Le Journal

Concours International d'Arts Lyrique de Namur (CIALN), le palmarès

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1er prix, Grand prix du CIALN, Prix de la Ville de Namur, Prix « Richelieu », Prix spécial du public « Enrica Bugini – Jardon », : Piette Jean-Denis
2ème prix, Prix du Rotary Namur Confluent: Carlier Leander
3ème prix, Prix de Amis de l’IMEP: Endong Maurel
4ème prix, ex æquo, Prix « Musique et vie »: Durand saint Guillain Alixe
5ème prix, ex æquo, Meunier Arthur
Prix spécial du Festival Orferidis: de Mahieu Caroline

Piette Jean-Denis
Après une formation en orgue et formation musicale chez Geneviève Chapelier au Conservatoire de Huy et aux Académies de Visés et de Welkenraedt, Jean-Denis Piette obtient un master en orgue en 2023 avec Jean-Baptiste Monnot à l’IMEP.
En parallèle, il étudie le chant dans le même institut avec Benoît Giaux et Françoise Viatour. Ses activités l’ont mené à intégrer le programme MM Academy du Théâtre Royal de La Monnaie d’abord en tant que choriste puis récemment comme soliste dans des production de Parsifal, Falstaf, La Dame de Pique, etc.
Il a également participé à deux reprises à l’opéra studio du Palais des Beaux-Arts de Charleroi dans les productions de la Flûte enchantée et des Contes d’Hofmann, où il rencontre Marcel Vanaud et Karine Van Hercke.
Prochainement, il se produira en Sarastro dans le cadre d’une production pour enfants à l’opéra Grand Avignon.

Ravel Edition : édition révisée du Tombeau de Couperin

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Le volume XII de la RAVEL EDITION est consacré à une édition révisée du Tombeau de Couperin. Cette édition révisée 2024  est érigée d’après le manuscrit orchestral (Morgan Library New York City - Robert Owen Lehman Collection) et les partitions des chefs d’orchestres illustres comme Charles Münch, Roger Désormière, Pierre Boulez, etc.

Conformément à l'ADN de la RAVEL EDITION, le travail associe l'expertise musicologique et les connaissances interprétatives. Ainsi le comité de lecture de ce volume est composé des chefs d’orchestre Finnegan Downie Dear, Teresa Riveiro Böhm, Pascal Rophé et Alain Pâris, et des musiciens de la Staatskapelle Berlin.

La première de cette édition révisée a été donnée à la Boulez Saal de Berlin par la Staatskapelle Berlin sous la direction de Finnegan Downie Dear, ce dimanche 18 février. 

"3e Quatuor à cordes" de Bela Bartok, 95 ans

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Les quatuors à cordes de Béla Bartók sont six œuvres composées entre 1908 et 1939.
Ils témoignent de l'évolution des recherches du compositeur hongrois, et représentent un des sommets de son œuvre. Des esquisses d'un septième quatuor existent, inachevées.

Le Quatuor à cordes no 3 en do dièse mineur Sz. 85 a été composé à Budapest en septembre 1927, soit près de 10 ans après son précédent, et, profitant de sa première visite aux États-Unis, Bartók le dédie à la Musical Fund society de Philadelphie. Il bénéficie du Prix Coolidge, avec Alfredo Casella, partageant près de 6000 dollars. Il est créé en 1928 à Philadelphie puis le 19 février 1929 à Budapest, par le quatuor Waldbauer-Kerpely.

Il se compose de deux parties suivies de deux mouvements plus brefs rappelant les thèmes des deux premiers, le tout étant joué d'une seule traite. C'est le plus court de ses quatuors, son exécution ne demandant qu'un quart d'heure environ.

 

« Francesca da Rimini » de Riccardo Zandonaï, 110 ans

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Francesca da Rimini conte l'histoire d'un couple maudit en butte à la vengeance des deux frères de l'amant. Riccardo Zandonaï s'est associé au sulfureux écrivain Gabrielle d'Anuzio pour cette tragédie d'amour qui n'est pas sans rappeler Tristan et Isolde.

Francesca da Rimini est une jeune italienne qui a vécu à la fin du XIIIe siècle une histoire d'amour tragique immortalisée par Dante dans "la Divine Comédie".
En 1876, Tchaîkovski en a fait une fantaisie symphonique.
Riccardo Zandonaï en a fait un opéra donné pour la première fois en 1913.
A ce moment, il y a tout cet élan de l'opéra italien vers quelque chose de nouveau. Dans ce contexte, Riccardo Zandonaï est certainement un des protagonistes les plus importants.
Pour beaucoup Francesca da Rimini est même une des oeuvres les plus puissantes du début du XXe siècle ; un mélange de tradition musicale italienne et d'esthétique wagnérienne.

