Elle étudie à Budapest avec Frau Speckler et fait ses débuts à l'Opéra de Budapest en 1939, dans le rôle de Gilda de Rigoletto.
La Seconde Guerre mondiale interrompt sa carrière.
Après la guerre, elle se produit à l'Opéra de Zurich et au Volksoper de Vienne, puis rejoint l'Opéra d'État de Munich en 1949, où elle reste jusqu'en 1971 ; elle est également invitée à l'Opéra d'État de Vienne, dans Le Barbier de Séville, La Flûte enchantée et Capriccio, où elle se forge une réputation de soprano agile et à la personnalité glamour.

Elle fait des apparitions en Gilda au Royal Opera House de Londres en 1951 et au Festival de Glyndebourne, où elle chante Konstanze dans Die Entführung aus dem Serail, Adele dans Le comte Ory et Zerbinetta dans Ariadne auf Naxos avec beaucoup de succès.

lle a fait ses débuts américains à l'Opéra de San Francisco en 1950 dans le rôle de la Reine de la Nuit dans La Flûte enchantée. Elle chante également des opérettes et connaît un succès considérable à Londres en 1970, lors de la reprise de la comédie musicale The Great Waltz au Theatre Royal Drury Lane, qui coïncide avec son apparition dans Desert Island Discs.

Après être apparue dans le rôle-titre du film allemand "Die Dubarry" en 1951, pour la comédie musicale Oh... Rosalinda ! de Powell et "Pressburger" en 1955, elle a chanté le rôle-titre pour l'actrice Ludmilla Tchérina (Nixa NLP 18001). Elle a fait sa dernière apparition sur scène au Gärtnerplatz en 2007, dans le rôle parlant de la Princesse Anhilte dans Die Csárdásfürstin.

Elle est décédée le 16 avril 2012, à l'âge de 98 ans, des suites d'une attaque cérébrale.

Johann Strauss I, 220 ans

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Johann Strauss, dit Johann Strauss père, né à Vienne le 14 mars 1804 et mort en cette ville le 25 septembre 1849, est un compositeur et chef d'orchestre autrichien. Il est le père de Johann Strauss II.

Il est universellement connu pour ses valses qu'il contribue à populariser avec Joseph Lanner, établissant ainsi les bases qui permettront à ses fils Johann II, Josef et Eduard I de poursuivre la dynastie musicale. Sa plus fameuse valse est probablement le Loreley-Rhein-Klänge. Son œuvre la plus célèbre est cependant la Marche de Radetzky (nommée en référence à Joseph Radetzky), jouée invariablement chaque année par l'Orchestre Philharmonique de Vienne lors du traditionnel Concert du Nouvel An -et récemment contestée.

Les parents de Strauss étaient taverniers. Son grand-père paternel est un Juif hongrois. Son père, Franz Strauss, meurt un an après sa naissance : son corps est retrouvé dans le Danube (la thèse du suicide est privilégiée). La même année, sa mère, née Barbara Dolemann, se remarie avec un certain Golder. Elle meurt d'une mauvaise fièvre lorsqu'il a 7 ans. Son beau-père cherche à le placer comme apprenti chez le relieur Johann Lichtscheidl. Tout en faisant son apprentissage, il prend des leçons de violon et de viole. Contrairement à ce qui a parfois été affirmé, il a terminé sa formation de relieur en 1822. Il étudie également la musique avec Johann Polischansky durant son apprentissage. Il obtient une place dans l'orchestre local de Michael Pamer qu'il quitte par la suite afin de rejoindre un quatuor à cordes populaire connu sous le nom de Quatuor Lanner formé par un potentiel rival, Joseph Lanner et les frères Drahanek, Karl et Johann. Ce quatuor à cordes, qui jouait des valses viennoises et des danses rustiques allemandes, se transforme en un petit orchestre à cordes en 1832.

