Le décès d'Henry Akina, cofondateur du Kammeroper Berlin dans les années 1980 avec le chef d'orchestre Brynmor Liewelyn Jones, a été annoncé à Miami.
En tant que metteur en scène, Akia s'est spécialisé dans les opéras baroques et modernes, présentant quelque 70 œuvres différentes.
En 1996, il est retourné à Honolulu pour devenir directeur artistique du Hawaii Opera Theater.
Il a pris sa retraite en 2017 en raison d'une santé fragile.
Ennio Morricone, né le à Rome et mort le dans la même ville, est un compositeur, musicien, producteur, arrangeur et chef d'orchestre italien.
Mondialement célèbre grâce à ses musiques de films pour lesquelles il est considéré comme un des meilleurs compositeurs1, il a composé, entre les années 1960 et 2020, plus de 500 musiques pour le cinéma et la télévision, dont il a vendu 70 millions de disques. Parmi ses musiques les plus connues figurent celles réalisées pour la Trilogie du dollar et la Trilogie du temps de son ami Sergio Leone, ainsi que les bandes originales des films La Bataille d'Alger, Théorème, Salò ou les 120 Journées de Sodome, Le Clan des Siciliens, Le Casse, Le Professionnel, Mission, L'Oiseau au plumage de cristal, Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon et La classe ouvrière va au paradis.
Au cours de sa carrière, il a remporté dix David di Donatello et onze Rubans d'argent. En 1995, il est récompensé par un Lion d'honneur et, en 2007, par un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.
Six fois nommé pour l'Oscar de la meilleure musique de film, il remporte une seule fois cette récompense pour le film Les Huit Salopards de Quentin Tarantino.
Il est académicien titulaire de l'Accademia nazionale di Santa Cecilia et membre de l'association Nuova Consonanza engagée dans la diffusion et la production de musique contemporaine en Italie.
Le , il devient Chevalier grand-croix de l'Ordre du Mérite de la République italienne, la seconde plus haute distinction honorifique nationale.
Ennio Morricone est le fils aîné de Mario Morricone, trompettiste dans des orchestres de jazz, et de Libera Ridolfi, femme au foyer, qui lui donnent un frère et trois sœurs : Adriana, Aldo, Maria et Franca7. La famille vit dans le quartier romain de Trastevere. À l'école primaire, chez les Frères Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle, il est dans la même classe que Sergio Leone, mais les deux enfants ne sont pas très proches et se perdent de vue.
Son père, qui le sensibilise à la musique dès ses premières années, l'inscrit en 1940 à l'Académie nationale Sainte-Cécile de Rome. Élève de Goffredo Petrassi, il y obtient un diplôme de trompette en 1946. À l'académie, il rencontre aussi Bruno Nicolai, avec lequel il se lie d'amitié et qui sera un de ses collaborateurs les plus proches tout au long de sa carrière. Il obtient ensuite les diplômes de composition, d'instrumentation et de direction d'orchestre en 1954, et débute dans la musique classique ou expérimentale dès 1953. La même année il compose son premier arrangement professionnel pour une série d'émissions radiophoniques.
En 1956 il se marie à Maria Travia avec qui il a trois fils (dont Andrea Morricone qui devient lui aussi compositeur et son assistant) et une fille.
Il écrit sa première œuvre classique en 1957, mais les bénéfices sont trop faibles pour lui permettre de vivre de son œuvre.
Il est alors embauché à la RAI en 1958, mais démissionne après un seul jour de travail. Sans abandonner la musique classique, il se tourne vers une musique plus populaire, qualifiée de « légère » de l'autre côté des Alpes, en écrivant de nombreux arrangements pour la RAI (groupe public de radio et télévision), et des chansons pour les vedettes de variétés de l'époque : Mina (Se telefonando), Gianni Morandi (Fatti mandare dalla mamma), Gino Paoli (Sapore di sale), Rita Pavone (T’ho conosciuto), Edoardo Vianello (O mio signore), Jimmy Fontana (Il Mondo) ou Paul Anka (Stasera resta con me).
