Le Journal

Glassland à Valladolid

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A Valladolid, à l'occasion de la présentation de la compositrice britannique Anna Clyne en tant que compositrice en résidence de l'OSCyL, l'orchestre a programmé Glasslands dont l'originalité réside dans le fait qu'elle a pour protagoniste un saxophone soprano.
Il s'agit d'une sorte de concerto en trois mouvements composé il y a quelques années précisément pour le saxophoniste Jess Gillam, qui l'a interprété lors de la première de l'œuvre à Détroit en février.
La partition est une commande de l'OSCyL en collaboration avec le Detroit Symphony Orchestra, le Naples Philharmonic (Floride), le Centre national des arts du Canada et BBC Radio 3.

Rome des années 1600 au cœur de Bucarest

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Un voyage musical aux sons baroques, dans la Ville éternelle - Rome '600, une soirée avec des sons qui capturent des moments de la vie quotidienne dans la Ville éternelle, c'est ce que propose ce soir le Festival de musique ancienne de Bucarest.

I Bassifondi, sous la direction musicale de la luthiste roumaine Simone Vallerotonda, fera revivre la musique de Rome du XVIIe siècle, capturée sous tous ses aspects. Des rues pleines d'improvisations et de danses simples aux performances exquises du Palazzo Barberini de Rome :  voyage dans une fresque sonore qui recrée la vie musicale de l'époque baroque. Improvisations, rythmes et extravagances harmoniques sont les moteurs qui transportent l'auditeur dans le temps jusqu'à la Ville éternelle.

Les ateliers d'ethnomusicologie de Genève ont 40 ans

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De 1974 à 1983, genèse d’un projet culturel
Faisant partie des membres fondateurs de l'Association pour l'encouragement de la musique improvisée (AMR), le musicien et ethnomusicologue genevois Laurent Aubert organise les premiers concerts de musiques et danses du monde dans le cadre des « Ateliers d'ethnomusicologie de l'AMR » en 1974. Très vite, le champ d’action des Ateliers s’élargit grâce à leur rattachement au Comité pour les arts extra-européens (Extra-European Arts Committee, EEAC) en tant que membre régulier représentant la Suisse. Fondé en 1978, ce réseau a fonctionné jusqu’en 1995 et a permis l’accueil d’artistes et d’ensembles musicaux prestigieux dans le cadre de tournées européennes d’envergure.

1983, fondation des Ateliers d’ethnomusicologie
Au fil des années, la divergence avec le courant jazz de l’AMR était de plus en plus sensible, tant sur le plan de la démarche que sur celui du public. En , afin de mieux affirmer leurs orientations propres, les ADEM se constituent en association indépendante. Cette autonomie est consacrée la même année par la ville de Genève, qui accorde aux ADEM une subvention annuelle et leur donne les moyens de leur développement.

1995, Fête de la diversité
1995 a été une année marquante pour le rayonnement des ADEM. Déclarée « Année de la diversité » par le Département de la culture de la Ville de Genève, cette année a culminé en une grande « Fête de la diversité » d’une semaine programmée en juin. La programmation en a été confiée aux ADEM, qui ont engagé pour l’occasion 75 ensembles musicaux de 60 nationalités différentes. Ce grand festival gratuit a attiré un public estimé par la presse régionale à plus de 100 000 personnes.

2015, prix Culture et société de la ville de Genève
En 2015, Laurent Aubert, fondateur des ADEM, reçoit le prix « Culture et société » de la Ville de Genève. Cette distinction, qui le récompense pour l’ensemble de sa carrière, et notamment son action déterminante au sein de l’association, consacre également la contribution des ADEM au rayonnement de la Cité et au fameux esprit de Genève.

2018, le changement dans la continuité
En , la direction des ADEM est confiée à Fabrice Contri. Comme son prédécesseur, Fabrice Contri présente le même profil mixte de chercheur, musicien et organisateur de concerts. Membre du comité des ADEM depuis de nombreuses années, Fabrice Contri inscrit son projet artistique dans la continuité de celle de Laurent Aubert, et souhaite notamment renforcer les passerelles vers le monde académique et associatif.