 

Il devient par la suite le chef de l'orchestre dans lequel il jouait. Grâce au succès populaire qu'il obtient lors du carnaval de 1824, Strauss est bientôt placé aux commandes d'un second orchestre, plus petit, formé en raison du succès du premier. S'inspirant du succès de Lanner, et réalisant qu'il pouvait ainsi mettre fin à ses problèmes financiers, il décide en 1825 de former son propre ensemble et commence à écrire de la musique pour celui-ci. Ce faisant, il se place en rival de Lanner mais sans conséquences sérieuses, la compétition en musique étant alors très productive pour le développement de la valse et autres danses à Vienne. Il devient bientôt l'un des compositeurs de danses les plus célèbres et les plus appréciés à Vienne et part en tournée avec son ensemble en Allemagne, aux Pays-Bas, Belgique, Angleterre, et Écosse.

Lors d'un voyage en France en 1837, il entend un quadrille et commence à en composer lui-même. Il lui revient d'avoir introduit cette danse en Autriche lors du carnaval de 1840 à partir duquel elle devient célèbre. Ce fut particulièrement ce voyage qui créa la popularité de Strauss auprès de différents milieux sociaux, popularité qui lui permit de mener à bien son projet ambitieux de jouer sa musique en Angleterre à l'occasion du couronnement de la Reine Victoria en 1838.

Il se marie avec Maria Anna Streim en 1825. Son mariage est relativement instable en raison de ses absences prolongées lors des fréquentes tournées à l'étranger. Le couple a néanmoins six enfants : Johann II (né en 1825), Josef (né en 1827), Anne (née en 1829), Thérèse (née en 1831), Ferdinand (né en 1834 mais qui ne vécut que 10 mois) et Eduard I (né en 1835). Il est également un des ancêtres de la guitariste et virtuose de musique metal, Nita Strauss.

En 1834, il prend une maîtresse, Émilie Trambusch, de laquelle il aura huit enfants. La décision de son père d'interdire formellement à ses enfants de prendre des cours de musique a probablement marqué les premières compositions de Johann fils. Avec la déclaration de paternité de Johann père d'une fille qu'il a eue avec Émilie, Maria Anna demande le divorce en 1844 et permet à Johann fils de poursuivre activement une carrière musicale.

En dépit de ses problèmes familiaux, il effectue de nombreuses tournées dans les îles britanniques et est toujours prêt à écrire de nouvelles pièces pour de nombreuses organisations de charité. Ses valses sont inspirées des danses rurales en trois temps avec une courte introduction sans véritable rapport avec la structure précédente puis généralement avec une coda courte et une fin agitato. Son fils Johann, en développant la structure de la valse, utilisa plus d'instruments que son père. Bien que ne possédant pas un talent musical aussi riche que celui de son fils aîné, il fut parmi les premiers compositeurs avec Joseph Lanner à écrire des pièces avec des titres individuels. En rendant ainsi ces dernières immédiatement reconnaissables, il encourageait l'enthousiasme musical et aidait à la diffusion des partitions. Pendant ses représentations à la salle de bal Sperl à Vienne où il se fit un nom, il défendit activement le principe de collecter une somme fixe comme droit d'entrée.

Johann Strauss II a souvent joué les œuvres de son père et déclaré ouvertement son admiration. Leur rivalité n'était cependant pas un secret à Vienne, propos qu'alimentait la presse d'alors. Johann Strauss I refusa de jouer au Casino Dommayer qui avait vu les débuts de son fils, gênant ainsi sa carrière. Malgré tout, Strauss II relégua son père à la seconde place en termes de popularité du répertoire classique.

Strauss meurt à Vienne en 1849 de la scarlatine. Il fut d'abord enterré au cimetière Döbling aux côtés de son ami Lanner avant qu'en 1904, leurs restes soient transférés dans les tombes d'honneur du Zentralfriedhof. L'ancien cimetière Döbling est maintenant le parc Strauss-Lanner. Hector Berlioz lui-même dit du Père de la valse viennoise que Vienne sans Strauss c'est comme l'Autriche sans le Danube.