Le Journal

Le TSO à Athènes

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Pour la deuxième fois, l'Orchestre Symphonique Tchaïkovski (TSO) est invité à Athènes. Il y donnera à la fin du mois des musiques de ballets et d'autres oeuvres tchaikovskiennes.

L'Orchestre Symphonique Tchaïkovski (TSO) a été fondé en 1930 sous le nom de Grand Orchestre Symphonique de toutes les radios et télévisions centrales de l'Union et a été le premier orchestre symphonique de l'Union soviétique, ainsi que le premier à interpréter un répertoire international en dehors de l'URSS.
De nombreux compositeurs importants, tels que Nikolaï Golovanov, Dmitri Chostakovitch, Sergueï Prokofiev, Aram Khachaturian, Georgy Sviridov, ont confié la première exécution de leurs œuvres au TSO qui fut rapidement reconnu comme l'un des orchestres les plus importants au monde.
En 1993, le ministère russe de la Culture l'a rebaptisé Orchestre Symphonique de Tchaïkovski, en raison du rôle central des œuvres de Tchaïkovski dans son répertoire.

Le TSO sera dirigé par Vladimir Fedoseyev, son directeur artistique et musical depuis 1974. Par là même, il revendique le titre informel de chef d'orchestre le plus ancien au monde.

Décès du ténor britannique Ryland Davies

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Le ténor britannique Ryland Davies est décédé à l'âge de 80 ans.
Né au Pays de Galles le 9 février 1943, il a été formé au Royal Manchester College of Music et a fait ses débuts professionnels en 1964 au Festival d'opéra de Glyndebourne dans le rôle d'Almaviva dans Le Barbier de Séville de Rossini.

Au cours de sa carrière, il a été un chanteur régulier sur les principales scènes internationales, telles que le Royal Opera House de Londres, l'Opéra de Paris, l'Opéra de San Francisco et le Metropolitan de New York.

Germaine Tailleferre, 40 ans

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La compositrice française Germaine Tailleferre est née le 19 avril 1892 à Saint-Maur-des-Fossés et morte le 7 novembre 1983 à Paris.
Principalement connue comme membre du groupe des Six, sa vie et son œuvre restent méconnues des amateurs.

Sa mère, née Marie-Désirée Taillefesse, avait été contrainte de rompre ses fiançailles pour épouser le jeune Arthur Taillefesse que son père lui avait choisi pour la simple raison qu'ils avaient le même patronyme. Ce mariage arrangé fut des plus malheureux, la seule joie de Marie-Désirée étant ses enfants.

Dernière de cinq enfants, la jeune Germaine commence l'étude du piano avec sa mère dès ses deux ans et commence à composer de courtes œuvres dès cinq ans. Pour autant, dans la petite bourgeoisie d'où elle vient, s'il est bien vu qu'une femme ait un loisir artistique, il n'est pas envisageable d'en faire carrière. Malgré l'opposition de son père qui s'exprime en ces termes « Pour ma fille, faire le Conservatoire ou le trottoir Saint-Michel, c’est la même chose. Jamais je ne donnerai mon autorisation », et à l'insu de celui-ci, elle entre en cachette au Conservatoire de Paris et intègre les classes de piano et de solfège en 1904, le peintre Louis Payret-Dortail ayant convaincu la mère de Germaine de la laisser suivre cette orientation. Après une première médaille de solfège en 1906, son père se voit contraint de l'autoriser (par la force des choses) à continuer ses études, tout en refusant d'en assurer le financement. Germaine Tailleferre commence donc à donner des leçons. Elle rencontre au Conservatoire Darius Milhaud, Georges Auric et Arthur Honegger en 1912. Elle remporte le premier prix de contrepoint (1913), d'harmonie (1914) et d'accompagnement (1915).

Également au Conservatoire, elle devient l'amie de la harpiste Caroline Luigini-Tardieu, fille du compositeur et chef d'orchestre Alexandre Luigini, qui était alors l'assistante d'Alphonse Hasselmans, professeur de harpe, et pour laquelle elle écrivit « Le Petit Livre de harpe de Mme Tardieu » (1913-1917), un recueil de dix-huit pièces brèves.

La jeune Germaine Tailleferre commence à fréquenter les milieux artistiques de Montmartre et de Montparnasse, Guillaume Apollinaire, Marie Laurencin, Paul Fort, Fernand Léger et le sculpteur Emmanuel Centore, qui épousera Jeanne, sa sœur.