Ces travaux le font connaître et apprécier par des artistes divers, y compris par des réalisateurs qui font appel à lui à partir de 1960. Il débute donc en musique de film, après des arrangements et des travaux pour d'autres musiciens chevronnés. En 1961 il compose et signe sous son propre nom sa première bande originale, celle du film Il federale de Luciano Salce.
Il fait quelques incursions dans le domaine de la chanson en composant et dirigeant deux albums consacrés à une diva de la chanson mondiale : sa compatriote Milva, avec l'album Dedicato A Milva Da Ennio Morricone en 1968, et à la chanteuse française Mireille Mathieu, avec l'album Mireille Mathieu chante Ennio Morricone en 1974. Il arrange aussi plusieurs titres de l'album de Richard Cocciante Anima, la même année.
En 1971, Marc Gilbert, producteur de l'émission Italiques de l'ORTF, lui demande l'autorisation d'utiliser la musique du film À l'aube du cinquième jour, pour le générique de l'émission. Illustrée par un dessin animé de Jean-Michel Folon, elle servira dès lors de référence sur le service public.
Auteur de musiques pour Bernardo Bertolucci, Pier Paolo Pasolini, Dario Argento ou Marco Bellocchio, il acquiert une renommée internationale et la reconnaissance quasi immédiate de ses pairs, surtout avec Sergio Leone et la partition de Pour une poignée de dollars. Réitérant avec succès sa collaboration avec Leone pour des classiques comme Le Bon, la Brute et le Truand ou Il était une fois dans l'Ouest, qui obtiennent un triomphe discographique sans précédent, ou encore avec Il était une fois la révolution, Morricone poursuit également son travail dans des domaines de plus en plus divers, touchant à tous les genres.
Au cours des années 60, 70 et 80 son style fait de nervosité et de lyrisme est maintes fois imité tout en inspirant également l'univers des variétés. Le succès discographique accompagne par ailleurs souvent ses œuvres, comme la chanson Here's to you que chante Joan Baez pour Sacco et Vanzetti ou le fameux Chi Mai qui rythme Le Professionnel avec Jean-Paul Belmondo.
Il compose par ailleurs la bande originale de succès tels que Le Clan des Siciliens en 1969, 1900, Les Moissons du ciel, Le Pré, Il était une fois en Amérique, ou encore Mission, pour lequel il est nommé aux Oscars. Dans les années 2000, il compose notamment pour la télévision italienne (Padre Pio en 2001, Cefalonia en 2005).
Musicien infatigable et inclassable, son style éclectique allie mysticisme, sensibilité, poésie, force et lyrisme. Il est récompensé à de nombreuses reprises durant sa carrière : BAFTA de la meilleure musique de film en 1987, plusieurs Nastri D'argento, cinq nominations aux Oscars, trois Golden Globes, un Grammy Award et un Lion d'or du Festival de Venise. Il est également distingué par des titres honorifiques : le président italien Carlo Azeglio Ciampi lui décerne la Medaglia di prima Classe di Benemerito dell'Arte e della Cultura en 2000, et le président français Nicolas Sarkozy le fait cCevalier de la Légion d'honneur en 2009.
Durant la 79e cérémonie des Oscars en 2007, il est récompensé par un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.
En 2015, il compose la bande originale du film Les Huit Salopards de Quentin Tarantino, grand admirateur de ses compositions, souvent réutilisées pour ses films. C'est un retour au western pour le compositeur après un arrêt de 40 ans11. Cette composition lui vaut une sixième nomination aux Oscars qu'il remportera pour la première fois à l'âge de 87 ans.
Sa musica assoluta, terme utilisé par le compositeur pour désigner sa musique de concert (en réaction à la musica applicata, appliquée à un sujet, par exemple le scénario d'un film), débute en 1946. En 1965, il intègre le groupe d'improvisation et de composition avant-gardiste Nuova Consonanza.
Il compose un nombre important de pièces de musique de chambre et pour orchestre, telles que Concerto pour orchestre en 1957, Concerto pour flûte et violoncelle en 1983, Cantate pour l'Europe en 1988,Terzo concerto pour guitare, marimba et cordes créé par l'Orchestre Symphonique français dirigé par Laurent Petitgirard en 1992 ou encore Voci del Silenzio en 2002 (œuvre chorale dirigée notamment par Riccardo Muti au festival de Ravenne). En 1991 il dédie son concerto pour trompette Ut (1991) au trompettiste soliste Mauro Maur, un de ses musiciens préférés, et collaborateur quotidien pendant 20 ans. De 2012 à 2015, il compose une messe intitulée Missa Papae Francisci. Dédiée au pape François, elle est écrite à l’occasion du bicentenaire du rétablissement de la Compagnie de Jésus.
