Le Journal

Elias Parish Alvars, 175 ans

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Elias Parish Alvars (nom de famille parfois donné comme Parish-Alvars), (28 février 1808 - 25 janvier 1849) était un harpiste et compositeur anglais. Il est né sous le nom d'Eli Parish à Teignmouth, dans le Devon ; son père était un organiste local. Son acte de baptême à l'église St James, à West Teignmouth, indique : "Eli, fils de Joseph et Mary Ann Parish ".

Parish donne son premier concert à Totnes en 1818 et, en 1820, il est envoyé à Londres pour étudier avec Nicolas-Charles Bochsa. En 1822, il posa sa candidature à la Royal Academy of Music, où Bochsa avait été nommé professeur de harpe, mais ne fut pas accepté, car il ne pouvait pas payer les frais de scolarité sans bourse. Il a pu continuer à suivre les cours de Bochsa en donnant des leçons et en jouant dans des bals, puis il a pu étudier à Paris et, en 1828, il a étudié la musique à Florence.

En 1836, Alvars devient première harpe à l'Opéra de Vienne. Sa Fantasia de 1838, op. 35, est dédiée à Sigismond Thalberg, qui aurait été inspiré par le jeu d'Alvars pour développer sa propre technique de piano à effet à trois main. La tournée d'Alvars au Proche-Orient entre 1838 et 1842 aboutit à sa suite Voyage d'un harpiste en l' Orient, op. 79.

En 1842, Alvars épouse la harpiste Melanie Lewy, membre d'une famille de musiciens viennois avec laquelle il se produit fréquemment ; il compte parmi ses élèves Charlotte Rothschild, de la famille Rothschild, à qui il dédie sa Sérénade, op. 83. [La même année, il fit l'acquisition d'une harpe à pédale à double action conçue par Pierre Érard ; les innovations qu'il put apporter à la technique de la harpe grâce à ce nouvel instrument impressionnèrent nombre de ses collègues musiciens, dont Hector Berlioz, Felix Mendelssohn et Franz Liszt. Liszt écrivit à propos d'Alvars : " De dessous son front s'élèvent ses yeux rêveurs, expressifs de l'imagination rayonnante qui habite ses compositions " ; Berlioz l'appela " le Liszt de la harpe ".

En 1847, Alvars est nommé musicien de chambre de Ferdinand Ier d'Autriche. Cette année-là, son Concertino pour harpe et orchestre, op. 34, est publié à Paris avec l'appui enthousiaste de Berlioz. Sa dernière prestation a lieu à Vienne, lors d'un concert de ses propres compositions, en janvier 1848.

Le 13 mars 1848, des émeutes éclatent à Vienne et, en avril, dans la confusion générale, Alvars se retrouve dans de graves difficultés financières. Sa santé se détériore soudainement et il meurt, probablement d'une pneumonie, le 25 janvier 1849.

William Shield, 195 ans

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William Shield (1748–1829) est un violoniste et compositeur anglais.

Fils d'un maître de chant, il nait à Swalwell près de Gateshead.
Orphelin tôt, il doit s'engager comme apprenti dans les chantiers navals de South Shields, mais continue néanmoins d'étudier la musique.

Devenu violoniste, il donne d'abord des concerts à Newcastle, puis dirige un orchestre à Scarborough. Il est engagé comme premier violon au King's Theatre du Haymarket à Londres, puis, en 1772, à Covent Garden par Felice Giardini.
En 1817, il est nommé maître de musique du roi.

Il était franc-maçon, membre de la St. John's lodge à Newcastle, puis de la Phoenix lodge à Sunderland.

Il meurt à Londres en 1829 et est enterré à l'Abbaye de Westminster.

Il a composé environ 30 opéras.

Domenico Sarri, 280 ans

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Domenico Natale Sarro, dit Sarri (24 décembre 1679 - 25 janvier 1744) était un compositeur italien.

Né à Trani, dans les Pouilles, il étudie au conservatoire napolitain de S. Onofrio. Il a beaucoup composé au début du XVIIIe siècle. Son opéra Didone abbandonata, créé le 1er février 1724 au Teatro San Bartolomeo de Naples, est la première mise en musique d'un grand livret de Pietro Metastasio. Il est surtout connu aujourd'hui comme le compositeur d'Achille in Sciro, l'opéra choisi pour inaugurer le nouveau Teatro di San Carlo en 1737.

Parmi ses nombreux intermezzi, Dorina e Nibbio ou L'impresario delle Isole Canarie (1724) a fait l'objet de nombreuses représentations. Sur un livret de Pietro Metastasio (son seul livret comique), il a été souvent joué et imité au niveau international (avec des versions d'Albinoni, Gasparini, Leo, Martini et d'autres).