Activités

Concerts et festivals
Les ADEM organisent chaque année de nombreux concerts et festivals thématiques. La plupart des spectacles sont complétés par des films, des conférences, des stages et des activités pour le jeune public. Les ADEM collaborent régulièrement avec l’AMR, dans le cadre de la série de concerts mensuels des « Vendredis de l’Ethno », ou le Musée d'ethnographie de Genève (MEG), qui accueille certains spectacles des ADEM dans son Auditorium. La plupart des spectacles du festival Les Nuits du Monde, organisé par les ADEM chaque automne, ont lieu dans la salle de l'Alhambra, une des scènes culturelles de la ville de Genève. Les ADEM sont aussi partenaire de nombreux événements de la vie culturelle genevoise, dont la Fête de la musique, le festival Antigel ou les Aubes musicales aux Bains des Pâquis.

Activités pédagogiques
Dès leur origine, les ADEM ont développé un secteur d’activités pédagogiques. Actuellement, ils assurent la coordination et la promotion de plus de soixante-cinq cours réguliers de pratique des musiques et danses du monde, individuels ou collectifs. Ils organisent également chaque année plusieurs stages avec des artistes invités et proposent des animations et des stages d’initiation en milieu scolaire. Cette activité serait « unique en Europe ».

Depuis 1995, et l‘Année de la diversité, les ADEM organisent « La Croisée des cultures », un grand rendez-vous estival. Imaginé et coordonnée par Astrid Stierlin, cofondatrice des ADEM, cet événement propose une semaine d’ateliers de chant, de pratique instrumentale et de danse du monde entier. La Croisée des cultures se veut un lieu de rencontres et d’échanges. Chaque année, la manifestation réunit une vingtaine d’enseignants et près de 300 élèves, petits et grands, débutants ou confirmés. L’événement se déroule dans divers lieux de la Ville de Genève, avec pour point central le Théâtre de la Parfumerie. Les cours destinés aux adultes se déroulent sur deux heures par jour, soit entre midi et deux heures, soit en soirée, et ce, du lundi au samedi. Une quinzaine de disciplines provenant de tous les horizons géographiques sont proposées chaque année. Les enfants de 6 à 12 ans sont quant à eux pris en charge à la journée. Ils effectuent un voyage d’une semaine dans des contrées lointaines, avec pour fil conducteur la musique et la danse. Ces dernières années, les stages enfants ont eu pour thème les routes de la Soie, le Japon, l’Afrique, Cuba ou encore la Mongolie.

Les ADEM soutiennent de nombreux musiciens migrants, vivants en région genevoise. L’association encourage la production locale, et en particulier la professionnalisation des musiciens qui le souhaitent et qui témoignent des qualités requises. Ce soutien se manifeste sous différentes formes : programmation, mise à disposition de locaux, promotion, animations scolaires, recommandation auprès d’organisateurs de concerts.

Cahiers d'ethnomusicologie
Depuis 1988, les ADEM éditent les Cahiers d'ethnomusicologie, revue scientifique francophone à diffusion internationale. Initialement intitulés Cahiers de musiques traditionnelles, ils ont pris le nom de Cahiers d'ethnomusicologie en 2007. Depuis 1994, les Cahiers sont l’organe scientifique de la Société française d’ethnomusicologie (SFE). Chaque volume est centré sur un dossier thématique, auquel contribuent les meilleurs spécialistes de la discipline. Ces dossiers sont complétés par des rubriques d’intérêt général, entretiens, portraits et comptes rendus.

Genève aux rythmes du monde
En 2018, à l'occasion du départ à la retraite de Laurent Aubert, l'ouvrage d'Arnaud Robert "Genève aux rythmes du monde" parue aux Editions Labor et Fides brosse en textes et en images un portrait critique et passionné des ADEM depuis leur création.