Déjà en 1992 Ennio Morricone renoue avec la direction orchestrale, dirigeant son concerto pour trompette et orchestre dédié et exécuté par Mauro Maur, son trompettiste préféré et ami, avec l’Orchestra Sinfonica de Bari à l’Auditorium Nino Rota. À partir de 2001, Ennio Morricone ralentit son activité cinématographique et entame une tournée musicale avec des dates européennes à Vérone, Paris, Londres au Royal Albert Hall en 2003 puis dans le monde entier. Il se produit principalement à la tête de l'Orchestre Symphonique National de la RAI ou de l'orchestre Roma Sinfonietta, accompagné d'une centaine de choristes, dirigeant des morceaux tirés de ses compositions pour des films à succès tels Mission ou Cinema Paradiso, ou pour des films moins connus tels Malèna, Vatel ou ceux de Roberto Faenza.
En 2004 il enregistre un disque avec le violoncelliste Yo Yo Ma contenant ses thèmes à succès. Le 2 février 2007, il dirige l'orchestre Roma Sinfonietta pour un concert au siège des Nations Unies célébrant la prise de fonctions du secrétaire général Ban Ki-moon. Lors d'un concert dédié à la mémoire de Jean-Paul II en 2007 à Cracovie, il interprète avec ce même orchestre un oratorio basé sur un texte et un poème de l'ancien souverain pontife.
Ennio Morricone meurt le à l'Université de Rome « Campus bio-médical », des suites d'une chute ayant provoqué une fracture du fémur, à l'âge de 91 ans. Dans un texte posthume, le compositeur déclare « je suis mort » et il exprime son amour pour ses proches, particulièrement pour sa femme.
Henri Rabaud, né à Paris le et mort à Neuilly-sur-Seine le , est un compositeur et chef d'orchestre français.
Henri Benjamin Rabaud naît dans une famille d'artistes : son grand-père maternel, Vincent-Joseph van Steenkiste (1813-1896), plus connu sous le nom de Louis Dorus, est flûtiste solo à l'Opéra de Paris et professeur au Conservatoire. Son père, Hippolyte-François Rabaud est violoncelle solo de la Société des concerts du Conservatoire et professeur au Conservatoire de Paris. Sa mère, cantatrice, aurait été pressentie par Charles Gounod pour créer le rôle de Marguerite dans Faust, attribué finalement à Caroline Miolan-Carvalho. Sa grand-tante, Julie Dorus-Gras (1805-1896), est une cantatrice célèbre qui s'était illustrée dans les opéras de Giacomo Meyerbeer (elle créa le rôle d'Alice dans Robert le Diable), Gioachino Rossini et Jacques Fromental Halévy.
Il poursuit ses études au lycée Condorcet, dans la même classe que Proust, et reçoit une éducation musicale complète. Lorsqu'il rentre au Conservatoire de Paris, en 1891, il a déjà composé des Romances sans paroles (1890) pour violoncelle et piano ainsi qu'une Symphonie en ré mineur (1893), son opus 1, qui sera créée aux Concerts d'Harcourt. Il a comme professeurs Antoine Taudou pour l'harmonie, André Gedalge et Jules Massenet pour la fugue et le contrepoint. Son condisciple Max d'Ollone témoigne que « ce grand jeune homme de 19 ans, maigre et barbu, [...] aux allures sérieuses et distantes, d'une culture littéraire et philosophique très étendue, dont l'indépendance d'esprit et la volonté tenace se lisaient sur son grave visage, en imposait presque à l'auteur de Manon. » Rabaud trouvait surtout l'enseignement de Massenet superficiel et a plus gagné de ses études personnelles des maîtres classiques viennois5.