Outre ses opéras et autres œuvres de grande envergure, Sarro a écrit un nombre considérable de cantates vocales qui font preuve d'un grand charme et d'une grande inventivité. Coronatemi il crin pour alto, deux violons et basse continue est peut-être sa cantate la plus connue.

La seule représentation connue de Domenico Sarro est le tableau de Nicolò Maria Rossi représentant le vice-roi lors de la fête des Quattro Altari dans la collection Harrach. Sarro est l'un des nombreux compositeurs représentés comme faisant partie de la Cour napolitaine.

Paul Hofhaimer, 565 ans

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Paul Hofhaimer, né à Radstadt, près de Salzbourg, le 25 janvier 1459 et mort à Salzbourg en 1537, est un compositeur et organiste autrichien. Il fut en son temps, avec Heinrich Isaac, un des rares compositeurs de langue allemande à avoir une réputation hors des pays germaniques.

Il a vécu successivement à Salzbourg, Innsbruck, Vienne et Augsbourg. Il a servi plusieurs maîtres dont l'Empereur Maximilien Ier, qui l'a nommé organiste à la Cour.

Compositeur prolifique, notamment pour l'orgue, peu d'œuvres ont été conservées de lui. Celles qui subsistent sont principalement des chansons de langue allemande à plusieurs voix composées pour le clavier ou le luth. La grande quantité des copies retrouvées en différents lieux de l'Europe atteste néanmoins de la réputation qui fut la sienne à l'époque de la Renaissance.

Il eut aussi une activité d'enseignant et forma de nombreux organistes. Ainsi ses élèves se surnommèrent "Paulomimes", c'est-à-dire les imitateurs de Paul, parmi lesquels Buchner, Kotter, Sicher et Kleber.
Dans les pays germaniques il est considéré à l'instar de son contemporain Arnold Schlick comme un des pères de la musique d'orgue.
Leur succéderont, à la période baroque, différentes écoles allemandes d'orgue.

Lionel Bringuier choisi à Liège

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L'Orchestre Philharmonique Royal de Liège a nommé Lionel Bringuier comme directeur musical à partir de septembre 2025. Il succédera au Hongrois Gergely Madaras, basé à Londres.

Lionel Bringuier, 37 ans, est actuellement chef principal de l'Orchestre Philharmonique de Nice, sa ville natale.

"Andrea dl Sarto" de Daniel-Lesur, 55 ans

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Daniel-Lesur (1908-2002), cofondateur du groupe Jeune France, a mis près de soixante ans à reconnaître son attrait pour l’opéra ; pourtant Andréa del Sarto créé le 24 janvier 1969 à l’Opéra de Marseille est, selon lui, son œuvre la plus importante. Il en a écrit le livret en s’inspirant de la pièce d’Alfred de Musset « André del Sarto » (1833-1850) qu’il retravaille selon ses propres critères stylistiques.

Ainsi, à l’heure où les avant-gardes officielles fantasment de voir la fin des institutions lyriques et où le théâtre musical voit le jour au festival d’Avignon, Daniel-Lesur donne une œuvre de facture classique qui perpétue des traditions théâtrales bien vivantes, le romantisme magnifié au théâtre par Gérard Philipe avec « Lorenzaccio » (Avignon, 1952 et 1958), « Ruy Blas » (TNP Théâtre de Chaillot, 1954), « Les Caprices de Marianne » (Avignon/TNP Théâtre de Chaillot, 1958) et « On ne badine pas avec l’amour » (TNP Théâtre de Chaillot, 1959).
Il faut se souvenir que, dès 1946, Daniel-Lesur appelait de ses vœux un renouveau musical rompant avec le « modernisme » et réhabilitant l’émotion et l’humanisme, « un langage renouvelé, sensible et libre, utilisant des données pré-classiques, voire primitives, tant il est vrai que l’on ne saurait avancer vers l’avenir sans plonger plus profondément dans le passé ». En outre, le sujet même de la pièce de Musset offre un écho direct au Benvenuto Cellini de Berlioz donné à l’Opéra de Paris le 10 septembre 1838, sans plus de succès qu’ André del Sarto à la Comédie-Française le 21 novembre 1848.

