Le Journal

Johann Friedrich Fasch, 265 ans

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Johann Friedrich Fasch, compositeur, violoniste et organiste allemand, est né à Buttelstädt près de Weimar le  et mort à Zerbst le .

Johann Friedrich Fasch aborde la musique comme enfant de chœur (c'est-à-dire parmi les enfants chantant dans le chœur professionnel d'une église).
Il est ensuite enrôlé par le maître de musique (le Kapellmeister) Johann Kuhnau dans le chœur de la célèbre Thomasschule (l'école municipale de l'église Saint-Thomas de Leipzig, dirigée plus tard par Jean-Sébastien Bach). Il étudie ensuite à l’Université de Leipzig de 1708 à 1711.
Sans avoir reçu de formation de compositeur au-delà de sa formation à Saint-Thomas à l'adolescence, il commence à composer et sa réputation se fait si rapidement que son souverain lui commande des opéras en 1711 et 1712.
C’est vers ces années que Fasch entreprend d’étudier la composition à Darmstadt avec Johann Christoph Graupner et Gottfried Grünewald.
Il occupe par ailleurs quelques postes, notamment de violoniste à Bayreuth, d’organiste à Greiz et de maître de chapelle à la Cour du Comte Wenzel Morzin à Prague.
En 1722, il accepte le poste de maître de chapelle de la cour à Zerbst, où il reste jusqu’à la fin de ses jours.

Johann Friedrich Fasch compose dans presque tous les genres musicaux en vogue à son époque. Il est un compositeur respecté de tous, y compris de Jean-Sébastien Bach qui copie plusieurs de ses ouvertures.

L’œuvre de Fasch réalise une transition entre les styles baroque et classique : d’après Gottfried Küntzel, Fasch « développa le vocabulaire d’un nouveau langage musical sur une trame formelle traditionnelle ; dans certaines de ses œuvres tardives, il anticipa de manière tout à fait remarquable les idiomes -mais pas les structures formelles- utilisés ensuite par Gluck, Haydn et Mozart ».

La Fondation Gianadda est orpheline

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"Léonard Gianadda, entrepreneur et mécène culturel à la tête de la Fondation Pierre Gianadda à Martigny (VS), s'est éteint à l'âge de 88 ans après une vie, mille vies - aurait-il dit - aussi palpitantes les unes que les autres.

Né le 23 août 1935 à Martigny, il était un "lion ascendant lion" comme il s'amusait à le préciser sur le site internet de sa fondation. D'aucuns le décrivaient aussi comme séducteur, généreux, convaincant, travailleur, obstiné, sanguin, prétentieux, magicien, mégalo, colérique, pudique.... Quoi qu'il en soit, c'était un homme avec un immense appétit de vivre.

Soigné pour un cancer des os depuis six mois, Léonard Gianadda avait confié à la RTS que son état de forme "se déglinguait assez rapidement" après avoir eu une santé "incroyable" durant 88 ans. "Je suis serein, je brûle la chandelle par les deux bouts et je profite de tout", avait-il ajouté dans l'émission Helvetica.

"Je préfère faire qu'expliquer" était son credo. Et il est vrai que faire, entreprendre, agir, créer des liens, des ponts, faire circuler, était sa marque de fabrique. Ce n'est pas un hasard s'il a doté les ronds-points de Martigny d'une vingtaine d'oeuvres d'art, pour que cela ne s'arrête jamais et que cela tourne toujours.

Il découvre son amour pour l'art lors d'un premier voyage en famille en Italie en 1950. Il a 15 ans. Il s'intéresse ensuite à la photographie et deviendra le premier correspondant reporter-photographe en Valais pour la RTS de l'époque, en 1957. C'est par la photographie qu'il découvre l'archéologie, l'Egypte notamment. Il fera aussi un voyage de quatre mois en VW Coccinelle sur le pourtour de la Méditerranée avec son frère Pierre Gianadda, dont la mort précoce et inattendue en 1976 va donner un coup de dé au destin de Léonard le lion.

Le destin de Léonard Gianadda remonte à son grand-père Battista, un émigré italien venu du Piémont. Comme dans une fable, cet homme arrive à Martigny en 1889, sans rien. Deux générations plus tard, son petit-fils, ingénieur de formation, s'enrichit vite et copieusement en bâtissant des ponts et des blocs d'immeubles qui ont fait grincer les dents de plus d'un.

