Le Journal

Vienne et Ildar Abdrazakov

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L'Opéra d'État de Vienne a déclaré qu'il avait "convenu mutuellement avec M. (Ildar) Abdrazakov" qu'"il n'y aurait pas de représentations de sa part jusqu'à nouvel ordre."

Son seul engagement occidental en 2024 est avec Santa Cecilia à Rome.

Paul Hindemith, 60 ans

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Le compositeur, chef d'orchestre et altiste allemand Paul Hindemith est né à Hanau (près de Francfort-sur-le-Main) le  et mort à Francfort-sur-le-Main le .

Paul Hindemith commence des études de violon à l'âge de neuf ans à Francfort et entre à quatorze ans à la Hochschule für Musik de Francfort, où il travaille avec Adolf Rebner pour le violon, et Arnold Mendelssohn pour la composition.
Son père est tué durant la Première Guerre mondiale.

Il mène une carrière d'interprète parallèlement à une activité de compositeur. Il est violon solo à l'opéra de Francfort de 1915 à 1923. De 1921 à 1929, il est l'altiste du fameux quatuor fondé avec Licco Amar, au sein duquel il milite activement en faveur de la musique d'avant-garde.

En 1927, il est nommé professeur de composition au Conservatoire de Berlin, puis en Suisse où il finit par émigrer en 1938, après avoir entretenu des relations compliquées avec les autorités nazies, et bien qu'ayant accepté certaines fonctions officielles comme d'être membre de la Chambre de la musique du Reich (Reichsmusikkammer).

En 1940, il part aux États-Unis où il enseigne la composition à l'Université Yale jusqu'à 1953. Robert Strassburg (1915-2003) comptait parmi ses étudiants. Ce dernier deviendra compositeur/éducateur américain. Hindemith obtient la nationalité américaine en 1946.

Il rentre en Europe après la guerre et s'établit à Blonay dès 1953. Il occupe la chaire de musicologie à l'Université de Zurich de 1951 à 1953. Il retourne fréquemment en Allemagne fédérale jusqu'à sa mort à Francfort.

Le style de Hindemith a connu de nombreuses métamorphoses pendant sa longue carrière. Ses premières œuvres sont influencées par l’expressionnisme, Richard Strauss, et même Debussy, qu’il adulait (In einer Nacht, opus 15). Ses compositions jusqu’en 1930 sont tiraillées entre des pôles contraires : un lyrisme généreux et ample, issu de Wagner et Strauss, une facilité d’écriture (notamment contrapuntique) prodigieuse, le courant néo classique, un goût pour le grotesque, la provocation (son opéra Nusch-Nuschi), l’expressionnisme voire le dadaïsme. À cet égard, son opéra Mathis der Maler (Mathis le peintre) représentera une synthèse remarquable.
Dans les années trente, son style se stabilise sur des principes d’écritures issus de la musique préclassique, il commence des longues séries de sonates et de concertos à l’écriture rigoureuse, ainsi que des œuvres destinées aux musiciens amateurs, improprement appelées Gebrauchsmusik (« musique utilitaire »).
Sa rythmique, parfois désignée sous le nom de Motorik (« motorisme »), est percutante et se veut, à l’instar de la machine, obsédante. Elle se fait l’écho de l’ère industrielle, Hindemith répugnant alors à la sentimentalité, à la subjectivité et à la psychologie. Ainsi, entre musique moderne et musique néo-classique, signe-t-il une musique très personnelle.

Son activité de pédagogue, ainsi que son goût marqué pour la théorie l’ont amené à rédiger des traités, qu’il a partiellement utilisés à ses propres fins de compositeur, son œuvre la plus emblématique dans ce domaine étant Ludus Tonalis, un cycle pour piano qui date de 1942. Ses conceptions théoriques, humanistes et ésotériques ont culminé dans son opéra monumental l’Harmonie du monde (1957).

Son œuvre est particulièrement riche, comptant plus d’une centaine de compositions et touchant à tous les genres. Même s’il a été un ardent défenseur de l’avant-garde, il n’a jamais pratiqué le dodécaphonisme strict, se contentant de jouer parfois avec des thèmes sériels (par exemple dans Ludus tonalis).

Il a mis en musique la poésie de Rilke et de Christian Morgenstern. Il a illustré le ballet de George Balanchine Les Quatre Tempéraments par son Thème avec quatre variations pour orchestre à cordes et piano, et composé de nombreux opéras, dont aucun ne s’est durablement inscrit au répertoire des maisons d’opéras.

Domenico Alaleona, 95 ans

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Domenico Alaleona ( - ) est un organiste, compositeur et professeur de musique classique italien, né et mort à Montegiorgio. En 1912, il compose l'opéra Mirra.

