Le Journal

Pierre Rode, 250 ans

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Le compositeur et violoniste français Jacques-Pierre-Joseph Rode, connu sous le nom de Pierre Rode, est né à Bordeaux le 16 février 1774, et mort au Château de Bourbon, près de Damazan, le 25 novembre 1830.

Musicien précoce, Rode est déjà un violoniste remarqué alors qu'il n'a que 12 ans. En 1787, il gagne Paris où il devient élève de Fauvel, puis de Viotti qui le fait débuter en public au théâtre de Monsieur dès 1790.
Il sillonne l'Europe pour dévoiler son art et ne revient à Paris qu'en 1799, où il devient soliste à l'Opéra et est nommé professeur au Conservatoire, récemment créé.
En 1806, il est nommé violon-solo de la musique du Premier Consul.
En 1803, il publie, en collaboration avec Baillot et Kreutzer, la Méthode de violon du Conservatoire et part avec Boïeldieu pour la Russie.
Entre 1804 et 1809, il vit à Saint-Pétersbourg où il est violoniste du tsar.
En 1811, il quitte de nouveau Paris pour Vienne où il crée la Sonate pour violon no 10 en sol majeur que Beethoven a écrite pour lui. La première exécution de la sonate a eu lieu en privé le 29 décembre 1812 au domicile du Prince Joseph Franz von Lobkowitz avec comme interprètes Pierre Rode au violon et au piano l'Archiduc Rodolphe. La création officielle a eu lieu le 7 janvier 1813 avec les mêmes interprètes.
En 1813, Pierre Rode se fixe à Berlin et y publie ses 24 caprices, études pour le violon. Il quitte Berlin en 1819.
En 1829, sa santé décline rapidement après un dernier concert gâché par une paralysie naissante, faisant oublier l'élégance, l'expressivité et la vivacité qui avaient caractérisé son jeu.

Bien qu'il ait écrit de nombreuses pièces pour violon, ainsi que 13 concertissimo, ses œuvres ne sont pratiquement jamais jouées, contrairement à celles de Niccolò Paganini. Ses Caprices d'Amour ne constituent plus que des exercices d'apprentissage ou des morceaux de concours. Toutefois, sa contribution à l'art du violon romantique demeure importante, notamment pour avoir formé Joseph Böhm (1795-1876) qui fut lui-même professeur du violoniste Joseph Joachim (1831-1909).

Bohuslav Czernohorsky, 340 ans

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Bohuslav Matěj Černohorský (baptisé à Nymburk, Royaume de Bohême, le  et mort à Graz en duché de Styrie, le ), est un frère franciscain, organiste et compositeur tchèque.

Avec Jan Dismas Zelenka, il est considéré comme le plus grand compositeur de l’époque baroque tchèque et « le père de la musique bohémienne ».

Bohuslav Černohorský est le fils d'un instituteur organiste. Il effectue ses études de philosophie à l'Université de Prague et son noviciat à l'église Saint-Jacques où il est fait père minorite en 1703.

Il fait plusieurs séjours en Italie pour étudier et enseigner, occupant parallèlement un poste d'organiste à d'Assise (1711 et 1715) où il a pour élève Tartini. Puis il est chef de chœur à Padoue jusqu'en 1720. Il retourne en Bohème, où il est nommé maître de chapelle à Saint-Jacques jusqu'en 1735 et à Saint-Jacob, où il a pour élève Gluck.

Le « padre Boemo », retourne à Padoue en tant qu'organiste entre 1731 et 1741. Nombre de manuscrits sont perdus lors d'un incendie, en 1754, du monastère franciscain de Prague.

Ses autres élèves, outre Tartini et Gluck, sont notamment Jan Zach, Josef Seger, František Tůma et Haza.

Bohuslav Černohorský est surnommé « le Bach de Bohème » par Kretzchmar en raison de son habilité dans le langage contrapuntique. Sa réputation est telle que les écrivains tchèques le considèrent comme le fondateur de l'école, « le père de la musique bohémienne ». Sa production dans un style fluide de goût italien vénitien, comprend de la musique sacrée et des œuvres pour orgue, dont il semble avoir fortement participé à son évolution dans la période baroque.

