Ce 19 janvier, à la Maison de l'Italie de la Cité Internationale Universitaire à Paris, Le Dimore del Quartetto présentera la plateforme européenne MERITA - où se rencontrent musique de chambre, hERItage culturel et TAlent.
La rencontre, ouverte au public, donnera lieu à un dialogue approfondi sur les activités de la plateforme, lauréate de l'appel à propositions Europa Creativa - European Platforms 2021. En coopération avec les partenaires du projet, cette occasion représente un moment d'échange et de rencontre, dédié à la délicate transformation du secteur de la musique de chambre et à la valorisation du patrimoine européen.
La présentation de MERITA précède l'Audition Internationale de Quatuors à Cordes à l'Amphithéâtre de la Cité de la musique à Paris, organisée par la Philharmonie de Paris à l'occasion de la Biennale du Quatuor à Cordes le 20 janvier 2024. Un moment qui représente une opportunité significative pour les ensembles émergents de se faire entendre par une commission qui, outre la fondatrice et la directrice artistique du Dimore del Quartetto, Francesca Moncada et Simone Gramaglia, sera composée de personnalités significatives du monde de la musique classique au niveau international.
Pierick Houdy, de son vrai prénom Pierre-Marie, est un compositeur, organiste, pianiste, maître de chapelle et pédagogue franco-canadien, né à Rennes le et mort le au Palais (Morbihan).
Pierick Houdy commence ses études musicales en 1935 au Conservatoire de Rennes. Ses premières compositions datent de la même année. En 1937, il les joue en public à l'Opéra de Rennes et quatre d'entre elles sont publiées chez Henry Lemoine sous le titre À mes petits amis. Il travaille le piano avec Marguerite Long puis est admis au Conservatoire de Paris en 1939 où il est l'élève de Noël Gallon, Nadia Boulanger, Simone Plé-Caussade, Maurice Duruflé, Olivier Messiaen et surtout de Darius Milhaud.
En dehors du Conservatoire, il étudie le piano avec Lazare-Lévy.
Après avoir obtenu un deuxième second Grand Prix de Rome en 1953, il décroche en 1954 un premier prix de composition du Conservatoire, le Grand Prix de la Ville de Paris ainsi que le Prix Emmanuel Chabrier.
Il a été directeur du Conservatoire de Tours (1955-1960), professeur à la Schola cantorum (1963-1964), maître de chapelle de l'église Saint-Séverin de Paris (1965-1969) et chef de chœur de la Maîtrise d'enfants de Radio France (1966-1969).
À partir de 1970, il enseigne la composition au Québec, à l'Université Laval d'abord (1970-1971) puis au Conservatoire de musique de Québec (1971-1992), où il est nommé professeur de composition et d'écriture.
Rentré en France en 1992, il a enfin enseigné l'écriture musicale à Brest et à Quimper.
L'œuvre de Pierick Houdy est abondant. Parmi ses œuvres les plus connues, on peut citer la Sonate pour harpe (1954) et la Messe québécoise pour voix mixtes, violon, contrebasse et cuillers (1973). L'enregistrement de cette messe (London LOS-26604) lui vaut en 1979 le Grand Prix de la musique-Canada, catégorie chorale, décerné par le Conseil canadien de la musique. Houdy a écrit beaucoup de musique liturgique, souvent sur des textes de Maurice Cocagnac, et il est également l'auteur de musiques de scène, dont L'impromptu du Palais-Royal pour Jean Cocteau, ainsi que de musiques de films, dont Nick Carter va tout casser (1964).
Il a épousé en 1954 (Marie Geneviève) Ghislaine de Winter (Paris, 9 mai 1934−Le Palais, 7 décembre 2016), alors élève de harpe au Conservatoire de Paris dans la classe de Pierre Jamet (premier prix en 1955). C'est pour elle qu'il écrit la Sonate pour harpe, qui est depuis « jouée dans le monde entier et imposée dans de nombreux concours internationaux ». Tous deux ont obtenu la naturalisation canadienne en 1976.
Tan Crone (née à 's-Hertogenbosch, Pays-Bas, le 2 mars 1930 ; décédée à Wassenaar, Pays-Bas, le 17 janvier 2009) était une célèbre pianiste classique néerlandaise.
Elle s'est produite et a enregistré en tant que soliste et accompagnatrice.
Elle a étudié au Conservatoire d'Amsterdam, puis avec Nadia Boulanger à Paris, et enfin aux États-Unis au Conservatoire de Nouvelle-Angleterre et à Tanglewood.
Elle a enseigné au New England Conservatory, au Conservatorium Maastricht et au Conservatoire royal de La Haye.
