Le Journal

Georges Auric, 125 ans

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Le compositeur français Georges Auric est né le 15 février 1899 à Lodève (Hérault) et mort le 23 juillet 1983 à Paris (8e).

Compositeur de musiques de films, il est notamment à l'origine de la bande-son de films célèbres tels que « La Belle et la Bête » de Jean Cocteau, « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy et « La Grande Vadrouille » de Gérard Oury. Il fut également compagnon de route du Parti communiste français.

Il fait ses premières études de piano au Conservatoire de Montpellier puis entre en 1913 au Conservatoire de Paris où il est l'élève jusqu'en 1914 de Georges Caussade (1873-1936) en contrepoint et fugue. À partir de 1914, il étudie la composition avec Vincent d'Indy à la Schola Cantorum de Paris. À partir de 1915, il fréquente Igor Stravinsky et Erik Satie avant de se joindre au groupe des Six avec Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc, Louis Durey et Germaine Tailleferre. Ami de Jean Cocteau, du peintre Jean Hugo, de Valentine Hugo et de Raymond Radiguet, il passe avec eux plusieurs vacances au Piquey (bassin d'Arcachon) et dactylographie le texte du « Bal du comte d'Orgel ».

Ses premières mélodies s'inspirent d'Erik Satie, d'Igor Stravinsky, d'Emmanuel Chabrier.

Il a écrit des critiques musicales dès 1913 (il avait quatorze ans) dans la Revue française de musique. Le 10 décembre 1913, celle-ci publie son article intitulé « Erik Satie, musicien humoriste » qui ravira le compositeur. Satie demandera à le rencontrer et sera tout surpris de l'âge du rédacteur.

Il est notamment l'auteur avec Diaghilev des ballets Les Fâcheux et Les Matelots ainsi que de la tragédie chorégraphique Phèdre. Parallèlement, il signe des musiques de films aussi célèbres que « Le Sang d'un poète » (1930), « La Belle et la Bête » (1946) et « Orphée » (1950) de Jean Cocteau, « Moulin Rouge » (1952), réalisé par John Huston, « Lola Montès » (1955) de Max Ophüls, « Du rififi chez les hommes », réalisé par Jules Dassin (1955), "Le Mystère Picasso" réalisé par Henri-Georges Clouzot (1955), « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy et « La Grande Vadrouille » de Gérard Oury.

Il reçut le prix Ondas en 1959 à Barcelone pour l'ensemble de son œuvre musicale à l'Ortf.

Il fut président de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) de 1954 à 1978, administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux du 1er juin 1962 au 31 juillet 1968 et membre du conseil culturel du Cercle Culturel de Royaumont.

Il était marié depuis le 30 octobre 1930 à Eleonore Vilter (1902, Autriche - 1982, Paris), plus connue sous son nom d'artiste peintre et décoratrice Nora Auric.

Friedrich Ernst Fesca, 235 ans

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Friedrich Ernst Fesca ( à Magdebourg dans le duché de Magdebourg -  à Karlsruhe) est un violoniste et compositeur prussien.

Il naît à Magdebourg le . Son père, Johann Peter August Fesca, juge de marché de Magdebourg, est actif dans la vie musicale de la ville ; il consacre beaucoup de son temps à la pratique du violoncelle et du piano. Sa mère est chanteuse ; elle a été l'élève de Johann Adam Hiller et de Marianne Podleska. Elle était chanteuse professionnelle dans sa jeunesse.

Friedrich commence sa formation musicale à Magdebourg et complète ses études à Leipzig avec le Thomaskantor August Eberhard Müller.
À l'âge de quatre ans, il pouvait jouer des pièces de difficulté moyenne au piano et il commença à étudier le violon à cet âge.
À quinze ans, il joue en concert plusieurs concertos pour violon, pour lesquels il est généralement bien reçu ; il est alors nommé premier violon de l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig. Il occupe ce poste jusqu'en 1806 quand il devient premier violon du Duc Pierre Ier d'Oldenbourg.
En 1808, il est nommé violon solo par le roi Jérôme de Westphalie au Staatstheater de Cassel ; il y reste jusqu'à la fin de l'occupation française en 1814. Il part alors pour Vienne et revient peu après à Karlsruhe, où il est nommé premier violon du Grand Duc de Bade.