Pensionnaire de la villa Médicis, il obtient le Prix de Rome en 1894 à sa première tentative avec sa cantate Daphné (texte de Charles Raffalli). Le compositeur s'ouvre à la nouvelle musique et découvre Verdi, Mascagni et Puccini. L'œuvre est suivie d'une Symphonie en mi mineur (1896), créée plus tard par les Concerts Colonne et d'un oratorio, Job (1897), qui est influencé par Franck et Wagner après avoir été réticent envers eux. Job porte la marque du mysticisme du premier et de Parsifal du second, même si elle est indubitablement française. L'œuvre obtient un vif succès. On lui doit aussi un Quatuor à cordes en sol mineur (1898) qui le rapproche, dit-on, de Felix Mendelssohn, une Églogue inspirée de la première bucolique de Virgile (1899), Deux Divertissements sur des chansons russes (1899), un Psaume IV pour solistes, chœur et orchestre (1901), un Deuxième poème lyrique sur le livre de Job pour baryton solo et orchestre (1905) et un poème symphonique La Procession nocturne (1910), d'après un épisode du Faust de Nikolaus Lenau.
En 1901, il épouse Marguerite Mascart (1878-1935), fille du premier directeur de Supélec puis du Bureau central météorologique, Éleuthère Mascart.
Il étrenne en 1908 avec la musique de scène du drame Le Premier Glaive une collaboration avec Lucien Népoty, qui sera le librettiste de son plus grand succès : l'opéra-comique Mârouf, savetier du Caire, tiré des Contes des mille et une nuits et créé Salle Favart le avec le baryton Jean Périer. C'est un triomphe et son œuvre maîtresse. Il composera encore pour le théâtre des musiques de scène pour Antoine et Cléopâtre et Le Marchand de Venise de Shakespeare, adaptation de Lucien Népoty, mis en scène par Firmin Gémier au Théâtre Antoine en 1917-1918 et Paul et Virginie, de Guiraud et Népoty (Théâtre Sarah-Bernhardt)
Son premier ouvrage lyrique, La Fille de Roland est une « tragédie musicale » qui connait peu de succès, puis fut reprise après-guerre, à l'Opéra Garnier en 1922.
Rabaud écrit lui-même le livret de L'Appel de la mer (d'après Riders to the Sea de J. M. Synge) drame musical créé à l'Opéra-Comique le et dont le sujet présente le désespoir d'une mère (rôle créé par Suzanne Balguerie) à qui l'océan a enlevé cinq fils et s'apprête à lui ravir le sixième. Son opéra suivant, Rolande et le Mauvais Garçon, créé le à l'Opéra avec Georges Thill sur un livret de Népoty, n'a pas le même succès. Martine, « scènes lyriques » d'après la pièce de Jean-Jacques Bernard, est créé à Strasbourg le . Son ultime opéra-comique composé en 1948, Le Jeu de l'amour et du hasard d'après la pièce éponyme de Marivaux, est créé de façon posthume le à l'Opéra de Monte-Carlo. Laissée inachevé, la partition est complétée par Max d'Ollone et Henri Busser.
Rabaud s'intéresse aussi au cinéma en composant la partition du film muet de Raymond Bernard Le Miracle des loups, premier drame cinématographique à être projeté à l'Opéra en 1924. Il renouvelle l'expérience en 1927 avec Le Joueur d'échecs du même réalisateur, ouvrant une voie nouvelle aux compositeurs.
Après avoir été élu à l'Académie des beaux-arts le , il succède à Gabriel Fauré à la direction du Conservatoire de Paris le , poste qu'il occupera jusqu'en 1941, lorsqu'il prend sa retraite.
Son attitude durant l'Occupation lui sera reprochée plus tard, notamment pour s'être adressé spontanément, dès le , aux autorités allemandes de Paris (dont ne dépendait pas le Conservatoire) pour leur soumettre le cas des professeurs et élèves juifs de son établissement, quatre jours avant la promulgation des lois sur le statut des Juifs.
Sa carrière de chef d'orchestre débutée en 1897 est non moins importante puisqu'après Vienne et Rome, il dirige l'Orchestre Lamoureux puis devient à partir de 1908 premier chef de l'Opéra de Paris. Il y dirige entre autres toutes les œuvres de Wagner. De 1918 à 1919, il est à la tête de l'Orchestre sSmphonique de Boston. En 1938, il effectue un voyage en Amérique latine où il dirige de nombreux concerts.