Waldemar Bloch, 40 ans

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Cmpositeur, pianiste et pédagogue musical autrichien, Waldemar Bloch est né le 5 mai 1906 à Vienne et décédé 19 février 1984 à Graz.

Il déménagea rapidement de Vienne à Graz, il avait déjà passé sa scolarité et ses études en Styrie. Il a étudié la composition, notamment auprès de Roderich Mojsisovics von Mojsvár.
D'abord pianiste en tournée, il a enseigné à partir de 1945 au Conservatoire régional de Styrie, puis depuis 1956 comme professeur de théorie musicale à l'Académie de musique, devenue en 1963 le Conservatoire supérieur de musique de Graz.
Il a été honoré à plusieurs reprises, notamment en 1957 par le Prix national de musique.

Ses élèves les plus connus sont Franz Koringer, Karl Haidmayer, Viktor Fortin, Johann Täubl, Peter Vujica ainsi que Hermann Markus Preßl.

L'œuvre de Waldemar Bloch comprend des musiques de spectacle, de nombreuses compositions vocales, dont plusieurs messes et de nombreux chœurs ainsi que la cantate scénique Orpheus (1955) ; des œuvres instrumentales, de la musique pour piano et de chambre, de nombreuses œuvres pour orgue ainsi que des compositions pour accordéon. Il a également rédigé des écrits théoriques sur la musique.

Eric Zeisl, 65 ans

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Eric Zeisl est un compositeur et pédagogue d'origine autrichienne (naturalisé américain en 1945), né Erich Zeisl le 18 mai 1905 à Vienne (alors en Autriche-Hongrie), mort d'une crise cardiaque le 19 février 1959 à Los Angeles.

Eric Zeisl se forme notamment auprès de Joseph Marx à l'Académie d'État de Vienne, où il entre à 14 ans, en 1919.
De confession juive, il rencontre à partir de 1933, avec l'avènement du nazisme, de sérieuses difficultés pour faire publier ou jouer sa musique : en Allemagne (incontournable pour un musicien autrichien), il est désormais banni, étant catalogué « musicien dégénéré » par le régime d'Adolf Hitler. Autour de 1935, sa musique est néanmoins partiellement publiée par les éditeurs viennois Universal et Doblinger et diffusée régulièrement sur Radio Vienne.
En 1938, il se voit offrir un poste d'enseignant au Conservatoire de Vienne, mais après l'Anschluss, les menaces d'arrestation par la Gestapo se précisant, il quitte l'Autriche avec son épouse et se rend d'abord à Paris, où il se lie d'amitié avec son confrère Darius Milhaud, avant d'émigrer en 1939 aux États-Unis et de s'installer définitivement en Californie. Là, il est sollicité par Hollywood (tout comme son compatriote Erich Wolfgang Korngold) pour écrire des musiques de films, ce qu'il fait régulièrement de 1942 à 1946, mais son travail n'étant pas reconnu par les studios (le plus souvent, il ne sera pas crédité aux génériques des films, une vingtaine au total, auxquels il collaborera), il préfère se consacrer à la musique "classique", revenant toutefois vers le cinéma en 1955 et 1959.
Il sera compositeur en résidence dans les établissements californiens Brandeis-Bardin Institute (auquel il dédiera une sonate pour violon et piano) et Huntington Hartford Foundation. Il enseigne aussi au Los Angeles City College, où il aura notamment comme élève Jerry Goldsmith. C'est en quittant l'un de ses cours, en 1959 qu'il est victime d'une crise cardiaque qui lui sera fatale.

Son œuvre, restée tonale (malgré le voisinage d'Arnold Schönberg -chantre de l'atonalité- ou d'Igor Stravinsky, comme lui exilés californiens), comprend des pièces pour piano, de nombreuses mélodies (lieder en allemand, songs en anglais), de la musique de chambre, un concerto pour piano et un autre (en forme de concerto grosso) pour violoncelle -écrit à l'intention de Gregor Piatigorsky-, diverses partitions pour orchestre, quatre opéras (le dernier, Hiob, laissé inachevé en 1939), ainsi que des compositions chorales, dont deux requiems -le second, Requiem ebraico, de 1945, est dédié à la mémoire de son père, Siegmund Zeisl, mort dans un camp de concentration en 1944 avec une partie de sa famille.

