Le Journal

"Septuor" d’Igor Stravinsky, 70 ans

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Le Septuor pour clarinette, basson, cor, piano, violon, alto, violoncelle, composé en 1952-53, ifut créé le 23 janvier 1954 par le Columbia Chamber Ensemble dirigé par le compositeur.
La partition s'essaie à l'équilibre entre le contrepoint fugué cher à Bach et l'art de la passacaille cher à Anton Webern.

Yuri Falik, 15 ans

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Youri (Youri [1]) Alexandrovitch Falik (30 juillet 1936, Odessa, URSS - 23 janvier 2009, Saint-Pétersbourg, Russie) est un compositeur russe, chef d'orchestre, violoncelliste, membre du conseil d'administration de la section de Leningrad (Saint-Pétersbourg) de l'Union des compositeurs et artiste populaire de Russie. 2009, (Saint-Pétersbourg, Russie) était un compositeur, chef d'orchestre et violoncelliste russe, membre du conseil d'administration de la section de Leningrad (Saint-Pétersbourg) de l'Union des compositeurs, et Artiste du peuple de Russie.

Les influences qui ont formé son style sont celles de I. Stravinsky, P. Hindemith, A. Webern, B. Bartok, S. Prokofiev, N. Myaskovsky, W. Lutosławski et D. Chostakovitch, mais il considérait toute influence comme une étape sur le chemin de l'autodidaxie. Les techniques contemporaines de composition n'étaient pas un dogme pour lui, il les traitait de manière sélective et les interprétait librement. Après tout, la conception technique de ses œuvres (Falik parlait de "plan d'ingénierie") était toujours aussi originale et vérifiée logiquement qu'elle était prédéterminée par la tâche d'incarner un concept artistique. Ainsi, dans une même œuvre, une tonalité élargie et des structures modales coexistent avec des éléments de la technique dodécaphonique ; les thèmes mélodiques alternent avec des thèmes complexes de timbre et de texture et une sonorité colorée ; le rythme rigide, élastique et "gestuel" est remplacé par un développement libre du temps musical, sous forme de récitation ou de chant-monodie. Les intonations de sa musique sont souvent enracinées dans les couches anciennes de la musique folklorique et professionnelle des traditions russe, européenne et juive. Les intonations archaïques, marquées par son propre style et placées dans le contexte stylistique de la musique des XXe et XXIe siècles, déterminent l'image sonore des compositions les plus significatives des œuvres centrales et tardives (telles que le concerto pour violon, les quatuors à cordes, les deuxième et troisième symphonies, la musique élégiaque, les études symphoniques, le concerto della Passione, le mess, le chant liturgique, etc.).

Jaroslav Kricka, 55 ans

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Jaroslav Křička, né le 27 août 1882 à Kelč et décédé le 23 janvier 1969 à Prague, est un compositeur tchécoslovaque.

Jaroslav Křička étudie d'abord à Prague où il est l'élève de Karl Knittl et Karel Stecker. Il complète sa formation à Berlin (1905-1906).
De 1906 à 1909, il est professeur de composition à Jekatarinoslaw (aujourd'hui Dnipropetrovsk) où il fréquente Glazounov et Taneyev.
De 1911 à 1920, il est maître de chapelle à Prague. Dès 1922 il y dirige le Chœur philharmonique. Il crée notamment des œuvres de Leoš Janáček, Vítězslav Novák et Otakar Jeremiáš.
De 1919 à 1945, il enseigne au Conservatoire de Prague, dont il est le directeur à partir de 1942. Après 1945, il se consacre entièrement à la composition.

Křička est l'auteur d'opéras, de musique de film et de scène, de deux symphonies, d'une sérénade à cordes, d'un concerto pour violon, de la musique de chambre et des chansons pour enfants.
Lors des Jeux olympiques d'été de 1936, il remporte la médaille de bronze dans le concours de composition pour sa suite Horácká.

 

Un changement concernant l'horaire de la demi-finale du CIALN.

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Un seul horaire: 20H00.

Le lundi 05 février à 20H00, les 15 demi-finalistes présenteront leur programme devant le public et le jury pour tenter de décrocher une place en finale et une chance de remporter le Concours International d’Art Lyrique de Namur. (Lieu: Salle de concert de l'IMEP)

Voici le lien pour réserver en ligne pour la demi-finale à 20H00

https://www.imep.be/evenements/concerts-concours-international-dart-lyrique-de-namur-cialn-demi-finales-2/

Krzysztof Urbański à la Philharmonie de Varsovie

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La Philharmonie de Varsovie a choisi Krzysztof Urbański comme prochain directeur artistique, à partir du milieu de l'année prochaine. Il succède au chef d'orchestre polono-russe Andrey Boreyko.

