Friedrich Wilhelm Zachow ou Zachau, baptisé à Leipzig le et mort à Halle le est un musicien allemand de l'époque baroque.
Il doit aujourd'hui l'essentiel de sa renommée au fait d'avoir été le professeur principal, sinon unique, de Georg Friedrich Haendel enfant et adolescent.
Formé à Leipzig par son père Heinrich, Zachow est un enfant-prodige de la musique. Dès l'âge de dix ans, il jouait déjà de la viole, du hautbois, de l'orgue et du clavecin.
À compter de 1684, il devint organiste de l'église Notre-Dame (Liebfrauenkirche) de Halle, poste qu'il occupe pendant toute sa carrière. Il eut pour élève Georg Friedrich Haendel, de 1694 à 1702, qu'il initie à la science du contrepoint, à la musique d'église telle qu'on la pratique en Allemagne du Nord et lui fait connaître la musique italienne, en particulier celle d'Arcangelo Corelli.
Ses compositions sont d'un style qui évoque Samuel Scheidt et Johann Pachelbel.
On connaît de lui une courte suite pour clavecin, une cinquantaine de pièces pour l'orgue (préludes, fugues, chorals et autres), une messe et 33 cantates religieuses.
Le violoniste français Emmanuel Coppey remporte le Premier prix du Concours Bach Barbash de New York. Le second prix revient à la Sud-coréene Youjin Lee.
Ouvert aux instrumentistes à cordes internationaux âgés de 16 à 30 ans, le concours Lillian et Maurice Barbash J.S. Bach est entièrement consacré aux Partitas, Sonates et Suites pour cordes sans accompagnement de J.S. Bach.
En tant que lauréat du grand prix, Emmanuel Coppey recevra 5 000 dollars et cinq engagements auprès de diffuseurs aux États-Unis. Youjin Lee reçoit 1 000 dollars. Les deux lauréats se produiront également lors d’un concert commun organisé par la Gotham Early Music Scene (GEMS), basée à New York.
Emmanuel Coppey est Artiste de la City Music Foundation, Artiste en Résidence de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth et membre de l’ Académie internationale Ensemble Modern de Francfort et des London Contemporary Soloists.
Gustavo Dudamel (Barquisimeto, Venezuela, 42 ans) dit avoir tout appris de son professeur, le regretté José Antonio Abreu. La passion pour la musique, la façon dont elle change les vies, le fait qu'elle soit un langage universel. Et aussi le fait de porter des baskets pendant les répétitions. Elle n'a jamais vu Abreu sans cravate, se souvient-il, mais il n'a jamais quitté ses Reeboks noires non plus.
Lui, tout de noir vêtu, arrive de la répétition en New Balance blanche. Réunir six grandes voix d'Amérique latine avec les musiciens du Los Angeles Philharmonic pour un cycle de quatre jours ayant pour objectif la chanson de protestation, appelé "Canto en Resistencia" (Chanson en résistance), a été fatigant, certes, mais réconfortant. Une nouveauté qui, comme tant d'autres qu'il a apportées au cours de ses 14 années à la tête du LAPhil, comme on l'appelle communément dans la ville, a été accueillie d'abord avec surprise, puis avec plaisir par ses fidèles auditeurs.
Cette fois, Gustavo Dudamel a presque provoqué une révolution. Dans la forme et dans le fond.
La forme, c'est de faire monter sur scène six femmes de nationalités, de styles et de générations différents pour chanter avec l'Orchestre Philharmonique dans des genres aussi variés que le rap, la cumbia et même le reggaeton.
Le fond va encore plus loin : introduire la chanson contestataire en tant que genre sur la scène de l'orchestre raffiné, en attirant un public différent, jeune, et en lui ouvrant les oreilles aux classiques. Pour sa première soirée, jeudi, Dudamel a animé la soirée avec le Mexicain Ely Guerra, suivi de la Chilienne Ana Tijoux, puis de la chanteuse d'Oaxaca Lila Downs (qui a reçu quelques heures plus tard une nomination aux Grammy Awards), et a terminé avec deux Colombiens, d'abord Catalina García et ce dimanche, la Mexicaine Silvana Estrada se produira en solo.
8e Concours International Adolphe Sax, le palmarès
A 17 ans à peine, le jeune russo-espagnol Dmitry Pinchuk remporte le titre de Premier
Lauréat.
Ils étaient 264 saxophonistes de 19 pays au départ. Après une pré-sélection à l’aveugle, une
épreuve éliminatoire et une performance de 40 minutes en demi-finale, six lauréats avaient été retenus pour participer à la finale du 8e Concours International Adolphe Sax, qui s’est déroulée sur deux soirées, les 10 et 11 novembre.