Compositeur, organiste et claveciniste français de la période baroque, François Couperin est né le 10 novembre 1668 à Paris et mort le 11 septembre 1733 dans la même ville.
Il est surnommé « Couperin le Grand » pour le distinguer d'autres membres de cette famille qui compte de nombreux musiciens.
Originaires de Chaumes-en-Brie, les Couperin appartiennent à une des plus nombreuses familles de musiciens français des XVIIe et XVIIIe siècles. Comme nombre de ses collègues, François Couperin est tout naturellement destiné, dès sa naissance, à une carrière musicale.
Son père, Charles (1639-1679), est le plus jeune frère de Louis Couperin et lui a succédé comme titulaire de l'orgue de l'église parisienne de Saint-Gervais. Il est également professeur de clavecin d’Henriette d'Angleterre, Duchesse d'Orléans.
François apprend la musique auprès de son père avant même de savoir lire et écrire. Il ne fait pas d'études générales et ses écrits resteront d'un style et d'une orthographe qui laissent beaucoup à désirer. Orphelin de bonne heure, il est déjà suffisamment doué pour qu'on lui assure la transmission de la charge de titulaire de son père à l'orgue de Saint-Gervais (dite aussi survivance), en la confiant temporairement à Michel-Richard de Lalande jusqu'à ce que le garçon ait l'âge et l'expérience requis.
Il se perfectionne auprès de Jacques Thomelin, organiste de Saint-Jacques la Boucherie et, surtout, l'un des quatre titulaires de l'orgue de la Chapelle Royale de Versailles. C'est probablement par l'entremise de Lalande et de Buterne qu'il entre au service de Louis XIV.
Ses qualités de musicien le font hautement apprécier du souverain, et il est nommé l'un des quatre organistes (par quartier) de la Chapelle Royale. Mais Couperin n'obtiendra jamais le poste de claveciniste du Roi que son talent aurait pu lui assurer. Ainsi, à la mort de Jean-Henry d'Anglebert, c'est le fils de ce dernier, pourtant piètre musicien, qui en conserve la charge.
De santé fragile et de caractère peu mondain, Couperin mène une honnête carrière de musicien et de professeur, apprécié cependant des grands, aux yeux desquels seul Louis Marchand est de taille à rivaliser avec lui. Peu d'événements de sa vie personnelle sont notables, si ce n'est la disparition d'un de ses fils, François-Laurent, qui quitte le domicile paternel sans presque jamais y revenir. Ses deux filles sont elles-mêmes des musiciennes accomplies : Marie-Madeleine (1690-1742) a été religieuse et organiste à l'Abbaye de Maubuisson, tandis que Marguerite-Antoinette (1705-1778) est devenue claveciniste de la Chambre du Roi. Vers la fin de sa vie, il abandonne progressivement ses diverses charges, notamment à la Chapelle Royale et sa tribune à l'orgue de Saint-Gervais.
Couperin est avant tout, avec Jean-Philippe Rameau, le grand maître du clavecin en France au XVIIIe siècle, tant par la quantité de ses pièces que par leur qualité. Son œuvre comprend quatre livres divisés en un total de vingt-sept ordres. Les premiers ordres se rattachent encore, bien qu'assez librement, à la suite traditionnelle et comportent généralement un nombre de pièces important : jusqu'à vingt-deux pour le second ordre. Mais à partir du Second livre, toutes les références aux airs de danse disparaissent. Progressivement, Couperin y élabore un style qui lui est très personnel, fait d'une poésie discrète, d'une atmosphère élégiaque et d'une technique qui ne se laisse jamais dominer par la virtuosité ou les effets.
Malgré les années passées à tenir les orgues de l'église de Saint-Gervais et de la Chapelle Royale, François Couperin -de manière aussi regrettable que nombre de ses confrères organistes- n'a laissé pour cet instrument que deux messes, œuvres de jeunesse qui constituent néanmoins un des sommets du répertoire français classique.
Il décède à Paris le 11 septembre 1733 et est enterré au cimetière Saint-Joseph.