Urbanski, 41 ans, est sur le point d'entamer un mandat de directeur artistique de l'Orchestre Symphonique de Berne. Avant cela, il a été directeur musical à Indianapolis pendant dix ans.

Lady Macbeth de Mtsensk de Dmitri Chostakovitch, 90 ans

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Lady Macbeth du district de Mtsensk, parfois plus simplement Lady Macbeth de Mtsensk, est un opéra en quatre actes de Dmitri Chostakovitch sur un livret d'Alexandre Preis et du compositeur, inspiré de « Lady Macbeth du district de Mtsensk » de Nikolaï Leskov. L'opéra fut créé le 22 janvier 1934 au théâtre Maly de Léningrad et joué simultanément à Moscou au Théâtre d'art de Constantin Stanislavski et de Vladimir Nemirovitch-Dantchenko. Création française dans la version révisée et en français à Nice sous le titre « Katerina Izmaïlova » en avril 1964, direction par Jean Périsson avec Jean Giraudeau. L'opéra était dédié à la première femme du compositeur, la physicienne Nina Varzar.

Après un succès initial, Lady Macbeth fut ensuite dénigré par les autorités soviétiques. Chostakovitch se trouva dans l'interdiction de jouer l'œuvre pendant 30 ans, après quoi il remania l'opéra et le fit paraître sous le titre de Katerina Ismailova (Катерина Измайлова, op. 114). La nouvelle version quelque peu édulcorée fut composée en 1958 et créée en 1962 à Moscou. C'est la version originale qui est la plus souvent jouée.

L'histoire est celle d'une jeune femme esseulée dans la Russie profonde du XIXe siècle. Elle tombe amoureuse d'un employé de son mari, marchand aisé, mais impuissant (ou du moins stérile) et est finalement poussée au meurtre et au suicide.

Le projet initial de Chostakovitch était d'écrire une trilogie consacrée au sort de la femme russe à différentes époques. Katerina Ismaïlova, la Lady Macbeth du premier opéra, devait représenter la femme du XIXe siècle vivant sous la tyrannie des tsars et d'une société fortement patriarcale, tandis que le dernier volet de la trilogie devait être un hymne à la femme soviétique. Mais les déboires que rencontra l'opéra finirent par convaincre Chostakovitch de renoncer à ce projet.

Chostakovitch commença à travailler sur cet opéra le 14 octobre 1930 et l'acheva deux ans plus tard, le 17 décembre 1932. Le récit de Leskov dont il s'inspira prenait lui-même sa source dans un fait divers : une femme avait assassiné de façon atroce son beau-père vieillissant pour hâter l'héritage. Leskov avait enrichi cette intrigue ténue en lui ajoutant des personnages, notamment ceux de Sergueï, l'amant de l'héroïne, et de son jeune neveu Fiodor et en avait tiré un récit bref, précis et puissant. Chostakovitch et Preis modifièrent à leur tour le récit de Leskov en supprimant le meurtre du jeune Fiodor, propre à aliéner la sympathie que le spectateur peut éprouver pour l'héroïne, Katerina. Le compositeur tenait en effet à ce qu'elle apparaisse comme un personnage à la nature complexe, tragique, et en aucune manière dépourvue de sentiments.

L'originalité de l'opéra tient à un mélange de drame élevé et de farce de bas étage, exprimé à travers une musique oscillant adroitement entre une éloquence tragique, notamment au dernier acte, et une verve caustique typique de Chostakovitch.

Très bien reçue des critiques « réalistes » comme « avant-gardistes », des dignitaires du parti comme du public, l'œuvre déplut cependant à Staline lorsqu'il assista à une représentation en janvier 1936. Un article non signé de la Pravda du 28 janvier 1936, intitulé « Le chaos remplace la musique », contenait une condamnation sans appel de l'opéra de Chostakovitch : « flot de sons intentionnellement discordants et confus », « chaos gauchiste remplaçant une musique naturelle, humaine », « montrant sur scène le naturalisme le plus grossier ».

