Le Journal

Le tableau de Purcell attribué à Peter Lely sera vendu aux enchères le 23 novembre

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On ne connaît pas beaucoup de portraits du compositeur anglais Henry Purcell. En fait, les tableaux dans lesquels Purcell est représenté se comptent sur les doigts d'une main. Aujourd'hui, c'est la maison de vente aux enchères La Suite, à Barcelone, qui annonce qu'elle mettra en vente, le 23 novembre, l'un des rares portraits existants du compositeur. Il s'agit d'une huile sur toile attribuée à Peter Lely (Soest, Allemagne 1618 - Londres 1680) "qui aurait été peinte du vivant du célèbre musicien baroque", explique la maison de vente dans un communiqué de presse.

Selon les sources de la maison de vente, outre les "caractéristiques picturales évidentes du brillant Lely -le meilleur portraitiste d'Angleterre à l'époque- il se pourrait que John Blow, le professeur de Purcell, ait été portraituré par Peter Lely pendant la période de formation du musicien et que Blow soit allé voir son peintre pour lui demander un portrait de son élève", explique le communiqué de presse.
L'œuvre provient d'une importante collection privée espagnole et, à travers les différentes générations qui en ont hérité, a toujours été attribuée à Lely.
Le prix de départ estimé est d'environ 8 000 / 10 000 euros.

« Le Livre pour Orchestre » de Lutoslawski, 55 ans

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Le Livre pour orchestre est une œuvre du compositeur polonais Witold Lutosławski.

Elle a été écrite en 1968, soit un an après sa 2e Symphonie, sur une commande de la ville de Hagen en Allemagne. Elle est considérée comme l'une des œuvres les plus importantes du musicien. Elle a été créée le 18 novembre 1968 par l'Orchestre de la ville de Hagen.

Le titre fait référence aux « Livres pour clavecin » de François Couperin, juxtaposition de pièces diverses. Le déséquilibre des parties fait que le programme initial n'a pas été tenu et le compositeur a souhaité pour cela modifier le titre de l'œuvre, ce qui a été refusé par l'éditeur, le programme du concert de création ayant été publié.

Elle se compose de quatre parties appelées « chapitres », la dernière étant la plus développée, et séparées par de brefs intermèdes. L'exécution demande un peu plus de vingt minutes.

Lutoslawski a dédié cette œuvre à Berthold Lehmann qui dirigea sa première exécution.

 

 

Michael Kamen, 20 ans

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Michael Kamen, né le  à New York et mort le  à Londres, est un compositeur de musique américain. Il est connu pour ses compositions de films des années 80 et 90 avec les bandes originales des séries de films de succès de cette période comme Die Hard ou L'Arme fatale.

Michael Kamen a étudié à la Juilliard à New York, où il a appris le hautbois. Il est rapidement devenu chef d'orchestre.

C'est un des musiciens qui a le mieux réussi à marier la musique classique et le rock. Avec Marty Fulterman et Dorian Rudnytsky, il fonde le groupe "New York Rock & Roll Ensemble" qui mêle rock et musique classique et publie cinq disques. Deux autres musiciens de rock, Brian Corrigan ant Clifton Nivison, complètent le groupe. Sous son nom mais avec plusieurs des mêmes musiciens (en plus de David Sanborn au saxophone alto), il publie le disque New York Rock en 1973.

À la télévision, il a composé pour la série de la BBC Edge of Darkness, où il a collaboré avec Eric Clapton. Les deux compères furent récompensés par un BAFTA Award pour leur travail. Il a aussi composé la musique des séries TV produites par HBO Frères d'armes et De la Terre à la Lune.

Michael Kamen a écrit onze ballets et a composé aussi de nombreuses bandes originales de films comme BrazilHighlanderL'Arme fatale (pour lequel il a retrouvé Eric Clapton), Die HardPermis de tuerRobin des Bois : Prince des voleursX-Men et beaucoup d'autres.

