Le Journal

Le Prix Grawemeyer 2024

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Le Prix Grawemeyer 2024 en composition musicale, d'une valeur de 100 000 dollars, a été décerné à Aleksandra Vrebalov pour Missa Supratext, une œuvre de 22 minutes pour quatuor à cordes et chœur de jeunes filles créée par Kronos.

Aleksanra Verbalov, 53 ans, vit aux États-Unis depuis 1995 et a écrit 15 œuvres pour Kronos depuis 1997. Elle a publié plus de 100 partitions.

Elle a déclaré : La Missa Supratext n'est liée à aucune religion... Les mots sont inventés et n'ont aucune signification. L'œuvre va au-delà de la narration verbale pour montrer comment toutes les formes de vie sur notre planète sont interconnectées.

Parmi les récents lauréats du Grawemeyer figurent Olga Neuwirth et Julian Anderson. Les premiers lauréats, en 1985-86, étaient Lutoslawski et Ligeti.

Christian Thielemann à Bayreuth

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Le chef a confirmé qu'il reprendrait Lohengrin en 2025 dans la production de Yuval Sharon qu'il a lancée en 2018.

Christian Thielemann a dirigé à Bayreuth tous les étés de ce siècle jusqu'en 2022, date à laquelle il a quitté son poste de directeur musical.

Stephanie Childress à Barcelone

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La violoniste et chef d'orchestre franco-britannique Stephanie Childress, 23 ans, a été nommée premier chef d'orchestre invité de l'Orchestre Symphonique de Barcelone.
L'actuel directeur musical de Barcelone est Ludovic Morlot.

Stephanie Childress commence sa carrière musicale en tant que violoniste. Aujourd’hui, elle se fait remarquer en tant que cheffe d’orchestre et est comparée à « d’autres jeunes chefs notables du passé tels que Sir John Eliot Gardiner et Sir Simon Rattle ». Son talent musical et sa maîtrise d’un large éventail de répertoires lui apportent des engagements avec des orchestres symphoniques, des ensembles contemporains et des opéras.

Au cours de la saison 2020-21, Childress fait plusieurs apparitions, notamment à la direction du Royal Liverpool Philharmonic Orchestra et du BBC Philharmonic. Elle est également encadrée par Simon Rattle grâce à son travail avec le London Symphony Orchestra pour leur nouvelle saison de diffusion de LSO St Luke’s.
En novembre 2020, elle est invitée par Susanna Mälkki pour diriger le LSO dans un programme Sibelius, Mendelssohn et Saariaho, diffusé sur Medici.
En mai 2019, Childress se produit pour la première fois avec l’ensemble qu’elle vient de créer, Orchestra Rheia, avec Ein Deutsches Requiem de Brahms.
Elle est nommée cheffe d’orchestre principale du London Lawyers’ Symphony Orchestra pour la saison 2019-20. Parmi les autres moments forts de cette saison, citons la direction du Chineke! Juniors Orchestra lors de concerts au Southbank Center et le remplacement du chef Alexander Joel lors de performances de Luisa Miller de Verdi à l’Opéra National anglais.

S’établissant à la fois dans le répertoire symphonique et l’opéra, Stephanie dirige une variété de programmes, dont The Enchanted Island de Jeremy Sams avec le British Youth Opera, The Rape of Lucretia de Benjamin Britten au St John’s College (Cambridge), A Dinner Engagement de Lennox Berkeley pour la Cambridge University Opera Society, et la première mondiale de l’opéra d’Anna Semple The Next Station is Green Park au Royal Conservatoire of Scotland.

Stephanie Childress participe à plusieurs concours prestigieux et reçoit le 2e Prix à la première édition du Concours International pour cheffes d’orchestre La Maestra, à Paris. Elle assiste à des masterclasses avec des chefs d’orchestre estimés tels que Sir Mark Elder, Paavo Järvi, Neeme Järvi, Sian Edwards et Colin Metters, et plus récemment avec Jukka-Pekka Saraste au LEAD! Festival en Finlande.
Elle fait partie du programme Momentum de Barbara Hannigan.

 

Crise financière à Munich ?

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Tous les artistes invités à l'Opéra d'État de Bavière ont reçu une lettre leur annonçant qu'ils ne seront pas payés à partir de la mi-décembre et jusqu'en février. Leurs contrats stipulent qu'ils doivent être payés mensuellement à terme échu.

Les chanteurs invités ont commencé à organiser un débrayage si le Staatsoper (dirigé par le Belge Serge Dorny) ne les paie pas comme convenu. Les retards de paiement sont courants en Italie, mais pas en Allemagne. Les managers d'artistes se sont simplement vu répondre : "Tout le monde sait qu'à Munich, on n'est pas payé à Noël". Les cachets de répétition, qui sont censés couvrir les frais de subsistance, ne sont perçus que plus d'un mois après la fin des productions.