En 1976, alors que l'entrepreneur souhaite édifier une tour à Martigny, les travaux mettent à jour les vestiges d'un temple gallo-romain. Le permis de construire arrive finalement, mais pour celui qui aime tant l'archéologie, impossible de construire de l'immobilier sur ce terrain. C'est presque au même moment que Pierre, le frère adoré avec qui il partage ce goût de l'archéologie, se tue dans un accident d'avion. Léonard est brisé, mais il se relève et décide de créer une fondation culturelle à la mémoire de son frère.

Inaugurée en 1978, la Fondation Pierre Gianadda est constituée non seulement d'un espace d'exposition temporaire qui accueille également une saison musicale, mais aussi d'un musée gallo-romain et d'un autre dédié à l'automobile. Par la suite, son fondateur ajoutera à l'extérieur un parc à sculptures signées par les plus grands artistes du XXe siècle."

(de la RTS)

Léonard Gianadda conçoit les plans et assure intégralement le financement de la fondation. Aujourd'hui encore, la Fondation Gianadda est soutenue à 98% par le privé et à 2% par l'Etat. Et l'on sait que son fondateur a légué pratiquement toute sa fortune à l'institution.

Prix de la musique de film pour le compositeur Marvin Miller

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Marvin Miller a été récompensé à Baden-Baden par le Prix Rolf-Hans Müller pour la musique de film 2023.
Il a reçu cette distinction dotée de 5.000 euros pour sa composition pour Das Märchen vom Frosch und der goldenen Kugel. Le jury d'experts a qualifié la musique, qui "offre au film une forte valeur ajoutée", de "fantastiquement composée" d'un point de vue artisanal.

Miller est né en 1988 à Augsbourg et a participé au début de sa carrière à plusieurs courts métrages. En collaboration avec Ralf Wengenmayr, il a composé la musique du polar télévisé "Die Tote aus der Schlucht" (2014) ainsi que celle de l'adaptation cinématographique du livre pour enfants de Denis Gansel "Jim Knopf und Lukas der Lokomotivführer" (2018) et de "Ballon" (2018) de Michael "Bully" Herbig.
Miller a également composé pour divers autres projets cinématographiques tels que "Es gilt das gesprochene Wort" (2019) et "Das Lehrerzimmer" (2023) d'Ilker Catak.

Le Prix Rolf-Hans Müller pour la musique de film est décerné tous les deux ans depuis 1992. Ce prix est organisé par la chaîne publique Südwestrundfunk, en collaboration avec la fondation Rolf-Hans Müller de Baden-Baden et la MFG Medien- und Filmgesellschaft Baden-Württemberg.
En tant que chef d'orchestre, compositeur et arrangeur, Rolf-Hans Müller a été étroitement lié à l'ancienne SWF (aujourd'hui SWR) pendant des années.

Les précédents lauréats étaient Fabian Zeidler, Michael Künstle, Richard Ruzicka, Julian Maas et Christoph Kaiser, Martina Eisenreich, Daniel Sus, Rainer Bartesch, Natalia Dittrich, Marco Hertenstein, Karim Sebastian Elias, Florian Appl, Johannes Kobilke, Jörg Lemberg, Ralf Wienrich, Frank Loef et Nikolaus Glowna.

Cette année, le jury était composé de Fola Dada, Irene Klünder, Nanna Schmidt, Bernd Künzig, Thorsten Lorenz, Fabian Zeidler ainsi que Max-Peter Heyne.

"Le Paradis et la Péri", 180 ans

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Le Paradis et la Péri (Das Paradies und die Peri), Op. 50, est un oratorio profane de Robert Schumann. Il fut créé le 4 décembre 1843 à Leipzig.

L'oratorio est conçu en trois parties, pour un total de 26 numéros et l'œuvre dure environ 90 minutes. Neuf solistes ainsi qu'un chœur mixte sont nécessaires à son exécution ; les solistes chantent aussi bien les parties de certains rôles (la Péri, le tyran Gazna, la jeune fille, le jeune homme, l'ange) que certaines interventions narratives qui ne sont pas le seul fait du narrateur ténor. Sur les douze chœurs, cinq correspondent à des rôles précis (chœur des Indiens, chœur des conquérants, chœur des anges, chœur des paysans du Nil, chœur des Houris).

