Le Journal

"Hansel et Gretel" d’Engelbert Humperdinck, 130 ans

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Hänsel und Gretel est un opéra romantique en trois actes d'Engelbert Humperdinck, sur un livret d'Adelheid Wette (sœur du compositeur), d'après le conte éponyme popularisé par les frères Grimm.
Composé à Francfort-sur-le-Main en 1891, l'opéra fut créé le 23 décembre 1893 à Weimar sous la direction de Richard Strauss. Un an plus tard, on le retrouve à Hambourg sous la baguette de Gustav Mahler.

La première production hors d'Allemagne a lieu à Bâle, en Suisse, le .
La création anglaise a lieu à Londres le , au Daly's Theatreet la création américaine le  à New York.
La première en Australie se tient le , au Princess's Theatre, à Melbourne.

Dans les pays anglophones, Hänsel und Gretel est le plus souvent représenté en langue anglaise. Pendant longtemps la traduction de référence fut celle de Constance Bache.
Aux États-Unis, l'opéra est souvent interprété dans la traduction de Norman Kelley écrite pour la production de Nathaniel Merrill et Robert O'Hearn en 1967 au Metropolitan Opera.

 

Expropriation pour utilité publique de la villa de Giuseppe Verdi

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La maison-musée de Giuseppe Verdi est désormais un bien public et abritera bientôt une fondation et un musée dédiés au plus grand compositeur italien.
Le Ministère de la Culture dirigé par Gennaro Sangiuliano, après avoir consulté divers experts et avoir longuement traité le cas, a décidé d'exercer une expropriation pour utilité publique sur la villa de Giuseppe Verdi à Sant'Agata di Villanova sull'Arda (Plaisance).
La villa, mise aux enchères en raison d'un différend entre les héritiers, était depuis quelques temps au centre des débats. Les héritiers voulaient environ 40 millions, mais en recevront bientôt neuf.

Grâce à la décision du ministère, une fondation sera désormais créée, à laquelle participeront également la Région Émilie-Romagne et les deux municipalités de Villanova et Busseto (Parme), pour en assurer la gestion. Un musée est également à venir.

Le bâtiment, entouré d'un magnifique parc, était évalué à 7,5 millions, auquel il faut ajouter l'immense valeur des objets conservés, les vêtements du Maestro, son piano, même l'un des premiers exemplaires de la Fiancée que Manzoni lui a offert.

Le Ministre de la Culture l'avait défini comme « un lieu de mémoire collective », démontrant l'attention de Rome.

 

4e Concerto pour piano, 5e et 6e Symphonies de Beethoven, 215 ans

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Le Concerto pour piano en sol majeur, op. 58 est le quatrième des cinq concertos pour piano de Ludwig van Beethoven. Il fut composé en 1806 avec cependant des premières esquisses dès février 1804. Sa composition est à peu près contemporaine de sa 4e Symphonie, de son Concerto pour violon et de sa Sonate Appassionnata.
Il a été exécuté seulement deux fois du vivant de Beethoven, dont la première en 1807, à titre privé, au palais du Prince Lobkowitz. Il a été créé en public lors d'un concert « historique » le 22 décembre 1808 au Theater an der Wien, comportant à son programme, outre cette pièce, les créations de sa 5e et de sa 6e Symphonies, ainsi que de sa Fantaisie chorale. Le soliste en était le compositeur lui-même, handicapé par sa surdité partielle.

Il est dédié à l'Archiduc Rodolphe d'Autriche, son élève, dédicataire également de son 5e Concerto.

La Symphonie no 5 en ut mineur, op. 67, dite « Symphonie du Destin », a été écrite par Beethoven en 1805-1807 et créée le 22 décembre 1808 au Theater an der Wien de Vienne. Le compositeur a dédié l'œuvre au Prince Lobkowitz et au Comte Razumovsky, un diplomate russe qui avait commandé les trois Quatuors à cordes de l'op. 59 à Beethoven.

