Le Journal

La Maestra, 3e édition

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Le Concours international de cheffes d’orchestre La Maestra aura lieu du 14 au 17 mars 2024 à la Philharmonie de Paris.

Quatorze candidates (dont 12 nationalités représentées) ont été sélectionnées parmi 197 cheffes d’orchestre de 47 nationalités différentes. Pendant quatre jours, elles se succèderont à la direction du Paris Mozart Orchestra dans un répertoire diversifié qui proposera la création mondiale d’une œuvre de Manon Lepauvre commandée pour l’occasion. Les épreuves sont ouvertes au public.

Trois prix seront remis aux lauréates : 1er prix (20 000 €), 2e prix (10 000 €), 3e prix (5 000 €) auxquels s’ajouteront des prix spéciaux.
Les finalistes et demi-finalistes du Concours bénéficieront également, dans le cadre de l’Académie La Maestra, d’un programme d’accompagnement professionnel et artistique individualisé en lien avec les partenaires français et internationaux de la Philharmonie de Paris et du Paris Mozart Orchestra.

Décès de Phill Niblock

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On a appris la nouvelle du décès de Phill Niblock, compositeur minimaliste et activiste multimédia.

Phill Niblock, né le  à Anderson (Indiana) et mort à New York est un compositeur, cinéaste et vidéaste américain, directeur de la fondation Experimental Intermedia consacrée à la musique d'avant-garde, basée à New York et détenant une antenne à Gand en Belgique.

Une grande partie de son activité tourne autour de la réalisation de photographies et de vidéos de musiciens de jazz : son film The Magic Sun, abstrait et expérimental, présente notamment la musique de Sun Ra et des membres du Sun Ra Arkestra.

Par la suite, il réalise une série de films intitulée The Movement of People Working. Essentiellement tournés dans les zones reculées de nombreux pays (Chine, Brésil, Portugal, Lesotho, Porto Rico, Hong Kong, région Arctique, Mexique, Hongrie, Adirondacks, Pérou), le film donne à voir le travail quotidien d'habitants de zones rurales ou maritimes.

Ces films sont remarquables par leur caractère réaliste et l'absence d'artifice, leur usage de longs plans en haute définition, et leur juxtaposition brute d'images aux couleurs vives. Ces scènes de travaux manuels humains sont traitées de façon abstraite, sans visée anthropologique ou sociologique explicite.

Les premières compositions musicales de Phill Niblock datent de 1968. Il n'a aucune formation musicale, et ses compositions sont donc travaillées sous un angle intuitif. Il présente ses activités musicales new-yorkaises comme des stimuli, certaines étant mémorables comme la première des Durations de Morton Feldman.
Ses premiers travaux sont tous réalisés sur bande magnétique en 4, 8 ou 16 pistes, en superposant de façon précise des enregistrements bruts de longs accords joués sur des instruments traditionnels.

Depuis la fin des années 1990, il s'est mis à créer sa musique sur ordinateur, en utilisant le logiciel Pro Tools sur un MacIntosh. Ses travaux les plus récents sont caractérisés par une plus grande densité, cumulant parfois jusqu'à 40 pistes.

Phill Niblock a enseigné au College of Staten Island de l'Université de la Ville de New York de 1971 à 1998.

Depuis 2003, il effectuait de nombreux concerts et collaborations avec Thomas Ankersmit. Il a, au cours des décennies précédentes, produit plusieurs œuvres pour orchestre : DisseminateThree Orchids (pour deux orchestres), Tow for Tom (pour deux orchestres), et 4 Chorch +1, ce dernier étant une commande du Ostrava Music Days 2007 pour chœurs et orchestre avec des soli barytons (Thomas Buckner). Les premiers de ces travaux ont été conduits par Petr Kotik.

Son processus de composition commence souvent avec des enregistrements de simples accords qu'il fait jouer par un autre musicien. Ainsi, dans sa carrière de compositeur, il a collaboré avec un large éventail de musiciens, parmi lesquels on peut citer Petr Kotik, Susan Stenger et Eberhard Blum sur Four Full Flutes, Rafael Toral, David First, Lee Ranaldo, Thurston Moore, Susan Stenger et Robert Poss sur Guitar Too, for Four (G2,44+1x2), Ulrich Krieger, Carol Robinson, Kasper T. Toeplitz et Reinhold Friedl sur Touch Food, et de nombreux autres.