Son cercle d'amis s'agrandit en 1917 de Picasso et de Modigliani, et c'est dans l'atelier de l'un de ces peintres amis qu'a lieu, le 15 janvier 1918, le premier concert des « Nouveaux Jeunes » dont font partie Francis Poulenc et Louis Durey. Au programme, Jeux de plein air et sa Sonatine pour quatuor à cordes, qui allait devenir plus tard, par l'addition d'un troisième mouvement, le Quatuor à cordes. Erik Satie est enthousiasmé par ses Jeux de plein air.

C'est au critique musical Henri Collet que l'on doit l'invention du groupe des Six, en souvenir du groupe des Cinq. Deux articles publiés en 1920 dans le journal Comœdia sont les écrits fondateurs du désormais célèbre groupe des Six. Même si leurs activités de groupe sont très peu nombreuses, ils resteront amis jusqu'à la fin de leurs jours.

Années 1920

Elle écrit un Hommage à Debussy en 1920. La Première Sonate pour violon et piano est composée pour Jacques Thibaud, le violoniste dont elle est l'amie. Elle est créée à Paris en 1922 par Thibaud lui-même et Alfred Cortot. La même année, Tailleferre compose sa Ballade pour piano et orchestre.

L'année 1923 voit son ballet néo-classique Le Marchand d'oiseaux connaître le succès avec les Ballets suédois. La Princesse de Polignac lui passe commande d'un Concerto pour piano dans le même style, créé par Alfred Cortot en 1925 à Philadelphie.

C'est à cette époque que Tailleferre commence à passer beaucoup de temps à Montfort-l'Amaury avec Maurice Ravel qu'elle a rencontré à Saint-Jean-de-Luz en 1919-20. Ravel, qui s'intéresse aux jeunes compositeurs, lui donne avis et conseils tant en matière d'écriture que d'orchestration.

En 1926, Tailleferre épouse le caricaturiste américain Ralph Barton qu'elle vient de rencontrer et s'installe à Manhattan. Elle se lie avec les amis de son mari et en particulier avec Charlie Chaplin, mais Barton refuse qu'elle compose pour Chaplin. C'est pendant cette période qu'elle compose son Concertino pour harpe et orchestre (1927), œuvre dédiée à son mari. Mais la cohabitation avec Barton, jaloux du succès de son épouse, est difficile. En 1927, à la demande de Barton, le couple retourne à Paris, et Tailleferre reçoit commande de Paul Claudel d'une musique pour son ode en l'honneur du scientifique Marcellin Berthelot, intitulée Sous le rempart d'Athènes. Tailleferre complète aussi le ballet La Nouvelle Cythère, programmé pour la saison 1929 des Ballets russes mais dont la représentation fut annulée du fait de la mort soudaine de Diaghilev.

En 1928, elle compose sa Valse lente.

L'année 1929 voit la fin de son mariage avec Ralph Barton qui se suicide en mai 1931, quelques mois après son retour en Amérique. Ses Six chansons françaises composées à cette époque utilisent des textes du XVe siècle au XVIIIe siècle qui parlent de la condition féminine. Chaque œuvre est dédiée à une amie femme. Ces mélodies sont l'un des rares exemples de féminisme dans l'œuvre de Tailleferre.

Années 1930

Durant l'année 1931, le principal projet de Tailleferre est son opéra-comique Zoulaina qui n'a jamais été monté et dont il n'existe qu'un manuscrit à l'exception de la fameuse Ouverture qui est l'une de ses œuvres les plus jouées.

Le 4 juin 1931, âgée de 39 ans, elle donne naissance à son unique enfant, Françoise, née de sa liaison avec le juriste français Jean Lageat qu'elle épouse l'année suivante. Une fois encore, le mariage devient un obstacle à sa carrière de compositrice, son nouveau mari ne manifestant pas plus de soutien que le précédent à ses activités musicales. Elle se consacre à l'éducation de sa fille et s'occupe de son mari atteint de tuberculose.

Germaine Tailleferre parvient malgré tout à composer la Suite pour orchestre de chambre, le Divertissement dans le style de Louis XV, son Concerto pour violon qui avait été perdu dans sa forme originale (la Deuxième Sonate pour violon et piano est une réduction du concerto, sans la cadence) ainsi que le Concerto grosso pour deux pianos, quatuor de saxophones, huit voix solistes et orchestre (1934). Elle inaugure aussi une longue série de musiques de films.