Le livret de l'oratorio est une traduction et une adaptation de l'épopée orientale Lalla Rookh (1817) de Thomas Moore par Emil Flechsig. Schumann connaissait vraisemblablement le récit de Moore depuis sa jeunesse puisqu'une traduction était parue dans le journal de son père en 1822. Sur la demande de Schumann, son ami Emil Flechsig (1808-1878) commença à travailler sur le texte en 1841 et termina le livret le 6 janvier 1842. Schumann qualifia sa pièce de "Dichtung", un terme allemand désignant un processus de création poétique, et non pas d'oratorio, afin de clamer le caractère novateur de sa production.

La Péri (terme persan pour fée ou elfe), fille d'un ange déchu et d'un mortel, tente d'accéder à nouveau au paradis dont elle a été exclue du fait de l'impureté de ses origines. Pour ce faire, elle doit apporter à l'ange le bien que le ciel convoite le plus. Ses deux premiers présents -la dernière goutte de sang d'un guerrier agonisant dans sa lutte contre un tyran et le dernier soupir d'une jeune fille morte de la peste dans les bras de son bien-aimé- ne sont pas acceptés par l'ange. Cependant elle se voit offrir l'accès au paradis lorsqu'elle lui apporte la larme de repentir qu'un criminel a versée en se souvenant de l'innocence de son enfance.

 

Frank Zappa, 30 ans

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Le compositeur, guitariste, arrangeur, producteur et réalisateur américain Frank Zappa est né le 21 décembre 1940 à Baltimore (Maryland), fils d'immigrés italiens.
Enfant, Frank souffrait souvent de rhumes graves et d'asthme, si bien qu'après plusieurs changements de lieu, la famille a finalement déménagé en 1951 sur la côte ouest, au climat plus agréable, à Lancaster (Californie).

Ses dispositions pour la musique ne tardent pas à se manifester : dès 1951, il fait sa première apparition publique en tant que batteur d'un groupe scolaire et, à l'âge de 15 ans, il s'intéresse à la théorie musicale et écrit des pièces classiques pour orchestre.
La musique d'Edgar Varèse, dont la pièce Ionisation a fasciné Zappa, a eu une influence déterminante sur lui.
Après avoir terminé ses études secondaires en 1958, il a suivi des cours d'harmonie et de composition.
À l'âge de 18 ans, il a essayé de gagner sa vie avec le rock'n'roll et a fondé de nombreux groupes tout au long de sa carrière. En plus de la batterie et de la guitare, ses principaux instruments, il a appris en autodidacte le vibraphone, l'orgue et le piano et a travaillé comme pianiste de bar en dehors du groupe.

En 1963, il peut s'offrir son "Studio Z" à Cucamonga grâce aux recettes de ses commandes de musique de film (1959 : "Run Home Slow" ; 1962 : "The World's Greatest Sinner").
C'est en 1966 qu'il connaît le succès avec son groupe "Mothers of Invention" et l'album "Freak Out", le premier double album de l'histoire de la musique rock.

Dans les années qui suivirent, Frank Zappa consolida sa réputation de "musicien underground", il devint de plus en plus une figure culte, engagée contre le racisme et la guerre du Vietnam.
Au cours de sa carrière, Zappa a publié plus de 60 enregistrements studio et albums live. Parallèlement, il a également composé des pièces pour des ensembles de musique classique qui ont été remarquées dans les années 1980-90.
Il a collaboré avec le Royal Philharmonic Orchestra, le London Symphony Orchestra dirigé par Kent Nagano et l'Ensemble Modern dirigé par Pierre Boulez.
En septembre 1992, la suite orchestrale The Yellow Shark de Zappa a été jouée à l'Alte Oper de Francfort.

Frank Zappa est mort d'un cancer le 4 décembre 1993 à Laurel Canyon, en Californie. Il a laissé derrière lui un grand nombre de compositions encore inédites, y compris avec une formation classique.

Nicolas Ellis à l'Orchestre National de Bretagne

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Le Ministère français de la Culture a promulgué la nomination de Nicolas Ellis comme directeur musical de l'Orchestre National de Bretagne. Il entrera en fonction en 2024, succédant au Gallois Grant Llewellyn, qui a occupé ce poste pendant huit ans.

Le jeune chef canadien (32 ans) est le directeur artistique et chef d’orchestre de l’Orchestre de l’Agora à Montréal ainsi que le Premier chef invité des Violons du Roy. Il a également été collaborateur artistique de l’Orchestre Métropolitain et de Yannick Nézet-Séguin de 2018 à 2023.