Chostakovitch pensait que Staline lui-même était l'auteur de l'article, sinon son rédacteur direct. La crudité de certaines scènes sexuelles (le « naturalisme grossier » de l'article), soulignée par la musique, irrita Staline. Les protagonistes, livrés à la luxure et assassins, étaient peu compatibles avec son souci de promouvoir la famille soviétique. De même, le thème de l'opéra, à savoir la prise en main de son propre destin par une femme jusqu'ici passive, n'avait rien pour plaire au dictateur. Enfin, l'esthétique expressionniste de l'œuvre s'accordait mal avec la préférence de Staline pour une musique « simple et accessible à tous », condition d'élévation du niveau culturel du peuple soviétique. La musique de Chostakovitch fut condamnée par le Parti communiste de l'Union soviétique au début de l'année 1936. Lady Macbeth de Mtsensk resta interdit en Union soviétique du vivant de Staline.

Après la mort de Staline et avec les débuts de la déstalinisation, Chostakovitch reçut la proposition de remanier son livret. Il le rebaptisa Katerina Ismaïlova en l'édulcorant. Cette nouvelle version fut donnée le 26 décembre 1962 à Moscou alors que, dès 1959, l'opéra de Düsseldorf avait repris la version d'origine.

Chostakovitch préférait la version remaniée, mais depuis sa mort c'est la version originale, l'opus 29, qui est jouée le plus souvent.

"1er concerto pour piano op. 15 en ré mineur" de Johannes Brahms, 165 ans

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Le concerto pour piano no 1 en ré mineurop. 15, de Johannes Brahms est l'un des deux concertos pour piano du compositeur allemand. Il est constitué de trois mouvements qui requièrent une cinquantaine de minutes d'exécution, ce qui en fait l'un des concertos les plus longs jamais écrits.

Après une longue gestation, cette œuvre de jeunesse de Brahms fut jouée le  à Hanovre par le compositeur au piano. Ce fut un succès mitigé, les critiques saluant plus les qualités pianistiques de Brahms que sa musique, jugée « incompréhensible ». Rejoué cinq jours plus tard à Leipzig, le concerto fut alors copieusement sifflé. Il fallut vingt ans à Brahms pour qu'il se remette à composer un nouveau concerto pour le piano, celui connu de nos jours sous le no 2.

Brahms a 20 ans lorsqu'il fait en  la connaissance de Robert Schumann qui s'intéresse au jeune compositeur et devient son mentor. Il l'engage à se tourner vers des compositions symphoniques. C'est après la tentative de suicide de son nouvel ami que Brahms entreprend pendant l'été 1854 les esquisses de l'œuvre. Peu familiarisé avec l'orchestre, Brahms note d'abord la partition pour deux pianos. Il est encouragé par ses amis le violoniste Joseph Joachim et le maître de chœur Julius Grimm qui lui donne quelques conseils d'orchestration. Mais au moment d'instrumenter, la nécessité de la présence du piano s'impose et Brahms transforme son projet de symphonie en concerto. Le mouvement de marche funèbre est abandonné et sera réutilisé dans le Requiem allemand. Le troisième mouvement, un rondo, ne trouve sa forme définitive qu'en 1858.

La première audition privée de l'œuvre a lieu à Hanovre le . La première exécution publique est donnée dans la même ville le  avec le compositeur au clavier et Joachim au pupitre du chef. La réaction du public est réservée. Le  la seconde audition, au Gewandhaus de Leipzig, est copieusement sifflée, un éclatant et incontestable fiasco selon les termes mêmes de l'auteur.

En fait le public et la plupart des critiques furent déconcertés par le traitement du piano qui n'assume pas la partie concertante au sens classique du terme et se retrouve le plus souvent en fusion avec l'orchestre. Certains considèrent l'œuvre comme une symphonie avec piano obligé.

Quelques années plus tard, Clara Schumann reprit l'œuvre devant le même public de Leipzig, avec succès cette fois. Brahms fit une transcription de son concerto pour piano à quatre mains.

Petr Eben, 85 ans

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Petr Eben, né le  à Žamberk, dans la région de Pardubice et mort le  à Prague) est un compositeur, pianiste, organiste et improvisateur tchèque.

Petr Eben passe son enfance dans le sud de la Bohême où il apprend le piano dès l'âge de 6 ans ; à 9 ans, il commence à étudier l'orgue. Bien qu'élevé dans la foi catholique, son ascendance juive par son père lui vaut d'être la cible des persécutions nazies : il est déporté et interné, à 15 ans seulement, dans le camp de Buchenwald.