En concert, les musiciens jouent fréquemment en déambulant dans le public, qui interfère ainsi sur la texture sonore. Simultanément, Phill Nilblock s'accompagne généralement en projetant plusieurs films et vidéos (des extraits de sa série Movement of People Working ou des images abstraites contrôlées par ordinateur).
Les concerts prennent fréquemment des formes variées de performances artistiques protéiformes s'étalant sur plusieurs heures.

"Gaspard de la Nuit" de Maurice Ravel, 115 ans

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Gaspard de la nuit : Trois poèmes pour piano d'après Aloysius Bertrand est un triptyque pour piano de Maurice Ravel, composé en 1908, d'après trois poèmes en prose extraits du recueil du même nom d'Aloysius Bertrand, et créé le 9 janvier 1909 par le pianiste Ricardo Viñes, Salle Érard, au concert de la Société nationale de musique.

Sa noirceur et son extrême difficulté en ont fait une des œuvres les plus emblématiques de son auteur. Sa durée d'exécution approche les 25 minutes. L'œuvre porte la référence M.55, dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par le musicologue Marcel Marnat.

L'œuvre est connue pour sa considérable virtuosité et les prouesses pianistiques qu'elle requiert, et tel fut d’ailleurs un des motifs de sa composition, ainsi qu’en témoigne une lettre de Ravel à Maurice Delage évoquant des « pages de piano d’une virtuosité transcendante, plus difficiles à exécuter qu’Islamey de Balakirev ».

Contrairement à beaucoup d'autres de ses partitions pour piano (Menuet antique, Pavane pour une infante défunte, Alborada del gracioso, Une barque sur l’océan, Ma mère l'Oye, Valses nobles et sentimentales, Le Tombeau de Couperin), Ravel, considéré comme un maître orchestrateur, n’a pas transcrit pour orchestre Gaspard de la Nuit, l'a pensé pour orchestre et l'a transcrit pour piano: "Je voulais écrire une transcription pour piano". Le compositeur Marius Constant réalisa une transcription pour orchestre en 1990, bien qu'à la fois trop littérale et subjective.

Gaspard de la nuit est une des rares compositions de Ravel qui combine des aspects et traditions de différentes directions stylistiques : impressionnisme, romanticisme, néoclassicisme et expressionnisme.

Armida Parsi Pettinella, 75 ans

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Armida Parsi-Pettinella (1868-1949) était une mezzo-soprano italienne dont on se souvient pour ses prestations en Italie, en particulier à partir de 1895 à la Scala, où elle a remporté plusieurs succès dans le rôle-titre de Samson et Dalila jusqu'en 1910.
Elle s'est également produite à Paris, Madrid, Buenos Aires et Monte-Carlo.

Née à Gallese le 30 août 1868, elle débute en 1895 dans le rôle de Willie dans Guglielmo Ratcliff de Pietro Mascagni. La même année, à la Scala, elle incarne Anne Boleyn dans Henri VIII de Saint-Saëns, tandis qu'en 1896, elle joue Dalila dans Samson et Dalila de Saint-Saëns, Margherita dans Ratcliff et Gertrude dans Hamlet d'Ambroise Thomas au même théâtre.

En 1896, elle est invitée à l'Academy of Music de New York dans le rôle de Madelon dans Andrea Chénier de Giordano. En 1897, elle chante à Lisbonne au Teatro Nacional de São Carlos où elle interprète Ortuda dans Lohengrin et Azucena dans Il trovatore.
En 1903, elle retourne en Italie où elle épouse Riccardo Pettinella, chef d'orchestre et professeur de chant milanais, sous le nom de Parsi-Pettinella pour ses représentations à la Scala.
En février 1903, elle interprète Loretta dans Asrael d'Alberto Franchetti sous la direction d'Arturo Toscanini. Le 11 mars, elle incarne Ulrica dans Un ballo in maschera de Verdi, également sous la direction de Toscanini.
De 1904 à 1909, elle se produit à Buenos Aires, Montevideo et Madrid.

Armida Parsi-Pettinella est décédée à Milan le 9 janvier 1949 à la Casa di Riposo per Musicisti, fondée par Giuseppe Verdi pour les chanteurs d'opéra à la retraite.