En 1991, il a travaillé avec Metallica sur le Black Album (en particulier Nothing Else Matters) et en 1999 sur le concert symphonique d'où est tiré l'album S&M. Toujours en 1991, il a donné un concert avec Aerosmith pour les 10 ans de MTV. Il a également collaboré avec Pink Floyd sur les albums The Wall et The Final Cut ainsi que Roger Waters sur The Pros and Cons of Hitch Hiking. Ainsi que Sting, David Bowie, Kate Bush, Bryan Adams, Queen, Eurythmics, Queensryche, Rush, Herbie Hancock, ou encore Lenny Kravitz.

Son rôle dans Professeur Holland, dans lequel un compositeur frustré s'accomplit comme un professeur de musique, a poussé Kamen à créer The Mr Holland Opus Foundation en 1996. La fondation soutient l'enseignement de la musique à travers la donation d'instruments de musique neufs ou usagés, pour les étudiants américains. En 2005, la fondation a créé un fonds d'aide pour les écoles et les étudiants victimes de l'ouragan Katrina.

En 1998, Michael Kamen publie un concerto pour guitare électrique dont le soliste est le guitariste japonais Tomoyasu Hotei.

Michael Kamen a été nommé deux fois aux Oscars et a remporté 4 Grammy Awards, 2 Golden Globe Awards, 2 Ivor Novello Awards, un Annie ainsi qu'un Emmy Award.

Il  souffrait d'une sclérose en plaques. Il mourut d'une crise cardiaque dans son appartement londonien le , alors qu'il travaillait alors sur l'album de Kate Bush Aerial, qui sortira finalement en .

Lennie Tristano, 45 ans

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Lennie Tristano est un pianiste et compositeur de jazz américain né le 19 mars 1919 à Chicago et mort le 18 novembre 1978 à New York.

Né à Chicago, en pleine épidémie de grippe espagnole, Leonard Joseph Tristano a la vue gravement affectée et, à 10 ans, est pratiquement aveugle. Il est placé dans un établissement spécialisé. Il y apprend le piano, le saxophone, la clarinette et le violoncelle. À 19 ans, il continue ses études à lAmerican Conservatory de Chicago où il obtient un bachelor of music.
De formation classique, il est fasciné par la musique de Jean-Sébastien Bach. Il s'intéresse au jazz. Ses modèles sont à l'époque Louis Armstrong, Earl Hines, Art Tatum et Lester Young.
En 1942, il fait ses débuts professionnels comme pianiste dans un orchestre de danse. En 1943, il commence à enseigner à la Christensen School of Music. Parmi ses élèves, se trouve Lee Konitz qui n'a alors que 16 ans. Konitz est son premier « disciple » mais sera aussi, sans doute, le plus indépendant. Tristano forme, cette même année, son premier groupe, une formation de dixieland.

En 1945, Tristano pousse pour la première fois la porte des studios d'enregistrement comme pianiste du sextet dEarl Swope. En 1946, il enregistre quatre titres en solo. Ce sont des compositions basées sur les grilles de standards de jazz sur lesquels Tristano fait la première, et encore un peu timide, démonstration de ses théories.
Il quitte Chicago pour New York. Il se produit et enregistre en trio avec le guitariste Billy Bauer et les contrebassistes Chubby Jackson puis Léonard Garskin. À propos dun des titres enregistrés, Out on a Limb, le critique Barry Ulanov parle de « nouvelle ère lumineuse dans le jazz » et écrit « c'étaient de longues lignes cheminant côte à côte, une continuité étudiée, un contrepoint improvisé avec certains passages frôlant l'atonalité, le tout soudé par le swing. Une fraîche et vraie démonstration que le jazz peut suivre un développement parallèle à celui de la musique classique sans vraiment lui être inféodé. »