Il se distingue actuellement comme l’un des chefs les plus actifs de la scène canadienne ainsi que pour son engagement artistique et social au sein de la communauté montréalaise. Reconnu pour l'étendue de sonrépertoire, il sera possible de l’entendre cette saison dans des oeuvres allant du Couronnement de Poppée de Monteverdi jusqu’à Une symphonie alpestre de Strauss, en passant par des cantates de Bach et des créations.

Au cours des dernières années, il a été chef invité au Vancouver Symphony, à l’Orchestre du Centre National des Arts, l’Orchestre de chambre I Musici de Montréal, l’Orchestre Symphonique de Québec, le Kitchener-Waterloo Symphony, Symphony Nova Scotia, le Saskatoon Symphony Orchestra et Les Grands Ballets Canadiens.
Ses derniers engagements l’ont mené à diriger à l’Opéra de Graz ainsi qu’à l’Orchestre National de Bretagne.
Cette saison, il fait ses débuts à l’Opéra de Montréal dans Les Noces de Figaro ainsi qu’à l’Opéra de Québec dans La Chauve-souris de J. Strauss.

En 2023, il remporte un JUNO award avec l’Orchestre de l’Agora et l’altiste Marina Thibeault pour l’album Viola Borealis. L’ensemble remporte également le Prix Opus “Événement musical de l’année” pour le Gala de la Terre autour de la 3e Symphonie de Mahler. Au coeur de la mission de l’Agora, Nicolas Ellis a mis sur pied des projets avec des adolescents aux prises avec des problèmes de santé mentale, des ateliers éducatifs ainsi qu’une série de concerts mensuels à la Prison de Bordeaux à Montréal.

Nicolas Ellis est le récipiendaire de la Bourse de carrière Fernand Lindsay 2017 et a été nommé Révélation classique de Radio-Canada 2018-2019. Il s’est également vu décerné le Prix Goyer Mécénat Musica 2021.

Décès de Mildred Miller

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La mezzo-soprano américaine Mildred Miller, pilier du Met pendant 23 ans, est décédée à l'âge de 98 ans.

Née en 1924, elle a passé plus de 20 ans comme mezzo-soprano au Metropolitan Opera de New York, se spécialisant dans les rôles masculins de "pantalons". Connue professionnellement sous le nom de Mildred Miller, elle a également enregistré et s'est produite dans des opéras aux États-Unis et à l'étranger, et a participé à des émissions de radio et de télévision en tant qu'interprète régulière.

En 1967, elle et son mari, Wesley W. Posvar, s'installent à Pittsburgh lorsque ce dernier est nommé 15e Chancelier de Pitt, fonction qu'il exercera pendant près d'un quart de siècle. Wesley Posvar est décédé en 2001.

En 1978, elle a fondé l'Opera Theater of Pittsburgh, dont elle a été la directrice artistique jusqu'en 1999. Le groupe poursuit ses activités aujourd'hui sous le nom de Pittsburgh Festival Opera.

Mildred Miller était également connue comme coach vocal et professeur à l'école de musique de Carnegie Mellon. Elle donnait des cours de maître au niveau international et n'a pris sa retraite qu'en 2021, à l'âge de 95 ans.

Fille d'immigrés allemands, Mildred Müller est diplômée de l'Institut de musique de Cleveland en 1946. Elle a ensuite obtenu un diplôme du New England Conservatory of Music et a étudié l'opéra au Tanglewood Music Center.

Elle fait ses débuts à l'opéra en 1946 au festival de musique de Tanglewood dans la première américaine de Peter Grimes de Benjamin Britten, sous la direction de Leonard Bernstein. Alors qu'elle se produisait en Italie, elle a renoué avec son futur mari, un camarade de lycée qui commençait à bénéficier d'une bourse Rhodes à l'Université d'Oxford. Ils se sont mariés en 1950.

Elle s'est produite avec des compagnies d'opéra et dans des festivals en Europe avant de faire ses débuts au Metropolitan Opera en 1951 dans le rôle de Cherubino dans Les Noces de Figaro. Elle a passé 23 ans au Met, où elle a interprété 21 rôles en 338 représentations.

