Le Journal

"Les pèlerins de la Mecque" de Gluck, 260 ans

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Les Pèlerins de la Mecque ou la Rencontre imprévue Wq. 32 est une comédie mêlée d'ariettes, forme d'opéra comique, que Christoph Willibald Gluck composa en 1763 sur un livret de L.H. Dancourt inspiré de la pièce Les Pèlerins de la Mecque de 1726 écrite par Alain-René Lesage et Jacques-Philippe d'Orneval.

La mort d'Isabelle de Bourbon-Parme, épouse de lAarchiduc, entraîna une révision du texte pour dédramatiser la mort feinte par laquelle la Princesse Rézia éprouve son bien-aimé. Après une première répétition de la première version le , la seconde version de l'œuvre fut interprétée sous le titre Ali et Rézia ou la Rencontre imprévue au Burgtheater de Vienne le  et fut souvent reprise sous le titre Die Pilger von Mekka (Les Pèlerins de la Mecque, mais la version originale n'eut sa première qu'en 1990.

Haydn adapta La Rencontre imprévue et l'accompagna d'une nouvelle musique dans L'incontro improvviso (1775), et la reprise de la version de Gluck en 1780 a sans doute inspiré l'intrigue de L'Enlèvement au sérail de Mozart.
En 1784, Mozart écrit une série de variations pour piano (K.455) sur Unser dummer Pöbel meint, basé sur l'air Les hommes pieusement de Calender.
En 1887, Tchaïkovski orchestra ces variations pour former le dernier mouvement de sa Suite no 4, dite Mozartiana.

Colin McPhee, 60 ans

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Le compositeur canadien Colin McPhee est né le  à Montréal et mort le  à Los Angeles.

Il est réputé pour être le premier compositeur occidental à avoir effectué une étude ethnomusicologique de la musique balinaise.
Il a été l’élève d’Edgard Varèse. Ami de Henry Cowell, de Leonard Bernstein, de Benjamin Britten, auquel il fit connaître la musique balinaise, et de Lou Harrison, il s’est intéressé à la world music dès les années 1930.
Il était également critique de jazz.

Francis Poulenc, 125 ans

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Le compositeur français Francis Jean Marcel Poulenc est né à Paris le 7 janvier 1899  et il y est décédé le 30 janvier 1963.

Francis Poulenc est le fils de l'industriel Émile Poulenc (1855-1917) et de la pianiste amateur Jenny Royer (1864-1915). Son père fut l'un des fondateurs de la société pharmaceutique Rhône-Poulenc.
Francis a reçu très tôt des cours de piano de sa mère. À l'âge de 15 ou 16 ans, il prend des cours auprès du pianiste Ricardo Viñes, ami de Claude Debussy et Maurice Ravel. À Paris, il se lie d'amitié avec des écrivains d'avant-garde tels que Guillaume Apollinaire, Jean Cocteau et Paul Éluard, dont il mettrait en musique une grande partie de la poésie.

En tant que compositeur, Poulenc était quasiment autodidacte. Il fait connaître ses premières compositions dans le monde entier vers l’âge de 18 ans sans avoir reçu d’instruction en composition. Par ailleurs, les pièces pour piano solo encore fréquemment jouées sont Trois mouvements perpétuels (1919) et le cycle de chansons Le Bestiaire (1918) sur un texte d'Apollinaire. À cette époque, il rejoint le Groupe des Six, six jeunes compositeurs français qui s'opposent au romantisme lourd et à l'influence de Richard Wagner. Les mentors de ce groupe composé de Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud et Germaine Tailleferre sont Jean Cocteau et le compositeur dadaïste un peu plus âgé Eric Satie. Bien que le groupe se soit rapidement dissous et que Honegger et Milhaud se soient particulièrement fait connaître en leur temps, « Groupe des Six » reste toujours l'étiquette donnée à la musique de Poulenc : légère, mélodique, facile et humoristique.

Pendant plusieurs années, de 1921 à 1925, il reçut une formaation à la composition de Charles Koechlin, élève de Gabriel Fauré. Cette période compte son ballet Les Biches, créé en 1924 avec les Ballets Russes de Serge Diaghilev. En 1926, il rencontre le baryton Pierre Bernac pour qui il écrira plus de 90 chansons et avec qui il donnera de nombreux récitals en tant que pianiste dans les années 1935-1959.

En 1927, Poulenc achète une bastide en Touraine, Le Grand Coteau, où il a l'occasion de composer tranquillement. C'est à cette époque qu'il entretient sa première relation permanente avec le peintre Richard Chanlaire à qui il dédie son Concert champêtre (1928) pour clavecin et orchestre.