Son œuvre comprend de nombreuses pièces, instrumentales et vocales, à destination profane ou religieuse. Certaines d'entre elles lui valent une place de premier plan parmi les musiciens français contemporains, notamment ses messes pour orgue, ses Leçons de Ténèbres pour le Mercredi Saint, ses sonates et concerts royaux où il entend réunir les goûts français et italiens, ses pièces pour viole.
Cependant, c'est avant tout son œuvre pour le clavecin, consistant en quatre livres publiés entre 1713 et 1730, qui fait sa gloire et le fait considérer, avec Rameau, comme le grand maître de cet instrument en France. Son traité « l'Art de toucher le clavecin » publié en 1716 est une source précieuse concernant l'enseignement de cet instrument au XVIIIe siècle.
Né à Eisleben le 10 novembre 1483 et décédé le 18 février 1546, le théologien et compositeur de lieder Martin Luther n'occupe pas seulement une place de choix dans l'histoire en tant que réformateur, mais il a également exercé une influence décisive sur le développement de la musique sacrée en Allemagne. Dans ses efforts de réforme de la célébration de la Sainte Messe, il accordait à la musique la plus grande importance pour le salut de l'âme.
Alors que l'animation musicale dans la liturgie romaine était jusqu'alors réservée aux chœurs ou à la schola chorale, Luther prit pour modèle Ambroise, qui faisait chanter le peuple ensemble dans l'église afin de renforcer ainsi la communauté. Contrairement à d'autres tendances du mouvement de la Réforme qui rejetaient parfois même totalement l'art et la musique au profit d'une compréhension purement intérieure et spirituelle de la foi, sa conviction était "... mais je veux voir tous les arts, en particulier la musique, volontiers au service de celui qui les a donnés et créés".
Alors que Zwingli à Zurich rejetait la musique dans le culte de manière générale et que Calvin à Genève n'admettait que le chant communautaire à une voix (le "psautier huguenot"), Luther encourageait et exigeait l'intégration de la musique chantée et instrumentale, à une ou plusieurs voix, dans le culte.
A certains moments de la messe, l'assemblée devait être plus impliquée dans l'événement par une participation active, par exemple lors de la confession de foi, pour laquelle des chants de l'assemblée en langue allemande (chants d'ordination) devaient remplacer ou compléter les parties latines de la messe, par exemple le "Credo" (Nous croyons tous en un seul Dieu).
Luther était lui-même un luthiste et un ténor expérimenté, qui correspondait parfois avec des compositeurs comme Josquin Desprez, Ludwig Senfl, Pierre de la Rue et Heinrich Finck, ou connaissait très bien leurs œuvres. La vie de Luther était souvent liée à la musique.
Dans sa famille, la musique domestique jouait un rôle important. Premier des cinq enfants des époux Hans et Margarethe, il fréquenta les écoles de latin de Mansfeld, Eisenach et Magdebourg et partit en 1501 étudier la théologie à l'université d'Erfurt.
En 1505, il entra au couvent des ermites augustins d'Erfurt, fut ordonné prêtre en 1507 et obtint en 1512 un doctorat en théologie à l'université de Wittenberg.
Cinq ans plus tard, le 31 octobre, il afficha ses fameuses 95 thèses contre les méfaits du commerce des indulgences sur la porte de l'église locale, s'attirant inévitablement les foudres du pape. Luther eut cependant un protecteur en la personne du Prince Electeur Frédéric le Sage de Saxe, qui refusa de le livrer à Rome.
En 1520, Luther publia ses premiers écrits réformateurs, à la suite de quoi le Pape Léon X émit une bulle d'interdiction à son encontre. En revanche, le Prince Electeur accorda à Luther un séjour de protection au château de la Wartburg près d'Eisenach.
Au cours de son séjour à la Wartburg, du 4 mai 1521 au 1er mars 1522, Luther rédigea d'autres écrits fondamentaux ainsi que l'important travail de traduction de la Bible en allemand.
La nouvelle bouleversante que deux jeunes dominicains, les premiers martyrs de la Réforme, avaient été brûlés sur le bûcher à Bruxelles, incita Luther à écrire ses premiers vers en 1523 : Ein neues Lied wir heben an, das walt Gott unser Herre. Trente-cinq autres suivirent (dont : Nun freut euch, lieben Christen g'mein et Ein feste Burg ist unser Gott), dont au moins 20 avec des mélodies de sa composition.