 

Le Festival de Bregenz perd un de ses principaux sponsors

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Jusqu'à présent, le Festival de Bregenz avait quatre sponsors principaux : la banque Hypo Vorarlberg appartenant au land, le fournisseur d'énergie illwerke vkw, Casinos Austria et le groupe automobile allemand BMW. Ce dernier ne sera plus sponsor à l'avenir. Le logo de BMW ne figure plus sur la page d'accueil du festival.  Selon les indications de BMW, la décision a été prise en raison d'une modification des conditions générales.
Des négociations sont en cours avec d'autres sponsors potentiels. On ne connait pas le montant des sommes en jeu, mais un sponsoring principal commence à partir de 150.000 euros par an.

Die Fledermaus pour la première fois au Teatro Real

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Pour la première fois de son histoire, le Teatro Real de Madrid proposera La Chauve-souris (Die Fledermaus) de Johann Strauss fils (1825-1899) que le colisée madrilène offrira le 9 décembre en version de concert sous la baguette de Marc Minkowski, qui dirigera son ensemble Les Musiciens du Louvre.

Tania León, 1ère femme récipiendaire du Premio SGAE de la Música Iberoamericana Tomás Luis de Victoria

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La compositrice cubano-américaine Tania León (1943, La Havane, Cuba) a remporté le XIXe Premio SGAE de la Música Iberoamericana Tomás Luis de Victoria, décerné tous les deux ans par la Fundación SGAE.
Forte de ses nombreuses récompenses internationales (dont le prix Pulitzer 2021 ou le Kennedy Center Honors 2022), Tania León devient la première femme à remporter ce prix, doté de 20 000 euros et considéré comme la plus haute reconnaissance publique pour un compositeur vivant de la communauté ibéro-américaine.

Le jury de cette édition --composé du compositeur (et lauréat du prix Tomas Luis de Victoria 2016) Tomás Marco, ainsi que des musicologues Luis Gago, Isabelle Hernández, Carmen Cecilia Piñero Gil et Álvaro Torrente- a décerné ce prix à la compositrice cubaine en "tenant compte de son expérience artistique, qui est projetée comme un paradigme de compréhension et de dialogue interculturels", ainsi qu'aux exils externes et internes qui, en tant que Cubaine aux États-Unis, ont marqué sa production compositionnelle de grande renommée internationale".

Son répertoire se compose d'opéras, de ballets, de musique originale pour des comédies musicales et des bandes originales, de compositions pour piano solo et de plus de 40 œuvres de musique de chambre, orchestrales et vocales. Sa musique se caractérise par un style cosmopolite moderne, à la fois complexe et très expressif, basé sur l'incorporation de pratiques rythmiques dérivées de la diaspora latino-américaine, fusionnées avec des techniques européennes dans les Caraïbes.

Installée à New York depuis 1967, Tania León n'a jamais eu l'intention de devenir compositrice. Tout change lorsqu'elle croise la route du chorégraphe Arthur Mitchell dans la Grosse Pomme : "J'ai remplacé, par chance, comme pianiste un camarade d'université qui jouait dans une école de ballet. C'est le destin qui m'a placée là. Il m'a entendu jouer et m'a immédiatement demandé d'être pianiste dans ses cours et de l'accompagner dans un nouveau projet qu'il allait lancer : le Dance Theater of Harlem".
C'était en 1968 et l'une des carrières de compositeur les plus brillantes et les plus prolifiques d'Amérique latine démarrait sans le vouloir. Dans les années 1970, son œuvre est marquée par un grand engagement politique, qui se reflète dans son catalogue d'opéras et dans la combinaison de genres, de rythmes et de voix de différentes cultures.

Karl Amadeus Hartmann, 60 ans

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Le compositeur allemand Karl Amadeus Hartmann est né le 2 août 1905 à Munich et mort le 5 décembre 1963 dans la même ville. Son œuvre orchestrale a pour centre de gravité un imposant corpus de huit symphonies.

Né dans une famille vouée aux beaux-arts, son père et un de ses frères sont peintres. Il commence ses études en 1919, à Pasing, près de Munich, pensant d'abord se consacrer à une carrière d'enseignant, avant d'interrompre ses études en 1922, puis de les reprendre en 1924 en changeant de voie et en entrant à la Staatliche Akademie der Tonkunst à Munich, où il reste jusqu'en 1927, y étudiant sous la direction de Joseph Haas.