Création d'une oeuvre d'Ysaÿe

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Bozar présente ce soir un concert exceptionnel du Belgian National Orchestra, dans le cadre des Belgian Music Days avec trois créations de compositeurs belges : Apolline Jesupret, Wim Henderickx et Eugène Ysaÿe.
L’œuvre d’Ysaÿe est particulière car sa partition -autographe- a été retrouvée début 2023 dans les archives de Bozar dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque royale de Belgique (KBR).
Eugène Ysaÿe compose son Ouverture sur des thèmes d’Atala en 1919 en hommage à son défunt frère Théo, pianiste et compositeur, s’inspirant d’une cantate que ce dernier lui a dédiée en 1892.
L’œuvre n’a été jouée qu’une seule fois en 1920 à Cincinnati, sous la direction du compositeur. Au-delà de la création d'une œuvre oubliée, ce concert met en dialogue des compositeurs belges dont le travail constitue un patrimoine artistique exceptionnel.
En partenariat avec Bozar, KBR organise une journée d'étude dédiée aux frères Ysaÿe.

Anna Handler devient cheffe assistante du Boston Symphony Orchestra

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Ancienne étudiante en direction d'orchestre de Weimar, Anna Handler a été nommée il y a quelques jours cheffe d'orchestre assistante du Boston Symphony Orchestra (BSO).

La cheffe germano-colombienne entamera son mandat de deux ans à partir de septembre 2024 aux côtés du deuxième chef assistant, Samy Rachid.
Elle a été nommée par le directeur musical du BSO, Andris Nelsons, qui est également chef d'orchestre du Gewandhaus de Leipzig. De 2018 à 2021, Anna Handler était étudiante en bachelor dans la classe de direction d'orchestre des professeurs Ekhart Wycik et Nicolás Pasquet à l'École supérieure de musique Franz Liszt de Weimar. Anna Handler a ensuite rejoint la Juilliard School de New York où elle a terminé sa formation en mai 2023.

Leo McFall à Wiesbaden

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Leo McFall sera le nouveau directeur musical du Théâtre national de Hesse à Wiesbaden. Le Britannique devrait prendre ses fonctions à partir de la saison 2024-25, en même temps que le début de la double intendance de Dorothea Hartmann et Beate Heine, a annoncé mercredi le ministre des Arts et de la Culture de Hesse Timon Gremmels).
McFall succède à Patrick Lange, qui a quitté la maison début 2022 en raison de divergences artistiques avec l'intendant Uwe Eric Laufenberg.

Né à Londres en 1981, McFall est actuellement chef principal de l'Orchestre Symphonique d'État de Thessalonique et chef  principal de l'Orchestre Symphonique du Vorarlberg (SOV).
Il a étudié à l'Université d'Oxford, à la Sibelius Academy et à la Haute école de musique de Zurich. Après avoir été assistant de Bernard Haitink, notamment auprès du Royal Concertgebouw Orchestra, du Chicago Symphony Orchestra et du Wiener Philharmoniker, il est devenu premier chef d'orchestre au Meininger Staatstheater et a pris la direction de l'OSV en 2020.

Décès de Tulio Colacioppo

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Le chef d'orchestre brésilien Tullio Colacioppo est décédé dimanche à son domicile à l'âge de 89 ans.

Spécialisé dans le répertoire d'opéra, il a été chef titulaire du théâtre municipal de São Paulo entre 1961 et 2004 et il a fondé le collège Mozarteum de São Paulo.

Markus Poschner, à suivre...

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On apprenait il y a quelques jours que Markus Poschner quittera l'orchestre Bruckner de Linz en cette année du bicentenaire du compositeur, sans qu'on en connaisse la raison.

En fait, il serait sur le point d'être nommé successeur de Marin Alsop à l'orchestre ORF de Vienne. Il ne manquerait plus qu'une signature...

"Mazeppa" de Piotr Ilitch Tchaïkovski, 140 ans

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Mazeppa (en russe : Мазепа / Mazepa) est un opéra en trois actes et six scènes de Piotr Ilitch Tchaïkovski sur un livret de Victor Bourenine, créé au Théâtre Bolchoï de Moscou le 15 février 1884. Le but principal de l'opéra était de profaner l'image de l'hetman ukrainien et de minimiser ses mérites.