Pour ses chants et ses textes, il s'inspirait principalement des psaumes (Aus tief Not schrei ich zu dir Psalm 130), des hymnes (Nun komm, der Heiden Heiland) ou d'autres sources (Vom Himmel hoch, da komm ich her - "Chanson enfantine pour Noël tirée de Luc. 2").
A cela s'ajoutaient des mélodies pour des textes étrangers.
Luther a travaillé en étroite collaboration avec le compositeur et cantor de l'école latine de Torgau, Johann Walter, qui a publié en 1524 le Geystliche gesangk Buchleyn avec une préface de Martin Luther. Ce recueil est considéré comme le premier recueil de chants de Martin Luther et constitue en même temps la base de tous les recueils de chorals protestants ultérieurs.
Avec les textes et les compositions de Martin Luther, le chant d'église allemand a connu un tout nouveau développement.
À partir de la saison 2025-26, le Canadien Jordan de Souza (35 ans), deviendra directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Dortmund pour une durée initiale de cinq ans.
Le 1er août 2025, de Souza prendra ses fonctions, succèdant à Gabriel Feltz, directeur musical général depuis dix ans cette année.
Concours Isangyun 2023 en Corée du Sud, le palmarès
L’édition 2023 du Concours Isangyun, qui s’est tenue à Tongyeong, en Corée du Sud, et qui s’est concentrée sur le piano, vient de s’achever. Cinq finalistes ont interprété un concerto aux côtés de l’Orchestre du Festival de Tongyeong et du chef d’orchestre Samuel Lee.
Le premier prix a été décerné à Chung Kyu-bin, qui recevra 23 000 $ pour son interprétation du Concerto pour piano no 1 de Brahms. Chung a 26 ans et étudie actuellement à l’Université de musique et des arts du spectacle de Munich, après avoir obtenu son diplôme de l’Université nationale des arts de Corée.
Le deuxième prix a été décerné à Kim Song-hyeon, qui a également remporté le Prix du public (Prix spécial de la Ville créative de musique de l’UNESCO) et le Prix spécial du parc Seong-ywang pour un jeune pianiste coréen prometteur.
Le troisième prix a été attribué au pianiste Sun Youl.
En tant que lauréats du premier et du deuxième prix d’un concours international, Chung et Kim seront tous deux éligibles à une exemption du service militaire obligatoire de la Corée du Sud.
Le jury était composé de Kim Dae-jin (présidente), Susumu Aoyagi, Robert Benz, Arthur Greene, Ronan O’Hora, Victoria Postnikova, Antti Siirala, Danwen Wei et Paik Kun-Woo.
Première pour Susanna Mälkki avec le Gürzenich-Orchester de Cologne
Avec le violoncelliste Alban Gerhardt en soliste, l'Orchestre du Gürzenich de Cologne présente trois soirs durant le concerto Tout un monde lointain pour violoncelle et orchestre d'Henri Dutilleux ainsi que la symphonie n° 8 en do majeur, "La Grande", de Franz Schubert.
Au pupitre, une invitée de marque venue du Grand Nord : Susanna Mälkki fait ses débuts avec l'orchestre du Gürzenich. Avant sa carrière de chef d'orchestre, elle était elle-même violoncelliste. Deux experts absolus donc pour l'un des concertos pour violoncelle les plus difficiles. La dernière symphonie de Franz Schubert ressemble elle aussi à un royaume entre ombre et lumière. Susanna Mälkki apporte la clarté finlandaise à la "longueur céleste" de ce chef-d'œuvre immortel.
Des orchestres de premier plan d'Europe et d'Amérique du Nord invitent régulièrement Susanna Mälkki, notamment le Los Angeles Philharmonic, où elle a été Principal Guest Conductor de 2017 à 2022, le Philadelphia Orchestra, le Cleveland Orchestra, le New York Philharmonic ainsi que l'Orchestre symphonique de la Radio bavaroise et l'Orchestre Philharmonique de Berlin.