Nouvel altiste pour le Quatuor Ivalas

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Le Quatuor Ivalas a nommé Marcus Stevenson comme nouvel altiste

Formé à l’Université du Michigan en 2017, le quatuor est actuellement le quatuor à cordes résident diplômé de la Juilliard School. Composé de Reuben Kebede et Tiana Butts (violons) et de Pedro Sanchez (violoncelle), le Quatuor Ivalas a été formé à l’Université du Michigan en 2017. L’ensemble est actuellement le Quatuor à cordes résident diplômé de la Juilliard School, où ils étudient sous la direction du Quatuor à cordes Juilliard.

Après avoir suivi le programme d’avancement musical de la Juilliard School et le programme pré-universitaire de la Manhattan School of Music, Stevenson a ensuite étudié avec Jeffrey Irvine au Cleveland Institute of Music. Là-bas, il a été membre du Quatuor Elless, l’un des meilleurs ensembles de l’ICM du programme avancé de quatuor à cordes et lauréat du grand prix du Concours de musique de chambre Coltman 2020. Stevenson étudie actuellement avec Heidi Castleman à la Juilliard School.

Le quatuor accorde la priorité à la programmation de compositeurs PANDC tels que Jessie Montgomery, Daniel Bernard Roumain, Samuel Coleridge-Taylor et Eleanor Alberga. En collaboration avec l’organisation Sphinx, le groupe a également présenté des programmes éducatifs dans la région métropolitaine de Détroit, en mettant l’accent sur l’engagement communautaire dans les écoles avec des communautés noires et latino-américaines. Ils étaient auparavant en résidence à l’Université du Colorado à Boulder, où leurs mentors étaient le Quatuor Takács.

 

L’Orchestre symphonique de Budapest accueillera la Journée de l’écoute 2023

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Dirigé par le directeur musical et chef d’orchestre de l’orchestre, András Keller, l’événement a été créé en 2015 afin de briser les frontières entre les interprètes et le public, ainsi qu’entre la musique classique et contemporaine.

Parmi les pièces des 11 compositeurs encore en vie -Máté Balogh, Gábor Csalog, Gyula Csapó, Alessio Elia Péter, Eötvös, Ádám Kondor, Miklós Perényi, Roland Szentpáli, Dobrinka Tabakova, László Tihanyi et Ákos Zarándy- sept seront des créations mondiales.

Parmi les solistes et chambristes, citons Maxim Rysanov, László Móré, Ákos Takács, Tibor Takács, Kános Benyus, Emese Mali et l’EnsembleLigeti, entre autres.
Vingt-huit œuvres -dont sept créations et une hongroise- attendent le public lors des six concerts condensés en une journée.

Cette année, la Journée de l’écoute est organisée en l’honneur de Zoltán Gál, l’ancien altiste du Quatuor Keller.
L’événement rendra également hommage à deux compositeurs : György Ligeti, né il y a 100 ans, et Zoltán Jeney, décédé en 2019 mais qui aurait eu 80 ans cette année. Des pièces des deux compositeurs seront interprétées.

Il n’y a rien sans musique contemporaine , disait András Keller. Sans elle, la tradition classique ne peut pas être comprise. 

Concerto Budapest est l’un des plus anciens ensembles de Hongrie -son prédécesseur a été fondé en 1907. Keller, violoniste hongrois de renom, pédagogue et fondateur du Quatuor Keller, a été nommé chef d’orchestre en 2007.

Fondation Azrieli, les lauréats du Prix Azrieli de musique 2024

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Les compositeurs Josef Bardanashvili, Yair Klartag, Jordan Nobles et Juan Trigos ont été nommés lauréats 2024

Les Prix Azrieli de musique, qui ont lieu tous les deux ans, visent à découvrir, à élever et à amplifier les voix artistiques.
Créé en 2014 par la Fondation Azrieli, chaque cycle des quatre prix de musique de l’AMP se concentre sur une catégorie d’instrumentation. Les lauréats 2024 composeront des œuvres chorales pour chœur a cappella et jusqu’à quatre instruments et/ou solistes vocaux.
Chaque lauréat recevra un prix d’une valeur de plus de 200 000 CAD, dont un prix en argent de 50 000 CAD ; une première mondiale de leur œuvre primée à Montréal par le Chœur de l’Orchestre symphonique de Montréal lors du Concert Gala de l’AMP le 28 octobre 2024 ; deux représentations internationales subséquentes ; et un enregistrement professionnel de leur travail primé.