Domenico Alaleona prend des cours de musique auprès d'Antonio Bernabei et poursuit ses études à Académie nationale Sainte-Cécile à Rome : en composition avec Cesare De Sanctis, en pianoforte avec Alessandro Bustini, en harmonie et orgue avec Remigio Renzi. Il est diplômé en composition, orgue et harmonie en 1907, l'année suivante, il est diplômé en lettres. Il est chef d'orchestre et chef de chœur à Livourne et à Rome, où il enseigne le chant choral à l'Ecole nationale de musique ; à partir de 1916, il est professeur à l'Académie nationale Sainte-Cécile en histoire et esthétique de la musique ; il a été un précurseur de l'étude des aspects techniques de la musique, en introduisant des termes tels que dodécaphonie, toujours en usage aujourd'hui.
Il a été collaborateur et critique musical pour divers magazines et journaux: Rivista Musicale ItalianaHarmoniaThe piano.
À sa mort, causée par une maladie inconnue, il a laissé plus de six cents œuvres, dont la plus connue, Mirra, composée en 1913, est dédiée à Arturo Toscanini.

Le théâtre municipal de Montegiorgio et la place adjacente où domine sa maison natale portent son nom.

Luobin Wang, 110 ans

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Wang Luobin (王洛宾,  à Urumqi) est un auteur-compositeur chinois reconnu comme le « père du chant folklorique moderne chinois ». Il est spécialiste des chansons en mandarin inspirées par les musiques des minorités ethniques de l'Ouest de la Chine.

Wang est né à Pékin. Il est diplômé du département de musique de l'Université normale de Pékin en 1934 et participe activement à la seconde guerre sino-japonaise dans la province du Shanxi à partir de 1937.
En 1938, à Lanzhou dans la province du Gansu, il publie sa première chanson inspirée du Xinjiang, La Fille de Dabancheng.
Il vit dans le Nord-Ouest de la Chine pendant plus de 50 ans et consacre son temps à transcrire, adapter, collecter, et réviser les chansons folkloriques locales. En tout, Wang a écrit sept opéras et édité six livres de chansons, et il a publié quelque 700 chansons du Xinjiang, les plus célèbres étant Alamuhan (阿拉木汗, inspirée par une chanson du peuple ouïghour), Awariguli (peut-être également une chanson ouïghoure), Les Fleurs et la Jeunesse (une chanson du peuple musulman Hui), Dans ce lieu lointain (de la province de Qinghai), Soulève ton voile (掀起你的盖头来), Duldal et Maria (une chanson kazakh), Mayila, et Le croissant de lune se lève (半个月亮爬上来, Ban Ge Yueliang Pa Shang Lai).

Wang commence à être récompensé pour son travail à la fin de sa vie. En 1993, Dans ce lieu lointain et Le Croissant de lune se lève sont sélectionnées comme musiques classiques chinoises du xxe siècle. Un an plus tard, en , Wang reçoit le Prix pour contribution exceptionnelle de la Bourse des cultures occidentales et orientales de l'UNESCO. Wang devient maire d'honneur de Dabancheng dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang en décembre de cette année.

Quand Wang a voulu mettre sous droits d'auteur les chansons du Xinjiang qu'il avait publié, une controverse a éclaté pour savoir s'il a volé ces chansons folkloriques aux minorités, c'est-à-dire qu'il ne les a pas réellement « composées » mais uniquement « transcrites » et « ajouté des paroles en chinois ».
En 1994, Sidiⱪ Haji Rozi, qui vit aux États-Unis, publie un article dans le journal Ürümqi keqilik geziti titré «Wang Luobin, pilleur de chanson, arrête de voler !».

Wang meurt d'un cancer le  à l'âge de 83 ans. Ses chansons sont toujours populaires aujourd'hui, et des adaptations modernes ont été enregistrées par le chœur angélique de Pékin, et ont connu du succès en Chine et à l'étranger ; par le 12 Girls Band; et par le chanteur de rock Dao Lang, qui est surtout connu pour sa musique pop occidentale de style chinois. En 2014, le groupe de punk chinois SMZB reprend Soulève ton voile (掀起你的盖头来) dans son album 中国来信 (A letter from China).

Mischa Spoliansky, 125 ans

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Mischa Spoliansky, né le  à Białystok (alors en Russie, actuellement en Pologne), et décédé le  (à 86 ans) à Londres, est un compositeur et pianiste d'origine russe.