Crone a souvent accompagné des mélodies et a travaillé avec les chanteurs Roberta Alexander, Benita Valente, Dorothy Dorow, Carolyn Watkinson, Rachel Ann Morgan, Yvonne Kenny, John Bröcheler, Maxim Karolik et Sandra Schwarzhaupt.
Son enregistrement avec John Bröcheler en 1979 a remporté le "Preis der deutschen Schallplattenkritik".
Crone a publié 16 enregistrements, la plupart en tant qu'accompagnatrice.
Grażyna Bacewicz (en polonais [ɡraˈʐɨna baˈt͡sɛvit͡ʂ]), née le 5 février 1909 à Łódź et morte le 17 janvier 1969 à Varsovie, est une compositrice, violoniste et professeure polonaise. Elle fut, après Maria Szymanowska, la deuxième compositrice polonaise à atteindre une renommée nationale et internationale.
Son père Vincas Bacevičius et son frère Vytautas, aussi compositeurs, ayant la nationalité lituanienne, portent le nom de Bacevičius. C'est son père qui lui donne ses premières leçons de piano et de violon. En 1928, elle entre au Conservatoire de Varsovie où elle étudie le violon avec Józef Jarzębski, le piano avec Józef Turczyński1 et la composition avec Kazimierz Sikorski. Parallèlement, elle étudie la philosophie à l'Université de Varsovie. Elle obtient en 1932 ses diplômes en violon et composition.
Après avoir reçu une bourse accordée par Ignacy Jan Paderewski, elle poursuit sa formation à Paris, à l'École normale de musique de 1932 à 1933 avec Nadia Boulanger (composition) et André Touret (violon). Elle retourne brièvement en Pologne pour enseigner à Łódź.
En 1934, elle revient en France pour étudier auprès du violoniste hongrois Carl Flesch, de passage à Paris.
Ses études terminées, Bacewicz a eu une grande activité musicale comme soliste, compositrice, membre de jury.
De 1936 à 1938, à la demande de Grzegorz Fitelberg, son chef d'orchestre, elle est premier violon de l'Orchestre de la radio polonaise. Ce poste lui donne l'occasion de faire entendre une série de ses compositions.
Durant la Seconde Guerre mondiale, elle vit à Varsovie, continuant à composer et donnant des concerts en secret.
Après la guerre, elle obtient un poste de professeure au Conservatoire d'État de musique à Łódź. Son activité musicale se centre sur la composition, encouragée par de nombreux prix et commandes.
En 1946, elle interprète aux Concerts Lamoureux, le Concerto pour violon no 1 de Szymanowski à Paris, sous la direction de Paul Kletzki.
Finalement, elle se retire de la scène pour la composition, devenue sa seule occupation en 1954, après qu'elle a été sérieusement blessée dans un accident de voiture. Elle meurt à Varsovie en 1969.
Bacewicz est aussi l'autrice de nouvelles, romans et textes autobiographiques. Personnalité modeste, elle parlait peu de ses compositions, excepté durant les trois dernières années de son enseignement au conservatoire.
Elle a laissé plus de 200 compositions essentiellement instrumentales, sauf quelques rares œuvres pour la scène. Le style a évolué d'un néo-classicisme teinté de musique populaire (1932–1944). Peu d'œuvres de cette époque ont été publiées, mais le Quintette à vent (1932) est le plus représentatif du genre. La période de la guerre montre une grande énergie.
La période suivante (1945–1959) accentue le caractère très personnel des productions avec une proximité avec le langage de Szymanowski (malgré les contraintes du réalisme socialiste, imposées entre 1949 et 1954). C'est de cette période que datent les grandes œuvres symphoniques comme la Troisième symphonie, le Concerto pour orchestre à cordes et le Troisième quatuor à cordes.
L'idiome de Bacewicz évolue jusqu'à la nouvelle musique (1960–1969), notamment dans le cadre du sérialisme (Quatuor à cordes no 6).
La dernière période est marquée par des auto-emprunts et l'incertitude quant à l'orientation qu'elle pouvait prendre.
Le compositeur brésilien Heitor Villa-Lobos est né à Rio de Janeiro le et mort dans la même ville le .
Il commence la musique avec son père, écrivain et violoncelliste amateur2. À la mort de son père lorsqu'il a 12 ans (1899), il trouve accueil auprès de son grand-père, bibliothécaire, écrivain et mélomane d'une vaste culture. Villa-Lobos apprend le piano, le violoncelle, la clarinette et la guitare -on instrument de prédilection.