En 1937, elle collabore avec Paul Valéry pour sa Cantate du Narcisse, pour soprano, baryton, chœur de femmes et cordes. En 1938, c'est Georges Enescu qui dirige la création de son Concerto pour violon aux États-Unis.

Années 1940

L'occupation allemande l'incite à quitter la France. Avec sa fille Françoise, elle gagne l'Espagne puis le Portugal d'où elles embarquent pour les États-Unis. Elles passent les années de guerre à Philadelphie. Elle compose peu pendant cette période, s'occupant surtout de sa fille. Elle écrit néanmoins un Ave Maria pour voix de femmes a cappella créé au Swarthmore College (perdu). Au début de 1942, Tailleferre complète ses Trois Études pour piano et orchestre dédiées à Marguerite Long.

Germaine Tailleferre revient en France en 1946 et se réinstalle à Grasse. Sa relation avec Lageat s'est détériorée mais le couple reste marié. Sa première œuvre importante à son retour en France est le ballet Paris-Magie créé à l'Opéra-Comique en 1949, suivi de Il était un petit navire, opéra-comique sur un livret d’Henri Jeanson. L'œuvre, très mal reçue par les critiques, reste peu de temps à l'affiche et ne sera pas éditée.

Années 1950

Elle écrit son Concerto no 2 pour piano (perdu), sa fameuse Sonate pour harpe, le Concertino pour flûte, piano et orchestre à cordes, la comédie musicale Parfums écrite pour Monte-Carlo en 1951 (également perdue) et le ballet Parisiana créé à Copenhague en 1953.

En 1955, Lageat et Tailleferre se séparent, tandis que la fille de Germaine, Françoise, donne naissance à sa fille, Elvire. Cette même année, Tailleferre rédige sa série de cinq petits opéras-comiques Petite Histoire lyrique de l’art français : Du style galant au style méchant pour la RTF (Radiodiffusion -télévision française et future Radio France). Sur des livrets écrits avec sa nièce Denise Centore, ces cinq opéras, d'environ vingt minutes chacun, présentent l'évolution du style lyrique : Rameau, Rossini, Gustave Charpentier, Offenbach.

En 1956, elle écrit le Concerto des vaines paroles sur un texte de Jean Tardieu, dont il ne reste que le premier mouvement, Allegro concertant.

Le 4 juillet 1956, la 1re Chambre du Tribunal civil de la Seine prononce le divorce entre Lageat et Tailleferre, « à leurs torts et griefs réciproques ». Lui a refusé de reprendre la vie commune en répondant notamment à l'huissier venu lui présenter une sommation : « il y a longtemps que j'ai renoncé à vivre avec Madame Germaine Taillefesse […] Je me refuse donc absolument à reprendre la vie commune avec elle ». Il produit également une lettre du 13 mars 1956 où Germaine lui écrit : « il est inutile de faire intervenir des amis pour que je change d'avis. Ma décision est irrévocable. Je ne veux plus entendre parler de toi […] tout est définitivement rompu entre nous. Je me sens libérée, il y a assez longtemps que j'aspirais à la liberté ».

En 1957, au cours d'une brève période d'expérimentation dodécaphonique, elle compose son opéra La Petite Sirène ainsi que sa Sonate pour clarinette solo et la Toccata pour deux pianos dédiée au duo Gold et Fitzdale. Cette période s'achève avec son opéra Le Maître d'après une pièce d'Eugène Ionesco.

Elle est toujours en proie à des soucis financiers, et continue de passer du temps à donner des leçons de piano.

Années 1960

Pendant les années 1960, elle compose de nombreuses musiques de film ainsi qu'un Concerto pour deux guitares et un Hommage à Rameau pour deux pianos et deux percussionnistes. Avec le baryton Bernard Lefort (qui allait devenir directeur de l'Opéra de Paris), elle forme un duo qui se produit en tournée dans l'Europe entière.

En 1963, elle compose L'Adieu du cavalier, sur un texte de Guillaume Apollinaire à l'occasion d'un hommage à son ami Francis Poulenc, décédé en début d'année.