Sa santé déclinante l'empêche de profiter de ses succès et en 1826 il meurt de tuberculose à l'âge de 37 ans.

Son fils Alexander est également un compositeur renommé.

Comme virtuose, Fesca fait partie des meilleurs musiciens de l'école allemande de violon avec Spohr et Joachim. Parmi ses compositions, ses quatuors et autres pièces de musique de chambre sont les plus remarquables. Ses trois symphonies (no 1 en mi♭, Op. 6 ; no 2 en , Op. 10 ; no 3 en , Op. 13) avec ses œuvres de musique de chambre faisaient toujours partie du catalogue d'Augener en 1861 . Ses deux opéras, Cantemire et Omar and Leila, eurent moins de succès. Il composa également des œuvres sacrées et plusieurs chants et quatuors vocaux.

Création de "A sound, a narrow, a channel, an inlet, the straits, the barrens, the stretch of a neck" d'Annesley Black

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Le Staatsorchester Stuttgart présente une nouvelle composition avec concept spatial de la compositrice Annesley Black. L'orchestre avait remporté le premier appel d'offres de l'EZM-Orchesterförderung avec le projet présenté. L'œuvre A sound, a narrow, a channel, an inlet, the straits, the barrens, the stretch of a neck sera jouée pour la première fois les 18 et 19 février à la Liederhalle de Stuttgart.

La compositrice Annesley Black fait partie des personnes soutenues par le Podium Gegenwart du Conseil allemand de la musique, et son CD "No use in a centre" a été publié dans la série Edition Zeitgenössische Musik (EZM).

Dans cette nouvelle œuvre, la salle Beethoven de la Liederhalle devient l'élément central de la composition. Tant les musiciens de l'orchestre que le public sont mis en relation avec les conditions spatiales de la salle. Les différents placements des musiciens dans l'espace et leurs mouvements, ainsi qu'un concept d'éclairage spécialement conçu, créent une expérience de concert à plusieurs niveaux.

Le Prix Culturel 2024

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Le chœur de chambre de la Hochschule für Musik und Theater Hamburg (HfMT) a reçu le prix culturel Berenberg, doté de 12 000 euros.
Cette distinction, qui est généralement décernée à des solistes et occasionnellement à un duo ou un trio, a été attribuée pour la première fois à un grand ensemble.
Les 50 jeunes musiciens sont "un formidable exemple de la manière dont la musique peut être colorée et variée", a déclaré le président du directoire de la fondation Berenberg Bank, Hans-Walter Peters, selon un communiqué publié mercredi.

La "Fondation Berenberg Bank de 1990" décerne chaque année le prix culturel Berenberg à de jeunes artistes qui étudient ou travaillent à Hambourg.
Elle encourage en outre la formation des artistes par l'attribution de bourses et le soutien de projets. Depuis sa création, la fondation a soutenu environ 170 jeunes artistes avec plus d'un million d'euros, selon le communiqué.

"La Straniera" de Vincenzo Bellini, 195 ans

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La straniera (L'Étrangère) est un opéra en deux actes du compositeur Vincenzo Bellini, sur un livret en italien de Felice Romani. C'est une adaptation du roman « L'Étrangère » (2 volumes, 1825) de Charles-Victor Prévot, vicomte d'Arlincourt. Cependant, l'écrivain Herbert Weinstock ajoute qu'il est « plus probablement [inspiré d'] une adaptation pour la scène de [ce roman] en italien par Giovan Carlo, barone di Cosenza ». Il cite ensuite une lettre de Bellini à son ami Francesco Florimo dans laquelle il écrit que Romani « ne suivra certainement pas la pièce » (suggérant alors qu'ils connaissaient son existence).