La composition fut menée en parallèle avec celle de la 6e Symphonie, dont la première eut lieu durant le même concert. Au cours de cette période marquée par les guerres napoléoniennes (occupation de Vienne en 1805), Beethoven, qui abordait la trentaine, était de plus en plus sourd.

Cette symphonie a acquis une grande renommée dès les premiers temps qui ont suivi sa première exécution. E.T.A. Hoffmann l'a alors décrite comme l'« une des œuvres les plus marquantes de l'époque ». Elle est au fil du temps devenue l'une des compositions les plus populaires de la musique classique et est fréquemment jouée et enregistrée.

Il n'est pas possible de déterminer une date précise pour la composition de la Cinquième symphonie. Cette œuvre qui montre l'apparence d'une immédiate spontanéité est l'une de celles -les cahiers d'esquisses laissés par Beethoven le montrent- dont la maturation fut la plus longue. Quelques éléments thématiques hantaient déjà l'imagination de Beethoven en 1795 environ. Il se peut qu'à cette époque Beethoven ait pris connaissance des musiques composées pour les cérémonies publiques de la France révolutionnaire par Claude Joseph Rouget de Lisle (Hymne dithyrambique sur la conjuration de Robespierre, 1794), François-Joseph Gossec (Le Triomphe de la République, 1793) ou Luigi Cherubini (Hymne au Panthéon, 1794), le compositeur contemporain qu'il admirait le plus.

On trouve les premières véritables ébauches dans les cahiers de 1803, mêlées aux esquisses de sa 3e Symphonie et « elle appartient manifestement au même stream of consciousness » selon Chantavoine.

Cependant, Beethoven a interrompu son élaboration à de nombreuses reprises pour travailler à d'autres créations, entre autres la première version de Fidelio -dont le finale en ut majeur n'est pas sans analogie avec celui de la Cinquième symphonie-, la Sonate pour piano no 23 dite « Appassionata », les quatuors à cordes nos 7, 8 et 9, son Concerto pour violon, son Concerto pour piano no 4, la Quatrième symphonie, ou encore la Messe en ut majeur.

L'écriture de la Cinquième ne commença vraiment qu'en 1805, le gros du travail eut lieu en 1807 et la partition ne fut achevée qu'au début 1808, au plus tard le 3 mars selon Nottebohm. Une lettre de Beethoven au Comte Franz von Oppersdorf en mars 1808 mentionne l'achèvement d'une symphonie : Le dernier mouvement de la Symphonie a trois trombones et un octavin -et bien qu'à vrai dire il n'y ait pas trois timbales, cette combinaison d'instruments produira quand même plus de bruit et, qui plus est, un bruit plus agréable que six timbales.

La première de la symphonie eut donc lieu le 22 décembre 18081 lors d′un grand concert au Theater an der Wien. Beethoven était sur le point de quitter Vienne pour entrer au service de Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie, en tant que maître de chapelle à Cassel et voulait offrir aux Viennois un immense concert (une Académie selon le terme en usage à l'époque).

La Symphonie no 6 en fa majeur, opus 68, dite « Pastorale », est composée entre 1805 et 1808. Beethoven l'intitule précisément dans une lettre à Breitkopf & Härtel (28 mars 1809) : Symphonie Pastorale, ou Souvenir de la vie rustique, plutôt émotion exprimée que peinture descriptive, et la co-dédie au Prince Lobkowitz et au Comte Razumovsky. L'œuvre est créée le 22 décembre 1808 au Theater an der Wien de Vienne et publiée en avril 1809 chez Breitkopf & Härtel.

Pour Hector Berlioz, la Symphonie pastorale est un étonnant paysage qui semble avoir été composé par Poussin et dessiné par Michel-Ange.

Ib Hansen, 95 ans

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Le baryton danois Ib Hansen est né le 22 décembre 1928 à Vanløse et décédé le 24 février 2013 à Asserbo.