Yair Klartag a reçu la Commission Azrieli pour la musique juive ; Josef Bardanashvili a remporté le prix Azrieli pour la musique juive ; Jordan Noblesa reçu la Commande Azrieli pour la musique canadienne ; et Juan Trigosa remporté la toute première Commission Azrieli pour la musique internationale, un prix créé pour promouvoir une meilleure compréhension interculturelle.

Cette année, trois jurys d’experts ont sélectionné les candidatures gagnantes, dont Chaya Czernowin, Tania León, le Dr Neil W. Levin, Samy Moussa, Gerard Schwarz et Ana Sokolović.

Le compositeur israélo-géorgien Josef Bardanashvili a été compositeur en résidence de l’Orchestre Symphonique de Raanana en Israël, directeur musical de la Biennale internationale de musique contemporaine « Tempus Fugit » à Tel-Aviv et compositeur en résidence de la Camerata d’Israël à Jérusalem.

La musique de Yair Klartag a été commandée par le Donaueschinger Musiktage, le Münchener Kammerorchester, le festival MATA, la Biennale de Munich et le festival ZeitRäume et interprétée par des ensembles tels que l’Orchestre Symphonique de la Radio de Berlin et l’Orchestre Symphonique de la Radio de Vienne, entre autres. Il a reçu le prix Ernst von Siemens Composers et enseigne actuellement à l’Académie de musique de Jérusalem.

Jordan Nobles a été nominé dans la catégorie « Compositeur classique de l’année » aux Western Canadian Music Awards 2022. Il est également récipiendaire d’un prix JUNO, d’un Western Canadian Music Award et de nombreux prix internationaux.

La production du compositeur américano-mexicainJuan Trigos comprend six opéras, quatre symphonies, trois cantates, des concertos pour plusieurs instruments et diverses œuvres de musique de chambre.
L’une des commandes les plus importantes est sa Symphonie n° 3 « Offrande aux morts », qui a été commandée par l’Orchestre Symphonique de Houston.

"Un survivant de Varsovie" d’Arnold Schoengerg, 75 ans

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Un survivant de Varsovie (A Survivor from Warsaw, opus 46) est une œuvre pour récitant, chœur d'hommes et orchestre composée par Arnold Schönberg en 1947.

La narration prend en charge l'histoire d'un survivant du ghetto de Varsovie durant la Seconde Guerre mondiale, dans un camp de concentration. Le narrateur ne se rappelle pas comment il a abouti dans les égouts de Varsovie. Un jour, dans le camp, les autorités nazies appelèrent un groupe de Juifs. Le groupe tenta de se rassembler, mais il y eut une confusion, et les gardiens battirent les Juifs âgés et malades qui ne pouvaient pas suivre les autres assez vite. Ils furent laissés pour morts, et les gardiens demandèrent de refaire le compte, pour savoir combien seraient déportés vers les chambres à gaz. Les gardiens demandent un décompte de plus en plus rapide, et l'œuvre culmine alors que les Juifs commencent à chanter la prière « Chema Israël ». Dans l'œuvre de Schönberg, le credo s'achève sur le Deutéronome « quand tu te coucheras et quand tu te lèveras ».

Schönberg était professeur à l'Académie de Berlin lorsque les lois antisémites passèrent en 1933. Il émigra aux États-Unis où il prit la nationalité américaine.