En 1947, une émission radiophonique oppose des représentants du « vieux jazz » (Jimmy Archey, Danny Barker, Wild Bill Davidson, Pops Foster) à des représentants du « nouveau jazz » (Tristano, Charlie Parker, Dizzy Gillespie, John LaPorta, Billy Bauer, Ray Brown et Max Roach). Les seconds s'en sortent grands vainqueurs.
Cette même année, Tristano enregistre assez abondamment sous son nom (en solo, en trio ou en combo avec le clarinettiste John LaPorta), mais aussi comme sideman du tromboniste Bill Harris. Il se produit à plusieurs reprises avec Parker et Gillespie et d'autres beboppers. Il est élu « musicien de lannée » par les lecteurs de la revue Metronome. Le pianiste écrit d'ailleurs pour cette revue deux articles théoriques : « Whats Right With the Beboppers » et « Whats Wrong With the Beboppers ».
n 1948, se consacrant surtout à l'enseignement, il est totalement absent des studios.

1949 est une année phare dans la vie de Tristano. Il est alors un musicien totalement reconnu par ses pairs et va enregistrer des plages qui sont des incontournables de lhistoire du jazz (séances Prestige Records et Capitol Records).

Le 3 janvier 1949, il enregistre deux titres au sein d'un orchestre occasionnel réunissant des musiciens élus par les lecteurs de la revue. Ce Metronome All Stars réunit la plupart des musiciens considérés comme les figures représentatives du nouveau jazz : Tristano, Parker, Gillespie, Fats Navarro, Miles Davis, Jay Jay Johnson, Kai Winding, Buddy DeFranco, Eddie Shafranski, Shelly Manne, Pete Rugolo et plus curieusement Charlie Ventura et Ernie Caceres. Un des deux titres, Victoria Ball, est une composition du pianiste.

C'est aussi en janvier 1949 que le trompettiste Tony Fruscella se désiste pour une séance organisée par la marque Prestige et conseille aux directeurs du label d'enregistrer Tristano. Cest donc un combo réunissant Tristano, Lee Konitz, Billy Bauer, Arnold Fishkin et Shelly Manne qui se retrouve en studio. Si la majorité des titres viennent de la plume de Konitz (Subconscious LeeTautology), la musique est surtout représentative de l'esthétique de Tristano et l'enregistrement est une réussite totale.

Toujours en 1949, entre mars et mai, d'autres enregistrements capitaux sont réalisés, cette fois-ci pour le label Capitol Records. Ces plages, la plupart en sextet (Konitz et Warne Marsh étant aux saxophones et Bauer à la guitare) sont une parfaite démonstration du côté novateur mais aussi de la richesse de la musique de Tristano. Lors d'une de ces séances, le 16 mai, les musiciens enregistrent les pièces Intuition et Digression, qui sont les deux premières tentatives d'improvisation totalement libres (atonales et sans matériel thématique initial) de lhistoire du jazz. Parlant de ses titres, Lenny Popkin, saxophoniste et élève de Tristano, a écrit « Cest de l'harmonie free, mais cest de 'lharmonie. Cest là où je fais la distinction entre le free de Tristano et ce quon a appelé plus tard free jazz, la rencontre de musiciens qui, le plus souvent, soufflaient chacun de son côté. Chez Lennie, l'harmonie, la mélodie et le rythme ont une égale importance, de même la communion d'esprit entre les musiciens. Ils jouent les mêmes éléments que les gens qui jouent des standards. »

En 1950, Tristano est encore plébiscité par les lecteurs de Metronome. Une séance d'un nouveau Metronome All Star est organisée mais le résultat est plutôt décevant. 1950 marque le début dune période de retrait pour Tristano durant laquelle il abandonne le devant de la scène musicale, ne donnant plus que quelques rares concerts, pour se consacrer à son enseignement.
De 1950 à 1955, les traces discographiques de Tristano sont donc rarissimes. Pourtant en 1951, le pianiste a ouvert son propre petit studio à Manhattan. En 1953, c'est dans ce studio que Tristano va enregistrer en piano solo le magistral Descent Into the Maelstrom, un véritable déferlement de clusters et de longues lignes atonales, véritable par rapport au jazz de lépoque. Ce titre ne sera dailleurs publié qu'en 1978 (sur l'album éponyme du label Atlantic).