Avant de faire ses débuts en tant que chanteur, il était chauffeur de lave-auto.
En 1958, il fait ses débuts au Théâtre royal dans le rôle-titre de Gianni Schicchi (Puccini). Ses talents de chanteur et de dramaturge s'affirment déjà à cette occasion.
Au début de sa carrière, la voix d'Ib Hansen était un baryton léger mais avec le temps, elle s'est transformée en baryton-basse. À son époque, Ib Hansen était l'un des chanteurs les plus appréciés du Danemark et l'une des principales forces du théâtre jusqu'à sa retraite en 1994.

Tout au long de sa carrière, il a interprété une cinquantaine de rôles à l'opéra, en particulier dans des œuvres de Puccini, Mozart et Verdi. Oreste dans Iphigénie sur Tauris (Gluck), Anckarström dans Le Bal masqué (Verdi), Scarpia dans Tosca (Puccini), Henrik puis Jeronimus dans Maskarade (Carl Nielsen), Arlequin dans Ariane à Naxos (Richard Strauss).

Il s'est également produit dans des opéras de Wagner et a enregistré un certain nombre de disques, notamment avec des chansons danoises.

En 1966, il a participé au Concours danois de l'Eurovision avec la chanson "Lille veninde".
Hansen a également joué dans trois longs métrages de style différent : "Kvindelist og kærlighed" (1960),"Olsen-bandens flugt over plankeværket" (1981) et "Epidemic" (1987). Il chante également la chanson "goodbye little girl goodbye" du film Three Little Girls (1966).

Ib Hansen a reçu plusieurs titres honorifiques : Chanteur de Chambre royal et Commandeur de l'Ordre du Danois.

Edgard Varèse, 140 ans

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Edgard Varèse ou Edgar Varèse (les deux orthographes ont été utilisées par le compositeur lui-même à différentes époques de sa vie) est un compositeur français naturalisé américain, né le 22 décembre 1883 à Paris et mort le 6 novembre 1965 à New York.

Formé, dans un premier temps, à la Schola Cantorum et au Conservatoire de Paris, Varèse trouve auprès d'artistes plus indépendants, comme Debussy et Busoni, les encouragements nécessaires pour son expression personnelle.

En effet, bien avant 1914, Varèse envisage l'abandon des méthodes de composition classiques, le système tempéré et les instruments de musique traditionnels pour employer « la matière sonore elle-même ». Cet idéal le conduit à détruire ses premières partitions jusqu'à Amériques -où il emploie déjà les sons modulés en fréquence et en intensité d'une sirène- et à encourager les recherches dans le domaine acoustique, du dynamophone aux réalisations de Léon Theremin et de Maurice Martenot.

Varèse abandonne l'orchestre à partir d'Arcana, pour des ensembles instrumentaux plus réduits et individualisés. Cependant, l'absence de moyens techniques, de studio d'enregistrement ou de laboratoire le réduit au silence pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale et jusqu'au milieu des années 1950, lorsque se développent les techniques d'enregistrement du studio d'essais de Pierre Schaeffer et Pierre Henry.
Varèse peut alors réaliser une œuvre comme le Poème électronique, pour l'Exposition universelle de Bruxelles en 1958.

Entretenant des relations étroites avec d'importants représentants de la communauté scientifique de son temps, l'intérêt de Varèse pour les sciences se traduit dans les titres qu'il donne à ses œuvres, évoquant les mathématiques (Intégrales), la métallurgie (Densité 21,5), la cristallographie (Hyperprism), la botanique (Octandre), la chimie (Ionisation) et même l'alchimie (Arcana). L'œuvre de Varèse a d'abord paru très abstraite. Pour autant, sa musique a une grande puissance d'incantation, dès qu'intervient la voix humaine (Offrandes, Ecuatorial, Nocturnal).