Le but de cette finale est de classer les 6 lauréats du concours. Chaque lauréat a interprété
deux œuvres. Une œuvre imposée: Mantra, Canto and Capriccio, commandée
spécialement pour le concours au célèbre compositeur belge Dirk Brossé, et un concerto
au choix parmi plusieurs œuvres, pour lequel chaque lauréat était accompagné par CASCO
Phil, l’Orchestre de Chambre de Belgique, placé sous la direction du chef invité David
Reiland.
C’est le jeune musicien russo-espagnol Dmitry Pinchuk, âgé de 17 ans, qui remporte le titre
convoité de 1er Lauréat. Il est suivi par Alessandro Malagnino (Italie), Mikhail Kazakov
(Russie), Wataru Hirai (Japon), Kenta Igarashi (Japon) et Vladimir Petskus (Russie).
Le premier Lauréat remporte un prix de 9.000 euros, mais également un saxophone
Selmer ; un Saxiris, œuvre conjointe du Val Saint Saint Lambert et des dinandiers Martine le Boulangé et Pascal Jacques, imaginée par le graphiste Emmanuel Mattart ; un diplôme
original illustré par l’aquarelliste dinantais Marc Haegens, ainsi que différents concerts de
gala durant lesquels le lauréat prestera comme soliste.
Le Prix de la Compositrice de l'œuvre imposée de la demi-finale est remporté par Mikhail KAZAKOV.
Le Prix du Compositeur de l'œuvre imposée de la finale est remporté par Dmitry PINCHUK .
Créé en 1994, le Concours International Adolphe Sax est reconnu comme l’un des plus
prestigieux concours de saxophone classique au monde. Il est organisé tous les 4 ans à
Dinant, ville de naissance du Belge Adolphe Sax, inventeur du saxophone.
Le Quatuor à cordes n° 14 en fa dièse majeur, opus 142, de Dimitri Chostakovitch a été composé en 1972-1973. Il est dédié à Sergei Shirinsky, le violoncelliste du Quatuor Beethoven, l'ensemble qui a créé la plupart des quatuors de Chostakovitch.
La première représentation a eu lieu à Leningrad le 12 novembre 1973.
Il se compose de trois mouvements :
Allegretto
Adagio (attacca)
Allegretto
La durée de l'œuvre est d'environ 25 minutes.hez Benjamin Britten et l'a achevée à Copenhague.
Le compositeur britannique est né à Londres le 28 janvier 1944 et décédé à Child Okeford, Dorset le 12 novembre2013.
Tout au long de sa vie, Tavener a connu de graves problèmes de santé : à la trentaine, il a été victime d'une attaque cérébrale, à la quarantaine, il a subi une opération du cœur, une tumeur a dû être enlevée chirurgicalement, et il a survécu à deux crises cardiaques qui l'ont beaucoup affaibli.
Malgré tout, il a déployé une incroyable énergie créatrice et a été fait Chevalier en 2000 pour ses services rendus à la musique.
Tavener est surtout connu pour sa musique vocale sacrée. De par sa famille, il était fortement influencé par la religion. Un concert du Canticum Sacrum d'Igor Stravinsky lui a laissé une telle impression qu'il a voulu devenir lui aussi musicien.
Il est d'abord devenu organiste et chef de chœur à la St. John's Presbyterian Church, puis a étudié à la Royal Academy of Music de 1961 à 1965. Il voulait à l'origine devenir pianiste de concert, mais sa faible constitution l'a contraint à abandonner ces projets. Il a étudié la composition avec Lennox Berkeley et a été encouragé par sa rencontre avec son modèle Igor Stravinsky en 1964.
Alors qu'il était encore étudiant, il a remporté le Prix Prince Rainier de Monaco en 1965 avec sa cantate Cain and Abel. Il perce en tant que compositeur avec la cantate The Whale en 1968, créée à l'occasion du concert de fondation du London Sinfonietta. Avec ses œuvres à la thématique essentiellement religieuse, Tavener a pu s'établir comme l'un des compositeurs les plus doués et les plus charismatiques d'Angleterre.
En 1969, Tavener est devenu professeur de composition au Trinity College. La demande de Benjamin Britten d'écrire un opéra pour le Royal Opera House a provoqué chez Tavener une crise créative qu'il a pu surmonter avec l'aide, entre autres, du métropolite Anthony de Sourozh, le chef de l'Église orthodoxe russe en Angleterre.
En 1977, Tavener s'est converti à l'Église orthodoxe russe. L'Abbesse Mère Thekla l'a inspiré et conseillé pour nombre de ses œuvres religieuses jusqu'à sa mort en 2011. Tavener a connu un grand succès avec The Protecting Veil pour violoncelle et cordes, joué pour la première fois par le violoncelliste Steven Isserlis avec le London Symphony Orchestra lors des Proms en 1989.