En 1955, c'est encore dans son studio qu'il enregistre quatre titres particulièrement intéressants, qui constituent une partie du 33 tours publié par le label Atlantic appelé « Tristano ». Line up et East Thirty Second sont deux titres où Tristano improvise sur des accompagnements préalablement enregistrés par un contrebassiste et un batteur. La bande magnétique est ralentie pour l'enregistrement de la partie de piano, puis accélérée pour le pressage final ce qui donne au lignes mélodiques improvisées par le pianiste une densité stupéfiante. Turkish Mambo est une curieuse pièce polyrythmique enregistrée en re-recording où Tristano fait sentrecroiser des mesures en 7/8, 7/4, 5/8, 5/4 et 3/4. Enfin, Requiem est une pièce en hommage à Charlie Parker constitué d'un prélude « à la Robert Schumann » suivi dun blues épuré particulièrement poignant de quoi faire taire les critiques sur la « froideur » de la musique de Tristano. L'album Atlantic est complété par des pièces enregistrées en quartet, avec Konitz au saxophone alto le 11 juin 1955. En 1955-1956, Tristano enregistre aussi dans son studio de Manhattan des pièces en trio ; neuf d'entre elles seront publiées en 1983 sous le titre New York Improvisations par le label Elektra-Musician.

Une nouvelle fois Tristano se met en retrait de lavant scène musicale, ne se produisant que sporadiquement. Il faut attendre 1962 pour entendre l'album The New Tristano (Atlantic) qui réunit des pièces enregistrées par le pianiste, dans son propre studio, en solo entre 1958 et 1962. S'y trouvent les passionnants C Minor ComplexG Minor Complex et Scene and Variation. Ce remarquable album, véritable concentré des théories de Tristano, est son dernier disque majeur.

Le pianiste va, à partir de cette date, déserter les studios d'enregistrement, se consacrant surtout à lenseignement, mais continuant à se produire en public. Tristano explique lucidement, lors dune interview, son absence des studios : Un disque de moi, aujourdhui, serait un gros fiasco étant donné que je n'ai pas l'intention de me prostituer.
Assez critique vis-à-vis de l'évolution du jazz dans les années 1960, il redit que sa propre modernité vient de la connaissance et de l'approfondissement de la « tradition du jazz »La musique d'autrefois et celle que je joue aujourd'hui ne sont rien d'autre que le résultat d'une expérience acquise par l'étude et la connaissance de la musique des jazzmen qui mont précédé. C'était et c'est ma manière de sentir les choses.
À partir du milieu des années 1960, Tristano semble de plus en plus amer. Sil ne cache pas son intérêt pour le rock ou la pop (il fait dailleurs, en 1969, léloge de la chanteuse Diana Ross dans un numéro de la revue Down Beat), ses remarques sont souvent très acerbes quand il parle de ses confrères jazzmen qui à l'époque font l'actualité (à propos de John Coltrane, Sonny Rollins et Miles Davis : que de l'émotion, aucun feeling ; à propos d'un concert d'Ornette Coleman : complètement idiot). Cest un homme passablement aigri qui, en 1974, disparaît définitivement de la scène du jazz pour s'enfermer dans la solitude d'une espèce de tour d'ivoire. Il meurt le 18 novembre 1978.

Tristano s'imprègne assez vite du bebop et en particulier de la musique de Charlie Parker. C'est en conjuguant sa connaissance de la musique classique, du jazz traditionnel et du bebop que Tristano élabore les bases de ce qui va être son esthétique. La musique de Tristano repose sur un grand sens de la structure, hérité en particulier de Bach, un travail sur l'harmonie (substitutions harmoniques, voicings) et le phrasé (de longues phrases sinueuses jouées avec un minimum d'accentuation), l'utilisation de la polyrythmie et parfois de la polytonalité. Cette esthétique assez proche de celle du cool jazz mais s'en démarquant par bien des aspects est, pour l'époque, particulièrement innovante. Certains critiques reprochent cependant à la musique de Tristano une certaine froideur et une tendance à l'intellectualisme. Par contre de nombreux musiciens adhèrent aux théories du pianiste et deviennent ses élèves. Le nombre de ses disciples grandira au fil des années.