Années 1970

En 1970, elle devient professeure à la Schola Cantorum mais doit renoncer en raison du manque d'élèves. Elle rencontre alors le chef de l'orchestre des gardiens de la paix Désiré Dondeyne, qui l'encourage à écrire pour orchestre d'harmonie et l'aide à concrétiser certains projets.

Entre 1975 et 1978, elle compose ses Trois sonatines pour piano.

En 1976, elle accepte, à 84 ans, de devenir « en voisine » accompagnatrice pour les enfants à l'École alsacienne, l'une des plus célèbres écoles privées de Paris. Ce poste qui lui apporte un petit complément de retraite, lui permet surtout de garder une activité extérieure et d'achever une dernière série d'œuvres parmi lesquelles la Sonate pour deux pianos, la Sérénade en la mineur pour quatre vents et piano ou clavecin, l'allegro concertant Les Vaines paroles et la Sonate champêtre pour trois vents et piano.

Années 1980

Sa dernière œuvre importante est écrite en 1981 à 89 ans, à l'occasion d'une commande du Ministère de la Culture : le Concerto de la fidélité pour voix aiguës et orchestre (orchestration de Désiré Dondeyne), reprise d'une partie d'une œuvre antérieure.

Elle meurt le 7 novembre 1983 à l'hôpital Broca.

Germaine Tailleferre a notamment reçu la Médaille de la Ville de Paris et le Prix Italia.

À propos de sa musique

Je n'ai pas grand-respect pour la tradition. Je fais de la musique parce que ça m'amuse, ce n'est pas de la grande musique je le sais. C'est de la musique gaie, légère, qui fait que, quelquefois, on me compare aux petits maîtres du XVIIIe siècle, ce dont je suis très fière.

Jean Cocteau disait que Germaine Tailleferre était une Marie Laurencin pour l'oreille, alors que son ami Darius Milhaud disait en 1923 : C'est une délicieuse musicienne, qui travaille lentement et sûrement. Sa musique a l'immense mérite d'être sans prétention, cela à cause d'une sincérité des plus attachantes. C'est vraiment de la musique de jeune fille, au sens le plus exquis de ce mot, d'une fraîcheur telle qu'on peut dire que c'est de la musique qui sent bon.

Tailleferre s'inscrit dans la lignée des impressionnistes, et en particulier de Gabriel Fauré et Maurice Ravel, avec une netteté néo-classique qui trahit l’influence de Stravinsky, comme on peut l'entendre dans son ballet Le Marchand d'oiseaux. Elle est aussi admirative de la musique de Couperin, Bach ou Mozart ; on peut entendre des couleurs baroques dans son premier Concerto pour piano et orchestre. En 1954, sa Sonate pour clarinette comporte des éléments de sérialisme ; en 1957, elle expérimente le dodécaphonisme avec entre autres son opéra La Petite Sirène, avant de revenir à un style proche de celui d’avant-guerre.

Tailleferre a douté toute sa vie de ses qualités de compositrice ; ce à quoi s'ajoute une grande modestie qui l'empêcha de défendre ses œuvres autant qu'elles le méritaient. Peut-être l'humour et l'ironie de certains de ses titres (Jeux de plein air, Pancarte pour une porte d'entrée, Suite burlesque…) et son style léger ont-ils contribué à la faire passer pour une compositrice frivole.

Cela ne l'a pas empêché de recevoir plusieurs commandes pour des œuvres orchestrales, des ballets, ou de collaborer avec de nombreux artistes et écrivains (Paul Claudel, Paul Valéry).

Beaucoup des œuvres de Tailleferre sont perdues ou peu disponibles. Certaines de ses pièces n'ont jamais été représentées, nombreux considérant pendant la première moitié du XXe siècle, comme on sait, que les femmes étaient illégitimes à composer de la musique.

Outre de petites pièces pour piano, elle composa des œuvres de musique de chambre, des mélodies, deux concertos pour piano, trois études pour piano et orchestre, un concerto pour violon, un imposant Concerto grosso pour deux pianos, huit voix solistes, quatuor de saxophones et orchestre, quatre ballets, quatre opéras, deux opérettes, sans compter de nombreuses autres œuvres pour petits ensembles ou grand orchestre, la plupart écrites entre 1945 et sa mort en 1983. Jusqu'à un passé récent toutefois, une énorme partie de son œuvre restait inédite, tel le Concerto pour deux guitares et orchestre, retrouvé et enregistré en 2004 par Chris Bilobram et Christina Altmann en Allemagne.

