Le Journal

"Alceste" de Jean-Baptiste Lully, 350 ans

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Alceste ou le Triomphe d'Alcide, LWV 50, est une tragédie lyrique composée par Jean-Baptiste Lully sur un livret de Philippe Quinault.

Alceste est la deuxième tragédie lyrique de Jean-Baptiste Lully après Cadmus et Hermione, créée l'année d'avant. À la demande du Roi Louis XIV, les répétitions d'Alceste eurent lieu à Versailles. Madame de Sévigné écrit : « Le roi a déclaré à Baptiste que s'il se trouvait à Paris au moment des représentations, il irait l'entendre tous les soirs ».
Alceste est créé le 19 janvier 1674 à Paris au Théâtre du Palais-Royal.

Si l'œuvre fut accueillie avec enthousiasme à la Cour, il n'en fut pas de même à Paris. Les ennemis de Lully, qui étaient nombreux depuis son obtention du privilège de l'Opéra, s'étaient regroupés dans la salle lors de la première représentation parisienne. La cabale ne lâcha aucun applaudissement de la soirée. Le lendemain, les critiques ne furent guère élogieuses. Pourtant, les représentations suivantes connurent un succès considérable et les mauvaises langues finirent par reconnaître la valeur de cette œuvre.

Hans Hotter, 115 ans

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Hans Hotter, né à Offenbach-sur-le-Main le  et mort à Munich le , est un baryton-basse allemand, chanteur d'opéras et de lieder.

Il est issu de la tradition d'éducation musicale germanique qui fait de lui un musicien complet, à l'instar d'autres chanteurs célèbres comme Dietrich Fischer-Dieskau. Ce bagage musical lui permet d'aborder très jeune des rôles lourds vocalement et dramatiquement, si bien que lorsque sa carrière, retardée par la Seconde Guerre mondiale, prend de l'ampleur, il a déjà acquis une pratique importante de ces rôles qui lui permet de triompher sur toutes les scènes du monde. Il reste dans les mémoires l'un des meilleurs Wotan de son époque.

Son répertoire de prédilection est l'opéra wagnérien, qu'il a chanté pendant seize ans au festival de Bayreuth, et le lied allemand, particulièrement Schubert et son Voyage d'hiver. Mais son répertoire est vaste, et il chante également beaucoup de musique sacrée et participe à la « Verdi Renaissance » qui a lieu en Allemagne dans les années 1930 et qui voit des artistes allemands remettre les opéras de Verdi à l'honneur.
C'est l'un des chanteurs lyriques les plus importants du xxe siècle.

Issu d'un milieu cultivé, il étudie l'orgue et la direction d'orchestre au Conservatoire de Munich, puis le chant lyrique auprès du ténor wagnérien Matthäus Römer (aussi appelé Matthaeus Roemer) qui l'initie au lied, à l'opéra et lui fait découvrir sa voix1. Parallèlement, il entreprend des études de philosophie et de musicologie. Il travaille ensuite comme organiste et chef de chœur, mais finalement choisit la carrière de chanteur. Il fait ses débuts à l'opéra à Troppau (aujourd'hui Opava) en 1929 dans le rôle du Sprecher (le récitant) dans La Flûte enchantée. En 1932 il est engagé à l'Opéra d'Etat de Prague (Neues Deutsches Theater à l'époque).

Tout au long du Troisième Reich (19331945), il se produit sur diverses scènes en Allemagne et en Autriche, et est notamment engagé à la Staatsoper de Munich où en 1937, il succède à Hans Hermann Nissen, et devient célèbre. Il devient également le baryton préféré de Strauss qui lui confie la création de plusieurs rôles dans ses opéras : le Commandant dans Friedenstag (1938), puis Olivier dans Capriccio (1942).
Durant la période nazie, il ne peut guère se produire à l'extérieur de l'Allemagne et de l'Autriche, mais il parvient quand même à donner quelques concerts à Amsterdam sous la direction de Bruno Walter, en particulier en 1937 où il chante Euryanthe de Weber en version concert.

Son audience au niveau international ne s'élargit qu'à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, où Hans Hotter peut donner son premier concert au Covent Garden de Londres, en 1947. Il se produit ensuite en Europe, sur les scènes les plus réputées de l'art lyrique. En 1950, c'est le Metropolitan Opera de New York qui l'accueille pour la première fois, dans une version anglophone du Vaisseau fantôme. Suivent, jusqu'en 1954, quatre saisons à demeure dans cet établissement américain, où il chante à trente-cinq reprises et dans treize rôles différents, essentiellement issus du répertoire wagnérien.