Le scandale de la création de Déserts, le 2 décembre 1954 à Paris, le révèle pour une nouvelle génération de compositeurs classiques (dont Iannis Xenakis et Bruno Maderna) et populaires (comme Frank Zappa) qui ont reconnu en lui, bien plus qu'un « précurseur », un modèle à suivre et l'un des grands innovateurs du XXe siècle avec Stravinsky, Bartók, Henry Cowell et Anton Webern.

Giacomo Puccini, 165 ans

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Giacomo Antonio Domenico Michele Secondo Maria Puccini est né le 22 décembre 1858 à Lucques dans le grand-duché de Toscane et mort le 29 novembre 1924 à Bruxelles, est considéré comme l'un des plus grands compositeurs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

Issu d'une famille de longue tradition musicale dans laquelle cinq générations de musiciens se sont succédé, il porte le même prénom que son arrière-arrière-grand-père Giacomo Puccini (1712-1781), organiste et compositeur de musique sacrée du XVIIIe siècle. Il est le fils de Michele Puccini (1813-1864), le petit-fils de Domenico Puccini (1772-1815) et l'arrière-petit-fils d'Antonio Puccini (1747-1832).

Giacomo Puccini est né dans une famille aisée. Il est le premier garçon d’une famille de sept enfants, cinq sœurs aînées et un frère, de cinq ans son cadet, né trois mois après la mort de son père. Son père Michele Puccini est un compositeur de musique sacrée, organiste et maître de chœur à la cathédrale Saint-Martin de Lucques. Sa mère Albina Magi a épousé Michele en 1848 ou 1849.

Il poursuit à une ou deux exceptions près les mêmes études musicales que ses illustres aïeux, tous musiciens d'église. On compte trente-deux œuvres à leur actif.

Après la mort de son père en janvier 1864, il est envoyé auprès de son oncle maternel Fortunato Magi pour étudier ; celui-ci l'initie au clavier et au chant choral mais le considère comme un élève peu doué et indiscipliné. Fortunato a succédé à Michele Puccini au poste de maître de chapelle et organiste. Toutefois, la place ayant été occupée depuis plusieurs générations par les Puccini, il est précisé que Fortunato céderait sa place au jeune Giacomo lorsque celui-ci serait en âge d'assumer cette charge.

Il a dix ans lorsqu'il entre dans le chœur de la Cathédrale de Lucques et commence à toucher l’orgue. L'inspiration pour l'art lyrique et la musique profane lui vient seulement lors d'une représentation de l'Aïda de Verdi que Carlo Angeloni, un de ses professeurs au conservatoire, lui fait découvrir à Pise le 11 mars 1876. De 1880 à 1883, il étudie au conservatoire de Milan où il est l'élève d'Amilcare Ponchielli et d'Antonio Bazzini.

En 1882, Puccini participe à un concours d'écriture lancé par la maison d'édition de musique Sonzogno en 1883, pour un opéra en un acte. Bien qu'il ne remporte pas le prix avec Le Villi, son premier opéra est représenté en 1884 au Teatro Dal Verme de Milan grâce à Ponchielli et Ferdinando Fontana, et contribue à attirer l'attention de Ricordi, l'éditeur de Verdi, qui lui commande un nouvel opéra, Edgar.
C'est à cette époque que Puccini rencontre Elvira Gemignani (née Bonturi, 1860-1930), mariée à un autre, ce qui n'empêche pas Puccini de tenter sa chance. Le mari, peu soupçonneux et souvent absent, ne se méfie pas, mais tout Lucques est au courant.  du scandale, sauf le mari trompé. Le climat devenant lourd, Puccini achète une villa à Torre del Lago, où il résidera la plus grande partie de sa vie, accompagné d'Elvira. La critique est assez ironique lorsque Edgar, son deuxième opéra, est représenté (avec succès), puisque l'intrigue présente beaucoup de points communs avec cette aventure vaudevillesque.

