Le Journal

"Frenzy" de John Adams est en tournée

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Frenzy, la nouvelle œuvre pour orchestre de John Adams, est en tournée ce mois-ci avec le London Symphony Orchestra sous la direction de Simon Rattle. Après la première allemande à Dortmund,  elle est attendue à Londres, Bristol, Luxembourg et Paris.

Le compositeur décrit Frenzy comme "une sorte de 'symphonie courte' qui englobe, dans un laps de temps relativement court, une structure symphonique variée mais homogène".

La création a eu lieu le 3 mars au Barbican de Londres avec Simon Rattle à la tête du LSO. .

Thomas Dausgaard, principal chef invité de l'Orquesta y Coro RTVE

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Thomas Dausgaard vient d'être annoncé comme principal chef invité de l'Orquesta y Coro RTVE à partir de la saison 2024-25.

"Né à Copenhague en 1963, il apporte une reconnaissance internationale et une vision artistique à son nouveau poste. Connu pour sa musicalité, sa programmation innovante et son dévouement aux questions sociales à travers la musique, sa nomination marque un nouveau chapitre dynamique pour l'Orquesta Sinfónica y Coro RTVE", explique l'institution espagnole.

L'Orchestre symphonique et chœur RTVE conserve Christoph König comme directeur musical en chef.
De son côté, Dausgaard vient d'achever son mandat de directeur musical du BBC Scottish Symphony Orchestra où il a travaillé de 2016 à 2022.

Le Philadelphia Orchestra en tournée au Canada

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Yannick Nézet-Séguin dirigera le Philadelphia Orchestra lors d'une tournée au Canada - leur premier voyage ensemble dans son pays d'origine- plus deux concerts à Ann Arbor, Michigan. Les concerts au Canada auront lieu à Toronto, Ottawa et Montréal, la ville natale de Nézet-Séguin, où l'Orchestre sera présenté par l'Orchestre Métropolitain, que Nézet-Séguin dirige également en tant que directeur artistique et chef d'orchestre principal.

Le Philadelphia Orchestra s'est produit pour la première fois à Montréal il y a 100 ans, en février 1924. Cette visite devait également inclure un arrêt à Ottawa, mais la représentation a été annulée en raison d'un blizzard, et l'orchestre n'est revenu à Ottawa qu'en 1945.

L'orchestre s'est produit pour la première fois en dehors des États-Unis lors d'un voyage à Toronto en 1918, sous la direction du directeur musical Leopold Stokowski.

Le LSO en tournée en Espagne

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Les médias espagnols annoncent une tournée du London Symphony Orchestra et de Gustavo Dudamel à Barcelone en 2025.
Ils se produiront au Palau de la Música Catalana et au Gran Teatre del Liceu.

Le LSO travaille d'arrache-pied pour conserver son statut d'orchestre londonien de premier plan.

Dudamel a vécu quelques années à Barcelone.

"Jakob Lenz" de Wolfgang Rihm, 45 ans

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Jakob Lenz est un opéra de chambre en un acte de Wolfgang Rihm, écrit en 1977-1978 sur un livret de Michael Fröhling d'après la nouvelle "Lenz" de Georg Büchner (1836), elle-même basée sur un incident de la vie du poète allemand Jakob Michael Reinhold Lenz (1751-1792).
Rihm a dédié l'opéra à son professeur, Eugen Werner Velte.

Il a reçu pour Jakob Lenz le Prix Beethoven de la ville de Bonn en 1980.

La première représentation a eu lieu à l'Opéra d'État de Hambourg le 8 mars 1979. L'œuvre a été créée aux États-Unis en 1981 à l'Université de l'Indiana et à New York au Juilliard Theater en 1987.
La première britannique a eu lieu en 1987 à l'Almeida Festival.
Une coproduction de l'English National Opera et du Hampstead Theatre a eu lieu au Hampstead Theatre de Londres en avril 2012, à l'occasion du soixantième anniversaire du compositeur. Elle a été mise en scène par Sam Brown et dirigée par Alexander Ingram avec Andrew Shore dans le rôle principal.

"Ernani" de Giuseppe Verdi, 180 ans

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Ernani est un opéra en quatre actes sur un livret de Francesco Maria Piave, tiré du drame romantique de Victor Hugo « Hernani » et créé au Teatro La Fenice, de Venise le 8 mars 1844.