À la fin de la guerre, il reprend ses études musicales, étudiant le violoncelle, l'orgue et le piano. Il remporte de nombreux concours de jeunes talents, et, en 1948, entre à l'Académie tchèque des arts musicaux de Prague. Il y obtient ses diplômes de piano et de composition, et achève son cursus en 1954.

A partir de ce moment, Petr Eben n'a cessé de composer. Dans un vaste catalogue qui comprend des œuvres pour orchestre, pour chœurs, des œuvres liturgiques, de la musique de chambre, des opéras, de la musique de scène et des pièces pour enfants, l’orgue tient une place de choix.

Chargé de cours à l'Université Charles de Prague en 1955, il est nommé, après la révolution de Velours en 1989, professeur à l'Université et à l'Académie tchèque des arts musicaux de Prague, où il enseigne l'histoire de la musique, la théorie musicale, l'écriture, l'orchestration, l'analyse et la composition. Il est également, pendant les années 1990, président du Printemps de Prague.

En 1990, le gouvernement tchèque le distingue pour son cycle Job.
En 1991, il reçoit du ministre français de la Culture les insignes de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.
En 1992, il se voit décerner le titre de professeur honoris causa du Royal Northern College of Music de Manchester.
En 1993, on lui remet le prix Stamitz de la Künstlergilde allemande.
Enfin, il est nommé docteur honoris causa de l’Université Charles de Prague en 1994.

Pianiste virtuose, Petr Eben s'est souvent produit en concert, comme soliste et comme accompagnateur. Improvisateur accompli, tant à l'orgue qu'au piano, il fut également très demandé pour des soirées musico-littéraires et programmes radiodiffusés.

George Balanchine, 120 ans

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George Balanchine est un chorégraphe, danseur, acteur et réalisateur russe d'origine géorgienne né à Saint-Pétersbourg le  et mort à New York le .

Une blessure au genou met rapidement fin à sa carrière de danseur mais son activité de chorégraphe ne cessera de se développer, jusqu'à faire de lui l'un des chorégraphes les plus influents du xxe siècle et un pionnier du ballet aux États-Unis.
Cofondateur et maître de ballet du New York City Ballet, il a jeté les bases du ballet néo-classique fondé sur la profonde connaissance qu'il avait du ballet romantique. Son travail sur les lignes du corps et son jeu avec le déséquilibre dans le mouvement contribueront à modeler un nouveau style qu'on qualifiera de « balanchinien » Réputé pour son oreille musicale, il n'a pas écrit de partition mais a exprimé la musique par la danse et a principalement œuvré avec Igor Stravinsky, de 22 ans son aîné.

Le père de Balanchine, le compositeur géorgien Meliton Balanchivadze (1862–1937), est un des fondateurs de l'opéra géorgien. Son frère, Andria Balanchivadze (1906–1992), est devenu un compositeur connu. Sa sœur comme sa mère, Marie Balanchivadze, sont passionnées par le ballet. Cette dernière inscrit son fils dans une école de danse à l'âge de 9 ans, mais George se montre peu intéressé par cet art. La plupart des membres de sa famille étant soit compositeur soit soldat, ses parents pensent que leur fils pourra toujours embrasser une carrière militaire s'il s'avére qu'il n'est pas doué pour la danse.

En 1913, Balanchine, alors âgé de 9 ans, entre par hasard à l'école au sein des Ballets Impériaux de Saint-Pétersbourg où il étudie sous la direction de Pavel Gerdt et de Samuel Andrianov, beau-frère du premier et travaille simultanément le piano.
À la révolution russe de 1917, l'école est fermée sous le prétexte qu'elle était un symbole du régime tsariste. Pour survivre aux privations et aux lois martiales de cette période sombre, Balanchine joue du piano dans les cabarets et les salles projetant des films muets.
L'école des ballets impériaux ayant à nouveau ouvert ses portes avec des moyens financiers extrêmement réduits, Balanchine obtient brillamment son diplôme en 1921.
Il entre au conservatoire de Saint-Pétersbourg alors dénommé Conservatoire de Pétrograd et travaille en même temps dans le corps de ballet de l'Académie d'État pour l'Opéra et le Ballet (précédemment le Théâtre d'État pour l'Opéra et le Ballet).

En 1920, adolescent, Balanchine réalise ses premiers essais chorégraphiques : un pas de deux intitulé La Nuit sur une musique d'Anton Rubinstein suivi d'un autre pas de deux, Enigma, qui se danse pieds nus. En 1922 Balanchine, âgé de 20 ans, épouse une jeune ballerine de 17 ans, Tamara Geva, dont il divorcera en 1926. Au conservatoire, il fait des études avancées de piano, musicologie, composition, harmonie et contrepoint. Diplômé du Conservatoire en 1923, il en restera membre jusqu'en 1924.