Tchaïkovski a composé Mazeppa de 1881 à 1883. Le livret a d'abord été écrit par Victor Bourenine qui avait adapté le poème épique « Poltava » d'Alexandre Pouchkine. Ce livret était destiné à Karl Davidov mais qui avait renoncé à la composition d'un opéra sur ce sujet. Tchaïkovsky a remanié profondément le livret en revenant au poème de Pouchkine. Il a aussi ajouté des personnages, comme Andreï, amoureux depuis l'enfance de Maria, jusqu'à sa mort dans la scène finale.

Le poème de Pouchkine est basé sur des évènements historiques. La bataille de Poltava opposa le 8 juillet 1709 l'armée de Pierre Ier de Russie et les troupes de Charles XII de Suède avec l'appui des cosaques d'Ukraine du hetman Ivan Mazeppa.

L'opéra fut créé à Moscou et peu après, le 19 février 1884, à Saint-Pétersbourg, avec Emilia Pavlovskaïa dans le rôle de Maria. La première en Angleterre a eu lieu à Liverpool en 1888 ; aux États-Unis, il a été joué à Boston en 1922, à New-York en 1933 ; en Autriche à Vienne en 1933 ; en Italie à Florence en 1954.
Il a fallu attendre le 27 septembre 1978 pour qu'il soit joué en version de concert à Paris à la Maison de Radio France sous la direction de Jean-Pierre Marty.
La création française sur scène a eu lieu à l'Opéra de Lyon le 24 janvier 2006 sous la direction de Kirill Petrenko.

 

Kurt M. Atterberg, 50 ans

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Kurt Magnus Atterberg (né à Göteborg le 12 décembre 1887 – mort à Stockholm le 15 février 1974) est un compositeur et un chef d'orchestre suédois.

Atterberg étudie le violoncelle et en joue parfois dans l'orchestre. Il publie sa première œuvre en 1908 : Rhapsodie pour piano et orchestre opus 1.
En 1910, il présente sa Rhapsodie et une version inachevée de sa 1ère Symphonie opus 3, pour le concours d'admission au Conservatoire de Stockholm. Il y étudie la composition et l'orchestration avec Andreas Hallén (1846-1925) et parallèlement, l'année suivante, il obtient son diplôme d'ingénieur à l'Institut Royal de Technologie.

De 1912 à 1968, Atterberg est employé au bureau suédois des brevets. En 1912, il achève et dirige sa 1ère Symphonie.
De 1916 à 1922 il est le chef de l'Opéra Royal de Stockholm.
Après la guerre et jusqu'en 1957 il exercera aussi le métier de critique dans un journal de la capitale, le Stockholmstidningen.

En 1924, Atterberg participe à la fondation de la Société des compositeurs suédois et de la Société pour les droits d'interprétation. En 1926, il est nommé membre de l'Académie Royale suédoise de musique et il en deviendra le secrétaire perpétuel de 1940 à 1953.

Bien qu'ayant dirigé dans les grandes capitales d'Europe, le nom de Kurt Atterberg ne fut découvert par le public qu'en 1928 : lors du centenaire de la mort de Schubert, la Columbia lui offrit le premier prix, doté de 2000 livres (10 000 dollars) pour avoir terminé la Symphonie Inachevée. Grâce à cette dotation, il compose une œuvre qui n'est autre que sa Symphonie no 6 sous-titrée « Dollar Symphony ». Créée à Cologne par Abendroth, elle est gravée par Sir Thomas Beecham, Arturo Toscanini et Atterberg l'enregistra lui-même plus tard.

Un Prix Atterberg a été institué et il est décerné chaque année depuis la mort du compositeur. Il récompense des compositeurs suédois.

Atterberg a composé dans un style romantique que l'on peut rapprocher de celui des musiciens du courant nationaliste nordique, notamment Edvard Grieg ou Jean Sibelius. On retrouve cependant chez lui à la fois des influences plus diversifiées dont il se réclame lui-même -les Russes, Brahms et Reger- et il est pourvu d'une grande imagination, tant sur le plan thématique qu'orchestral.

Il est l'auteur de neuf symphonies, un concerto pour violon, un concerto pour piano, un concerto pour violoncelle, ainsi que de nombreuses autres œuvres.

Elles n'ont, pour la plupart, été éditées qu'une seule fois en disque compact (Naxos). L'intégrale des symphonies, ainsi que les concertos pour violon et piano ont été édités par CPO en 2005 et 2006.

Les éditions de ses œuvres en partitions sont difficiles voire impossibles à trouver (excepté le Concerto pour cor opus 28 (1926), chez Breitkopf & Härtel).