Johanna Magdalena Beyer, 80 ans

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Jonna Magdalena Beyer est née à Leipzig en 1888, mais on sait très peu de choses sur sa vie avant qu'elle ne s'installe aux États-Unis en 1923.
Elle chante pendant trois ans à la Leipziger Singakademie et est diplômée du Deutscher Konservatorien et du Musikseminare, après avoir étudié le piano, l'harmonie, la théorie, le contrepoint, le chant et la danse.
Ses collègues new-yorkais ont rappelé que son pianisme et sa musicalité étaient excellents et que sa formation musicale semblait traditionnelle et solide.
Elle a passé les années 1911-1914 en Amérique, mais on ne sait rien de ses activités pendant ces années-là. De retour aux États-Unis en 1923 (selon les notes biographiques qu'elle a fournies dans un programme de concert du Composers' Forum), elle étudie au Mannes College of Music, où elle obtient deux diplômes en 1928.
Elle a enseigné le piano pour subvenir à ses besoins, et a peut-être enseigné à la Greenwich House Music School, mais elle a eu du mal à joindre les deux bouts, recourant parfois au travail de la WPA et de la Ladies Home Aid.
À la fin des années 1920 ou au début des années 1930, elle commence à étudier avec Ruth Crawford, Charles Seeger et Dane Rudhyar et, en 1934, elle suit le cours de percussion d'Henry Cowell à la New School for Social Research. Au cours de ces années, sa vie musicale se confond avec Seeger, Crawford, Cowell, John Cage et d'autres membres de ce cercle moderniste, comme Jessie Baetz, une compositrice et peintre aujourd'hui oubliée qui a étudié avec Beyer. Son amitié la plus intime est celle de Cowell ; la correspondance qui nous est parvenue révèle une relation tumultueuse, voire romantique, entre les deux compositeurs. Beyer a été l'agent informelle et la secrétaire de Cowell de 1936 à 1941, à titre bénévole (elle n'a reçu qu'une compensation partielle en 1941).

Bien qu'elle ait été largement ignorée en tant que compositrice, elle a donné un certain nombre de représentations importantes. La première a eu lieu à la New School for Social Research en 1933, où ses Trois chansons pour soprano, piano et percussion ont été interprétées. Un an plus tard, le deuxième mouvement de sa Suite pour clarinette et basson, interprété lors d'un des concerts de la New Music Society of California de Henry Cowell à San Francisco, est perçu comme un "duo morne et lugubre". Aaron Copland en fait la critique dans un enregistrement du New Music Quarterly. John Cage a interprété deux mouvements de ses Three Movements for Percussion lors de ses tournées de percussion dans le nord-ouest du pays à la fin des années 1930. En 1936, ses compétences en matière de médias multiples ont été mises en évidence dans sa pièce The Modern Composer, dont elle a écrit les paroles, composé la musique de scène, chorégraphié le ballet moderne, conçu et créé les costumes, les diapositives et les publicités, dirigé la production et interprété la partie de piano. La pièce a été jouée sous les auspices du Federal Music Project au Central Manhattan Music Center, mais les sources manuscrites n'ont pas encore été retrouvées. Sa musique a été jouée deux fois au New York Composers' Forum, en 1936 et 1937. Son œuvre a également fait partie de l'épreuve musicale du concours artistique des Jeux olympiques d'été de 1932. En 1988, l'Essential Music de New York a redonné vie à sa musique à l'occasion du centenaire de sa naissance, en présentant deux concerts faisant le tour de son œuvre.

Beyer a lutté contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA), également connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig, au cours des dernières années de sa vie. Elle est décédée à New York City, dans l'État de New York, en 1944.

Certaines de ses partitions sont disponibles dans des éditions recopiées et annotées dans le cadre du projet Frog Peak/Johanna Beyer. Le travail d'édition et de recopiage a été effectué bénévolement par des compositeurs intéressés par le projet.

Une grande partie de la musique de Beyer, en particulier celle écrite entre 1931 et 1939, reflète l'esthétique des "ultra-modernistes" américains, un cercle qui comprenait Ruth Crawford Seeger, Charles Seeger, Henry Cowell, Dane Rudhyar et Carl Ruggles. De nombreuses œuvres de Beyer sont exemplaires du contrepoint dissonant, un système théorique de composition développé par Charles Seeger et Cowell et dont l'articulation est la plus célèbre dans les œuvres de Ruth Crawford Seeger, mais Beyer a développé ses propres gestes et procédures qui distinguent sa musique de celle de ses collègues. Ses compositions se caractérisent par une utilisation économique des ressources, des formes équilibrées et bien construites, " un sens unique de l'humour et de la fantaisie " et un engagement en faveur de l'expérimentation.