 

L'opéra romantique polonais au Teatro Real avec "Halka" de Moniuszko

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L'opéra en version de concert devient une ressource de plus en plus explorée par les grands théâtres afin de proposer des titres peu connus dans des interprétations très solvables, sans les coûts supplémentaires de mise en scène. Une semaine après avoir proposé Orlando paladino de Haydn dans ce format, le Teatro Real utilise la même formule pour présenter cette semaine au public  un autre titre peu fréquent : Halka de Stanislaw Moniuszko, le père de l'opéra romantique polonais.

Créé en 1848 à Vilna et considéré comme l'une des meilleures créations de Moniuszko, Halka a cherché à jeter les bases d'un opéra national polonais, tant par son cadre (les Carpates polonaises) que par sa musique et la définition de son personnage. En ce sens, il a la même valeur séminale dans son pays que Le Braconnier de Weber en Allemagne, Une vie pour le tsar de Glinka en Russie ou, quelques années plus tard, La Fiancée vendue de Smetana en République tchèque.

Tchaïkovski, 130e anniversaire de sa mort

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Peter Iljitsch Tschaikowsky a permis à la musique russe d'atteindre une renommée mondiale. Jusqu'à son apparition, celle-ci était presque insignifiante dans le monde culturel occidental.
Il est né le 7 mai 1840 à Votkinsk, dans l'Oural, d'un père inspecteur des mines. Sa mère était française. De 1850 à 1859, il étudia d'abord le droit et la finance, mais se décida contre la carrière de fonctionnaire, s'inscrivit en 1862 au conservatoire nouvellement ouvert à Saint-Pétersbourg et prit des cours de musique avec Anton Rubinstein.
En 1865, par l'intermédiaire du frère de ce dernier, Nikolaï, il devint professeur de théorie au Conservatoire de Moscou.
En 1878, il put quitter ce poste et se consacrer entièrement à la composition et à l'exécution de ses œuvres en Russie et à l'étranger lorsqu'une admiratrice de sa musique, Mme Nadeshda von Merck, lui assura une rente annuelle à vie. Tous deux ont entretenu une relation particulière par le biais d'une riche correspondance. Tchaïkovski lui a dédié la 4e Symphonie en fa mineur.
Musicalement, il puisait dans la musique populaire de son pays, mais s'inspirait également de nombreuses idées occidentales lors de ses nombreux voyages. Il était un grand admirateur de Mozart en particulier. Il était en revanche sceptique vis-à-vis des aspirations de l'"école jeune russe" et trouvait la musique de Moussorgsky certes géniale, mais "pas belle".
Tchaïkovski est avant tout un symphoniste. De ses six symphonies, ce sont surtout les trois dernières, dont la sixième (Pathétique), qui se sont imposées. Il a écrit d'importantes ouvertures pour orchestre (Ouverture 1812), des poèmes symphoniques (Francesca da Rimini, Manfred, Roméo et Juliette), trois concertos pour piano et un concerto pour violon. Mais ses onze opéras (notamment Eugène Onéguine et La Dame de Pique) et ses musiques de ballet sont tout aussi importants. Avec Le Lac des cygnes et Casse-Noisette, il a créé les deux ballets les plus célèbres de l'histoire de la musique.
Il mourut de manière inattendue le 6 novembre 1893 à Saint-Pétersbourg, à l'âge de 53 ans, alors qu'il avait encore dirigé sa Pathétique quelques jours auparavant.

Jean Baptist Bréval, 270 ans

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Jean-Baptiste Sébastien Bréval, né à Paris le  et mort à Colligis le , est un violoncelliste et compositeur français. Il écrit la plupart de ses œuvres pour le violoncelle, et en a donné à de nombreuses reprises la première interprétation.
De son temps, il était considéré comme l'un des meilleurs compositeurs pour musiciens amateurs. Il est aujourd'hui rarement joué, si l'on excepte sa Sonate pour violoncelle op. 40, en do majeur (composée vers 1795).

