Le violoniste roumain Liviu Prunaru a annoncé à l'Orchestre du Concertgebouw qu'il quittait son poste à la fin de la saison. Il a occupé le poste de violon solo pendant 16 ans.
Prunaru, 54 ans, a déclaré vouloir "explorer d'autres ambitions".
Son co-concertmaster, le Bulgare Vesko Eschkenazy, sera assisté la saison prochaine par des invités et des musiciens à l'essai.
Semele (HWV 58) est un opéra en trois actes composé par Georg Friedrich Haendel en 1743 et présenté au début en oratorio. Il repose sur le mythe classique de Sémélé, mère de Dionysos.
Au début des années 1740, les concerts que Georg Friedrich Haendel donne à Londres consistent surtout dans des oratorios donnés au théâtre royal, le Covent Garden. Plusieurs d'entre eux, tels Israël en Égypte (composé en 1738), Le Messie (1741) et Samson (1743), présentent quelque ressemblance avec la tragédie grecque, ce qui amène Haendel à s'aventurer dans le monde du drame classique.
Haendel reprend le livret que William Congreve a écrit pour l'opéra Sémélé (1707) de John Eccles, et compose la musique en un mois, du 3 juin au 4 juillet 1743. L'œuvre prend naturellement la forme d'un opéra, mais Haendel voit la possibilité de la donner pendant la série de concerts de carême du théâtre royal en février 1744, sachant que cette série lui assurerait la création de l'œuvre et un cachet. Il adapte donc cette dernière pour la présenter « à la manière d'un oratorio ». En 1760, dans sa biographie de Haendel, John Mainwaring indiquera « Semele est un opéra anglais, mais appelé oratorio, et exécuté en tant que tel. »
Son stratagème ne plaît pas aux organisateurs de la série, ce qui entraîne peu de représentations et porte à tenir durablement Sémélé, à tort, pour une pièce de concert dont les chorales se font encore le chantre. Le livret du dramaturge Congreve -développé par Alexander Pope- et la musique autorisent implicitement à penser que c'est plus un opéra qu'un oratorio.
Semele est créé le 10 février 1744 au théâtre royal, le Covent Garden, à Londres dans le cadre de la série de concerts donnée tous les ans pendant le carême. L'auditoire s'attendait naturellement à un sujet biblique ; la plupart des oratorios, y compris la plupart de ceux de Haendel, répondaient à cette attente. Mais le sujet des amours de Semele, qui est pratiquement une création de la fin de la période de la Restauration anglaise, est clairement tiré de la mythologie grecque, non du droit hébreu : il déplaît donc à ceux qui s'attendaient à une source d'inspiration différente. Étant en anglais, Semele irrite aussi les partisans de l'opéra italien véritable.
Haendel n'en donne, par conséquent, que quatre représentations.
Plus tard, en décembre 1744, Haendel donne deux autres représentations, cette fois au King's Theatre, après s'être plié aux critiques en faisant des adjonctions et des modifications telles que l'entremêlement d'airs italiens (pour les amateurs d'opéra) et le retrait de lignes sexuellement explicites (pour les dévots).
Johann Gottfried Hendrik Mann (La Haye , 15 juillet 1858 – Rosmalen , 10 février 1904 ) était un compositeur , chef d'orchestre et pianiste néerlandais. Il a été largement oublié après sa mort.
Enfant, Mann montrait déjà un talent pour la musique. Après avoir reçu les rudiments du piano de sa mère Geertruida Hieronima van Convent ten Oever (1827-1899), ses parents engagent Emile Wagner (1825-1889) pour lui enseigner le piano et le solfège.
Wagner, lui-même compositeur non sans mérite, a également enseigné la composition au jeune Gottfried. Le fier père du négociant en vin Johann Herman Mann (1827-1911) envoya secrètement plusieurs compositions de son fils unique de 13 ans à son cousin, le poète allemand Friedrich Emil Rittershaus (1834-1897), qui les lui transmit.
En 1872, Bruch écrivait dans une lettre à Mme Rittershaus : Es hat mich sehr gefreut, die Sonata Ihres, les jeunes amis hollandais apprendront à connaître. Nach my Ansicht spricht sich ein entschiedenes Talent darin, und man darf hoffen, dass der noch so jugendliche Author bei fortgesetztem Fleiß and unter verständiger Leitung später ni manches Gute leisten wird. Même s'il a été question à plusieurs reprises que Gottfried Mann ferait son apprentissage chez Max Bruch à Bonn, cela n'a pas eu lieu. La même année, le compositeur et chef d'orchestre de l' Orchestre du Gewandhaus de Leipzig , Carl Reinecke, vient rendre visite à la famille Mann. Il voulait connaître le talent qu'il voyait chez le jeune compositeur.