Daniel-Lesur aborde le spectacle par la composition pour le théâtre et la radio pendant la guerre et sa musique pour la pièce d’Alfred de Musset « André del Sarto », créée à Constance le 13 octobre 1947, tourne dans les villes d’occupation française en Allemagne avant d’être créée à Paris en 1948. L’année suivante, l’œuvre est développée en un poème symphonique dont les principaux thèmes émailleront bientôt l’opéra. En 1950, le compositeur ressent une violente émotion devant l’harmonieuse puissance d’un spectacle lyrique lors d’une représentation de Don Giovanni au festival d’Aix-en-Provence.

Il décide alors de composer un opéra et le sujet qui s’offre à lui d’emblée est le drame de Musset dont il connaît déjà bien les rouages et qu’il décide de transformer lui-même en livret. Il note dans ses carnets que, lors de la création de 1833, un chroniqueur de la Revue des deux mondes remarque qu’« on croirait entendre un opéra sans musique ». Il compose donc cette musique comme un prolongement de l’impulsion restée sans lendemain de Tchaïkovski qui écrivait à Madame von Meck : « Voilà de quoi composer un bel opéra. » Daniel-Lesur remarque également que Musset, admirateur de la Malibran, de sa sœur Pauline Viardot et musicographe à ses heures, semble avoir imaginé là « les couleurs de l’opéra romantique ».

L’action se situe à Florence en 1531. Lucrèce, épouse du peintre Andréa del Sarto est la maîtresse de Cordiani, élève préféré de l’artiste. Les deux amants ont décidé de fuir ensemble le soir même mais leur projet est découvert par Gremio que Cordiani blesse, puis tue. Soupçonneux, Andréa chasse Cordiani qui cherche à revoir une dernière fois Lucrèce et rend le déshonneur de son maître public. Les deux hommes se battent en duel, Cordiani semble gravement blessé. Resté seul, Andréa pleure son épouse et son ami perdus, mais quand il apprend que les amants sont en fuite, il leur fait annoncer que « la veuve d’Andréa peut épouser Cordiani » et boit une coupe de poison.

Leon Kirchner, 105 ans

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Leon Kirchner (Brooklyn, 24 janvier 1919 - Manhattan, 17 septembre 2009) est un compositeur et pédagogue américain.

Kirchner est né à Brooklyn, New York, de parents juifs russes. Il reçut ses premières leçons de piano à l'âge de 4 ans. Cependant, c'est sur la côte ouest des États-Unis que se fera son apprentissage musical. Pendant son séjour en Californie, son professeur de piano le présenta au compositeur Ernst Toch, qui avait remarqué ses premières compositions de jeunesse. Sur ses conseils, Kirchner rencontra Arnold Schoenberg à l'Université de Californie à Los Angeles où il suivit son enseignement.
Par la suite, il entreprit des études supérieures avec Ernst Bloch à l'Université de Berkeley. Ayant gagné la plus haute récompense musicale de l'UCLA, le Prix de Paris, il avait espéré partir travailler en Europe, mais fut empêché de voyager à cause de la guerre, et au lieu de cela, il partit à New York où il reçut des leçons privées avec le compositeur Roger Sessions. Kirchner a enseigné ensuite au Conservatoire de San Francisco, à l'Université de Californie du Sud pendant les années 1950, ainsi qu'à Mills College à Oakland en 1954.

Enseignant à l'Université Harvard à partir de 1961, et cela pendant trente années, il se distingua notamment comme pianiste et chef d'orchestre, dirigeant ses œuvres et le répertoire classique avec de grandes formations, jusqu'à sa cessation d'activité d'enseignant en 1989.

Le style musical de Kirchner est grandement influencé par Schoenberg bien qu'il n'employât pas la technique dodécaphonique, préférant un langage chromatique linéaire ponctué de rythmes irréguliers. Kirchner reçu de nombreux prix tout au long de sa carrière.

Kirchner est resté actif pendant les années 1990, composant son Concerto pour violoncelle et orchestre, l'œuvre la plus connue de cette décennie, qui fut créée par Yo-Yo Ma et le Philadelphia Orchestra.

Curieusement, pour un compositeur dont la musique est intrinsèquement si subjective et dramatique, son unique opéra, Lily, d'après Saul Bellow, dont la première eut lieu à l'opéra de New York en 1977 près de 20 ans après sa conception, fut un échec auprès du public, bien que Kirchner restât toujours optimiste quant à une possible seconde vie de l'œuvre. Les quatre quatuors à cordes sont représentatifs de l'évolution du style du compositeur. Le premier fut achevé en 1949, c'est une œuvre intense en quatre mouvements, très bartokienne dans la tonalité, avec des accents bergiens, ce qui sera encore davantage prononcé dans des œuvres postérieures, comme le second quatuor de 1958. Avec le troisième, gagnant du Prix Pulitzer de musique en 1966, Kirchner (aidé par son élève Morton Subotnik) explore, dans un style plus traditionnel, la relation entre les sons naturels et les sons électroniques, tandis que le quatrième, écrit vers la fin de sa vie, montre typiquement "sa dernière façon" dans son style, toujours léger, harmoniquement riche et dont la dialectique est pertinemment argumentée.