Jean-Baptiste Bréval étudie le violoncelle auprès de François Cupis, avant de devenir lui-même professeur. Il publie son premier opus en 1775 ; il s'agit de six Quatuors concertants.
Devenu membre de la Société académique des enfants d'Apollon en 1776, sa carrière prend son essor deux ans plus tard, avec l'interprétation d'une de ses sonates dans le cadre du Concert Spirituel, auquel il appartient de 1781 à 1791. Bréval joue dans l'orchestre du théâtre Feydeau de 1791 à 1800.

Par la suite, il participe à l'administration des Concerts de la rue de Cléry, et devient membre de l'orchestre de l'Opéra de Paris. Il prend sa retraite de l'orchestre en 1814.

Entre 1775 et 1805, Bréval compose principalement des pièces instrumentales.
Avant 1784, il s'agit surtout de compositions à deux ou trois mouvements, utilisant la forme sonate ou la forme rondo, ou de compositions à un seul mouvement, avec des variations.
Ses œuvres plus tardives, comme la Symphonie concertante pour clarinette, cor et basson, op. 38, montrent plus de diversité et ont un caractère plus expérimental. Ses concertos, écrits pour son usage personnel, sont influencés par Giovanni Battista Viotti, qui utilise une organisation thématique précise, parsemée de passages faisant appel à la virtuosité de l'interprète.

Il reste connu pour sa Sonate en do M op. 40, no. 1, qui est l'un des classiques de l'apprentissage du violoncelle, et souvent l'une des premières sonates complètes qu'un élève apprend à jouer. La version originale est disponible chez de nombreux éditeurs ; des transcriptions ont été effectuées pour la viole et la clarinette basse.

Bréval a écrit des symphonies, sept concertos pour violoncelle, quatre sonates pour violoncelle, plusieurs pièces de musique de chambre, dont cinq séries de duos pour violoncelle, ainsi qu'un opéra comique.
Son œuvre la plus importante est peut-être le Traité du violoncelle publié en 1804 -une méthode de violoncelle. C'est sans doute le premier traité systématique portant sur cet instrument. Cependant, il connut un accueil plutôt réservé car Bréval n'y prenait pas en compte les progrès techniques dans la conception de l'instrument, qui permettaient une plus grande virtuosité.

Johann Jakob Kress, 295 ans

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Johann Jakob Kress (ou Kreß) (* vers 1685 à Walderbach ; † 6 novembre 1728 à Darmstadt) est un compositeur, violoniste et concertiste allemand.

Il était le fils de Johann Georg Kress de Walderbach. La famille s'installe à Oettingen alors que Kress est encore jeune, sa présence y est assurée à partir de 1696. A Oettingen, Kress fréquenta l'école de latin ; de plus Albrecht Ernst Fürst zu Oettingen-Oettingen lui finança une formation musicale. Il fut ensuite engagé dans la Chapelle de la Cour sous la direction du maître de chapelle Jakob Christian Hertel.
A partir de 1712, Kress fut violoniste à la Chapelle de la Cour de Darmstadt, avant d'être promu quelques années plus tard au poste de maître de concert de la Cour.
Le 25 janvier 1718, il épousa Anna Maria Böhler, fille d'un conseiller municipal de Darmstadt.
En 1719, la Cour de Darmstadt avait une dette de 400 fl. envers Kress, ce qui correspondait à un salaire annuel entier.

Kress devait avoir de bons contacts avec Georg Philipp Telemann, puisque Telemann était le seul parrain du fils de Georg Philipp Kress (1719-1779) en novembre 1719 et qu'il s'était rendu spécialement de Francfort-sur-le-Main à Darmstadt. Des contacts ont également dû exister avec Pisendel, puisque des parties de ses œuvres se trouvent dans la collection dite Schranck No : II de Pisendel à Dresde.

 

Le piano et autres instruments à claviers, c'est aujourd'hui !

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Le piano et autres instruments à claviers sont à l’honneur à l’IMEP à partir d'aujourd'hui et jusqu' au 10 novembre.

PROGRAMME

Lundi 06 novembre à 9:30
Audition commentée: Emmanuel Grégoire et Esther Marotta vous présentent la Sonate N°14, KV 457 et Fantaisie N°4 en ut mineur KV 475 de W-A Mozart.
Salle de concert de l’IMEP.

Lundi 06 novembre à 20:00
Récital de piano: par Jean-Claude Vanden Eynden
Salle de concert de l’IMEP.

Mardi 07 novembre à 12:30
Midimep axé sur la composition d’un concerto pour piano, par Pierre Risopoulos, Mathias Lecompte et les étudiants de la classe de percussions.
Salle de concert de l’IMEP.