On dit de Poulenc qu'il a réussi à créer de nouvelles mélodies à une époque où l'on sentait qu'il y avait peu de nouveautés à développer dans ce domaine. Ses compositions sont en effet fortement axées sur la mélodie. Sa musique peut donc apparaître comme une succession de nombreux thèmes plus ou moins grands, sans que ceux-ci soient développés en profondeur. Il s'en tient à la tonalité.
Poulenc a écrit des œuvres dans toutes sortes de genres musicaux.

Poulenc a vécu la majeure partie de sa vie dans son Paris natal. Il y meurt en 1963 d'une crise cardiaque et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

 

Ernesto Cavallini, 150 ans

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Ernesto Cavallini est un clarinettiste italien né le  à Milan et mort le .

À l'âge de 10 ans, il commence ses études au Conservatoire de Milan, sous la tutelle de Benedetto Carulli. Après avoir voyagé partout à travers l'Italie, il retournera à Milan afin de jouer dans l'orchestre La Scala, et enseignera aussi au Conservatoire.
En 1842, il jouera pour la Société des Concerts du Conservatoire, à Paris, et il fut élu membre de l'Académie des Beaux-Arts. Cette même année, ainsi qu'en 1845, on put aussi l'entendre à la London Philharmonic Society.

En 1852 il a été invité à l'orchestre de l'Opéra italien de Saint-Pétersbourg. Trois ans plus tard, il devint soliste du Théâtre impérial russe. Il conserva son poste pendant 15 ans, en plus d'être professeur de clarinette au Conservatoire de Saint-Pétersbourg à partir de l'année 1862. En 1870, il retourna à Milan, où il fut professeur au Conservatoire de 1870 jusqu'à sa mort, le .

Cavallini a composé plusieurs pièces de concert. On lui doit notamment une Fantaisie sur des motifs de La sonnambula de Bellini, pour clarinette et orchestre ou clarinette et piano. Il a aussi écrit des études pour la clarinette et on lui doit la première méthode éditée en Russie, pour cet instrument.
Malgré le fait qu'il jouait avec une clarinette à 6 clés, sa technique était si brillante que le clarinettiste anglais Henry Lazarus le surnommera « le Paganini de la clarinette ».
Giuseppe Verdi l'appréciait aussi beaucoup ; c'est d'ailleurs pour Cavallini qu'il a écrit le solo au début du troisième acte dans La forza del destino.

Adam Krieger, 390 ans

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Adam Krieger, né le 7 janvier 1634 à Driesen et mort le 30 juin 1666 à Dresde, est un compositeur et organiste allemand.

Adam Krieger a étudié l'orgue avec Samuel Scheidt à Halle et a poursuivi sa formation à Leipzig à partir de 1650.
En 1655, il a gagné, contre son concurrent Werner Fabricius, le poste d'organiste à l'église Saint-Nicolas à Leipzig, qui était devenu libre par le départ soudain de Johann Rosenmüller. Krieger a fondé le Collegium Musicum de la ville avant de se fixer pour le reste de sa carrière à Dresde.
En 1657, l'Electeur Jean-Georges II l'a appelé à la Cour de Saxe. Krieger a alors donné des leçons de clavicorde à la fille de l'Electeur.
En 1658, Krieger a été nommé organiste de la Cour.

Krieger a composé et versifié de nombreux lieder. Son premier recueil de lieder est apparu en 1657. Ils sont basés sur des mélodies populaires simples. Son deuxième recueil de lieder (1667) nous est parvenu et a été édité dans le vol.19 des Denkmäler deutscher Tonkunst. Son lied le plus célèbre est Nun sich der Tag geendet hat que l'on retrouve dans le livre de cantiques de l'église luthérienne et qui a été repris par Johann Sebastian Bach dans son choral BWV 396.

Création à Luxembourg

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Le soliste Johannes Moser donnera en janvier la première du nouveau Concerto pour violoncelle et orchestre de Detlev Glanert à Luxembourg.
Le compositeur poursuit ainsi la série impressionnante de ses concertos pour soliste. Detlev Glanert n'est pas seulement un compositeur d'opéras extrêmement productif et couronné de succès -en février, sa douzième œuvre de théâtre musical, La Juive de Tolède, sera créée au Semperoper de Dresde-, il a également créé une vaste série de concertos pour différents instruments solistes comme le violon, le(s) piano(s), la harpe, la trompette ou le tuba.