C'est à cette époque qu'il fait la connaissance de Hermann Scherchen qui encourage sa vocation et que, en 1928, il participe à la fondation des concerts organisés par l'association artistique « Die Juryfreien ». Il ébauche, entre 1928 et 1930, le cycle des opéras de chambre Wachsfigurenkabinett (Musée de cire), cycle qui reste inachevé.

Profondément épris de démocratie et surtout très engagé marxiste, Hartmann assiste avec consternation à l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler et à l'avènement du Troisième Reich en 1933. Plutôt que de choisir l'exil, il préfère demeurer en Allemagne mais en se retirant complètement (ce qu'on appellera l’Innere Emigration) de la scène musicale allemande, tandis que certaines de ses œuvres sont jouées à l'étranger où sa réputation va grandissant alors que le public allemand ignore quasiment tout de ce compositeur caché. Pendant ces douze années, jusqu'en 1945, il préfère se consacrer, dans son exil intérieur volontaire, à l'art de la composition.

Durant cette période sombre, Hartmann ne se départit pas de sa foi en une intégrité morale et en l'humanité. Il sublime dans l'art de la composition son besoin de résistance. Les œuvres écrites à cette époque témoignent de cette attitude : l'opéra Simplicius Simplicissimus, par exemple, traite de la dignité de la personne humaine face aux atrocités de l'époque. Dès 1934, il dédie également le poème symphonique Miseræ aux prisonniers du camp de concentration de Dachau. En outre, nombre de ses œuvres sont clairement imprégnées du climat pesant de la Seconde Guerre mondiale.

Pendant la guerre, il se perfectionne avec Webern qui le « pousse » vers la musique sérielle puis, après la guerre, sortant de sa longue relégation volontaire, il cumule les fonctions officielles à Munich et en Bavière : il est nommé dramaturge musical au Bayerische Staatsoper ; il crée notamment, en 1945, le cycle de concerts de musique contemporaine Musica Viva, dont il assure la formation artistique initiale, et dont il restera responsable jusqu'à sa mort ; puis il assume la présidence de la section allemande de la Société internationale de musique contemporaine (S.I.M.C.) en 1953.

Outre les diverses classifications thématiques, divers musicologues répartissent les œuvres de Hartmann en trois périodes relativement distinctes, correspondant à diverses phases importantes de la vie du compositeur :

- les œuvres dites « de jeunesse », composées avant 1933, et dont un grand nombre ont été reniées et détruites par Hartmann lui-même ;

- les œuvres de la relégation volontaire, composées entre 1933 et 1945, dont beaucoup n'ont été découvertes, sous leur forme originelle, qu'après la mort du compositeur ;

- les œuvres dites « majeures », composées après 1945, et dont beaucoup reprennent en les remaniant une partie des partitions composées entre 1933 et 1945.

En fonction des œuvres et des périodes, certains ont décelé dans sa production des influences de Gustav Mahler, Anton Bruckner (œuvres dites « de jeunesse »), Paul Hindemith, Igor Stravinsky, Arnold Schoenberg. Inversement, sa propre influence est parfaitement audible dans certaines œuvres de Hans Werner Henze, par exemple dans sa 7e Symphonie.

Avec son souci constant de l'expression, sa recherche de grandes tensions orchestrales, Hartmann rappelle indéniablement les grands symphonistes du XIXe siècle mais jamais ne les imite. Recourant aux percussions, usant des techniques instrumentales modernes, appliquant l'écriture atonale ou sérielle à ses thèmes, il est de son époque, c'est-à-dire d’un passé récent. Pourtant, on discerne chez lui un moindre intérêt expérimental pour les couleurs nouvelles, les formes. Hartmann est bien le suiveur des grands fondateurs de la musique moderne, le dernier ancien parmi les modernes.

 

Johann Friedrich Fasch, 265 ans

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Johann Friedrich Fasch, compositeur, violoniste et organiste allemand, est né à Buttelstädt près de Weimar le  et mort à Zerbst le .

Johann Friedrich Fasch aborde la musique comme enfant de chœur (c'est-à-dire parmi les enfants chantant dans le chœur professionnel d'une église).
Il est ensuite enrôlé par le maître de musique (le Kapellmeister) Johann Kuhnau dans le chœur de la célèbre Thomasschule (l'école municipale de l'église Saint-Thomas de Leipzig, dirigée plus tard par Jean-Sébastien Bach). Il étudie ensuite à l’Université de Leipzig de 1708 à 1711.
Sans avoir reçu de formation de compositeur au-delà de sa formation à Saint-Thomas à l'adolescence, il commence à composer et sa réputation se fait si rapidement que son souverain lui commande des opéras en 1711 et 1712.
C’est vers ces années que Fasch entreprend d’étudier la composition à Darmstadt avec Johann Christoph Graupner et Gottfried Grünewald.
Il occupe par ailleurs quelques postes, notamment de violoniste à Bayreuth, d’organiste à Greiz et de maître de chapelle à la Cour du Comte Wenzel Morzin à Prague.
En 1722, il accepte le poste de maître de chapelle de la cour à Zerbst, où il reste jusqu’à la fin de ses jours.