En 1905, sa famille (de musiciens) émigre en Allemagne où Spoliansky apprend le violon, le violoncelle, et surtout le piano.
En 1914, il rejoint son frère violoncelliste à Berlin, où il poursuit au Conservatoire sa formation de pianiste et de compositeur.
Parallèlement, il gagne sa vie comme pianiste de cabaret, ce qui l'amène à collaborer, dans les années 1920 notamment, avec les compositeurs Friedrich Hollaender et Werner R. Heymann, le metteur en scène (alors propriétaire d'un cabaret) Max Reinhardt, les chanteuses et actrices Margo Lion et Marlene Dietrich.
Tous fuiront le nazisme : Spoliansky pour sa part émigre en 1933 en Angleterre, où il s'établit définitivement et poursuit à Londres une carrière de compositeur de musiques de films, carrière qu'il avait déjà entamée à Berlin en écrivant pour les studios de la UFA les partitions de plusieurs films entre 1923 et 1933. Au total, jusqu'en 1973, il participe à 52 films -principalement britanniques après 1933- et à un téléfilm allemand (1961) comme compositeur. Notons aussi une apparition comme acteur (rôle d'un pianiste) dans un film de 1931, Nie wieder Liebe, dont il écrit en outre la musique.

On lui doit aussi, durant sa période allemande, diverses musiques p2, (en allemand pour "The Lavender Song", musique de Arno Billing , nom d'emprunt de Mischa Spoliansky, écrit par Kurt Schwabach. C'est une chanson de cabaret écrite à Berlin -pendant la république de Weimar- qui n'est autre que le premier hymne gay de l'histoire.
Ainsi que, plus tard, pour une comédie musicale, Katharina Knie (livret de Carl Zuckmayer et Robert Gilbert, lyrics de ce dernier), créée à Munich en 1957.

Durant sa période britannique, il est parfois crédité Michael Spoliansky.

Alexandre P. F. Boëly, 165 ans

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Compositeur, pianiste, organiste et professeur français, Alexandre-Pierre-François Boëly est né à Versailles le 19 avril 1785 et mort à Paris le 27 décembre 1858.

Alexandre est issu d'une famille de musiciens. Son père, Jean-François (1739–1814), est haute-contre à la Sainte-Chapelle de Paris, compositeur et professeur de harpe à la Cour de Versailles et théoricien. Sa mère, Catherine-Louise Levesque (1755-1804), femme de chambre d'un enfant de la Comtesse d'Artois de 1778 à 1783, a pour père Pierre-Louis Levesque (1724-1797) chantre et auteur d'un "Solfège d'Italie" (1772) assez célèbre, qui connut cinq rééditions jusqu'en 1830.
Son oncle, Pierre-Louis Levesque (1760-?) est aussi Page du Roi. Enfin, il a quatre sœurs qui suivent toutes de rapides et brillantes études à l'ouverture du conservatoire.

Dès sa cinquième année Alexandre reçoit sa première éducation musicale parmi les pages de la musique du Roi, dirigés par son grand-père. À Paris, il a d'abord pour maître son père, doué d'une solide culture puis, dès l'ouverture du Conservatoire de Paris en 1796  -Alexandre est alors dans sa onzième année- il commença le violon avec Henri Guérillot (1749–1805), sans grand succès apparemment, et surtout le piano. L'hypothèse a été émise qu'il avait commencé avec Madame Hélène de Montgeroult (1764–1836) jusqu'en janvier 1798, puis avec le pianiste-compositeur et pédagogue tyrolien Ignaz Ladurner (1766-1839). Ladurner, fils d'organiste et organiste à ses heures, formé à Munich et fixé à Paris depuis 1788, devient professeur au Conservatoire de mai 1797 jusqu'à son éviction en 1802 (comme le violoniste Guérillot, écarté lui aussi lors d'un remaniement professoral).
Début 1798, Boëly s'initie, entre autres, à Bach, Haydn et Clementi. Mais il ne termina jamais ses études au Conservatoire à cause d'un déménagement en province, ce qui lui ferma le concours du Prix de Rome, ou un poste de professeur dans l'établissement.
Il avait quinze ans. À son retour, deux ans plus tard, il est possible qu'il reprît des cours particuliers avec Ladurner, ce que la dédicace de son opus 1, publié en 1810, semble confirmer.

On ignore précisément le déroulement de sa formation de compositeur ou celle de l'organiste. En composition, il doit beaucoup à la lecture directe des œuvres (la bibliothèque du Conservatoire est fort riche).
En tout cas, avant sa vingtième année, il signe des œuvres de chambre accomplies.