Christopher Rouse, 75 ans

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Christopher Chapman Rouse (Baltimore, Maryland,  – Baltimore, ) est un compositeur américain. Il reçoit le Prix Pulitzer pour son Concerto pour trombone et un Grammy Awards pour son Concert de Gaudí, un concerto pour guitare.

Christopher Rouse a étudié avec Richard Hoffmann au Oberlin Conservatory of Music où il est diplômé en 1971. Ensuite, il étudie en privé avec George Crumb jusqu'en 1973. En 1972 et 1973, Christopher Rouse reçoit le BMI Student Composer Awards de la Fondation BMI, et il compléte sa formation avec Karel Husa à l'Université Cornell, avec son doctorat en 1977.

Il a ensuite enseigné à l'Université du Michigan de 1978 à 1981 et la composition à la Eastman School of Music de 1981 à 2002. Il enseigne également à la Juilliard School depuis 1997 et à plein temps dès 2002. Parmi ses élèves, on peut mentionner Michael Torke, Kevin Puts et Cristina Spinei.

Il est compositeur en résidence de l'Orchestre de Baltimore (1986–1989)1 et de 2012 à 2015 à la Philharmonie de New York (The Marie-Josée Kravis Composer-in-Residence). En 2002, Christopher Rouse est élu membre de l'Académie américaine des arts et des lettres et désigné compositeur de l'année.

Il meurt à Baltimore à l'âge de 70 ans.

Rouse était un compositeur néoromantique. Certaines de ses œuvres étaient principalement atonales (GorgonConcerto pour orchestre) tandis que d’autres sont clairement tonales (KaroljuRapture). Le plus souvent, il cherchait à intégrer des mondes harmoniques tonaux et non tonaux, comme dans ses concertos pour flûte, hautbois et guitare. Toute sa musique a été composée, dans ses mots, "pour transmettre un sentiment d’urgence expressive."
Rouse a été célébré pour son orchestration, notamment avec les percussions. Il cite souvent des œuvres d’autres compositeurs (p. ex., sa Symphonie no 1, composée en 1986, incorpore des citations de Bruckner et de Chostakovitch). Les plus anciennes œuvres de Rouse sont deux brèves pièces pour ensemble de percussion, toutes deux inspirées par des sujets mythologiques : Ogoun Badagris (1976, haïtien) et Ku-Ka-Ilimoku (1978, polynésien) ; une partition pour percussions plus tardive inspirée du percussionisme rock, Bonham a été composée en 1988.

La mort de Leonard Bernstein en 1990 a été la première d’une série de décès qui ont laissé une profonde impression sur Rouse, et son Concerto pour trombone (1991) a été la première partition de son soi-disant "cycle de la mort," qui rappelle la mort L. Berstein, le Concerto pour violoncelle, (1992) , le meurtre de James Bulger (Concerto pour flûte, 1993), le compositeur Stephen Albert (Symphonie nº 2, 1994) et la mère de Rouse (Envoi, 1995).
Après Envoi, il s’est volontairement mis à composer des partitions plus "légères", des œuvres destinées à prendre un casting moins sombre ; les pièces de cette seconde moitié des années 1990 comprennent Compline (1996), Kabir Padavali (1997), le Concerto de Gaudí (1999)12Seeing (1998)13, et Rapture (2000).

À partir de 2000, Rouse a créé des œuvres aux ambiances variées, de son épineux Concerto pour clarinette (2001) à son rock infusé The Nevill Feast (2003) en passant par son romantique Concerto pour hautbois (2004).
La pièce la plus importante de ces années fut son Requiem de quatre-vingt-dix minutes, composé en 2001 et 2002. Rouse lui-même a qualifié le Requiem de sa meilleure composition.
Les principales compositions plus récentes incluaient son Concerto pour orchestre (2008), Odna Zhizn (2009), la Symphonie nº 3 (2011), la Symphonie nº 4 (2013), Thunderstuck (2013), Heimdall’s Trumpet (un concerto pour trompette, 2012), le Concerto pour orgue (2014), la Symphonie nº 5 (2015), le Concerto pour bassoon (2017), Berceuse Infinie (2017) et la Symphonie nº 6 (2019).

À la fin de 2006, Rouse a composé la pièce Wolf Rounds, qui a été créée à Carnegie Hall le 29 mars 2007.