Son troisième opéra, Manon Lescaut, est non seulement un succès, mais également le point de départ d'une collaboration fructueuse avec les librettistes Luigi Illica et Giuseppe Giacosa qui travaillent avec lui sur les trois opéras suivants.

En 1896, il crée un opéra, La Bohème, adapté des « Scènes de la vie de bohème » de Henri Murger. Bien qu’il contienne certains des airs les plus populaires de son répertoire, ses audaces harmoniques et dramatiques, tranchant avec le sentimentalisme de Manon Lescaut, ne parviennent pas à séduire le public de la première, le 1er février (malgré la direction irréprochable d'Arturo Toscanini). Les représentations suivantes assurent cependant au compositeur un succès mondial.

En 1900, Tosca représente pour Puccini la première approche du vérisme ; l'œuvre est marquée par la ferveur patriotique, mais elle relate un drame amoureux sans s’engager sur le terrain idéologique comme les opéras de Verdi. Le contraste entre La Bohème et Tosca est tel que Puccini essuie un cinglant revers. Heureusement, lorsque Toscanini reprend l'ouvrage, le succès est au rendez-vous.

L'activité du compositeur ralentit et, en 1903, il est blessé à la suite d'un accident de voiture qui le rend boiteux.

En 1904, Madame Butterfly (sur une pièce de théâtre de David Belasco) est accueillie par un fiasco cinglant lors de la première à la Scala de Milan, bien qu'il soit remarquablement orchestré et dirigé par Cleofonte Campanini et mis en scène par Adolfo Hohenstein. En particulier, lors de la scène où l'on entend des chants d'oiseaux, le public s'esclaffe et fait entendre des cris de basse-cour de toutes sortes. Cela ne l'empêche pas de devenir, trois mois après, un autre de ses grands succès, après une révision drastique.

En 1910, il compose La fanciulla del West, premier opéra créé au Metropolitan Opera de New York. L'œuvre, considérée comme le premier western spaghetti, est dirigée par Toscanini ; elle présente une richesse orchestrale et harmonique sans égale dans l'œuvre de Puccini. Le succès immédiat auprès du public (et également des critiques) ne se confirme pas : le thème du Far West, l'audace de son écriture et, étrangement, son « happy end », déroutent le public et les critiques. Il faut toute la volonté d'artistes comme Dimitri Mitropoulos, Plácido Domingo, et de musicologues désireux de dépasser les clichés, pour faire sortir cette œuvre remarquable de l'oubli.

Il trittico est créé en 1918. Ce triptyque est composé de trois opéras réunis par le style Grand-Guignol parisien : un épisode d'horreur Il Tabarro, une tragédie sentimentale Suor Angelica et une farce ou comédie Gianni Schicchi. Des trois, Gianni Schicchi devient le plus populaire notamment grâce à l'air "O mio babbino caro".

Son dernier opéra Turandot, écrit en 1924, reste inachevé ; les deux dernières scènes en seront complétées par Franco Alfano. Ce final est très contesté de nos jours car Puccini avait rêvé pour le duo final de quelque chose d'inédit et fantastique, comparable à une grande scène wagnérienne (on mesure, quand on entend « Nessun dorma » ou le dernier air de Liù « Tanto amore, segreto », l'étendue de la perte qu'a causée la maladie du compositeur). Alfano, bon compositeur pourtant, n'a pas le génie de son maître, il est donc compréhensible que l'on ne dirige aujourd'hui qu'une version écourtée du final.
En 2001, un nouveau final est écrit par Luciano Berio.

Puccini meurt à Bruxelles le 29 novembre 1924, des suites cardiaques dues à son cancer de la gorge.

Sa villa est aujourd'hui un musée dédié à sa mémoire.

Teresa Carreño, 170 ans

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María Teresa Gertrudis de Jesús Carreño García est une pianiste et compositrice vénézuélienne, née à Caracas le  et morte à New York le .