Michael Gielen, 5 ans

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Chef d'orchestre et compositeur, Michael Andreas Gielen est né le  à Dresde et mort le  à Mondsee (Autriche).

En raison des origines juives de sa mère, Michael Gielen se réfugie, en 1940, avec sa famille, à Buenos Aires, où il apprend le piano et la composition.
Il se familiarise avec la direction d'orchestre au côté d'Erich Kleiber dont il fut le corépétiteur au Teatro Colón. Il fait également des études de philosophie.

À partir des années 1970, Michael Gielen s'est construit une réputation inébranlable de spécialiste de la musique du XXe siècle, et tout particulièrement de la Seconde école de Vienne et de Gustav Mahler. En 1979, il enregistre le Requiem de Berlioz, puis Lélio en 2000.

De 1986 à 1999, il dirige l'Orchestre Symphonique de la SWR de Baden-Baden.

Il est élu membre de l'Académie des arts de Berlin en 1997.

Nikos Skalkottas, 120 ans

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Le compositeur et violoniste grec Nikos Skalkotta est né à Chalcis le 8 mars 1904 et mort à Athènes le 19 septembre 1949. Il a été membre de la seconde école de Vienne et influencé par la musique classique et la musique traditionnelle grecque.

Disciple d'Arnold Schönberg, Kurt Weill et Philipp Jarnach, il est resté à peu près inconnu du public jusqu'en 1949, cité seulement dans des dictionnaires et joué par quelques musiciens. Pourtant, notre défunt collaborateur Harry Halbreich, dans son article consacré à la musique en Grèce de l'édition 1965 du « Larousse de la musique », écrivait déjà que Skalkottas est « le plus grand de tous les compositeurs hellènes », considérant que : « Son œuvre est aussi chaleureux, aussi lyrique, et souvent aussi sombre que celui d'un Alban Berg, parfois aussi ténu et raffiné que celui d'un Webern, ou aussi rythmé que celui d'un Stravinsky ou d'un Bartók. Mais il est avant tout d'une clarté et d'une lucidité véritablement méditerranéennes », et il parle des compositions de Skalkóttas comme « représentant un des œuvres les plus importants de notre époque ». C'est aussi le jugement du musicologue britannique Hans Keller, qui considère que les compositeurs essentiels du XXe siècle sont Schoenberg, Stravinsky, Chostakovitch et Skalkóttas.

La musique de Skalkóttas est écrite dans des idiomes très variés : l'on trouve autant de pièces atonales libres que d'autres sérielles (principalement dans son propre système « multi-sériel » bien plus libre que celui de Schoenberg), ou encore certaines modales et enfin purement tonales.

Étant mort très jeune, il est impossible d'imaginer dans quelle direction le compositeur se serait engagé dans les années 1960…

Il a écrit pour pratiquement toutes les formations et tous les genres, à l'exception de l'opéra.

Ina Boyle, 135 ans

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Ina Boyle, née le  à Bushey Park, près d'Enniskerry et morte le  à Greystones, est une compositrice irlandaise.

Elle a suivi des leçons de violon et de violoncelle dans son enfance. Plus tard, elle apprend le contrepoint, l’harmonie et la composition avec les docteurs Kitson et Hewson à Dublin et par correspondance avec son cousin Charles Wood.
Ina Boyle a voyagé périodiquement à Londres pour étudier avec Ralph Vaughan Williams. Elle a également suivi les cours de Percy Buck.

À cause de l’isolement d’Ina Boyle, sa musique était rarement jouée. Elle a néanmoins composé jusqu’à sa mort. Sa composition The Magic Harp (1919) a reçu un Prix Carnegie. En 1948, Lament for Bion reçoit une mention honorable.

Ina Boyle a écrit des ballets, un quatuor à cordes, un opéra (Maudlin of Paplewick), trois ballets, des mélodies, des symphonies et des œuvres pour chœur et orchestre.

Elle meurt d’un cancer en 1967. Ses archives sont conservées à la bibliothèque du Trinity College, à Dublin.

Hector Berlioz, 155 ans

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Le compositeur et chef d’orchestre, critique musical et écrivain français Hector Berlioz, est né le 11 décembre 1803 à La Côte-Saint-André (Isère) et mort le 8 mars 1869 à Paris.