Son Song for Athene de 1993 a connu un retentissement mondial lorsque l'œuvre a été jouée en 1997 lors des funérailles de la princesse Diana. En 2013,
John Tavener s'est vu décerner le Prix de la musique sacrée européenne lors du festival Europäische Kirchenmusik à Schwäbisch Gmünd.
La même année, John Tavener est décédé le 12 novembre.
Le chef hongrois Antal Doráti, naturalisé américain en 1947, est né le à Budapest et mort le à Gerzensee (Suisse).
Né de Alexander Doráti, violoniste à l'Orchestre Philharmonique de Budapest, et de Margit, née Kunwald, professeur de piano, il étudie à l'Université de musique Franz-Liszt la composition avec Zoltán Kodály et Leo Weiner, et le piano avec Béla Bartók. Il fait ses débuts de chef en 1924 avec l'orchestre de l'Opéra de Budapest.
Son autobiographie Notes of Seven Decades a été publiée en 1979.
Il est, avec Neville Marriner et Herbert von Karajan, l'un des chefs qui comptent une des discographies les plus considérables, plus de 600 enregistrements avec les plus grands orchestres américains et européens.
Ses enregistrements des ballets ou des symphonies de Tchaikovski font toujours autorité, tout comme ses Bartók, ses Stravinsky ou ses Rachmaninov. Il est également le premier à avoir enregistré l'intégrale des 104 symphonies de Joseph Haydn, ainsi que tous ses opéras. En 1963, il est le premier chef d'orchestre à enregistrer le Benvenuto Cellini de Berlioz avec Joséphine Veasey. En 1964, il enregistre La Peste, oratorio de Roberto Gerhard.
Il est le dédicataire et le créateur de la 7e symphonie d'Allan Pettersson.
Le compositeur italien Umberto Giordano est né à Foggia (Pouilles) le et mort le à Milan.
Son père exerce la profession de chimiste et souhaite que son fils suive la même voie que lui mais l'enfant est attiré par la musique. Au grand désespoir de ses parents, il entre au Conservatoire de musique de Naples (1881-1891) où il est l'élève de Gaetano Briganto et de Paolo Serrao (composition). Sa première œuvre jouée en public est Delizia, poème symphonique (1886).
Il compose son premier opéra, Marina, pour un concours créé par l'éditeur Eduardo Sonzogno, mais il se classe sixième, c'est l'opéra de Mascagni Cavalleria Rusticana qui remporte le 1er Prix. Sonzogno lui demande de composer, Mala vita, opéra en trois actes dont la première a lieu à Rome le mais l'œuvre est considérée comme scandaleuse en Italie parce qu'elle décrit la vie d'une prostituée napolitaine ("Mala vita" signifie "la vie misérable"). En Autriche et en Allemagne, elle obtient une certaine popularité. Il reprendra cet opéra et le représentera sous le titre de Il Voto à Milan (1897). Puis, il écrit un opéra en deux actes Regina Diaz qui est représenté le à Naples avec un succès modéré.
Il compose, sans doute, son meilleur opéra, Andrea Chénier, en 1894 sur un livret de Luigi Illica. La première a lieu à La Scala le et connait un très grand succès. L'opéra est joué en Europe ainsi qu'à New York (Académie de musique et au Metropolitan Opera le ). Avec cet opéra, il est, enfin, reconnu comme l'un des plus grands compositeurs de l'opéra moderne italien. Son rôle-titre est, très souvent, le point de départ de nombreuses carrières de ténors.
En 1898, il compose pour la grande actrice et chanteuse Gemma Bellincioni Fedora sur un livret d'Arturo Colautti d'après le drame de Victorien Sardou qui, bien que n'atteignant pas la popularité de son André Chénier peut, néanmoins, être considéré comme son deuxième plus grand succès. Il est représenté à Milan le et révèle le ténor Caruso ainsi qu'au Metropolitan Opera le .
Il écrit, également, un autre opéra intitulé Siberia en trois actes (Scala, ; Opéra de Paris, 1911 ; révisé en 1921 et à nouveau sur scène le ). Il poursuit ses compositions en écrivant Marcella en trois actes (Milan, ) et Mese Mariano en un acte (Milan, ) qui semblent marquer le déclin du talent dramatique qui caractérise ce compositeur.
Il attire, à nouveau, l'attention du public avec son opéra-comique : Madame Sans-Gêne sur un livret de Renato Simoni d'après une comédie de Victorien Sardou dont la création s'effectue lors d'une soirée de gala au Metropolitan Opera le sous la direction de Toscanini avec Geraldine Farrar dans le rôle-titre.