Tristano est une figure particulière dans l'histoire du jazz, à la fois très importante et marginale. Ses théories ont inspiré une multitude de musiciens, pas seulement ses élèves. Même s'il na pas eu vraiment d« héritiers directs » (à part peut-être une de ses fidèles élèves, la pianiste Connie Crothers), il a influencé de nombreux jazzmen. Pour exemple, Bill Evans, à l'esthétique pourtant pour le moins éloignée de celle de Tristano, a toujours revendiqué ce dernier comme une de ses influences. Preuve sil en est que son influence est toujours vivante, deux pianistes français, Stéphan Oliva et François Raulin, ont enregistré deux remarquables albums en hommage à la musique de Tristano.

C'est surtout parmi ses élèves qu'on trouve la trace la plus concrète de l'originalité de ce qu'on a parfois appelé l'« école Tristano ». Parmi les musiciens ayant étudié avec le pianiste on peut citer, outre les plus fidèles Lee Konitz, Warne Marsh et Billy Bauer, les jazzmen Herbie Mann, Bill Russo, John LaPorta, Cy Touff, Sal Mosca, Don Ferrara, Ted Brown, Lenny Popkin, Ronnie Ball, Sheila Jordan, Jeff Morton, plus ponctuellement Harold Danko, Dave Liebman, Phil Woods, Al Levitt, Eddie Gomez et même le vétéran Bud Freeman. Pour l'anecdote le guitariste de rock Joe Satriani a brièvement étudié avec Tristano. Charlie Mingus, même s'il s'en est toujours défendu, semble avoir lui aussi suivi l'enseignement du pianiste.

 

Aloïs Haba, 50 ans

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Le compositeur tchécoslovaque Alois Hába est né le 21 juin 1893 à Vizovice (Margraviat de Moravie) et mort le 18 novembre 1973 à Prague.

Il fait ses études musicales à Prague, Vienne et Berlin.
Il enseigne au Conservatoire de Prague ; il y a notamment pour élève Hans Winterberg.

Il a écrit des œuvres harmonico-polyphoniques de grande envergure utilisant le système des quarts et sixièmes de tons. Ce sont les chants populaires de Moravie orientale qui l'ont incité à composer de la musique en micro-intervalles.

Il laisse 98 œuvres dans les systèmes de demi-tons, quarts de tons, cinquièmes de tons et sixièmes de tons, écrites dans un style thématique ou athématique, parmi lesquelles 10 fantaisies et 6 suites pour piano à quarts de tons, 16 quatuors à cordes (dont 6 en demi-tons, 6 en quarts de tons, 1 en cinquièmes de tons et 3 en sixièmes de tons) ; l'opéra Terre nouvelle (en demi-tons), l'opéra La Mère (en quarts de tons) et l'opéra Que votre règne arrive (en sixièmes de tons).

Ruth Crawford Seeger, 70 ans

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Ruth Crawford Seeger, née Ruth Porter Crawford,  (3 juillet 1901 - 18 novembre 1953) était une compositrice américaine et une spécialiste de la musique folklorique. Sa musique était un représentant éminent de l'esthétique moderniste émergente et elle est devenue un membre central d'un groupe de compositeurs américains connus sous le nom d'"ultramodernes".
Bien qu'elle ait composé principalement dans les années 1920 et 1930, Seeger s'est tournée vers des études sur la musique folklorique de la fin des années 1930 jusqu'à sa mort. Sa musique a influencé des compositeurs ultérieurs, en particulier Elliott Carter.

Ruth Crawford est née à East Liverpool, dans l'Ohio, deuxième enfant de Clark Crawford, pasteur méthodiste, et de Clara Crawford (née Graves). La famille déménage plusieurs fois pendant l'enfance de Crawford, vivant à Akron, Ohio, St. Louis, Missouri, et Muncie, Indiana. En 1912, la famille s'installe à Jacksonville, en Floride, où Clark Crawford meurt de la tuberculose deux ans plus tard. Après la mort de son mari, Clara Crawford ouvre une pension de famille et s'efforce de maintenir le mode de vie de la classe moyenne.