En 1923 il forme un petit ensemble, le Jeune ballet, avec des amis danseurs comme lui. Malheureusement, les autorités du pays trouvent cette chorégraphie trop « expérimentale » et « subversive » et dissolvent le groupe.

En 1924, au cours d'une tournée en Allemagne sous la république de Weimar, Balanchine, Tamara Geva sa femme, Alexandra Danilova et Nicholas Efimov, autres danseurs de l'Union Soviétique, s'enfuient pour Paris. Balanchine est engagé dans la compagnie des Ballets russes fondée par Serge de Diaghilev.

La vie sentimentale de Balanchine a été mouvementée. Peu après sa rupture d'avec Tamara Geva, Balanchine entame une idylle qui durera quelques années avec la ballerine Alexandra Danilova (1926–1933) puis noue des relations avec la jeune Tamara Toumanova, une des Baby Ballerinas qu'il rencontre lors de son séjour aux Ballets de Monte-Carlo. Il se mariera trois fois après avoir divorcé d'avec Tamara Geva. Il épousera successivement Vera Zorina (–1946), Maria Tallchief (1946–1952), et Tanaquil Le Clercq (1952–1969). Toutes ses épouses furent également ses muses.

Au cours de ses dernières années, Balanchine souffre d'angine de poitrine et doit subir un pontage coronarien.

Après des années de santé précaire, Balanchine meurt finalement de la maladie de Creutzfeldt-Jakob dont le diagnostic ne sera fait qu'après sa mort. Le premier signe de la maladie apparaît en 1978 lorsqu'il commence à perdre l'équilibre en dansant. La maladie progressant, il perd peu à peu la vue et l'ouïe. Il devient grabataire à partir de 1982 et meurt à New York le  à l'âge de 79 ans, sans laisser de descendance.

Les Ballets russes
En 1925, Balanchine est promu maître de ballet de la compagnie par Diaghilev qui l'autorise à développer sa propre chorégraphie. Dans le même temps, il entame une étroite collaboration avec Igor Stravinsky avec lequel il créera plus de trente ballets. Entre 1924 et le décès de Diaghilev survenu le , le chorégraphe produit neuf ballets ainsi que quelques autres chorégraphies de moindre importance. Malheureusement, victime d'une sérieuse blessure au genou qui limite ses mouvements, il doit se résoudre à mettre un terme à sa carrière de danseur.

Après le décès de Diaghilev, les Ballets russes se désagrègent. Balanchine monte des ballets pour les Cochran Revues, à Londres, puis devient maître de ballet invité au Ballet royal danois de Copenhague et crée Les Créatures de Prométhée pour l'Opéra de Paris où il travaille avec Claude Bessy, alors âgée de 14 ans. Malade, il recommande un suppléant, Serge Lifar comme maître de ballet. Il revient en tant que maître de ballet aux Ballets russes lorsque ceux-ci s'établissent à Monte-Carlo sous le nom de Ballets russes de Monte-Carlo. Il chorégraphie pour eux trois ballets : CotillonLa Concurrence et Le Bourgeois gentilhomme.

Balanchine quitte à nouveau les Ballets russes lorsque René Blum cède la compagnie au colonel de Basil et forme sa propre compagnie, Les Ballets 1933, avec l'aide financière d'Edward William Frank James et de son ami et ancien secrétaire Boris Kochno au poste de conseiller. La compagnie est dissoute au bout de deux mois en 1933, mais Balanchine a eu le temps de concevoir plusieurs chorégraphies nouvelles sur des musiques de Bertolt Brecht, Kurt Weill, Darius Milhaud et Henri Sauguet. Il s'était également adjoint la collaboration artistique du peintre et décorateur Pavel Tchelitchev.

Après une représentation de la compagnie des Ballets 1933, le mécène des arts Lincoln Kirstein rencontre Balanchine avec l'arrière-pensée de lui demander de monter une compagnie aux États-Unis. Ce dernier accepte et émigre au mois d'octobre 1933.