Daniel Erich, 375 ans

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Daniel Erich (né le  à Lübeck et mort le  à Güstrow) est un organiste et compositeur allemand de la période baroque.

Né dans une famille de musiciens (son père est luthiste et facteur d'instruments à cordes à Lübeck), Erich étudie pendant de nombreuses années auprès de Dietrich Buxtehude, qui a acheté une viole de gambe ténor à son père en 1677.
De 1675 à 1679, Erich joue du positif dans le chœur de la Marienkirche de Lübeck. En 1679, il est nommé organiste à l'église paroissiale de Güstrow (également nommée Marienkirche), poste qu'il occupe jusqu'à sa mort1.

Erich jouit également de son vivant d'une grande réputation en tant que professeur d'orgue et spécialiste de cet instrument, et à ce dernier titre travaille en étroite collaboration avec le facteur d'orgues Arp Schnitger. En 1700, il inaugure un nouvel orgue de Schnitger dans l'église du château de Dargun.

Seules quatre de ses compositions nous sont parvenues. Toutes sont des préludes de choral, aucune n'est datée :

  • Allein zu dir, Herr Jesu Christ, décrit comme « peu expressif »;
  • Christum wir sollen loben schon, qualifié de « fantastique » et de "virtuose » ;
  • Es ist das Heil uns kommen her, qui « fait preuve d'une grande originalité »; et
  • Von Gott will ich nicht lassen, un ensemble de six variations.

Christum wir sollen loben schon fait partie de la collection Neumeister redécouverte en 1984, laissant espérer que d'autres œuvres pourraient encore être trouvées.

"Ein deutsches Requiem" de Johannes Brahms, 155 ans

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 Un Requiem allemand, sur des textes de l'Écriture sainte, pour solistes, chœur et orchestre (avec orgue ad libitum) est une œuvre sacrée (mais pas liturgique) en sept parties (ou mouvements) achevée en 1868. Elle dure de 70 à 80 minutes, ce qui en fait la plus longue composition de Brahms.

Les deux solistes n'interviennent qu'exceptionnellement, le baryton pour faire entendre l'appel angoissé de l'homme face à son destin, la soprano pour annoncer le caractère maternel des consolations futures. L'orchestre reste toujours d'une clarté exemplaire, même lorsqu'il passe au second plan. La conclusion résume la promesse du sermon sur la montagne. Les épisodes centraux du sixième morceau pourraient être considérés comme une version protestante du Dies iræ. L'œuvre, de conception humaniste, que l'auteur aurait désiré rendre œcuménique, lui assura la célébrité.

Dans son propre catalogue thématique, Brahms n'indique qu'une seule étape de la composition de son Requiem : « Été 1866, Zurich et Baden-Baden ». La genèse de l'œuvre fut pourtant longue, de 1857 à 1868.

Brahms met longtemps à aborder le genre symphonique et les œuvres avec orchestre en général. Pourtant, son ami Robert Schumann l'y encourage dès 1854. Il ébauche alors une symphonie qui ne voit jamais le jour mais se transforme en une sonate pour deux pianos qu'il ne publie pas mais joue souvent pour ses amis. Le matériau musical étant suffisamment riche, il récupérera les deux premiers mouvements pour son Concerto pour piano et orchestre no 1 et le troisième deviendra la marche Denn alles Fleisch du Requiem.

Schumann meurt en 1856 et Brahms songe alors à rendre hommage4 à son mentor qui lui-même projetait la composition d'un requiem allemand. Brahms est très ému lorsqu'il découvre des années plus tard que Robert Schumann avait pensé lui aussi à une œuvre similaire. Ce projet de "Trauerkantate" (cantate funèbre) prend forme le troisième automne passé à Detmold (1859) où Brahms compose le Begräbnisgesang opus 13 et la Deuxième sérénade opus 16, qui renonce aux violons tout comme le premier mouvement du Requiem.

Lors d'une autre disparition douloureusement ressentie, Brahms revient à ce projet élégiaque : après la mort de sa mère, en , il mentionne dans une lettre à Clara Schumann à la fin du mois d' un « chœur… sorte de Requiem allemand ». Il s'agissait sans doute des numéros 1, 2 et 4. En fait Brahms ne précisa jamais formellement que le Requiem lui fut inspiré par la mort de sa mère. Ce n'est que par ses amis qu'on le saura ; notamment Clara Schumann qui dit : « Nous sommes tous d'avis qu'il l'écrivit en souvenir d'elle, bien qu'il ne nous l'ait jamais dit expressément

À la fin de l'hiver 1865-1866, Brahms termine le troisième mouvement (Karlsruhe février-). La fugue l’embarrassant, il demande conseil à Eduard Marxsen, son ancien professeur de Hambourg. La composition terminée au printemps 1866 entre Winterthour et Zurich, est revue durant l'été à Lichtenthal. En décembre, Brahms offre à Clara Schumann l'arrangement pour piano.