Parallèlement, entre 1952 et 1966, il devient un pilier du Festival de Bayreuth, dirigé alors par Wieland Wagner. Ses interprétations de Hans Sachs dans Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg, de Gurnemanz dans Parsifal, mais surtout de Wotan dans L'Anneau du Nibelung, ont durablement marqué la scène lyrique et la discographie wagnérienne. Outre la puissance et la profondeur de sa voix, sa présence d'acteur sur scène était saisissante en raison de sa haute stature. Sa voix, d'une couleur particulièrement sombre, convenait aux rôles héroïques du grand répertoire et donc particulièrement aux grands rôles wagnériens, dans lesquels il a été quasiment insurpassable. Attentif aux mots, diseur autant que chanteur : « sa stature (vocale) imposait d'emblée un Wotan, un Hollandais de dimensions surhumaines, mais son art de la diction lui permettait toujours de faire passer une humanité extraordinaire dans ses personnages. Son Sachs est un modèle, qui doit bien entendu beaucoup à sa constante fréquentation du monde du lied. »

Il laisse un héritage discographique considérable, dont une grande partie est constituée d'enregistrements, captés en public ou en studio, d'opéras de Wagner. Par ailleurs, il met lui-même en scène la Tétralogie à Covent Garden, de 1961 à 1964.

Son interprétation de Wotan a été enregistrée pour la première fois dans une version studio des années 1930 de l'acte II de La Walkyrie. Il a ensuite été Wotan dans le Cycle du Ring chez Decca5 au début des années 1960, dirigé par Georg Solti et produit par John Culshaw. Il a également été Wotan dans des enregistrements captés en direct durant Festival de Bayreuth, lors du Ring dirigé par Clemens Krauss et Joseph Keilberth au milieu des années 1950 ainsi que l'intégrale de la Tétralogie de Hans Knappertsbusch. Il a également assuré un Ring complet à Covent Garden de 1961 à 1964 sous la direction de Georg Solti en 1961.
Son interprétation de Gurnemanz dans Parsifal a également été conservée dans plusieurs enregistrements live de Hans Knappertsbusch à Bayreuth.

Il est aussi l'un des plus admirables chanteurs de lieder, capable d'alléger son immense voix et de s'appuyer sur un legato infini. Il a chanté 127 fois le cycle du Voyage d'hiver (Winterreise) de Franz Schubert, qu'il aborde pour la première fois dès 1941, à Hambourg.

Hans Hotter fait ses adieux à la scène en 1972, mais réapparaît quelquefois par la suite, comme récitant dans les Gurrelieder d'Arnold Schönberg ou en Schigolch dans Lulu d'Alban Berg... Il se consacre dès lors à l'enseignement du chant à Vienne et à Paris. Il a notamment parmi ses élèves la soprano Cheryl Studer.

 

Georg Abraham Schneider, 185 ans

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Georg Abraham Schneider (né le  à Darmstadt, mort le  à Berlin) est un corniste, compositeur et maître de chapelle prussien.

Schneider fait son éducation dans la guilde des musiciens de Darmstadt.
Dès 1787, il est cor dans l'orchestre de la cour de Hesse-Darmstadt.
À partir de 1795 il est au service de la Prusse avec de brèves interruptions.

Stylistiquement, sa musique montre que Schneider suit la voie de Haydn et de Mozart. Son travail comme compositeur et interprète est cependant consacré au cor d'harmonie. Il est particulièrement intéressé par les possibilités qui sont apparues après l'invention du cor à pistons. Son Concerto pour 4 cors de 1818 est probablement l'une des premières œuvres pour cor.

En 1820, Schneider est nommé directeur musical royal, puis chef d'orchestre de la Cour en 1825. En 1833, il est élu à l'Académie royale prussienne des arts à Berlin. Parmi ses élèves on retient Carl Ludwig Hellwig entre autres.

La fille de Georg Abraham Schneider, Maschinka Schneider, épouse le compositeur Franz Anton Schubert de Dresde.

"Concerto pour violon" de John Adams, 30 ans

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Le Concerto pour violon du compositeur américain John Adams a été écrit en 1993.
Il a été créé le 19 janvier 1994 par Jorja Fleezanis avec le Minnesota Orchestra, sous la direction d'Edo de Waart, à l'Ordway Music Theater, Saint Paul, Minnesota.

L'œuvre a été commandée conjointement avec le New York City Ballet, ce qui a donné lieu à un sens aigu du rythme tout au long de l'œuvre.
Pour cette œuvre, John Adams a reçu le Grawemeyer Award for Music Composition de l'Université de Louisvill.

L’œuvre dure quelque 35 minutes.