En collaboration avec Franchetti, il écrit l'operette Giove a Pompei (Rome, ) et compose ensuite La Cene delle beffe, une nouvelle lyrique en quatre actes (Scala de Milan, et reprise au Metropolitan Opera le ). Sa dernière composition est Il Re un opéra en un acte (Scala, ).
On lui doit, également, un ballet L'Astro magico, des pièces pour piano, des mélodies et une œuvre symphonique Piedigrotta.
Il est élu membre de l'Académie Luigi Cherubini de Florence et de plusieurs autres institutions. En 1929, il fait partie des premiers membres, nommés par décret, de l'Académie d'Italie, créée trois ans plus tôt par Mussolini.
Il est l'un des compositeurs les plus représentatifs du vérisme.
Né à Saint-Pétersbourg le 12 novembre 1833 et décédé le 27 février 1887, le compositeur russe Alexander Borodin était en fait un scientifique. À 29 ans, il était déjà professeur de chimie organique à l'Académie de Saint-Pétersbourg.
La composition était pour lui "du repos, de l'amusement, un caprice qui me distrayait de mes devoirs officiels de professeur, de scientifique". Il a cependant exercé ce "caprice" de manière si magistrale que la postérité le considère comme un compositeur, bien qu'il ait également développé dans son domaine de recherche des connaissances et des méthodes qui sont toujours valables et appliquées aujourd'hui.
Il est né fils illégitime du Prince Luka Gedewanischwili. Comme le prince était marié, il a fait enregistrer l'enfant comme étant le fils de son serviteur Porfiri Borodine. Ce n'est que peu de temps avant sa mort que le Prince a reconnu son fils.
Alexandre a été élevé par sa mère Avdotya Konstantinovna Antonowa à Saint-Pétersbourg et a reçu une solide éducation. Outre le russe, il parlait l'allemand, le français, l'italien et l'anglais et il était très doué non seulement pour les sciences naturelles, mais aussi pour la musique : il jouait du piano, de la flûte et du violoncelle et composait déjà la Polka des Hélènes à l'âge de neuf ans.
En 1850, il commença ses études à l'Académie militaire de médecine et de chirurgie de Saint-Pétersbourg et, en 1856, il obtint son diplôme avec mention comme meilleur diplômé de l'Académie. Sa spécialité était la chimie expérimentale.
En 1862 déjà, il obtint une chaire de chimie organique à l'Académie et fut nommé en 1874 à la suite de son protecteur Sinin.
Dès 1864, il avait fait la connaissance de Mili Balakirev et, grâce à lui, de César Cui, Modest Mussorgski et Nikolai Rimski-Korsakow. Ensemble, ces cinq artistes formaient ce que l'on appelle le "groupe puissant", qui a marqué de manière décisive la musique russe du 19e siècle.
En 1869, la 1ère Symphonie de Borodine fut jouée sous la direction de Balakirev. La même année, Borodine commença à travailler sur le livret et à composer son opéra héroïque Prince Igor, avec les célèbres "danses de Polovetz". Bien qu'elle soit restée inachevée, cette œuvre est considérée comme sa plus importante. Le Prince Igor fut ensuite achevé et orchestré par Alexandre Glazounov et Nikolaï Rimski-Korsakov.
En 1885, Borodine survécut à un choléra dont il souffrit jusqu'à sa mort. Lors d'un bal de carnaval le 27 février 1887, il s'effondra vers minuit et mourut.
Près de soixante-dix ans plus tard, son héritage musical a servi de base musicale à une comédie musicale de Broadway : Robert Wright et George Forrest se sont entièrement servis de la musique de Borodin pour Kismet en 1953. La comédie musicale a connu un tel succès international que Borodin s'est vu décerner le Tony Award à titre posthume en 1954.
Georg Forster, né à Amberg (Bavière) vers 1510 et mort à Nuremberg le 12 novembre 1568, est un compositeur et éditeur de musique allemand de la Renaissance.
À partir de 1521, il fait partie de la Chapelle de la Cour de Heidelberg. Il étudie ensuite la médecine à Ingolstadt, puis à Wittenberg, et obtient en 1544 le grade de docteur de l'Université de Tübingen.
Il publie à Nuremberg plusieurs recueils rassemblant les œuvres de divers compositeurs : les Teutsche Liedlein (5 vol., 1539 à 1556) comprennent 321 lieder à 4 et 5 voix, dont 38 sont de Forster lui-même ; Selectissimarum mutetarum partim 5, partim 4 v. tomus primus (1540) réunit 27 motets ; Tomus tertius psalmorum selectorum (1542) se compose de 40 psaumes, et Josquin des Prés figure au nombre des auteurs.