En 1874, ses parents l'inscrivent à la Royal Music School, plus tard le Royal Conservatory , de La Haye. Le directeur Willem Nicolaï assure les cours de théorie et de composition, tandis que Gottfried suit l'enseignement de Wagner pendant une année supplémentaire. Après la première année, il passe chez Carel Wirtz pour des cours de piano.
En 1878, il dirigea sa propre œuvre Ouverture Jan Woutersz pour conclure ses études. Bien que Mann n’ait pas étudié la direction d’orchestre, il n’était pas rare au XIXe siècle que des compositeurs dirigent leurs propres œuvres. Il a acquis une expérience orchestrale en tant qu'altiste dans l'orchestre du Théâtre Royal Français de La Haye.
Lorsque Mann quitta la Royal Music School en 1878, le directeur Nicolaï lui conseilla de ne pas aller dans un autre Conservatoire, mais de voyager à l'étranger. Son voyage commence en Allemagne et à l'automne 1879, Mann part pour Paris.
Même si sa musique reste fortement influencée par les grands compositeurs allemands, il se passionne pour l’école française moderne. A Paris, il a enseigné, entre autres, Camille Saint-Saëns, Léo Delibes.
Le compositeur, pianiste, chef d'orchestre et critique allemand Richard Trunk est né à Tauberbischofsheim le 10 février 1879 et décédé à Herrsching le 2 juin 1968.
Il étudie à Francfort avec Iwan Knorr avant de se rendre à Munich pour poursuivre ses études avec Josef Rheinberger. Il accompagne de nombreux chanteurs (dont Eugen Gura), enseigne le chant pendant un certain temps et est critique musical pour le Münchener Post à partir de 1907.
Il est invité à New York et à Newark, dans le New Jersey, pour diriger l'Arion Society en 1912 ; il rentre chez lui avec l'éclatement de la Première Guerre mondiale. Il devient ensuite critique musical pour le Bayrische Staatszeitung et enseigne le chant à Cologne de 1920 à 1934.
En 1925, il épouse la chanteuse Maria Delbran.
En 1934, il retourne à Munich en tant que président de l'Akademie der Tonkunst. Il s'est retiré à Ammersee après la Seconde Guerre mondiale.
Trunk est un membre de la première heure du parti nazi. Ses chansons Op. 65 mettent en musique des textes de Baldur von Schirach et Hanns Johst.
La plupart de ses œuvres musicales sont des pièces chorales ou des chansons avec accompagnement de piano, bien qu'il ait également composé une opérette (Herzdame, 1916) et quelques œuvres instrumentales et de musique de chambre.
Le chef, qui s'est retiré de la vie publique après un incident agressif l'été dernier, a annulé son projet de diriger le Monteverdi Choir and Orchestra lors d'une tournée en mai.
Jarmila Novotná ( à Prague - à New York) est une soprano tchèque qui passa une grande partie de sa carrière au Metropolitan Opera de New York. Elle eut par ailleurs une importante carrière d'actrice dans le cinéma tchèque, allemand ou américain.
D'abord élève au Théâtre de Vinohrady, elle rejoint le Théâtre national. Elle mène son apprentissage à Prague sous la tutelle d'Emmy Destinn et d'Hilbert Vavia. Elle fait ses débuts à 17 ans à l'Opéra d'État de Prague le avec le rôle de Marenka dans l'opéra de Bedřich Smetana La Fiancée vendue. Six jours plus tard elle interprète le rôle de Violetta dans La traviata de Verdi. La même année elle débute au cinéma dans le film muet "Vyznavaci slunce".
À partir de 1928, elle entame une carrière internationale. En 1928, elle interprète à Vérone Gilda dans Rigoletto avec Giacomo Lauri-Volpi puis, au Teatro San Carlo à Naples, le rôle d'Adina avec Tito Schipa dans L'Elisir d'amore de Donizetti. Elle rejoint en 1929 l'Opéra Kroll à Berlin, où elle interprète le rôle de Violetta et incarne les héroïnes de Puccini, Manon Lescaut et Madame Butterfly. Elle poursuit sa carrière cinématographique et joue ainsi dans la version filmée de La Fiancée vendue par Max Ophüls en 1932. En 1931, elle épouse le chevalier Jiří Daubek.
Peu après l'arrivée des nazis au pouvoir en Allemagne, elle quitte Berlin et s'installe en 1934 à Vienne. Elle joue le premier rôle lors de la première de l'opéra de Lehár Giuditta. Le grand succès qu'elle remporte lui assure un contrat avec l'Opéra d'État de Vienne où elle devient Kammersängerin.
Après l'Anschluss, elle quitte Vienne pour les États-Unis, à l'invitation d'Arturo Toscanini. Le , elle débute au Metropolitan Opera, en interprétant le rôle de Mimi dans La Bohème de Puccini. Elle apparaitra dans douze rôles différents sur la scène du Met : Cherubin, notamment sous la direction de Fritz Busch; Donna Elvira ou Pamina. Elle joua lors de 208 représentations.