Jusqu'à l'été 2023, elle était cheffe principale de l'Orchestre Philharmonique d'Helsinki. Dans ses conceptions de programmes, Susanna Mälkki s'efforce toujours de trouver un équilibre entre le grand répertoire classique-romantique et les compositions exceptionnelles de notre époque.
Susanna Mälkki a été nommée Officier de l' Ordre des Arts et des Lettres et Chevalier de la Légion d'honneur française pour ses performances.
"Le Fantôme de l'Opéra" à l'Opéra National de Bucarest
Le jeudi 9 novembre, la scène de l'Opéra National de Bucarest présentera la comédie musicale Le Fantôme de l'Opéra, comédie musicale captivante et émouvante.
Pour rappel
Le Fantôme de l'Opéra est une comédie musicale écrite par Andrew Lloyd Webber, basée sur le roman du même nom écrit par Gaston Leroux en 1910. Le sujet et le message de la comédie musicale explore des thèmes complexes tels que l'amour interdit, l'obsession, l'isolement. et le pouvoir de la musique. Texte de Charles Hart
Le sujet de la comédie musicale se concentre sur l'histoire de Christina Daaé, une jeune artiste talentueuse qui devient une star dans le monde de l'opéra, mais qui devient aussi le sujet de l'attention et de l'obsession d'un personnage mystérieux, le Fantôme de l'Opéra. Le Fantôme, également connu sous le nom d'Erik, est un personnage difforme et isolé qui vit dans les sous-sols de l'Opéra de Paris et qui tombe amoureux de Christine qui entretient une relation compliquée avec Raoul, un jeune noble qui l'aime.
Le message de la comédie musicale explore l'amour interdit, l'impact de l'obsession sur l'individu et le pouvoir de la musique comme moyen d'expression et de libération. Cela évoque également le thème des apparences trompeuses, car le Fantôme est un personnage complexe et malgré son apparence effrayante, il a un côté humain et artistique profond, ainsi qu'un pouvoir de transformation, notamment dans le cas du Fantôme.
Le Fantôme de l'Opéra est connu pour sa musique impressionnante, ses costumes et décors spectaculaires, mais aussi pour la complexité de ses personnages. Il s’agit d’une comédie musicale qui explore des aspects profonds de l’humanité et de la passion et qui est devenue l’une des comédies musicales les plus acclamées et les plus anciennes de l’histoire du théâtre musical.
Le Fantôme de l'Opéra apporte une technologie de pointe pour créer des effets spéciaux impressionnants, et les scènes et effets souterrains du fantôme, y compris ses apparitions et sa musique effrayante, ajoutent une dimension nouvelle et passionnante au spectacle. La comédie musicale se distingue par ses décors et costumes élaborés et détaillés, l'Opéra de Paris étant représenté avec luxe et faste, et les costumes des personnages, notamment du Fantôme, sont impressionnants.
Andrew Lloyd Webber a composé une partition remarquable qui est devenue emblématique, et des chansons telles que « The Music of the Night » et « Think of Me » sont devenues des classiques de la musique et définissent le son et l'atmosphère de la comédie musicale qui combine des éléments de l'opéra avec ceux de la comédie musicale. théâtre, offrant ainsi une expérience artistique unique.
La maison de Da Ponte est en vente et les médias parlent de Måneskin
La maison de Lorenzo Da Ponte est à vendre. Et c'est une honte. L'intemerata vient du chef Riccardo Muti qui, lors de la présentation à la fondation Prada à Milan de la prochaine nomination de son académie d'opéra italien Muti, a parlé de l'héritage culturel italien, qui comprend également Da Ponte, librettiste d'opéras tels que Don Giovanni,Così fan tutte et Le nozze di Figaro de Mozart. Un écrivain, a déclaré le maestro, et un poète qui devrait être étudié au lycée.
Nous sommes en train de brûler les ponts avec la culture italienne, a-t-il ajouté en parlant de la maison du compositeur à Vittorio Veneto, et nous ne parlons pas de la maison de Paisiello ou de Verdi. Et les médias nous parlent de rappeurs, de Måneskin ou de Maneskot.
Le maestro a ajouté : La culture dans notre pays traverse une période de déclin encore plus dramatique", avant de remercier Miuccia Prada et son mari Maurizio Bertelli pour leur soutien à son projet.