Les États-Unis
Dès son arrivée sur le territoire américain, Balanchine insiste pour que son premier projet soit la création d'une école du ballet. Avec l'aide de Lincoln Kirstein et d'Edward M. M. Warburg, la School of American Ballet ouvre ses portes le , assurant son emprise sur la danse de ballet aux États-Unis et faisant émerger des danseurs tels que Jacques d'Amboise, danseur principal du New York City Ballet durant près de trente ans. Ses élèves présentent la première du ballet Sérénade qu'il a chorégraphié à Warburg. Tout au long des décennies 1930 et 1940, et malgré son travail pour l'American Ballet, il chorégraphie pour les scènes de Broadway en collaboration avec de grands noms comme Richard Rodgers, Lorenz Hart et Vernon Duke. Il admire Fred Astaire dont il dit qu'il était le plus intéressant, le plus inventif, le plus élégant danseur actuel... Vous retrouvez un peu de Fred Astaire dans la façon de danser de chacun - une pause ici, un mouvement là. C'était l'originalité d'Astaire.

En 1934, Balanchine forme une compagnie de danse professionnelle qu'il nomme l'American Ballet, qui commence à se produire au Metropolitan Opera. En 1936, il monte seulement le ballet Orphée et Eurydice d'après l'opéra du même nom et en 1937 une après-midi de danse sur une musique d'Igor Stravinsky.

En 1938, sa compagnie gagne Hollywood. Il loue une maison de deux étages avec Kopeikine sur North Fairfax Avenue à proximité d'Hollywood Boulevard. La compagnie est rebaptisée American Ballet Caravan et part en tournée en Amérique du Nord et du Sud. Elle disparaîtra quelques années plus tard. Balanchine est chorégraphe résident pour les Ballets russes de Monte-Carlo de 1944 à 1946.

En 1948, grâce à l'aide généreuse de Lincoln Kirstein, il fonde une nouvelle compagnie de danse, la Ballet Society. Après plusieurs succès et quelques échecs, le New York City Center lui offre, en 1948, de devenir la compagnie de danse résidente de l'établissement sous le nom de New York City Ballet. En 1954, Balanchine monte le ballet Casse-Noisette que la compagnie interprète chaque année au moment de Noël et qui est devenu une tradition très lucrative aux États-Unis pour maintes compagnies de danse.

Il ne retourne en Russie alors soviétique qu'en 1972, lors d'une tournée avec le New York City Ballet à Léningrad sur l'initiative du directeur du Kirov, Oleg Vinogradov. À cause de la censure, celui-ci doit renoncer à organiser une soirée consacrée aux propres œuvres de Balanchine. Vinogradov écrira plus tard : ce "projet " ne rencontrera pas la compréhension des instances compétentes. On nous tenait à l'écart des chefs-d'œuvre de la culture mondiale depuis de longues décennies.

En 1978, George Balanchine reçoit le prix Kennedy Center Honors pour la première année de sa création.

Portrait
La musique et son interprétation sont la clef de voûte de son travail : le ballet est avant tout une affaire de tempo et d'espace : l'espace délimité par la scène, le temps fourni par la musique.

Fils spirituel de Marius Petipa, Balanchine s'inscrit dans la tradition classique et se réfère aux pas d'école pour les outrepasser. Son style est caractérisé par un en dehors poussé à l'extrême, des mouvements dynamiques, précis, vigoureux, des combinaisons de pas complexes voire acrobatiques, une rapidité d'exécution. Il prône une beauté formelle tendant vers l'épurement, une virtuosité technique transcendée par la maîtrise des interprètes et il accorde la prééminence à la danseuse9.

Le pédagogue
George Balanchine a aussi élaboré une technique de danse classique que son école, la School of American Ballet, continue à appliquer et à diffuser dans le monde entier : la méthode Balanchine.
Il a revu de nombreux éléments techniques traditionnels de base, pour donner à ses danseurs la pureté de lignes, la rapidité d'exécution, la dynamique et la musicalité nécessaires à l'exécution de ses ballets.

Cristofano Malvezzi, 425 ans

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Le compositeur italien Cristofano (ou Cristoforo) Malvezzi est né le  à Lucques et mort le  à Florence.

Venu très jeune à Florence, en 1562, il devint chanoine à la Basilique San Lorenzo, où il fut l'élève de Francesco Corteccia. En 1571, à la mort de Corteccia, il en devient le maître de chapelle.

En 1577, il reçut la charge de maître de chapelle du Grand-Duc de Toscane et obtient le même poste à la Cathédrale en 1596. Il fut le maître de Jacopo Peri.

Cristofano Malvezzi fut un des plus grands compositeurs actifs à Florence pendant la période de transition vers la musique baroque.

Son frère Alberigo (1550–1615) était un organiste et compositeur.