Reprenant, immédiatement après Beethoven, la forme symphonique créée par Haydn, Berlioz la renouvelle en profondeur par le biais de la symphonie à programme (Symphonie fantastique), de la symphonie concertante (Harold en Italie) et en créant la « symphonie dramatique » (Roméo et Juliette).

L'échec de Benvenuto Cellini lui ferme les portes de l'Opéra de Paris, en 1838. En conséquence, l'opéra-comique Béatrice et Bénédict est créé à Baden-Baden en 1862, et son chef-d'œuvre lyrique, Les Troyens, ne connaît qu'une création partielle à l'Opéra-Comique, en 1863. Berlioz invente les genres du « monodrame lyrique » avec Lélio ou le Retour à la vie, de la « légende dramatique » avec La Damnation de Faust, et de la « trilogie sacrée » avec L'Enfance du Christ, œuvres conçues pour le concert, entre l'opéra et l'oratorio.

Faisant souvent appel à des effectifs considérables dans sa musique symphonique (Symphonie funèbre et triomphale), religieuse (Requiem, Te Deum) et chorale (L'Impériale et Vox populi pour double chœur, Sara la baigneuse pour triple chœur), Berlioz organise d'importants concerts publics et crée le concept de festival. Enfin, avec La Captive et le cycle des Nuits d'été, il crée le genre de la mélodie avec orchestre, qui se développe aussi bien en France -où s'illustrent notamment Duparc, Chausson, Ravel et André Jolivet- qu'à l'étranger, avec les cycles de Wagner, Wolf, Mahler, Berg, Schönberg, Richard Strauss et Benjamin Britten.

Toujours en difficultés financières, le compositeur entreprend de présenter lui-même sa musique au cours de vastes tournées de concerts en Allemagne, en Europe centrale et jusqu'en Russie où sa musique est bien accueillie. Avec son ami Franz Liszt, Berlioz est à l'origine des grands mouvements nationalistes musicaux de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle, russes (du Groupe des Cinq jusqu'à Stravinsky et Prokofiev), tchèques (de Dvořák à Janáček) et hongrois (jusqu'à Bartók et Kodály).

Reconnu de son vivant comme un maître de l'orchestration et un chef d'orchestre novateur, Berlioz publie, en 1844, son « Traité d'instrumentation et d'orchestration » qui inspire de nombreux compositeurs et demeure un modèle pour les ouvrages traitant du même sujet au XXe siècle, tels ceux de Rimski-Korsakov et de Charles Koechlin.

Éminent représentant du romantisme européen, Berlioz se considérait lui-même comme un compositeur classique, prenant comme modèles Gluck, Beethoven et Weber. Sa musique a longtemps fait l'objet de controverses ou de malentendus, principalement en France. C'est en partie pour les dissiper que Berlioz entreprend la rédaction de ses Mémoires en 1849, et rassemble certains de ses articles et nouvelles dans des ouvrages aux titres volontiers humoristiques (Les Soirées de l'orchestre, Les Grotesques de la musique, À travers chants).

Il faut pourtant attendre les célébrations du centenaire de sa mort (1969) et du bicentenaire de sa naissance (2003) pour que la valeur artistique et l'importance de son œuvre, ainsi que son rôle déterminant dans l'histoire de la musique soient enfin reconnus, surtout dans son pays natal, et que l'intégralité de ses partitions majeures soit enregistrée.

La vie de Berlioz a fait l'objet de nombreux commentaires sans nuances : « Quelle vie riche, fine, forte, débordante ! » s'enthousiasme Romain Rolland. « Sa vie fut un martyre », répond André Boucourechliev ; « une suite de catastrophes par lui-même provoquées », selon Antoine Goléa ; une vie « à la fois agitée et tendue, exubérante et crispée » pour Claude Ballif ; « une vie romantique », en somme, selon l'expression de son premier biographe Adolphe Boschot, qui annonce d'emblée « aventures d'amour, suicides, extases, rugissements de douleur, activité fébrile, lutte pour l'argent, misère et ruine, triomphes enivrants, chutes à plat, « volcaniques » aspirations à l'idéal, hantise de la mort, grandes envolées lyriques jusqu'aux sommets du rêve, vieillesse désespérée qui semble l'agonie et le martyre d'un fantôme -vraiment, rien n'a manqué à Berlioz, et pas même les illuminations du génie, pour être le héros le plus représentatif du romantisme français ».