Mardi 07 novembre à 20:00
Récital d’orgue par Cindy Castillo, Hampus Lindwall et Jean-Baptiste Monnot.
Salle de concert de l’IMEP.

Mercredi 08 novembre à 20:00
Concert d’accordéon par Roman Jbanov.
Salle de concert de l’IMEP.

Jeudi 09 novembre à 13:30
Table d’écoute (Musiq3) sur la Sonate pour clavier de Haydn animée par Pierre Solot. 
Salle de concert de l’IMEP.

Jeudi 09 novembre à 20:00
Récital de piano par Jean-Baptiste Fonlupt.
Salle de concert de l’IMEP.

Operalia, le palmarès

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Premier Prix
Julie Roset, soprano, France
Stephano Park, basse, Corée du Sud
Deuxième prix
Eugénie Joneau, mezzo-soprano, France� Luke Sutliff, baryton, USA
Luke Sutliff, baryton, États-Unis
Troisième prix
Elena Villalón, soprano, États-Unis
Navasard Hakobyan, baryton, Arménie
Prix Birgit Nilsson
Eugénie Joneau, mezzo-soprano, France
Prix Rolex du public
Elena Villalón, soprano, États-Unis
Taehan Kim, baryton, Corée du Sud
Prix CulturArte
Nombulelo Yende, soprano, Afrique du Sud

 

Lauréate de l'édition 2022 du concours Laffont du Metropolitan Opera de New York, la soprano Julie Roset s’est fait remarquer rapidement et sa récente interprétation de Zémire (Zémire et Azor) à l’Opéra Comique a reçu un immense succès de la part des critiques, y compris dans Le Figaro qui a écrit que « la jeune soprano accroche la lumière par son chant aussi naturel qu'intelligent ».

Les points forts de la saison 2023-24 de Julie Roset comprennent son premier rôle à l’Opéra de Paris en tant qu’Amour (Médée) dans la nouvelle production créée par David McVicar et dirigée par William Christie; une tournée européenne de concerts d’Elijah de Mendelssohn avec l’Ensemble Pygmalion et Raphaël Pichon; un programme d'airs baroques intitulé Elemental avec l’ensemble Twelfth Night au Carnegie Hall; et une version mise en scène de Die Schöpfung à l’Opéra de Lorraine dirigée par Marta Gardolińska.

Elle s’est produite au Festival d’Aix-en-Provence, interprétant les rôles de Valletto et d’Amour dans L’incoronazione di Poppea sous la direction de Leonardo García Alarcón, et elle a fait ses débuts au Teatro Real dans le rôle d'Eurydice et de La Musica dans la production acclamée de l’Orfeo de Sasha Waltz & Guests;ainsi qu’à l'Opéra du Rhin dans le rôle de l’Amour dans L’incoronazione di Poppea sous la direction de Raphaël Pichon.

Elle a également fait ses débuts à Paris dans le rôle d'Amour (Titon et l'Aurore) avec Les Arts Florissants et William Christie à l'Opéra Comique; dans le rôle de Papagena dans Die Zauberflöte à l'Opéra de Toulon; et en tant qu’Amour (Orfeo ed Euridice de Gluck) à la Philharmonie de Paris avec Les Arts Florissants et Paul Agnew. Au Festival d’Aix-en-Provence, elle a chanté le rôle de Clorinde dans Il Combattimento La théorie du cygnet noir, un voyage musical à travers le baroque italien dirigé par Sébastien Daucé.

Julie Roset est beaucoup demandée en tant que concertiste, notamment avec ses récents débuts en tant que Tamiri (Il re pastore) en version de concert au Festival de Salzbourg avec le Mozarteum Orchestra, dirigé par Adam Fischer; dans l’Oratorio de Noël avec l’Orchestre Symphonique de Stavanger sous la baguette d’Ottavio Dantone; dans La Création avec Julie Chauvin et Le Concert de la Loge au Festival de Saint-Denis; et dans Acis et Galatea avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la baguette Alarcón. Julie Roset a déjà tissé des liens étroits avec de nombreux ensembles, dont Cappella Mediterranea de Leonardo García Alarcón, avec lequel elle a interprété les rôles d’Aurora et Giunone (La finta pazza de Sacrati) au Concertgebouw d’Amsterdam. Pendant sa résidence à l'Académie d'Aix-en-Provence, elle a interprété un programme construit autour de Mozart et de ses contemporains avec l'Ensemble Pygmalion sous la direction de Raphaël Pichon; et elle a interprété la Philistine Woman dans Samson de Händel avec l'Orchestre Millenium du CAV&MA aux Festivals de Beaune et de Namur.