La Médaille Bach 2024 à Andreas Staier

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La Médaille Bach de la ville de Leipzig 2024 est décernée au claveciniste et pianiste Andreas Staier :  le jeu d'Andreas Staier témoigne à la fois de la pénétration spirituelle et intellectuelle des œuvres de Bach et du don de mettre en œuvre ses idées de manière magistrale et avec un effet absolument naturel.

Jonas Kaufmann et le foot

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Le ténor Jonas Kaufmann chantera lors de la cérémonie commémorative du FC Bayern Munich en l'honneur de Franz Beckenbauer. Le Munichois d'origine donnera un cadre digne" à l'événement organisé dans l'Allianz Arena, a annoncé mercredi le club de football. Kaufmann chantera trois morceaux, dont au début Time to say Goodbye dans la version italienne Con te partiro.

Kaufmann a déclaré que c'était un honneur pour lui de pouvoir contribuer à la cérémonie commémorative du vendredi 19 janvier. J'ai grandi à Munich et je suis fan du FC Bayern depuis mon enfance. Franz Beckenbauer est à mes yeux la plus grande personnalité du club et de tout le football allemand, il est inégalé en tant que sportif et homme.

Beckenbauer a été pendant de nombreuses années joueur puis président du FC Bayern Munich. Il a mené l'équipe nationale allemande à la Coupe du monde en 1974 en tant que capitaine et en 1990 en tant que chef d'équipe. La Coupe du monde 2006, qui est entrée dans l'histoire sous le nom de "conte d'été", a été attribuée à l'Allemagne notamment grâce à l'engagement de Beckenbauer.

Une journée d'hommage à Claudio Abbado

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À l'occasion du dixième anniversaire de la mort de Claudio Abbado, l'Association Ferrara Musica -qu'il avait fondée en 1989- et la Fondazione Teatro Comunale di Ferrara -qui gère le théâtre qui porte son nom- commémoreront samedi 20 janvier le grand chef avec une journée d'événements guidés par la volonté de mettre en valeur l'héritage de son parcours artistique et humain : vivacité culturelle, courage intellectuel, attention aux nouvelles générations et sens civique.

Ma relation avec Ferrare a commencé en 1989. Depuis, je reviens régulièrement et je me sens chez moi dans ces lieux. C'est par ces mots que Claudio Abbado, dans une interview réalisée en 2013, a résumé son expérience à Ferrare, restituant avec une immédiateté significative le sens profond du lien qui, depuis plus de 25 ans, a vu les lieux culturels de la ville d'Este se croiser avec l'expérience artistique de ce maestro hors du commun.

le Club Abbadiani Itineranti annonce que Milan lui dédiera une rue. La Bibliothèque musicale italienne publie deux livres, "Ho piantato tanti alberi" (J'ai planté tant d'arbres) d'Angelo Foletto, un critique qui l'a bien connu, ce qui est le moins, et compris, ce qui est tout, et "Claudio Abbado note à note" de Mauro Balestrazzi, avec une chronologie minutieuse de sa carrière.

 

"La représentation de l'âme et du corps" de Cavalieri avec Vox Luminis

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Le Teatro Real de Madrid programme la Rappresentatione di Anima et di Corpo d'Emilio de Cavalieri, interprétée par l'ensemble choral belge Vox Luminis, un oratorio baroque, partition fondamentale de la musique occidentale, dépositaire des apports qui se développent en matière esthétique à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle en Italie. L'œuvre est interprétée dans une scénographie et une vidéo d'Emilie Lauwers, une mise en scène de Benoit de Leersnijder, des lumières de Luc Schaltin et une direction artistique de Lionel Meunier.

Concert-portrait : Johannes Kalitzke

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Le concert Happy New Ears à la Hochschule für Musik und Darstellende Kunst de Francfort met l'accent sur le compositeur et chef d'orchestre Johannes Kalitzke.
La dernière fois que l'Ensemble Modern a créé son opéra La bibliothèque du capitaine Nemo, c'était en 2022, au festival de Schwetzingen.
Le catalogue de Kalitzke comprend un grand nombre de pièces pour la scène, mais aussi des musiques pour films.
L'œuvre Werckmeister Harmonies, créée en 2020, transpose en musique l'action du film éponyme de 2000 (réalisé par Béla Tarr) et n'a pas besoin du film pour cela.

Opéra national grec d'Athènes : deux premières

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Deux nouvelles productions sont créées en ce mois de janier à l'Opéra national de Grèce à Athènes : Pagliacci/Cavalleria Rusticana avec Ekaterina Gubanova, qui fait ses débuts en Santuzza dans la pièce en un acte de Mascagni.
La première production de l'Alternative Stage pour 2024 aura lieu avec La ville morte, le seul opéra composé par Nadia Boulanger en collaboration avec son mentor Raoul Pugno. Il s'agit de la première grecque d'une part, et de la troisième production mondiale.