La musique de Kirchner a été jouée par de nombreuses personnalités, dont Peter Serkin, Yo-Yo Ma, James Levine et Olivier Knussen, et le compositeur reçut des commandes de grandes institutions telles les Fondations Ford, Fromm et Koussevitzky, le New York Philharmonic, le Philadelphia Orchestra, le Boston Symphony Orchestra, le St Paul Chamber Orchestra, et les festivals de musique de chambre de Spoleto et Santa Fe.

Des enregistrements de la plupart de ses œuvres sont disponibles, dont un disque remarquable des quatre quatuors par le Orion String Quartet, pour lequel il écrivit le quatrième.

Ses élèves notables sont Richard Wernick, John Adams, Lawrence Moss, Allen Shawn, Jonathan Kramer, Tison Street, David Borden, Alan Gilbert et Curt Cacioppo.

Andrea Bernasconi, 240 ans

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Andrea Bernasconi (1706- Munich, ) est un compositeur italien, auteur de nombreux opéras.

Né peut-être à Marseille, il était fils d'un officier français d'origine italienne qui s'est installé à Parme après avoir accompli son service militaire.
On sait peu de choses sur sa formation musicale et ses premières années en tant que compositeur. Les seules informations sur son compte pour cette période proviennent presque exclusivement des livrets de ses œuvres écrites entre 1737 et 1774, dans lesquels il est présenté comme un « dilettante » milanais ou un habitant de Vérone.
De 1744 à 1753, il a été maître de chapelle du Pio Ospedale della Pietà de Venise.
En 1747, il a épousé à Parme Maria Josepha Wagele (1722-1762), qui avait déjà une fille, Antonia. Bernasconi a reconnu cette fille, lui donné des leçons de musique et l'a aidée à se lancer dans la carrière de chanteuse lyrique.
Le , il a été nommé vice-Kapellmeister (vice maître de chapelle) à Munich par le Prince-Electeur de Bavière Maximilien III. À la Cour de Munich, il était également professeur de musique de la princesse Marie Anne et du Prince Électeur. Lorsque Giovanni Porta est décédé le , Bernasconi lui a succédé au poste de Kapellmeister (de ce qui est devenu plus tard l'Orchestre de l'Opéra d'État de Bavière) et a été nommé titulaire officiel en 1778 par l'électeur Charles-Théodore.
Après sa mort en 1784, son poste a été occupé par Franz Paul Grua.

Ses nombreuses œuvres de musique sacrée ont été détruites en 1944 lors de l'incendie de la Allerheiligen-Hofkirche. Ces compositions comprenaient 34 messes, 6 credos, 2 Requiem, 17 litanies, 35 vêpres, 3 Te Deum, 6 Stabat mater et de nombreuses autres œuvres à usage ecclésiastique.

La Roumanie se dote d'un nouvel opéra

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Le ministre de la culture a alloué 80 millions d'euros pour la construction d'un nouvel opéra à Iasi, qui compte 250 000 habitants.

L'opéra actuel compte 750 places, ce qui est trop peu pour la demande locale.
Le nouvel opéra ouvrira ses portes en 2027.

Création par l'Orchestre Symphonique de la RTVE

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Les 25 et 26 janvier, l'Orquesta Sinfónica RTVE présentera au Teatro Monumental la première du Concerto pour cor du compositeur Fabián Panisello avec Radovan Vlatkovic en soliste,  sous la direction d'Erik Nielsen.

Issue d'une proposition du Festival d'Émilie-Romagne en association avec le Festival de Ljubljana et l'Orchestre Toscanini, la première du Concerto pour cor était prévue pour 2020, mais elle a d'abord été reportée et finalement annulée en raison de la pandémie. L'œuvre, cependant, a été développée à partir de conversations avec Radovan Vlatkovic, et Panisello y propose trois approches de l'instrument soliste.

Selon le compositeur, "à partir d'un cantus firmus médiéval, une alternance entre l'élément mélodique médiéval subtilement indiqué et la pulvérisation harmonique de l'orchestre devient la racine et la figure de désinence du mot, la partie accentuée et la partie légère du mot. Il s'agit donc d'une réflexion sur le langage partagé entre l'un et l'autre. Le développement de la pièce élargit les deux instances et les deux finissent par se développer linéairement".