Le jeune musicien, plutôt autodidacte, découvre sa passion auprès des musiciens de rue. À l'âge de 16 ans, en 1903, il décide de s'enfuir de chez lui et va parcourir le Brésil, plus particulièrement les régions du Nordeste, recueillant au cours de son errance d'authentiques chants traditionnels. Je trouvais stupide de continuer à imiter Beethoven. Pendant huit ans, j'ai voyagé dans les régions les plus reculées du Brésil […] on m'a cru mort et on a même dit des messes pour le repos de mon âme ! Mais j'ai rapporté de cette expédition d'incroyables richesses. Il gagne alors sa vie en jouant dans les cafés et les restaurants. Il effectue d'autres voyages semblables par la suite, bien qu'il entretienne un voile de mystère autour de ceux-ci ; son propre témoignage concernant des aventures avec des tribus cannibales du Nord-est est sujet à caution.
Par la suite, il étudie à l'Institut national de musique de Rio de Janeiro, bien que sa musique ne se soit jamais conformée à aucune norme académique. Comme Villa-Lobos le dit bien des années plus tard : Ma musique est naturelle, comme une chute d'eau.Et aussi Un pied dans l'académie et vous êtes déformé.
Après un autre voyage ethno-musicologique au cœur de l'Amazonie en 1912, Villa-Lobos revient à Rio de Janeiro. C'est là, le , qu'il capte l'attention de cette ville en donnant un concert de sa musique nouvelle. Il fait sensation. Arthur Rubinstein est conquis ; il se fait son interprète et lui amène des mécènes. En 1923, il attire suffisamment à lui les faveurs des officiels pour obtenir une bourse pour étudier à Paris. Il y découvre les richesses de l'Europe. Il réside au 13 Place Saint-Michel dans le 6e arrondissement de Paris où une plaque en perpétue le souvenir. À son retour en 1930, Villa-Lobos entame une grande carrière politique et pédagogique et il est nommé directeur de l'éducation musicale de Rio de Janeiro. Tout en continuant la composition, il prend en charge la vie musicale de son pays (organisation de l'enseignement musical dans les écoles et maternelles, préparation des concerts…). Il fonde également le Conservatoire national de chant orphéonique (1942) et l'Académie brésilienne de musique (1946) dont il est le président jusqu'à sa mort et qu'il fait la détentrice de ses droits de compositeur.
En 1944, invité par Leopold Stokowski5, Villa-Lobos effectue un voyage aux États-Unis (Los Angeles, Boston, New York) pour diriger ses œuvres, obtenant un succès critique et même un certain succès populaire. D'importantes œuvres sont commandées par des orchestres américains et il écrit même une musique de film pour Hollywood, pour le film Vertes Demeures (1959). Les années 1940 sont pour lui une période de triomphe international. Comme compositeur et comme chef d'orchestre, Villa-Lobos est célébré de Los Angeles à New York et Paris. En 1957, pour son 70e anniversaire, le Brésil institue l'« année Villa-Lobos ».
Il meurt, le à Rio de Janeiro, ville de son cœur, laissant environ 1 300 œuvres de tous styles, avec 12 symphonies, 17 quatuors à cordes, des opéras, des ballets, des suites, des poèmes symphoniques, des concertos, des œuvres vocales, des pièces pour piano, de la musique religieuse et des musiques de film.
Villa-Lobos, en plus d'être un grand compositeur se distingue aussi par ses qualités de pédagogue. Le système d'apprentissage de la musique conçu par le compositeur, basé sur la riche culture musicale brésilienne, et prenant ses racines dans un patriotisme profond et toujours explicite, a servi de modèle éducatif pour l'apprentissage de la musique au Brésil. Il a en outre composé de la musique chorale pour de grands chœurs d'enfants des écoles, souvent adaptée du folklore. Il a légué au Brésil d'aujourd'hui, même au sein des nouvelles générations élevées avec les écoles de samba, un sentiment profond de fierté et d'amour pour lui, mêlé de semblables sentiments pour leur pays.
À la fin de sa vie en particulier, Villa-Lobos a fait beaucoup de réécriture. Son catalogue approche les 1 300 numéros.
Son style est unique, et combine des influences européennes, notamment celle de J.-S. Bach, compositeur favori de Villa-Lobos, avec des sources de musique traditionnelle brésilienne.
L'ouvrage le plus populaire de Villa-Lobos est la Bachiana brasileira n° 5, pour voix et 8 violoncelles, mais également jouée par beaucoup d'autres formations instrumentales. La musique pour guitare seule, comprenant les préludes, les études et le Choro 1 venant en deuxième dans les œuvres les plus populaires. La musique la plus importante est contenue dans les Choros, les Bachianas brasileiras et la série de quatuors à cordes, ainsi que dans de nombreuses pièces pour piano solo -comme le Choro 5 et la Bachiana Brasileira 4, par exemple, très prisées par les pianistes et le public.