La musique juive et l'Ancien Testament lui inspirent dès en 1917 l'oratorio Die Jacobsleiter (l'Échelle de Jacob) puis, en 1927, la musique de scène Der biblische Weg. Il travaille en 1930 sur son opéra Moïse et Aaron, et en 1938 compose un Kol Nidre. Dans son Ode to Napoleon Buonaparte (Op. 41) (1942), il fait allusion à la tyrannie d’Adolf Hitler.

L'origine de Un survivant de Varsovie est une suggestion faite à Schönberg par la danseuse émigrée Corinne Chochem de rendre hommage par une œuvre d'art aux victimes juives du troisième Reich allemand. La collaboration avec Corinne Chochem ne se fit pas, mais le compositeur autrichien développa le projet de son côté. Il reçut alors une lettre de la Fondation musicale Koussevitzsky qui lui passait commande d'une œuvre. Il décida de répondre à cette commande par cet hommage. Il composa Un survivant de Varsovie du 11 au 23 août 1947. Un de ses amis, René Leibowitz, l'aida à compléter la partition.

Il était sous-entendu que Serge Koussevitzky et l'Orchestre Symphonique de Boston donneraient la première de l'œuvre, mais Kurt Frederick, chef de l'Orchestre Symphonique civique d'Albuquerque, ayant eu vent du projet, demanda à Schönberg s'il pouvait créer l'œuvre. Le compositeur accepta. La première eut lieu le 4 novembre 1948 à l'Université du Nouveau-Mexique à Albuquerque.

L'œuvre est en 3 langues différentes. Le narrateur parle anglais, les autorités nazies, allemand, et les Juifs, hébreu.

Hommage à l'œuvre et à son auteur

Dans son recueil d'essais "Une rencontre", Milan Kundera évoque Un Survivant de Varsovie (VIII. Oubli de Schönberg) en ces termes : Un jour, débattant de ce sujet, j'ai demandé à un ami : « …et est-ce que tu connais Un survivant de Varsovie ? - Un survivant ? Lequel ? » Il ne savait pas de quoi je parlais. Pourtant, Un survivant de Varsovie (Ein Überlebender aus Warschau), est le plus grand monument que la musique ait dédié à l'Holocauste. Toute l'essence existentielle du drame des Juifs du XXe siècle y est gardée vivante. Dans toute son affreuse grandeur, son horrible beauté. On se bat pour qu'on n'oublie pas des assassins. Et Schönberg, on l'a oublié.

"Les Troyens à Carthage" d’Hector Berlioz, 160 ans

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Le Prologue des Troyens à Carthage est un mouvement d'ouverture tiré de l'opéra en cinq actes Les Troyens, composé par Hector Berlioz en 1856 et portant le référent H 54.

La fresque musicale des Troyens contient originellement cinq actes. Cette composition étant jugée trop longue pour la scène lyrique parisienne, Berlioz divise sa composition en deux dans une tentative de la faire jouer au Théâtre Lyrique en novembre 1863 : les actes I et II formant la première partie, La Prise de Troie, et les actes 3 à 5, la deuxième, Les Troyens à Carthage. C'est de cette deuxième partie que le Prologue est l'ouverture.
Grâce à une lettre à son librettiste et ami Humbert Ferrand, on sait que Berlioz venait de le terminer le 4 juin 1863. La première eut lieu le 4 novembre 1863.

Formellement, ce prologue a donc une fonction importante et unificatrice entre les deux tronçons du « grand opéra » originel en cinq actes voulu par le compositeur. Malgré cette coupure, le prologue de l'acte III doit donc à la fois résumer musicalement et dramatiquement la situation (Troie est battue et en ruines) et préparer le spectateur à un bond dans le temps: nous sommes, au début de l'acte III, à la Cour de Carthage qui est le cadre des fameuses amours de Didon et Énée.

L’opéra ne reprit sa forme initiale qu'un siècle plus tard.

 

John Barry, 90 ans

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Jonathan Barry Prendergast1, dit John Barry, né le 4 à York (Angleterre) et mort le  à Oyster Bay (État de New York), est un compositeur britannico-américain de musique de film.