Bien que sa musique ait été négligée de son vivant et pendant des décennies après sa mort, elle compte parmi les œuvres les plus expérimentales et les plus prophétiques créées au cours des années 1930. Music of the Spheres (1938) est la première oeuvre connue réalisée par une compositrice. Les quatrièmes mouvements de ses deux Suites pour clarinette (1932) sont parmi les premiers exemples d'une approche des processus rythmiques basée sur les hauteurs, qui ne sera pleinement explorée qu'à la fin des années 1940 par des compositeurs tels qu'Elliott Carter et Conlon Nancarrow. Plusieurs de ses œuvres anticipent la musique minimaliste des années 1960, notamment le quatrième mouvement de son 1er Quatuor à cordes. Elle a inclus des groupes de sons dans Clusters, une suite pour piano solo.

Reinhard Keiser, 350 ans

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Le compositeur allemand Reinhard Keiser a été baptisé le 12 janvier 1674 à Teuchern en Saxe-Anhalt  et il est mort le 12 septembre 1739 à Hambourg.

Fils de l'organiste et instituteur Gottfried Keiser (né vers 1650) de Teuchern, Reinhard passe son enfance dans sa ville natale et reçoit l'instruction de divers organistes de Teuchern.
À l'âge de onze ans, il quitte sa famille pour entrer à la Thomasschule zu Leipzig où il a comme maîtres Johann Schelle et Johann Kuhnau, prédécesseur direct de Johann Sebastian Bach.

En 1694, Keiser devient compositeur de chambre à la Cour du Duc de Brunswick-Wolfenbüttel, mais il était probablement déjà sur les lieux dès 1692 pour étudier l'opéra. Depuis 1691, la ville de Brunswick possédait une salle d'opéra de 1 200 places dans laquelle on avait interprété son opéra Procris und Cephalus ; par ailleurs, la même année, son opéra Basilius avait été donné à Hambourg  -de cette représentation, le musicologue Johann Mattheson notait : « Basilus fut reçu avec grand succès et applaudissement. »

En 1697, Keiser s'installe définitivement à Hambourg pour devenir maître de chapelle à l'opéra am Gänsemarkt. Débute alors une période fructueuse où il compose de nombreuses œuvres pour les besoins de la ville. À côté des opéras, d'autres œuvres voient le jour : des arias, des duos, des cantates, des sérénades, de la musique d'église et de grands oratorios, de la musique de chambre et des suites pour orchestre.

De 1703 à 1709, Keiser assure la direction de la Oper am Gänsemarkt, institution publique à but commercial, contrairement aux opéras de cour dont les spectateurs sont invités privilégiés. Deux à trois représentations y sont données chaque semaine. L'un de ses plus prestigieux successeurs sera Georg Philipp Telemann, entre 1722 et 1738.

Les thèmes des opéras de Keiser sont généralement tirés de la mythologie gréco-romaine, conformément à l'usage qui prévaut encore. Plus de 20 librettistes travaillent successivement pour lui. Parmi plus de 70 opéras qu'il a composés, huit ont été intégralement conservés.

Parmi les personnalités attachées à la Gänsemarkt Oper, on compte cinq musiciens de grand renom : Reinhard Keiser -compositeur, maître de chapelle et directeur ; Johann Mattheson -compositeur, chanteur et claveciniste ; Gottfried Grünewald -chanteur ; à partir de 1703 Georg Friedrich Haendel -deuxième violon, claveciniste, et par la suite, compositeur ; Christoph Graupner -claveciniste et compositeur.

Il convient de citer également les oratorios de Keiser, dont seulement trois nous sont restés : la Brockes-Passion, Der zum Tode verurteilte und gekreuzigte Jesus et la Passion selon Saint Marc. Cette dernière fut copiée par Johann Sebastian Bach en 1713 à Weimar et interprétée à Leipzig en 1726. C'est pour cette raison que la recherche musicale a longtemps attribué cette œuvre au Thomaskantor.