Ruth commence à écrire des poèmes dès son plus jeune âge et, adolescente, elle aspire à devenir "auteure ou poétesse". Elle étudie également le piano à partir de l'âge de six ans. En 1913, elle commence à prendre des leçons de piano avec Bertha Foster, qui avait fondé l'École d'art musical à Jacksonville en 1908.
En 1917, Ruth commence à étudier avec Madame Valborg Collett, élève d'Agathe Backer Grøndahl et professeur le plus prestigieux de l'école d'art musical de Foster.
Après avoir obtenu son diplôme de fin d'études secondaires en 1918, Ruth Crawford entame une carrière de pianiste de concert, poursuivant ses études avec Madame Collett et se produisant lors de divers événements musicaux à Jacksonville. Elle devient également professeur de piano à l'école de Foster et écrit ses premières compositions pour ses jeunes élèves en 1918 et 1919.

Elle déménage à Chicago en 1921 où elle s'inscrit à l'American Conservatory of Music, prévoyant initialement de n'y rester qu'un an, le temps d'obtenir un certificat d'enseignement. À Chicago, elle assiste pour la première fois à des concerts symphoniques et à des opéras, ainsi qu'à des récitals donnés par d'éminents pianistes, dont Sergei Rachmaninoff et Arthur Rubinstein.
Au Conservatoire, elle étudie le piano avec Heniot Levy et Louise Robyn. Elle y passe rapidement de l'interprétation au piano à la composition. Au cours de sa deuxième année, elle commence à étudier la composition et la théorie avec Adolf Weidig et écrit plusieurs œuvres, dont un Nocturne pour violon et piano (1923) et un ensemble de thèmes et variations pour piano (1923).
Clara Crawford s'installe à Chicago avec sa fille en 1923. L'année suivante, Ruth obtient sa licence en musique au Conservatoire et s'inscrit ensuite au programme de maîtrise de l'école.

Alors qu'elle continue d'étudier la théorie et la composition avec Weidig au Conservatoire américain de musique jusqu'en 1929, elle commence en 1924 à prendre des cours de piano privés avec Djane Lavoie-Herz. Herz, l'un des professeurs de piano les plus prestigieux de Chicago à l'époque, a un impact profond sur sa vie intellectuelle et musicale. Elle éveille son intérêt pour la théosophie et la musique d'Alexandre Scriabine, et introduit son élève dans une communauté influente d'artistes et de penseurs. Grâce à Herz, Crawford rencontre Dane Rudhyar et Henry Cowell, des compositeurs qui auront tous deux un impact significatif sur sa musique et sa carrière. À cette époque, Crawford rencontre également le grand poète de Chicago Carl Sandburg, dont elle mettra plus tard les écrits en musique. En 1925, elle compose The Adventures of Tom Thumb, une expérience qui combine la parole et la musique.

Elle passe l'été 1929 à la MacDowell Colony grâce à une bourse d'études, où elle se lie d'amitié avec sa compagne compositrice Marion Bauer et commence à travailler sur ses Five Songs sur des poèmes de Sandburg. À l'automne de la même année, Crawford emménage dans la maison new-yorkaise de la mécène Blanche Walton et commence à étudier la composition avec Charles Seeger.