Tout au long de sa carrière, Mildred Miller a partagé les scènes d'Europe et des États-Unis avec les légendes de l'opéra Placido Domingo, Robert Merrill, Roberta Peters, Leontyne Price et bien d'autres, et elle a travaillé avec de nombreux chefs d'orchestre renommés. En tant que récitaliste et soliste avec des orchestres, elle s'est produite à la Maison Blanche, au Carnegie Hall de New York, au Hollywood Bowl et dans d'autres lieux prestigieux d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Asie du Sud-Est.

En 1971, elle a chanté l'hymne national lors du tout premier match nocturne des séries mondiales de la Major League Baseball, lorsque les Pirates de Pittsburgh ont affronté les Orioles de Baltimore lors du quatrième match au Three Rivers Stadium.

Elle s'était installée à Pittsburgh quatre ans plus tôt avec son mari lorsque celui-ci est devenu Chancelier de Pitt, mais elle a continué à se produire à New York et ailleurs jusqu'au milieu des années 1970. Outre son implication dans l'Opera Theater of Pittsburgh, elle a longtemps été membre du conseil d'administration de l'Opéra de Pittsburgh et elle a siégé au conseil consultatif de la musique pour le National Endowment for the Arts.

William G. Still, 45 ans

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Le compositeur et chef d'orchestre américain William Grant Still est né à Woodville (Mississippi) le 11 mai 1895 et mort à Los Angeles (Californie) le 3 décembre 1978.
Il est le fils unique de Carrie « Frambo » Still et de William Grant Still, Sr.

Il étudie le violon à la M. W. Gibbs High School de Little Rock puis entame des études de médecine, assez vite abandonnées au profit de la musique.
En 1917, il entre au Conservatoire de musique d'Oberlin (Ohio) où il apprend le hautbois puis, en 1919, vient à New York. Les années 1920 seront pour lui décisives : il étudie la composition, d'abord auprès de George Chadwick en 1921 à Boston, au Conservatoire de musique de la Nouvelle-Angleterre, puis à New-York durant deux ans, auprès d'Edgard Varèse. Et il s'initie à d'autres répertoires en travaillant notamment avec William Christopher Handy (surnommé "Le père du blues").
Étant afro-américain, William Grant Still (comme le Britannique Samuel Coleridge-Taylor avant lui qu'il admirait) défend la cause des gens avec lesquels il partage les mêmes origines et qui sont victimes de la ségrégation raciale.

Ces mêmes années 1920, il participe au mouvement "Renaissance de Harlem" destiné à promouvoir la culture afro-américaine, laquelle marquera sa musique toute son existence. Comme hautboïste, il joue dans le "Harlem Orchestra" de New York et aussi dans l'orchestre de la comédie musicale à succès Shuffle Along, à la distribution exclusivement afro-américaine, jouée à Broadway en 1921-1922. Il gagne également sa vie en travaillant pour une maison de disques.

En 1929-1930, il est arrangeur musical pour Paul Whiteman à Los Angeles, où il s'installe en 1934. Là, il est sollicité par Hollywood pour réaliser des arrangements et orchestrations de musiques de films. Par exemple, il est l'orchestrateur de Dimitri Tiomkin sur « Lost Horizon », film réalisé par Frank Capra en 1937.
Il est également l'auteur (sans être crédité aux génériques) des musiques de six films en 1936-1937.

Comme compositeur, outre ses contributions au cinéma, on lui doit quantité d'œuvres dans des domaines variés, dont cinq symphonies, sept opéras, des pièces pour piano, de la musique de chambre, des œuvres chorales, des musiques de ballet, etc. Il commence à composer dès le début des années 1920 et sa première œuvre jouée sera From the Land of Dreams (pour voix solistes et orchestre de chambre) en 1925, mais de manière confidentielle. Plus retentissantes seront les créations en 1931 de son ballet Sahdji et surtout de sa première symphonie The Afro-American Symphony (à ce jour une des œuvres les plus connues du compositeur), par le Eastman-Rochester Orchestra (New York) sous la direction de Howard Hanson : c'est en effet la première fois aux États-Unis qu'un orchestre "blanc" joue des œuvres d'un compositeur classique "noir". Et cette première sera répétée pour la Symphonie no 1 dès 1935, lorsqu'elle est jouée par l'Orchestre Philharmonique de New York. Puis en 1937, sa symphonie no 2 Song of a New Race est créée par l'Orchestre de Philadelphie sous la direction de Leopold Stokowski. Plus tard, son deuxième opéra (le premier, Blue Steel de 1935, ne sera pas joué de son vivant), achevé en 1941, Troubled Island, est créé en 1949 par le New York City Opera : là encore, pour la première fois, une troupe lyrique d'envergure internationale interprète aux États-Unis un opéra dont l'auteur est afro-américain. Notons ici qu'il épouse en 1939 la journaliste et pianiste Verna Arvey, laquelle sera la librettiste de plusieurs de ses opéras.