En 1718, à cause de l'état désolé de la Gänsemarkt-Oper, Keiser quitte Hambourg pour chercher un autre emploi. Pour cela, il se rend en Thuringe mais peu après, on le trouve à la Cour de Stuttgart. De cette période existent trois manuscrits de sonates en trio pour flûte, violon et basse continue. Pendant l'été 1721, Keiser est de retour à Hambourg, mais à peine quelques semaines plus tard, il se rend à Copenhague avec une troupe d'opéra hambourgeoise. Cet exil si rapide de Hambourg s'explique probablement par l'influence grandissante de Georg Philipp Telemann, engagé pendant l'absence de Keiser par le magistrat de la cité hanséatique. Entre 1721 et 1727, Keiser voyage régulièrement entre Hambourg et Copenhague et il reçoit le titre de Maître de la Chapelle royale danoise.

Après la dissolution de la troupe d'opéra, Keiser s'installe de nouveau à Hambourg mais, à cause des changements de mode, il éprouve des difficultés à reproduire les succès du passé. Trois opéras de la période entre 1722 et 1734 nous sont parvenus. Les relations personnelles avec Telemann sont assez bonnes, Telemann programmant plusieurs représentations des opéras de Keiser.

Au moment où Mattheson est atteint de surdité, Keiser lui succède au poste de cantor de la cathédrale (Domkantor). Ici, son travail compositionnel est surtout centré sur les besoins de l'église.

A l'IMEP, le Concours International d'Art Lyrique de Namur est de retour !

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Qu'est-ce que le CIALN ? En 2019, Namur, capitale de la Wallonie, accueillait le premier envol du Concours International d’Art Lyrique de Namur (CIALN).
C’est un jury composé de représentants de maisons d’opéra, d’agents artistiques, de critiques musicaux et d’artistes lyriques de renommée internationale, qui auditionnait 56 candidats provenant de 19 pays différents. Réelle promotion de jeunes talents confirmés, ce Concours a été conçu pour être un tremplin à leur carrière professionnelle.
Placé sous le parrainage de Madame Patrizia Ciofi et s'appuyant sur l’axe majeur de la tradition du chant à Namur mais également sur le développement de l'IMEP, cet évènement se veut un complément au positionnement de la ville et de l’Institut Royal de Musique et de Pédagogie en les plaçant comme des références incontournables au niveau de la pratique de l'art lyrique, s’inscrivant ainsi parfaitement dans la dynamique « Namur Confluent culture ». 

La deuxième édition du CIALN se déroulera en trois étapes du 01 au 11 février 2024, avec la participation de l’orchestre de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège, sous la direction de Ayrton Desimpelaere.

Les jeudi 01 à 11H00, 14H00, 17H00 et 20H00 et vendredi 02 février à 11H00, 14H00, 17H00 et 20H00 des candidats venus du monde entier vont se réunir à l’IMEP pendant ces deux jours d’éliminatoires du Concours International d’Art Lyrique de Namur. (Lieu: Salle de concert de l'IMEP)

Gratuit sans réservations

Le lundi 05 février à 15H00, les 15 demi-finalistes présenteront leur programme devant le public et le jury pour tenter de décrocher une place en finale et une chance de remporter le Concours International d’Art Lyrique de Namur. (Lieu: Salle de concert de l'IMEP)

Réservations (15H00)
https://www.imep.be/evenements/concerts-concours-international-dart-lyrique-de-namur-cialn-2/

Réservations (17H00)
https://www.imep.be/evenements/concerts-concours-international-dart-lyrique-de-namur-cialn-demi-finales/

Réservations (20H00)
https://www.imep.be/evenements/concerts-concours-international-dart-lyrique-de-namur-cialn-demi-finales-2/

Le dimanche 11 février à 17H00, après une semaine de sélection, cinq finalistes tenteront de convaincre le jury et le public pour remporter la première place du Concours.

Pour assister à la finale du Concours International d’Art Lyrique de Namur avec les musiciens de l’Orchestre de l’Opéra Royal de Wallonie sous la direction de Ayrton Desimpelaere. (Lieu: Salle du Grand Manège – Namur Concert Hall),
Réservations:
https://www.imep.be/evenements/concerts-concours-international-dart-lyrique-de-namur-cialn-finale/
Ou encore info@grandmanege.be ou par téléphone au 081 27 40 60

Le Ministère allemand de la Culture appelle à une réforme structurelle et économique du Festival de Bayreuth

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Les journaux allemands évoquent cette année comme un tournant pour le Festival de Bayreuth qui, à deux ans de son 150e anniversaire, est confronté à un processus d'évaluation et de réforme de sa stratégie.