Plus connue sous le nom de Teresa Carreño, elle s'est produite dans les plus grands auditoriums de villes telles que New York, Mexico, Paris, Berlin et Milan, ainsi que dans nombre d'autres villes d'Europe, d'Amérique, d'Afrique et d'Australie. Elle y a donné des interprétations passionnées et fulgurantes de Beethoven, Liszt, Chopin, Schumann, Brahms, Grieg, Rubinstein, Paganini, Weber,
MacDowell et Tchaïkovski, entre autres.
Elle a fréquenté pendant plus d'un demi-siècle les personnalités et les musiciens les plus importants de son époque et a parcouru le monde avec son piano.

Fille de Manuel Antonio Carreño, homme politique vénézuelien dont le père était un compositeur de renommée, et de Clorinda García Sena y Toro, fille de musicien, elle commence ses études musicales dès l'âge de cinq ans sous la direction de son père, qui était un pianiste amateur de talent, et étudie ensuite avec le pianiste vénézuélien d'origine allemande Julio Hohené.

La famille émigre aux États-Unis le . Teresa suit à New York l'enseignement de Louis Moreau Gottschalk. Elle donne à neuf ans son premier concert le  au New Yorker Irving Hall. Elle débute à dix ans en tant que soliste au Philharmonique de Boston et joue devant Abraham Lincoln en 1863.

Elle se rend à Paris en 1866 et y fait ses débuts le 3 mai. Elle y rencontre des célébrités telles que Rossini et Gounod et prend des cours de piano avec Anton Rubinstein

Teresa Carreño a été mariée de 1873 à 1875 avec le violoniste compositeur français Émile Sauret, dont elle aura une fille, Émilia. Elle épouse ensuite le baryton italien Giovanni Tagliapietra, dont elle aura une fille, Teresita Tagliapietra-Carreño, future pianiste, et un fils, Giovanni. Ils vivront ensemble de 1876 à 1885.

Elle accède à la célébrité grâce à la tournée européenne qu'elle effectue entre 1889 et 1890. Elle fait ses débuts à Berlin le .

Teresa Carreño se marie en troisièmes noces avec le pianiste compositeur allemand Eugen d'Albert, avec lequel elle vivra de 1892 à 1895. Elle épouse enfin le frère de son second mari, Arturo Tagliapietra, en 1902, et vit avec lui à Berlin sur le Kurfürstendamm.

Alors qu'elle prépare en 1917 une tournée en Amérique du Sud, on lui diagnostique une paralysie partielle du nerf optique. Elle meurt dans son appartement de Manhattan, où une plaque commémorative est apposée à sa mémoire.

Elle a donné son nom au Théâtre Teresa Carreño de Caracas, qui a ouvert ses portes en Elle est enterrée au Panthéon national du Venezuela.

On lui attribue fréquemment -à tort- la composition de l'hymne national vénézuelien Gloria al bravo pueblo. Elle a cependant composé deux œuvres à caractère patriotique : Himno a Bolívar et Himno a El Ilustre Americano.

Karl Friedrich Abel, 300 ans

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Karl (ou Carl) Friedrich Abel, né le 22 décembre 1723 à Köthen dans la principauté d'Anhalt-Köthen et mort le 20 juin 1787 à Londre, est un violiste et compositeur allemand de la période classique.

Dernier virtuose de la viole de gambe et compositeur de nombreuses œuvres pour cet instrument, dont le « Manuscrit de Drexel », il fut d'abord élève de son père Christian Ferdinand Abel puis probablement de Johann Sebastian Bach.
De 1748 à 1758, il était violiste de la Chapelle de Dresde. Puis il entama une série de concerts qui le menèrent finalement à Londres où il s'installa définitivement, hormis quelques séjours en France et en Allemagne.
De 1765 à 1781, Johann Christian Bach s'associa à lui pour fonder les « Bach-Abel Concerts ». Non seulement violiste virtuose, Karl Friedrich Abel était aussi excellent claveciniste et corniste.