En 1930, elle devient la première femme compositeur à recevoir la bourse Guggenheim et se rend à Berlin et à Paris ; elle demande plusieurs fois le renouvellement de sa bourse au cours de l'année suivante, mais celui-ci lui est finalement refusé. À cette époque, elle s'entretient avec Emil Hertzka pour discuter de la publication de sa musique, mais il lui répond qu'il serait particulièrement difficile pour une femme de faire publier quoi que ce soit.
 Crawford se rend ensuite à Vienne et à Budapest pour rencontrer les compositeurs Alban Berg et Béla Bartók afin de discuter de sa musique et d'obtenir le soutien nécessaire à sa publication. Bien qu'entourée de représentants du modernisme allemand, elle choisit d'étudier et de composer en solitaire. Les idées de Seeger, communiquées par lettre, ont été cruciales pour le développement de son style et de ses sélections. Elle se marie avec Charles Seeger en 1932, après un voyage à Paris. Au Festival de la Société internationale de musique contemporaine d'Amsterdam (1933), ses Three Songs pour voix, hautbois, percussion et cordes représentent les États-Unis.

Ruth Crawford Seeger et sa famille s'installent à Washington, D.C., en 1936, après la nomination de Charles à la division musicale de la Resettlement Administration. Elle y travaille en étroite collaboration avec John et Alan Lomax à l'Archive of American Folk Song de la Bibliothèque du Congrès afin de préserver et d'enseigner la musique folklorique américaine. Ses arrangements et interprétations de chansons folkloriques traditionnelles américaines sont parmi les plus respectés. On peut citer les transcriptions de American Folk Songs for Children, Animal Folk Songs for Children (1950), American Folk Songs for Christmas (1953), Our Singing Country, et Folk Song USA by John and Alan Lomax. Cependant, elle est surtout connue pour Our Singing Country (1941). Elle a également composé Rissolty, Rossolty, une fantaisie américaine pour orchestre basée sur des airs folkloriques, pour la série radiophonique de CBS The American School of the Air.

Elle revient à ses racines modernistes au début de 1952 avec Suite for Wind Quintet, mais elle meurt d'un cancer de l'intestin en 1953 à Chevy Chase, dans le Maryland.
Ruth Crawford Seeger a transmis la musique folk à sa fille Peggy Seeger.

Ruth Crawford Seeger a été influencée par Alexandre Scriabine.
Les compositions qu'elle écrit à Chicago de 1924 à 1929 reflètent l'influence d'Alexandre Scriabine, de Dane Rudhyar et de son professeur de piano Djane Lavoie-Herz. Judith Tick qualifie ces années de " première période de style distinctif " de Crawford Seeger et écrit que la musique de la compositrice durant cette période " pourrait être qualifiée de "pluralisme post-tonal". Ses compositions de cette première période de style, dont Five Preludes for Piano, Sonata for Violin and Piano, Suite No. 2 for Strings and Piano, et Five Songs on Sandburg Poems (1929), sont marquées par des dissonances stridentes, des rythmes irréguliers et des évocations de la spiritualité.

La réputation de Crawford Seeger en tant que compositrice repose principalement sur ses compositions new-yorkaises écrites entre 1930 et 1933, qui exploitent le contrepoint dissonant et les techniques sérielles américaines. Au cours de ces années, elle commence à intégrer la polytonalité et les groupes de sons dans ses compositions. Elle est l'un des premiers compositeurs à étendre les processus sériels à des éléments musicaux autres que la hauteur et à développer des plans formels basés sur des opérations sérielles. Sa technique a peut-être été influencée par la musique de Schoenberg, bien qu'ils ne se soient rencontrés que brièvement au cours de ses études en Allemagne. Nombre de ses œuvres de cette période utilisent le contrepoint dissonant, un système théorique de composition développé par Charles Seeger et utilisé par Henry Cowell, Johanna Beyer et d'autres. Seeger expose sa méthodologie pour le contrepoint dissonant dans son traité "Tradition and Experiment in (the New) Music" qu'il écrit avec l'aide de son épouse pendant l'été 1930. La contribution de Ruth Crawford Seeger à l'ouvrage est suffisamment importante pour que la possibilité d'une coécriture soit brièvement évoquée.

Le Quatuor à cordes 1931, en particulier le troisième mouvement, est l'œuvre la plus célèbre et la plus influente de Crawford Seeger. Elle a décrit le "plan sous-jacent" du troisième mouvement comme "une hétérophonie de dynamiques -une sorte de contrepoint de crescendi et de diminuendi. ... La ligne mélodique naît de cette augmentation et de cette diminution continues ; elle est donnée, un ton à la fois, à différents instruments, et chaque nouveau ton mélodique est amené au point culminant dans un crescendo. Les glissements dynamiques créent la longue mélodie qui s'étend sur tout le mouvement et façonne l'arc narratif.