Johann Friedrich Fasch compose dans presque tous les genres musicaux en vogue à son époque. Il est un compositeur respecté de tous, y compris de Jean-Sébastien Bach qui copie plusieurs de ses ouvertures.

L’œuvre de Fasch réalise une transition entre les styles baroque et classique : d’après Gottfried Küntzel, Fasch « développa le vocabulaire d’un nouveau langage musical sur une trame formelle traditionnelle ; dans certaines de ses œuvres tardives, il anticipa de manière tout à fait remarquable les idiomes -mais pas les structures formelles- utilisés ensuite par Gluck, Haydn et Mozart ».

La Fondation Gianadda est orpheline

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"Léonard Gianadda, entrepreneur et mécène culturel à la tête de la Fondation Pierre Gianadda à Martigny (VS), s'est éteint à l'âge de 88 ans après une vie, mille vies - aurait-il dit - aussi palpitantes les unes que les autres.

Né le 23 août 1935 à Martigny, il était un "lion ascendant lion" comme il s'amusait à le préciser sur le site internet de sa fondation. D'aucuns le décrivaient aussi comme séducteur, généreux, convaincant, travailleur, obstiné, sanguin, prétentieux, magicien, mégalo, colérique, pudique.... Quoi qu'il en soit, c'était un homme avec un immense appétit de vivre.

Soigné pour un cancer des os depuis six mois, Léonard Gianadda avait confié à la RTS que son état de forme "se déglinguait assez rapidement" après avoir eu une santé "incroyable" durant 88 ans. "Je suis serein, je brûle la chandelle par les deux bouts et je profite de tout", avait-il ajouté dans l'émission Helvetica.

"Je préfère faire qu'expliquer" était son credo. Et il est vrai que faire, entreprendre, agir, créer des liens, des ponts, faire circuler, était sa marque de fabrique. Ce n'est pas un hasard s'il a doté les ronds-points de Martigny d'une vingtaine d'oeuvres d'art, pour que cela ne s'arrête jamais et que cela tourne toujours.

Il découvre son amour pour l'art lors d'un premier voyage en famille en Italie en 1950. Il a 15 ans. Il s'intéresse ensuite à la photographie et deviendra le premier correspondant reporter-photographe en Valais pour la RTS de l'époque, en 1957. C'est par la photographie qu'il découvre l'archéologie, l'Egypte notamment. Il fera aussi un voyage de quatre mois en VW Coccinelle sur le pourtour de la Méditerranée avec son frère Pierre Gianadda, dont la mort précoce et inattendue en 1976 va donner un coup de dé au destin de Léonard le lion.

Le destin de Léonard Gianadda remonte à son grand-père Battista, un émigré italien venu du Piémont. Comme dans une fable, cet homme arrive à Martigny en 1889, sans rien. Deux générations plus tard, son petit-fils, ingénieur de formation, s'enrichit vite et copieusement en bâtissant des ponts et des blocs d'immeubles qui ont fait grincer les dents de plus d'un.

En 1976, alors que l'entrepreneur souhaite édifier une tour à Martigny, les travaux mettent à jour les vestiges d'un temple gallo-romain. Le permis de construire arrive finalement, mais pour celui qui aime tant l'archéologie, impossible de construire de l'immobilier sur ce terrain. C'est presque au même moment que Pierre, le frère adoré avec qui il partage ce goût de l'archéologie, se tue dans un accident d'avion. Léonard est brisé, mais il se relève et décide de créer une fondation culturelle à la mémoire de son frère.

Inaugurée en 1978, la Fondation Pierre Gianadda est constituée non seulement d'un espace d'exposition temporaire qui accueille également une saison musicale, mais aussi d'un musée gallo-romain et d'un autre dédié à l'automobile. Par la suite, son fondateur ajoutera à l'extérieur un parc à sculptures signées par les plus grands artistes du XXe siècle."

(de la RTS)

Léonard Gianadda conçoit les plans et assure intégralement le financement de la fondation. Aujourd'hui encore, la Fondation Gianadda est soutenue à 98% par le privé et à 2% par l'Etat. Et l'on sait que son fondateur a légué pratiquement toute sa fortune à l'institution.