Jean-Joseph Mouret, 285 ans

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Jean-Joseph Mouret, né à Avignon (Vaucluse) le 11 avril 16821 et mort à Charenton-Saint-Maurice le 22 décembre 1738, est un musicien et compositeur français de la période baroque. Son talent lui a valu le surnom de « musicien des grâces ».

Il est le fils de Jean Bertrand Mouret, marchand de soie, qui lui fait donner une bonne éducation et, constatant ses dons précoces pour la musique, favorise ce choix. Il chante avec talent, commence à composer avec réussite et, vers l'âge de vingt-cinq ans, vient s'établir à Paris.

Talentueux et doté d'un caractère agréable, il ne tarde pas à s'y faire connaître et, en 1708, parvient à être présenté à Louis-Auguste de Bourbon (1670-1736), Duc du Maine, fils légitimé du Roi et à son épouse Anne-Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, Duchesse du Maine qui, entourée de ses "Chevaliers de la Mouche à Miel", organise en son Château de Sceaux des soirées aux divertissements réputés.

Il commence par être embauché comme maître de musique des enfants du couple princier : Louis Auguste II de Bourbon (1700-1755), Prince des Dombes, joue du basson et deviendra même un musicien réputé au sein des spectacles que Madame de Pompadour donnait dans son Théâtre des Petits Appartements de Versailles ; Louis Charles de Bourbon (1701-1775) Comte d'Eu, joue du violon ; Louise-Françoise de Bourbon dite Mademoiselle du Maine (1707-1743) qui chante et touche le clavecin.

La carrière de Jean-Joseph Mouret s'amorce sous ces auspices favorables. Il est bientôt nommé surintendant de la musique de la Cour de Sceaux, participant aux salons littéraires et aux fêtes des Grandes Nuits de Sceaux. Il sera au service du Duc et de la Duchesse jusqu'en 1736, tout en travaillant de façon parallèle et indépendante à Paris.

Il se marie à Versailles le 23 octobre 1711 avec Madeleine Prompt de Saint-Marc et a une fille unique Françoise Louise née à Paris le 21 octobre 1722. Il collabore à l'Académie royale de Musique, ainsi qu'à la Comédie-Italienne, puis assume le poste de directeur du Concert Spirituel, ce qui lui procure une certaine aisance financière.
Cependant, la fin de sa vie est assombrie par des déboires : il est atteint par la déchéance et la folie. Il finit pauvrement son existence dans l'Asile de Charenton en 1738 sur la commune qui s'appelait alors Charenton-Saint-Maurice.

 

Michael Nündel à la Musikalische Komödie Leipzig

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Le chef d'orchestre Michael Nündel sera le nouveau directeur musical de la Musikalische Komödie Leipzig. Le Berlinois d'origine prendra ses fonctions à partir de la saison 2024-25, a annoncé jeudi l'Opéra de Leipzig. Nündel est "une aubaine et un enrichissement" pour la maison de l'opérette et de la comédie musicale, a déclaré le directeur de l'opéra Tobias Wolff.
Le chef est un spécialiste reconnu dans le domaine du théâtre musical de divertissement et apporte beaucoup d'idées et d'impulsion.

Il succède à Stefan Klingele qui a occupé ce poste de 2015 à 2022. Depuis le départ de ce dernier pour Brême, Tobias Engeli occupe le poste de directeur musical par intérim et de chef d'orchestre principal de la Musikalische Komödie.

Nündel a étudié la direction d'orchestre et le piano à la Hochschule für Musik Hanns Eisler de Berlin ainsi qu'à la Schola Cantorum Basiliensis.
De 2007 à 2014, il a été engagé au théâtre de Kiel où il a été nommé deuxième chef d'orchestre en 2012.
De 2015 à 2021, Nündel a travaillé comme premier chef d'orchestre au Staatstheater Dortmund.
À Leipzig, il dirige déjà The Producers de Mel Brooks.