 

Le quintette Quantum remporte le 60e Concours Possehl de Lübeck

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Le quintette à vent "Quantum" s'est imposé lors de la 60e édition du Concours musical Possehl et a remporté le 1er Prix doté de 8.000 euros.
L'Ukrainien Oleg Shebeta-Dragan a remporté le deuxième prix, doté de 3.000 euros.
Les pianistes Zeyue Yang, de Chine, et Yoichiro Chiba, du Japon, se sont partagé le troisième prix, doté de 2 000 euros.

Quinze étudiants en clarinette, violon, violoncelle, piano, guitare, percussion et quintette à vent se sont affrontés en deux tours lors du 60e Concours du Prix Possehl pour la musique. Ole Krönert (président) et le professeur Inge-Susann Römhild ainsi que Manfred Aust, Lena Eckels, Tobias Füller, Oliver Korte, Eckart Hübner, Volker Jacobsen et la compositrice Annette Schlünz faisaient partie du jury.

Le Concours Possehl est organisé depuis 1963 par la fondation Possehl et le Conservatoire de musique de Lübeck et s'adresse aux étudiants dans différentes catégories. Les précédents lauréats étaient Shirley Brill, Thomas Grossenbacher, le Quatuor Artemis et le Quartetto Lyskamm.

Krysztof Urbański, un chef à suivre...

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Le chef polonais Krysztof Urbański (°1982) a commencé à se faire connaître en 2007 en remportant le 1er Prix du Concours International de direction d'orchestre au Festival du Printemps de Prague. Depuis lors, son ascension a été fulgurante, puisqu'il est devenu en quelques années le double titulaire des Orchestres Symphoniques de Trondheim et d'Indianapolis.

Il est aussi l'invité régulier des Philharmoniques de Berlin, Dresde et New York, de l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig et de la Tonhalle de Zurich.
Il fait maintenant ses débuts à la tête de la Philharmonie Franz Schubert avec l'un de ses compositeurs de prédilection, Tchaïkovski, dont il dirigera la 4e Symphonie.

Le prix de composition de Thuringe 2023 à Mario Wiegand

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Le prix est accompagné de 5.000 euros pour une composition commandée : Wiegand doit livrer sa partition avant le 1er septembre 2024.
Son œuvre doit être jouée créée le 28 mars 2025 par l'Orchestre Philharmonique d'Iéna.

Né en 1970 à Karl-Marx-Stadt (aujourd'hui : Chemnitz), Wiegand avait déjà reçu le 1er Prix de composition de Thuringe. En 2012, il a créé l'œuvre Orpheus - ein Fragment, qui a été jouée pour la première fois en 2013 par l'Orchestre National de Weimar.
Wiegand a commencé à jouer du piano à l'âge de douze ans et a reçu son premier cours de composition à l'âge de seize ans à la Musikhochschule de Weimar, où il a étudié la composition et le piano de 1990 à 1997.

Depuis 2012, le prix est organisé chaque année par le Conseil régional de la musique et la Chancellerie d'État de Thuringe. Un jury indépendant décide du lauréat.

Signature

par

Le Toronto Symphony Orchestra et son directeur musical Gustavo Gimeno se sont associés à Harmonia Mundi dans ce qui est décrit comme un partenariat d'enregistrement à long terme.
Le premier disque sera la Turangalîla-Symphonie d'Olivier Messiaen, le 2 février 2024, suivie du ballet Pulcinella de Stravinsky (avec une œuvre de la compositrice canadienne Kelly-Marie Murphy) et du Mandarin merveilleux de Bartók (avec une œuvre de la compositrice canadienne Emilie LeBel).

HM n'a jamais signé d'orchestre nord-américain auparavant.