Les trois premiers morceaux de l'œuvre sont alors joués le  dans la Grosse Redoutensaal (grande salle de la Redoute) à Vienne, lors d'un concert de la Gesellschaft der Musikfreunde (Société des Amis de la Musique) en hommage à Schubert sous la direction de Johann von Herbeck; les chœurs étaient ceux du Wiener Singverein et le baryton solo, Rudolf Pänzer, un chanteur de la chapelle impériale. Les deux premiers morceaux sont accueillis sans enthousiasme excessif, mais avec une sympathie certaine. C'est le troisième qui déclenche le désastre : par une erreur inexplicable, le timbalier joue fortissimo toute la grande pédale de  sur laquelle se déroule la fugue finale. Le chœur et l'orchestre sont complètement couverts par cette intrusion intempestive et bruyante. Le public croit à un effet voulu et, lorsque Brahms vient saluer, il est accueilli par une bordée de sifflets et de huées. La presse fait un compte rendu mitigé de la soirée.

La première version de l'œuvre (morceaux 1-4, 6-7) est ensuite créée en la cathédrale de Brême, deux ans après sa composition, le  pour le Vendredi Saint sous la direction de Brahms et avec Jules Stockhausen comme baryton solo, devant deux mille personnes. L'organisateur du concert, Carl Martin Reinthaler, organiste et directeur de la musique de Brême, avait voulu que Brahms insérât un nouveau morceau afin de préciser la signification liturgique. Brahms ne céda pas mais le Requiem fut joué en deux parties avec, entre les deux, un morceau du Messie de Haendel pour satisfaire aux desiderata de Reinthaler. Le concert est un succès et marque un tournant dans la carrière du compositeur.

Après cette création, Brahms annonce en  à son éditeur Rieter-Biedermann l'ajout d'un morceau solo (le no 5) qu'il termine à Bonn en . Ce cinquième mouvement fut joué en exécution privée le  à Zurich, par l'orchestre de la Tonhalle de Zurich sous la direction de Friedrich Hegar et avec Ida Suter-Weber2.

La version intégrale est finalement créée au Gewandhaus de Leipzig le  par Carl Reinecke et l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig avec pour solistes Émilie Bellingrath-Wagner et Franz Krükl.

La partition avait été publiée par Rieter-Biedermann à Leipzig en .

Création de la "Simfonia dels Àngels" en hommage à Victoria de los Ángeles

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Le lundi 19 février à 20 heures, le cycle Great Voices du Palau de la Música de Barcelona accueillera un nouveau concert dans le cadre des commémorations du centenaire de Victoria de los Ángeles.

Accompagnée par la Franz Schubert Filharmonia sous la direction de Tomàs Grau, la soprano albanaise Ermonela Jaho participera à la première mondiale de la Simfonia dels Àngels de Albert Guinovart. Le compositeur et pianiste catalan a conçu cette symphonie en cinq mouvements pour soprano et orchestre comme une sorte de biographie intime et musicale de Victoria de los Ángeles, dont il fut le dernier accompagnateur au piano.

La cheffe sud-coréenne Yura Yang à l'Opéra de Leipzig

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La cheffe sud-coréenne Yura Yang sera le nouveau premier chef d'orchestre de l'Opéra de Leipzig à partir de la saison 2024-25, succèdant à Christoph Gedschold.
Depuis 2020, elle occupe le poste de premier chef d'orchestre coordonné au Badisches Staatstheater Karlsruhe.

Yura Yang a fait ses études de direction d'orchestre à Detmold et à Munich.
De 2012 à 2018, elle a été répétitrice soliste avec obligation de diriger au Musiktheater im Revier de Gelsenkirchen.
Durant la saison 2014-15, elle a également reçu la bourse de direction d'orchestre du Bergische Symphoniker.
En 2016, elle a été admise au forum des chefs d'orchestre du Conseil allemand de la musique et, en 2019, sur la liste des artistes "Maestros von Morgen".
Après des engagements au théâtre de Kiel et au théâtre d'Aix-la-Chapelle, elle est partie pour Karlsruhe.

Yura Yang s'est produite entre autres à Linz, Essen, Dortmund, Erfurt et au Semperoper de Dresde.