William Grant Still aura également des activités de chef d'orchestre. Ainsi, en 1936, il dirige l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles au Hollywood Bowl : c'est la première fois qu'un orchestre classique "blanc" est placé sous la baguette d'un Afro-américain aux États-Unis. Mieux encore, il rééditera cette "performance", cette fois dans le "Sud profond", en dirigeant l'Orchestre Philharmonique de La Nouvelle-Orléans en 1955. Par ailleurs, il dirigera aussi des orchestres de radio.

Anton Webern, 140 ans

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Le compositeur autrichien Anton Webern est né le 3 décembre 1883 à Vienne et il est décédé à Mittersill, près de Salzbourg, le 15 septembre 1945.

Anton von Webern est considéré comme l'un des principaux précurseurs de la musique atonale.
En 1902, il commença ses études de musicologie à l'Université de Vienne sous la direction de Guido Adler et obtint son doctorat en 1906.
De 1904 à 1908, il étudia la composition avec Arnold Schönberg. Il fut, avec Alban Berg, l'élève le plus important de Schönberg et contribua à former ce que l'on appelle l'"école de Vienne".
Après ses études, il travailla comme répétiteur à Vienne, Danzig et Prague.
En 1911, il poursuivit ses études auprès de Schönberg à Berlin.
En 1913, il est devenu chef d'orchestre au théâtre municipal de Stettin.
A partir de 1918, il vécut à Vienne en tant que compositeur, enseignant et chef d'orchestre, fut directeur du "Wiener Schubertbund", des "Wiener Arbeiter-Sinfoniekonzerte" ainsi que maître de chœur du "Wiener Arbeiter-Singverein" et collabora au "Verein für musikalische Privataufführungen" fondé par Schönberg.
En 1927, il devint chef d'orchestre permanent à la radio autrichienne, mais perdit ce poste en 1939 et se retira dans la vie privée en tant que professeur de musique et compositeur.

Ses deux premières œuvres (Passacaille orchestrale op. 1 et le chœur cappella Entflieht auf leichten Kähnen) sont encore tonales. Mais dès l'op. 3 (Fünf Lieder, 1908), Webern s'affranchit de plus en plus des liens tonaux, et dans les op. 6-20, la transformation vers l'atonalité s'accomplit. Avec Drei Volkstexte für Gesang, Violine, Klarinette und Bassklarinette op. 17 (1924), il reprend pour la première fois le système dodécaphonique de son maître Schönberg et en applique les lois jusque dans les plus petits groupes de sons. Cette technique "ponctuelle" a à son tour fortement influencé des compositeurs comme Nono, Boulez et Stockhausen.
Webern est mort le 15 septembre 1945 des suites d'une blessure par balle perdue.

Irène Basilis Administratrice et Directrice adjointe de l’Opéra-Comique

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Par communiqué de presse, on apprend que

"Sur proposition de Jean-Yves Larrouturou, Président du conseil d’administration et de Louis Langrée, Directeur de l’Opéra-Comique, le conseil d’administration du Théâtre national de l’Opéra-Comique a décidé à l’unanimité de nommer Irène Basilis Administratrice et Directrice adjointe de l’établissement qu’elle rejoindra au 1er janvier 2024.

Inspectrice générale des affaires culturelles, Irène Basilis a exercé des responsabilités de direction dans plusieurs établissements publics culturels, y compris dans le domaine théâtral, ainsi que dans des administrations culturelles de collectivités territoriales et de l’Etat.

Grâce à cette expérience, à ses compétences, notamment dans le domaine managérial, Irène Basilis va contribuer aux côtés de Louis Langrée, avec l’équipe de direction du théâtre, tous ses collaborateurs et les parties prenantes, à l’accélération de la mise en œuvre du projet « L’Esprit Favart » dans toutes ses dimensions, en particulier le développement artistique, la montée en puissance de l’Académie Favart, l’essor de la Maîtrise populaire de l’Opéra-Comique, l’ouverture à tous les publics, l’ensemble des actions sociétales de l’Opéra-Comique et la consolidation de ses ressources."