L'opéra est composé durant l'automne 1828 et créé le 14 février 1829 au Teatro alla Scala de Milan.avec Henriette Méric-Lalande et Domenico Reina dans les rôles principaux. Alessandro Sanquirico conçut le décor. L'opéra est présenté dans un triple programme, avec les ballets Buondelmonte et L'avviso ai maritati.

Il est représenté dans plus de cinquante villes italiennes : ont lieu une reprise à la Scala, et des représentations à Bologne en 1836 avec Carolina Ungher, à Florence et en Calabria en 1840, à Brescia en aout 1850, à Milan en 1857, et à Turin en 1866. D'après Tom Kaufman, la dernière représentation connue au XIXe siècle est Catane en 1875 avec Ana Eyre dans le rôle d'Alaide.

À l'étranger, il est présenté pour la première fois à Vienne en 1831, à Paris en 1832, à Londres le 23 juin 1832, à New York le 10 novembre 1834, à Lisbonne en 1835 et à Madrid sous le titre de La estranjera en janvier 1850.

Lovro Matacic, 125 ans

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Lovro von Matačić est un chef d'orchestre croate, né le  à Sušak (aujourd'hui Rijeka en Croatie, alors Autriche-Hongrie) et mort le  à Zagreb (Croatie, RFS de Yougoslavie).

Pur produit de la musique viennoise où il a été membre du Chœur de garçons de Vienne avant d'y étudier la musique, il est reconnu comme spécialiste de la musique germanique du XIXe siècle, en particulier d'Anton Bruckner, mais aussi de Piotr Ilitch Tchaïkovski.

D'abord engagé comme répétiteur à Cologne, de 1916 à 1919, c'est dans cette ville qu'il fait ses débuts en 1919.
Après la guerre, il travaille dans son pays natal, comme chef d'orchestre à Osijek (1919-1920) et à Novi Sad (1920-1922).
Par la suite, il devient chef d'orchestre à l'Opéra de Ljubljana (1924-1926), de Belgrade (1926-1931) et de Zagreb (1932-1938). Il est alors nommé directeur général de la musique de l'Opéra de Belgrade (1938-1942).
De 1942 à 1945, il dirige à l'Opéra de Vienne.
Après la guerre, il participe à la fondation des festivals de Skopje et Dubrovnik.
En 1956, il succède à Franz Konwitschny à la tête de la Staatskapelle de Dresde, fonction qu'il occupe jusqu'en 1958. À partir de ces années, il mène aussi une carrière de chef invité, revenant à l'Opéra de Vienne, et dirigeant aussi à la Scala de Milan en 1958, à l'Opéra de Chicago l'année suivante. Il est ensuite directeur général de la musique à l'Opéra de Francfort (1961-1966).
En 1970, il revient en Yougoslavie où il est directeur de la musique à la Philharmonie de Zagreb jusqu'en 1980, tout en occupant les mêmes fonctions à la tête de l'Orchestre nationale de l'Opéra de Monte-Carlo (1973-1979).

Une invention originale de Matačić était une suite symphonique du Crépuscule des dieux sans paroles, avant que Lorin Maazel n'arrange en 1987 Le ring sans paroles qui est de nos jours fréquemment joué.

De haute et massive silhouette, sa direction précise et dynamique était particulièrement appréciée au Japon. Grâce à ses liens de longue date avec l'Orchestre de la Philharmonie Tchèque, il fut le premier chef non-tchèque à diriger le traditionnel concert d'ouverture du Festival du Printemps de Prague en .

Il a été régulièrement invité par l'Orchestre philharmonique tchèque ou l'orchestre Philharmonia de Londres avec lequel il a dirigé à 84 ans un concert d'anthologie (Symphonie no 3 de Bruckner). Parmi ses enregistrements, on compte également La Veuve joyeuse (avec Elisabeth Schwarzkopf), Der Freischütz avec Gottlob Frick, ou encore une des versions de référence de Lohengrin, en live à Bayreuth (1959), avec Sándor Kónya, Elisabeth Grümmer, Rita Gorr, Ernest Blanc. Il a dirigé aussi l'Orchestre Symphonique de Londres dans le Concerto pour violon no 1 op. 26 de Max Bruch et le Concerto pour violon no 1 de Serge Prokofiev, tous deux avec David Oistrakh.