Julie Roset a enregistré plusieurs albums, y compis Salve Regina avec l’Orchestre Millenium dirigé par Leonardo García Alarcón, publiés sous le label Ricercar. Parmi ses autres enregistrements récents, on peut citer Lamenti e Sospiri de Sigismondo d'India avec Cappella Mediterranea chez RicercarBrabant avec Holland Baroque chez Pentatone et Dido and Aeneas avec l’ensemble Les Argonautes dirigé par Jonas Descotte chez Aparté.

Julie Roset a commencé ses études de chant dès son plus jeune âge en intégrant le Conservatoire du Grand Avignon, puis a obtenu un diplôme avec mention de la Haute Ecole de Musique de Genève en 2019. En 2022, elle a obtenu le diplôme d’interprétation Opera Studies de la Juilliard School de New York.

 

Stephano Park est une jeune basse originaire de Corée du Sud. Il est membre de l'Opernstudio du Wiener Staatsoper pour les saisons 2022-23 et 2023-24.
Stephano a étudié dans l'Université la plus prestigieuse de Corée du Sud, l'Université nationale de Séoul, où il a obtenu une licence en chant classique.
Il a étudié avec John Lee et Attila Jun, et étudie actuellement avec Jennifer Larmore.
En Corée, il a reçu de nombreux prix lors de concours de renommée nationale, notamment le Korean Voice Competition et le VMCG.
En 2019, il a participé au 31e opéra annuel de la SNU, Il tabarro de Puccini dans le rôle de Talpa ainsi que dans le rôle de Simone dans Gianni Schicchi, sous la direction de Yun-Sung Chang avec l'Orchestre Philharmonique de la SNU au grand théâtre du centre culturel de la SNU.
Stephano a commencé à se produire sur les scènes internationales en 2021 en tant que finaliste du 39e Concours International de chant Hans Gabor Belvedere à Erfurt (Allemagne).
Il a participé à des représentations dans de nombreuses villes, notamment à Séoul, en Corée du Sud, à Sion (Suisse), et en Autriche.
Depuis le début de cette saison, Park est membre du Studio d'Opéra de Vienne fondé par le directeur de l'Opéra d'État Bogdan Roščić, un programme de formation de deux ans pour d'excellents jeunes chanteurs.

Guillaume Landré, 55 ans

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Le compositeur et juriste néerlandais Guillaume Louis Frédéric Landré  est né à La Haye le 24 février 1905 et décédé à Amsterdam le 6 novembre 1968.

Il était le fils du compositeur Willem Landré et de Wilhelmina Christina Henriette Klinkhamer.

Il reçoit sa première formation musicale de son père. Après avoir terminé ses études secondaires à Rotterdam, il étudie le droit à l'Université d'Utrecht (1923-1928). Pendant ses heures de liberté, il étudie la musique avec Henri Zagwijn à Rotterdam et Willem Pijper à Utrecht.
Après avoir terminé ses études, il devient critique musical à De Telegraaf (1930-1942) et professeur de droit commercial à la Second Openbare Handelsschool (1930-1947) d'Amsterdam. Il devient ensuite secrétaire du Conseil des Arts (1947-1958).

Mais pas seulement. Il a été président de la Société des compositeurs néerlandais, vice-président de la Société internationale de musique contemporaine, membre du conseil d'administration de Donemus, de l'Orchestre du Concertgebouw (également directeur artistique) et de la Dutch Opera Foundation. Il a également travaillé pour des organisations nationales et internationales de droits d'auteur, dont BUMA/STEMRA, dans les domaines musical et juridique.

Les chefs d'orchestre Eduard Flipse (Rotterdam) et Eduard van Beinum (Amsterdam) furent d'importants promoteurs de ses œuvres. Un certain nombre de celles-ci ont également trouvé leur voie à l'étranger, parfois jouées dans le cadre de l'ISCM. Le Concertgebouw a joué son œuvre quatre-vingts fois entre 1932 et 1970.