Des musiciens de jazz jouent aussi sa musique6.
Le compositeur russe Alexandre Sergueïevitch Dargomyjski est né le 2 février 1813 ( dans le calendrier grégorien) à Toula et mort le 5 janvier 1869 ( dans le calendrier grégorien) à Saint-Pétersbourg.
Amateur éclairé, Alexandre Dargomyjski fait la connaissance de Mikhaïl Glinka en 1833. Glinka lui apporte les connaissances théoriques et pratiques qui lui manquaient pour entrer de plain-pied dans le domaine de la composition musicale.
Après son voyage de 1844-1845 à Paris, Dargomyjski commence à s'intéresser de près au folklore de son pays. Il effectue un travail d'étude important sur la langue russe parlée et sur les manières d'exploiter sa prosodie dans le cadre d'œuvres musicales. Ce travail, joint à celui de Glinka, permet de jeter les bases d'un nationalisme artistique qui sera aux fondements de l'école musicale russe, d'où sortira le Groupe des Cinq.
François-Joseph Gossec (Gossé de son vrai nom), né le 17 janvier 1734 à Vergnies en Belgique et mort le 16 février 1829 à Passy, est un compositeur, violoniste, directeur d'opéra et pédagogue français. Il sert les princes du sang, le Prince de Condé et le Prince de Conti et dirige l'École royale de Chant et de Déclamation, futur Conservatoire de Musique dont il est membre du directoire.
Nommé compositeur officiel pendant la Révolution française, c'est aussi le musicien le plus honoré sous Napoléon Ier (membre de l'Institut, Chevalier de la Légion d'honneur…).
Il meurt pendant la Restauration à l'âge de 95 ans.
Compositeur et violoniste italien de l'ère baroque, Antonio Veracini est né le 17 janvier 1659 et décédé le 26 octobre 1733.
Veracini est né à Florence, fils aîné de Francesco di Niccolò Veracini, violoniste réputé qui dirigeait une école de musique et auprès duquel Antonio a appris à jouer du violon pour la première fois.
Lorsque la santé de son père commença à décliner vers 1708, Antonio reprit la direction de l'école, où il enseigna le violon (entre autres) à son neveu Francesco Maria Veracini (1690-1768), qui devint par la suite un violoniste et compositeur célèbre.
Contrairement à son neveu, qui voyageait beaucoup, Antonio quittait rarement Florence.
Il se rendit à Rome à deux reprises, où il aurait rencontré Arcangelo Corelli, et en 1720, il visita brièvement Vienne.
Antonio Veracini meurt en 1733, à l'âge de 74 ans.
La mezzo-soprano américaine Marilyn Horne est née à Bradford (Pennsylvanie) le .
Douée d'une voix particulièrement timbrée et reconnaissable, Marilyn Horne a construit son timbre par un travail constant, ré-inventant un registre perdu : celui du contralto rossinien. Ce parcours est d'autant plus original qu'elle a démarré sa carrière en assumant des rôles de soprano. Vers la fin de sa carrière (officiellement arrêtée en 1998), des lézardes commençaient à devenir évidentes à la surface d'un maçonnage aussi sophistiqué mais ces dernières performances ne pourraient, en aucun cas, effacer le souvenir d'une gloire bien méritée.
Ingo Metzmacher quittera le festival de Herrenhausen
Ingo Metzmacher ne renouvellera pas son contrat de directeur artistique du festival de Herrenhausen qui expire en 2025. Après avoir assumé cette responsabilité pendant dix ans, je souhaite me consacrer davantage à mon activité de chef d'orchestre, a déclaré lundi l'homme de 66 ans. Il remercie les responsables de la ville de Hanovre de lui avoir confié le festival pendant si longtemps. Et j'espère et souhaite qu'à l'avenir, sous une nouvelle direction, il puisse encore grandir et se développer.
Metzmacher avait repris la direction du festival des arts en 2015 des mains de la directrice artistique fondatrice Elisabeth Schweeger. Originaire de Hanovre, il a ouvert de nouveaux lieux de représentation dans la ville, en plus des jardins de Herrenhausen.
Des concerts d'artistes internationaux renommés ont marqué son mandat, tout comme de jeunes artistes moins connus proposant des formats expérimentaux.
En 2020 et 2021, le festival a pu se tenir avec un public sur place malgré la pandémie de coronavirus.
Lors de sa 14e édition en 2023, le festival a atteint un record d'affluence avec près de 20 000 visiteurs.