Heinrich Joseph Bärmann, 240 ans

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Heinrich Joseph Bärmann (également écrit Baermann, né le  à Potsdam et mort le  à Munich, est un clarinettiste virtuose et un compositeur allemand. Il est généralement considéré comme étant non seulement un interprète exceptionnel de son temps, mais aussi un musicien qui a fortement influencé la création d'œuvres d'autres compositeurs. Il est le père du clarinettiste et compositeur Carl Baermann.

Fils d’un militaire, il fait ses études comme hautboïste à l'École de la musique militaire à Potsdam. À l'âge de 14 ans, il est admis dans l’armée prussienne, et commence alors ses leçons de clarinette avec Joseph Beer. Ses compétences furent remarquées à la Cour de Berlin en 1804, et le Prince Louis Ferdina
À la mort malheureuse de son bienfaiteur, le Prince Ferdinand de Prusse, en , il suit les pas de son père dans l'armée et participe aux batailles de Saalfeld et de Iéna; il est fait prisonnier pendant un an, endurant un hiver très rude, mais réussit à s’évader.

N'ayant plus de bienfaiteur, il part chercher l'aide du Prince héritier de Bavière. Impressionné par ses talents de musicien, le Prince le recommande à son père, le roi Maximilien Ier installé à Munich. Heinrich est au chômage depuis un certain temps et c'est avec beaucoup de difficultés qu'il se rend chez le roi. Le roi est également impressionné par les talents de Heinrich et lui offre une place dans l'Orchestre de la Cour.

Il devient clarinette soliste à l'orchestre de la Cour du roi de Bavière et y reste jusqu'à sa retraite en 1834.

À son arrivée et compte-tenu des mauvaises finances de l'orchestre, le roi décide de ne monter que deux opéras et d'engager la très populaire diva soprano Helene Harlas pour attirer un plus large public. La saison en 1807 commence bien et, comme c'est souvent le cas lors des répétitions de spectacle, les artistes passent beaucoup de temps ensemble. Pendant cette période, Heinrich et Helene Harlas se sont pris d'affection l'un pour l'autre. Mais il se présente deux problèmes. Tout d'abord, Helene Harlas est mariée au secrétaire général royal. Ensuite, elle est catholique et l'église catholique n'autorise pas les divorces. Heinrich, en vrai gentleman, la persuade de devenir sa maîtresse et elle divorce probablement vers 1810. Ils ont eu quatre enfants ensemble.

En , Carl Maria von Weber vient à Munich. Il fait la connaissance de Bärmann et écrit pour lui le Concertino en mi bémol majeur, sa première œuvre pour la clarinette. Bärmann le joue avec un grand succès, ce qui incite Weber à créer deux autres grands concertos.
En hiver 1811-1812, Bärmann et Weber (comme pianiste) donnent plusieurs concerts à Berlin. Bärmann donne aussi des concerts dans les principales villes européennes, telles que Vienne, Prague (1813), Paris (1817 et 1838), Londres (1819) et Saint-Pétersbourg (1822 et 1832).
Giacomo Meyerbeer compose pour lui en 1816 une cantate pour chœur, soprano et clarinette, Gli amori di Teolinda.

Pour le son très expressif de son instrument, ainsi que pour sa grande virtuosité, Bärmann est parfois surnommé le « Rubini de la clarinette ». Outre ses concertos, Weber lui a dédié aussi les Variations pour clarinette et piano et le Quintette pour clarinette et cordes. Parmi les autres compositeurs qui ont écrit pour Bärmann, on peut noter Giacomo Meyerbeer et Felix Mendelssohn. Bärmann lui-même a composé plusieurs œuvres dont le célèbre Adagio en ré bémol majeur pour clarinette et quatuor à cordes, attribué (à tort) pendant de nombreuses années à Richard Wagner.

Son deuxième fils, Carl Baermann, né en 1810, est devenu aussi clarinettiste et a souvent joué en duo avec son père lors de tournées à travers l'Europe.