Confiné par ses goûts dans la spécialité qu’il s’était créée, M. Boëly ne songeait pas à en sortir lorsque les conseils de quelques amis, en particulier du savant Perne, l’engagèrent à se livrer à la pratique de l’orgue. Tous ses travaux et toutes ses tendances l’avaient préparé à cette nouvelle carrière : aussi n’eut-il aucune peine à y entrer, écrit A. Farrenc en 1858.
Sa carrière se précise seulement vers 1826. Il s'initia sérieusement à l'orgue semble-t-il à partir de 1830, date à laquelle il fait installer un clavier de pédale à l'allemande sous son piano personnel, ce qui constitue une grande première en France. Il fera de même en 1840 à sa tribune de Saint-Germain.
Il est certain qu'il fréquente avec assiduité la tribune de Saint-Gervais, qui fut celle d'Armand Louis Couperin et tenue par Jean-Nicolas Marrigues qu'Alexandre connaît de longue date. Ceci explique sans doute le style particulier et personnel du compositeur : n'ayant pu bénéficier d'une formation officielle, Boëly a acquis une solide expérience de l'instrument à tuyaux et de la composition par une étude patiente, curieuse et solitaire.

Les orchestres français après l'Empire ne disposant pas des effectifs de vents nécessaires à l'interprétation du répertoire de Mozart ou Beethoven, Boëly se spécialise dans l'adaptation pour un second piano de ces pupitres. Dans les concerts organisé par Marie Bigot (1786-1820) qui est une « fervente admiratrice et interprète des concertos de Mozart qu'elle a découvert à Vienne » il a pour partenaires Baillot (créateur du Concerto de Beethoven en France), Lamare, Boëly et Auber. C'est souvent lui qui tient cette partie après avoir joué à l'alto d'autres œuvres. On dispose des parties de quatre concertos de Mozart ainsi arrangés pour l'orgue ou l'harmonium : Kv. 450, 459, 467 et 488.

Son goût pour le classicisme et sa prétention à faire de la bonne musique, son manque d'ambition mondaine, l'isolèrent de la scène musicale parisienne qui préférait des œuvres patriotiques ou italiennes, selon le goût de Napoléon, explique le peu de popularité de Boëly.
Plus tard, des musiciens comme Cherubini, Rossini, Bellini, mais aussi Meyerbeer, Paganini, connurent le succès. Tandis que Beethoven, en France, restait ignoré ou peu apprécié, Boëly lui, proclamait son admiration pour le compositeur de Fidelio ! Les premières sonates opus 1 ou les Trios opus 5 en portent la marque.

En août 1840, il est nommé organiste à l'Église Saint-Germain-l'Auxerrois. Âgé de cinquante-cinq ans, il est au sommet de son art et inspire le respect : c'est enfin un artiste heureux, confiant. Il exécute des œuvres de compositeurs inconnus ou peu appréciés du public : Bach (considéré comme une vieille perruque, réputé injouable ou scolaire...), Frescobaldi, Couperin. Il contribua à la formation directement ou indirectement de l'école d'orgue de la génération suivante par l'intermédiaire d'Alkan, Franck, Lefébure-Wely, Saint-Saëns, Ambroise Thomas ou Chauvet qui viennent l'entendre jouer Bach.

Il fut congédié fin septembre 1851 pour son « austérité », parce que le public et le clergé s'ennuient..., bien que ses amis et connaisseurs le soutiennent et en savent le talent. La paroisse avait perdu son qualificatif de « royale » depuis 1848...

Quant à l'œuvre pour orgue, elle est parmi les plus vastes publiées en France. Un de ses élèves, Eugène Vast, âgé de seize ans, prend le relais.
Boëly se défait de son poste à la maîtrise de Notre-Dame19 et reprend ses leçons.

Jusqu'à sa mort, il fut professeur particulier de piano, l'un des meilleurs de Paris selon ses contemporains et notamment Pierre Baillot, professeur de violon au Conservatoire, et coauteur de la méthode utilisée avec Rode et Kreutzer. On notera que Boëly assista à tous les concerts de musique de chambre organisés par le célèbre violoniste (soit 154 en tout), mais on n'y joua jamais ses œuvres.

Il meurt à Paris le lundi 27 décembre 1858 et repose au cimetière de Montmartre. Lors de ses obsèques à Saint-Philippe-du-Roule, Camille Saint-Saëns tint l'orgue.

Boëly fut et demeure inconnu du grand public, mais il n'en a pas moins joué un rôle déterminant dans la renaissance de la musique française au XIXe siècle.
Il laisse une œuvre abondante : musique de chambre, des œuvres pour piano -dont deux sonates et une centaine d'études-, de la musique pour orgue (douze "Cahiers de pièces de différents caractères", quatre "Livres pour orgue à pédales") ainsi que quelques œuvres liturgiques, en particulier deux messes brèves.