Après la Seconde Guerre mondiale, elle hésite à rentrer en Tchécoslovaquie mais ses biens et ceux de son mari sont saisis lors du Coup de Prague.
Parallèlement à sa carrière de soprano, elle poursuit le tournage de films, en particulier avec Les Anges marqués (The Search) en 1948 où elle incarne face à Montgomery Clift le rôle d'une mère cherchant son enfant, prisonnier à Auschwitz. Elle joue également dans Le Grand Caruso (The Great Caruso) en 1951 (aux côtés de Mario Lanza) et dans The Great Waltz en 1955. Elle fit par ailleurs quelques apparitions à Broadway.
Elle met un terme à sa carrière en 1956 et fait ses adieux à la scène le , dans l'opérette La Chauve-Souris de Johann Strauss fils. Elle se consacre alors à sa famille, en continuant à jouer épisodiquement. En 1972, elle obtient l'autorisation du pouvoir communiste de rentrer en Tchécoslovaquie où elle demeurera jusqu'à la mort de son mari. Elle rentre alors aux États-Unis où vivent ses deux enfants. Elle meurt à New York le , à 86 ans.
Elle est enterrée à Liten, domaine de la famille de son mari. Un musée y perpétue son souvenir.
L'astronome tchèque Luboš Kohoutek a donné son nom à un astéroïde le : (1843) Jarmila.
La banque nationale tchèque a par ailleurs gravé une pièce commémorative en argent de 200 couronnes pour le centenaire de sa naissance en 2007.
Le compositeur allemand Harald Genzmer est né le à Blumenthal, près de Brême et mort à Munich le
Fils de l'historien du droit, Felix Genzmer, scolarisé à Posen, Berlin et Rostock, il a passé son bac à Marburg en 1927. Après des cours de piano et d'orgue, Genzmer étudia la composition avec Paul Hindemith à la Hochschule für Musik Berlin de 1928 à 34. Il suivit les cours de Curt Sachs, fut répétiteur de chœur à l'opéra de Breslau, de 1934 à 1937.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fit son service militaire au sein d'un groupe clarinettistes ; mais lorsque ses capacités pianistiques furent remarquées par le Musikmeister, il devint accompagnateur pour les Lazarette Konzerte, concerts destinés aux officiers blessés, ce qui le dispensait du front.
Aux jeux olympiques de 1936, il gagne une médaille de bronze, dans la catégorie chant solo et chœur, pour son œuvre der Laüfer (le coureur). À partir de 1938, il enseigne à la Volksmusikschule Berlin-Neukölln.
Le 26 avril 1940 est créée sa Musik for Luftwaffenorchester (Musique pour orchestre de l'armée de l'air), une commande du ministère de l'air. Le 28 octobre 1940 est créé son Concerto pour trautonium (instrument développé par son ami Oskar Sala).
En 1942, il reçoit une subvention de 2000 RM du ministère de la propagande et sa Konzert Suite (suite de concert) est créée le 6 mars 1943 par l'orchestre de la direction de la SS. Il est basé pendant un certain temps près de Garmisch-Partenkirchen, où il fait la connaissance de Richard Strauss.
En 1944 Hitler l'inscrit dans sa Gottbegnadeten-Liste, en 2e sur 4 catégories (liste des bénis de dieu) complétée par Goebbels, ce qui le dispense d'être mobilisé. Après la guerre on lui offre un poste à la Musikhochschule de Munich, mais suspect aux autorités d'occupation américaines, c'est à la Musikhochschule de Fribourg-en-Brisgau qu'il enseignera de 1946 à 1957.
Parmi ses élèves figurent Barbara Heller, Robert Helmschrott, Heinz Winbeck, Wolfram Menschck, Friedrich Zehm, Bertold Hummel, le compositeur italien Franco Evangelisti, le compositeur égyptien Gamal Abdel-Rahim et le compositeur britannique John McCabe.
Carl Natanael Rexroth-Berg (né le à Stockholm et décédé dans cette même ville le ) est un compositeur suédois.
Berg suit l'école vétérinaire et commence l'apprentissage de la musique en autodidacte puis au Conservatoire de Stockholm sous la houlette de Johan Lindegren. Il est vétérinaire dans l'armée suédoise jusqu'en 1939 puis se lance dans la seule composition.
Son style musical tient du romantique tardif. Son répertoire comprend cinq opéras, deux ballets, cinq symphonies, des poèmes symphoniques, un concerto pour piano, un concerto pour violon, une sérénade pour violon et orchestre, un quintette avec piano, des ballades, des lieder et des pièces pour piano.