Il est notamment connu pour la musique des films de James Bond (composant de Bons baisers de Russie en 1963 jusqu'à Tuer n'est pas jouer en 1987) dont il refait le thème qui devient « un classique de la bande originale de film »2, ainsi que pour les musiques d'Out of Africa (1985) ou de Danse avec les loups (1990). Pour la télévision, il compose en particulier la musique du générique de la série Amicalement vôtre (1971-1972).

Son père, Jack Xavier Prendergast (né en 1898), tient une chaîne de cinéma à York tandis que sa mère, Doris Wilkinson (née en 1901), nantie de grands talents musicaux, renonce à une carrière de pianiste. Barry, qui se destine à devenir administrateur, sur les traces de son père, est d'abord projectionniste, mais il est attiré par la musique. Il fait son apprentissage du piano auprès de Francis Jackson, maître de musique à la Cathédrale d'York1, puis étudie le jazz auprès de l'arrangeur Bill Russo, qui avait travaillé pour l'orchestre de Stan Kenton. Son père, d'ailleurs, raffole de ce genre musical. C'est dans une formation de jazz, que Barry débute, après son service militaire, fondant son groupe, le « John Barry Seven1 », avant d'écrire de la musique pour le cinéma.

Il compose d'abord la musique du film L'Aguicheuse (Beat Girl, 1960), puis remanie un thème musical écrit par Monty Norman, pour en faire l'indicatif musical des James Bond, qui devient, ainsi arrangé, l'un des thèmes musicaux les plus connus du monde. À ce titre, Barry doit être considéré comme le véritable créateur de la musique « bondienne ». Il compose ensuite les musiques de la majorité des James Bond, jusque dans les années 1980. En 1995, il sera écarté de la série, à cause d'un différend artistique avec les producteurs. Sa musique pour la série de télévision Amicalement vôtre (1971) contribue aussi à sa notoriété déjà bien établie.

Pour avoir aussi composé les musiques d'autres très grosses productions, telles que Out of Africa ou Danse avec les loups, John Barry est considéré comme l'un des plus grands compositeurs de musique de films, à l'instar, par exemple, de Nino Rota, John Williams, Jerry Goldsmith, Lalo Schifrin, Maurice Jarre et Ennio Morricone.
John Barry livre une musique de facture aisément identifiable, au style romantique plus ou moins teintée de jazz.

John Barry meurt à l'âge de 77 ans, le  d'une crise cardiaque. David Arnold, son successeur, déclare à la BBC : « James Bond aurait eu beaucoup moins de flegme si John Barry ne lui avait pas tenu la main.

Joseph Hellmesberger, 195 ans

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Josef Hellmesberger I ( - ) est un violoniste, chef d'orchestre, compositeur et pédagogue autrichien.

Né à Vienne, il est le fils du musicien et pédagogue Georg Hellmesberger I (1800-1873) qui lui enseigne le violon au Conservatoire de Vienne.
Hellmesberger provient d'une famille de musiciens qui comprend son frère Georg Hellmesberger II (1830-1852), ses fils Josef Hellmesberger II (1855-1907) et Ferdinand Hellmesberger (1863-1940).

En 1851, Hellmesberger devient professeur de violon au Conservatoire de Vienne, premier violon et chef d'orchestre des concerts de la Gesellschaft der Musikfreunde ainsi que directeur du Conservatoire de Vienne.
Après la division des deux institutions en 1859, il garde son poste de directeur du Conservatoire tandis que Johann Herbeck devient le directeur des concerts. Il fut professeur jusqu'en 1877 mais continua son rôle de directeur jusqu'à sa mort à Vienne en 1893.

En 1860, il devient premier violon de l'Orchestre de l'Opéra de la Cour. Il eut, durant sa vie, différentes positions importantes dans la vie musicale viennoise.

En 1849, Hellmesberger fonde le Quatuor Hellmesberger.
Plus tard, son fils Josef Hellmesberger II rejoignit l'ensemble en devenant son second violon.

En 1887, il cède son poste de directeur à Josef Hellmesberger II.