Barbara Hannigan reste à Götteborg jusqu'en 2028

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La soprano et chef d'orchestre canadienne Barbara Hannigan vient de prolonger son contrat de premier chef invité de l'Orchestre Symphonique de Göteborg jusqu'en 2028.
À l'époque, l'artiste avait déjà un engagement jusqu'en 2025, ce qui lui permet d'ajouter trois années supplémentaires à sa relation.

Parallèlement, l'orchestre a annoncé que Santtu-Matias Rouvali quitterait son poste de chef principal pour la saison 2024-2025.

Prix Puccini à Anna Pirozzi

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La soprano italienne Anna Pirozzi a remporté le Prix Puccini (55e édition), a annoncé sur ses réseaux sociaux la Fondazione Festival Pucciniano, l'entité responsable du Festival Puccini de Torre del Lago.
Parmi ses prédécessuers, on compte Maria Callas, Luciano Pavarotti, Renata Tebaldi ou Birgit Nilsson.

Née à Naples, Anna Pirozzi s’est formée à l’Institut de musique du Val d’Aoste et au Conservatoire Giuseppe Verdi de Turin.

Peu après avoir fait ses débuts en 2012 au Teatro Regio de Turin dans le rôle d’Amelia (Un bal masqué), elle est invitée au Festival de Salzbourg pour y chanter Abigaille (Nabucco). Parmi les rôles qui ont marqué sa carrière, citons Maddalena di Coigny (Andrea Chénier), les rôles-titres de Turandot, Aida, Tosca, Lucrezia Contarini (I due Foscari), Santuzza (Cavalleria rusticana), Odabella (Attila), Elvira (Ernani), Imogene (Le Pirate), Lady Macbeth (Macbeth).

Au cours de la saison 2022-2023, elle a notamment fait ses débuts à l’Opernhaus de Zurich dans le rôle d’Abigaille et à l’Opéra National de Grèce dans le rôle de Médée. Parmi ses autres apparitions, citons Turandot au Royal Opera House de Londres et au Teatro Real de Madrid, Tosca (rôle-titre) au Teatro dell’Opera de Rome, Macbeth au Staatsoper de Vienne et Abigaille, Aida et Tosca aux Arènes de Vérone. À l’Opéra National de Paris : elle a été Leonora dans La Force du destin (2022), Leonora dans Le Trouvère (2023) et assuma le rôle-titre de Turandot (2023).

 

Redécouverte d'Emilie Mayer

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Laurence Equilbey et son Insula orchestra partent à la redécouverte de la compositrice allemande.

Emilie Luise Friederika Mayer est née à Friedland en Mecklembourg le  et morte à Berlin le .
Fille du pharmacien August Friedrich Mayer (1777–1840) et de Henrietta Carolina Louisa, née Maas (1790–1814), Emilie Mayer joue du piano depuis l'âge de cinq ans.

Elle a tout d'abord étudié dans sa ville natale puis, au début des années 1840, elle suit des cours de composition avec Carl Loewe à Stettin. À partir de 1847, elle poursuit ses études musicales de contrepoint auprès d'Adolph Bernhard Marx et d'instrumentation auprès de Wilhelm Wieprecht à Berlin. Elle commence à être reconnue comme compositrice et plusieurs de ses œuvres sont jouées à Berlin.

En 1855, elle est à Munich, en 1856 à Vienne où son Quatuor à cordes en la majeur et son Trio avec piano en ré mineur sont créés.

Emilie Mayer reste célibataire et pendant de longues années, sa maison à Berlin est ouverte à des personnalités de la vie sociale et politique.

Emilie Mayer est d'abord influencée par l'école classique de Vienne, notamment par Mozart, bien que ses dernières œuvres soient plus dans un style romantique.
Les harmonies de Mayer sont caractérisées par de brusques changements de tonalités et l'usage fréquent d'accords de septième, avec septième diminuées, lui permettant une grande variété de résolutions. La musique d'Emilie Mayer se définit principalement par une tendance à posséder un centre tonal avec une septième de dominante, mais à ne pas résoudre sur la tonique directement. Parfois, la résolution ne se fait pas.
Ses rythmes sont souvent très complexes, avec plusieurs strates interagissant en même temps.

Zurich se sépare aussi d'Ildar Abdrazakov

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Le chanteur basse Ildar Abdrazakov, qui a officiellement annoncé son sutien à Poutine, a disparu de L'italiana in Algeri de Rossini à l'Opéra de Zurich le 31 décembre 2023, les 2, 4, 6 et 9 janvier 2024.

Son remplaçant est Pietro Spagnoli.