Fin novembre, le syndicat allemand des choristes a dénoncé l'opacité d'un processus visant à réduire de 40 % l'effectif du chœur du festival, qui passerait de 134 à 80 membres.
La direction de Bayreuth a ensuite publié un communiqué déclarant que ces réductions répondaient aux "exigences de restructuration économique" du gouvernement allemand, ainsi qu'à l'augmentation des coûts de gestion et de production et à la perte de financement.

Dès février 2023, la Société des amis de Bayreuth a annoncé la réduction de sa dotation d'un million d'euros. Sa contribution, ainsi que celle du gouvernement fédéral et de l'État allemand, s'élevait à 29 % du budget total du Festival.

À l'issue de l'édition 2023, Markus Blume, Ministre bavarois des Sciences et des Arts, a appelé à une révision de la gestion de l'institution afin d'évaluer si elle "reste en phase avec son temps" et si elle "en fait assez pour inspirer les générations futures". Cette demande rejoint celle de la Ministre de la Culture, Claudia Roth, qui demande que le plan de réforme porte à la fois sur les aspects financiers et artistiques : "La réalité de notre société devrait être plus clairement reflétée dans le public", a-t-elle déclaré.

Les deux parties ont réaffirmé leur engagement financier à l'égard du Festival qui, en augmentant sa contribution, accroîtrait également sa capacité d'intervention.

Ces dernières années, le festival a connu une baisse de la demande et de la fréquentation, et a fait l'objet de nombreuses critiques concernant les mises en scène.

Katharina Wagner, dont le contrat en tant que directrice du festival expire en 2025, devra présenter une proposition qui réponde aux attentes artistiques élevées, développe la réputation internationale du festival et modernise la structure interne du festival.

El Systema nomme deux nouveaux chefs

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Deux nouveaux chefs d'orchestre ont été nommés pour l'Orchestre de Chambre Simón Bolívar.
Il s'agit de Joshua Dos Santos et Enluis Montes Olivar.
Leur première tâche est de partir en tournée en République dominicaine avec les 5e et 7e Symphonies de Beethoven.

Ferdo Livadič, 145 ans

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Ferdo Livadić (Ferdinand Wiesner), né le 30 mai 1799 à Celje, Slovénie, et mort le 8 janvier 1879 à Samobor, Croatie, était un compositeur slovène.
Livadić a joué un rôle clé dans le mouvement illyrien en invitant fréquemment des personnalités européennes telles que Franz Liszt dans son domaine à Samobor.

Dès son enfance, Ferdinand Wiesmer s'installe avec sa famille à Samobor, où il commence à apprendre la musique. L'éducation a continué à Zagreb et en 1816-1822 à Graz. Là, il étudia le droit et s’intéressa intensément à la musique: il rencontra le répertoire musical du premier romantisme, joua du violon et composa.
En plus d’une suite de mélodies en solo, le lyrique est également dérivé de cette période. Notturno, apparaît en premier après des morceaux similaires de J. Field et avant les pièces pour piano -du même titre- de Chopin.
Après son retour à Samobor, il dirigea le domaine et, dans la vie de la ville, il fut avocat, juge, directeur d’école, sénateur et maire, responsable des lecteurs nationaux.
Il était toujours engagé dans la musique et communiquait de manière intensive avec des artistes et des intellectuels. Il aimait beaucoup les idées du mouvement illyrien (il a ensuite croatisé son nom en Lidavic).
Il compose près de 300 pièces: mélodies en solo (environ 170, en allemand, croate, latin et slovène), compositions chorales (sur des textes croates et latins -dont beaucoup sont sacrés) et des miniatures pour piano (environ 70). Ils ont été principalement conservés sous forme d'autographes, et certains ont été imprimés.
Ses pièces de Graz et ses chansons en solo sont particulièrement précieuses, contribution à la chanson romantique croate ((Kamena dieva, Udaljenoj dragoj, Ružice, etc.)
Les chants sont simplifiés, et parmi eux le célèbre Još Hrvatska nij’ propala sur le texte Lj. Gaja.

Il a ouvert la voie à la musique nationale croate de Vatroslav Lisinski et Ivan Zajc.