Oksana Lyniv et Teodor Currentzis, concert annulé

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Le Wiener Festwochen avait prévu deux concerts pour le mois de juin avec Oksana Lyniv et Teodor Currentzis.
Après les protestations de l’Ukrainienne Oksana Lyniv, le chef d’orchestre gréco-russe n’est plus invité.
Nous respectons le souhait de Lyniv de ne pas être placée dans un contexte avec Currentzis, a déclaré lundi Milo Rau. Malheureusement, il n'y a pas d'autre alternative que d'annuler le concert de Currentzis, qui est un artiste très apprécié, conclut-il.

L'IRCAM en sécurité

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Le Centre Pompidou (Paris), on le sait, sera fermé à partir de 2025 pour au moins cinq ans de rénovation.

Mais on a appris que l'Institut de recherche et coordination acoustique/musique (IRCAM) fondé par Pierre Boulez et rattaché au Centre restera ouvert pendant toute la période, protégeant pas moins de 160 emplois d'artistes, d'administrateurs et d'acolytes -les trois A de la musique post-moderne. .

"Rhapsody in blue" de George Gershwin, 100 ans

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Rhapsody in Blue est une composition musicale de 1924 écrite par George Gershwin pour piano solo et orchestre de jazz, qui combine des éléments de musique classique avec des effets influencés par le jazz.
Commandée par le chef d'orchestre Paul Whiteman, l'œuvre a été créée lors d'un concert intitulé " An Experiment in Modern Music " le 12 février 1924 à l'Aeolian Hall, à New York. L'orchestre de Whiteman a interprété la rhapsodie avec Gershwin au piano. L'arrangeur de Whiteman, Ferde Grofé, a orchestré la rhapsodie à plusieurs reprises, y compris la partition originale de 1924, la partition pour orchestre de fosse de 1926 et la partition symphonique de 1942.

La Rhapsodie est l'une des créations les plus reconnaissables de Gershwin et une composition clé qui a défini l'âge du jazz. L'œuvre de Gershwin a inauguré une nouvelle ère dans l'histoire musicale de l'Amérique, a établi sa réputation de compositeur éminent et est devenue l'une des plus populaires de toutes les œuvres de concert.

L’histoire
Après le succès d'un concert expérimental classique-jazz donné avec la chanteuse canadienne Éva Gauthier à New York le 1er novembre 1923, le chef d'orchestre Paul Whiteman décide de tenter un exploit plus ambitieux : il demande au compositeur George Gershwin d'écrire une pièce ressemblant à un concerto pour un concert entièrement jazz en l'honneur de l'anniversaire de Lincoln qui doit être donné à l'Aeolian Hall.
Whiteman avait été particulièrement impressionné par l'" opéra jazz " en un acte de Gershwin, Blue Monday. Gershwin a d'abord décliné la demande de Whiteman au motif qu'il n'aurait pas assez de temps pour composer l'œuvre et qu'il faudrait probablement réviser la partition.

Peu après, dans la soirée du 3 janvier, George Gershwin et le parolier Buddy DeSylva jouent au billard à l'Ambassador Billiard Parlor, à l'angle de Broadway et de la 52e rue à Manhattan. Le frère de George, Ira Gershwin, interrompt leur partie de billard pour lire à haute voix l'édition du 4 janvier du New-York Tribune : Un article non signé intitulé " Qu'est-ce que la musique américaine ? " sur un prochain concert de Whiteman.
L'article déclarait faussement que George Gershwin avait commencé à " travailler sur un concerto de jazz " pour le concert de Whiteman.

Cette annonce laisse Gershwin perplexe, car il a poliment refusé de composer une telle œuvre pour Whiteman. Lors d'une conversation téléphonique avec Whiteman le lendemain matin, ce dernier informe Gershwin que son grand rival Vincent Lopez a l'intention de lui voler l'idée de son concert expérimental et qu'il n'y a pas de temps à perdre. Whiteman finit donc par persuader Gershwin de composer l'œuvre.