Les 100 ans de la MDR

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En 2024, la MDR fêtera son 100e anniversaire : le 1er mars 1924, la MIRAG (Mitteldeutsche Rundfunk AG) émettait pour la première fois.
Dès l'année de sa création, elle disposait de ses propres ensembles musicaux, et c'est ainsi que l'Orchestre Symphonique et le Chœur de la radio MDR célébreront leurs anniversaires dans les mois à venir avec toutes sortes de concerts festifs, par exemple au Gewandhaus de Leipzig ou à la foire du livre de Leipzig.
Le MDR-Rundfunkchor, sous la direction de son chef d'orchestre Philipp Ahmann, commencera la série de concerts le 26 janvier à l'église Saint-Pierre de Leipzig avec la création de l'Ordo Virtutum de James MacMillan, une nouvelle mise en musique du texte du chant éponyme de Hildegard von Bingen. Le lieu de la création a influencé l'Écossais dans le choix du sujet :  l'église construite au 19e siècle dans le style néogothique rappelle, en particulier à l'intérieur, les bâtiments sacrés du Moyen-Âge et jette ainsi un pont direct vers l'époque d'Hildegard von Bingen.

Franz Welzer-Möst reprend ses actvités

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On apprend que l'Orchestre de Cleveland retrouvera son directeur musical la semaine prochaine, après deux mois de traitement contre le cancer.

In memoriam "George Georgescu" à Bucarest

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A l'occasion du 60e anniversaire de  la mort de George Georgescu, la Philharmonie "George Enescu" consacre deux concerts au grand chef d'orchestre qui a dirigé l'institution pendant quatre décennies.

George Georgescu (1887 – 1964) est né à Sulina, le 12 septembre 1887. Son talent musical s'est manifesté très tôt, en apprenant seul à jouer du violon.
Il étudie au Conservatoire de Bucarest et poursuit ses études de violoncelle à l'Ecole Supérieure de Musique de Berlin. Suite à un accident, il doit abandonner sa carrière de violoncelliste.
Sentant sa véritable vocation, les grands musiciens de l'époque, Arthur Nikisch et Richard Strauss, qui lui sont proches, le guident vers une carrière de chef d'orchestre. Ainsi, en 1918, il dirigea le premier concert de la Philharmonie de Berlin. Le succès -tant public que critique- fut énorme, donnant le ton à la série d'éloges qui l'accompagneront tout au long de sa carrière.
Le 4 janvier 1920, il donne son premier concert à l'Athénée roumain et, à partir de 1921, il devient, pendant quatre décennies (avec une interruption de plusieurs années), le directeur général de la Philharmonie de Bucarest.
Il est également nommé directeur de l'Opéra roumain, étant celui qui a fondé la première école de ballet.
Sous la direction de George Georgescu, l'orchestre philharmonique atteint sa pleine maturité, atteignant le rang des grands orchestres mondiaux. En raison de sa notoriété internationale et de son amitié avec les grands musiciens de l'époque, de nombreux compositeurs et instrumentistes sont venus à Bucarest pendant les années où le maestro était actif : Richard Strauss, Maurice Ravel, Pietro Mascagni, Igor Stravinski, Jacques Thibaud, Arthur Rubinstein.
Parallèlement, il promeut la composition roumaine, les noms les plus fréquents étant : George Enescu, Dinu Lipatti, Paul Constantinescu, Mihail Jora, Marcel Mihalovici, Marțian Negrea, Constantin Silvestri.

George Georgescu fut proche de l'orchestre et du monde musical jusqu'au dernier moment de sa vie. Le dernier concert qu'il a dirigé à l'étranger a eu lieu à Berlin, où il avait débuté sa carrière.
Sept ans avant sa mort (1er septembre 1964), le palmarès de George Georgescu était impressionnant : il avait dirigé 52 orchestres du monde entier (850 concerts à Bucarest avec des programmes originaux, dont 100 pièces roumaines et de nombreuses partitions contemporaines en première audition), il avait collaboré avec 150 solistes roumains et étrangers.
Les critiques musicaux ont nommé les années au cours desquelles le maestro exerçait son activité "l'ère Georgescu".

 

Christoph Eschenbach, le retour

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Christoph Eschenbach, 83 ans, est nommé directeur musical du NFM Wrocław Philharmonic à partir de la saison 2024/2025, succédant ainsi à Giancarlo Guerrero à ce poste depuis la saison 2017/2018.
Il s’agit d’un retour sur sa terre natale pour le chef d’orchestre allemand, puisqu’il est né dans la ville en 1940 (anciennement Breslau).
Son père était chef de chœur dans le Breslau d’avant-guerre et sa mère chanteuse d’opéra. 

(d'après ResMusica)