Le Quatuor Ivalas a nommé Marcus Stevenson comme nouvel altiste
Formé à l’Université du Michigan en 2017, le quatuor est actuellement le quatuor à cordes résident diplômé de la Juilliard School. Composé de Reuben Kebede et Tiana Butts (violons) et de Pedro Sanchez (violoncelle), le Quatuor Ivalas a été formé à l’Université du Michigan en 2017. L’ensemble est actuellement le Quatuor à cordes résident diplômé de la Juilliard School, où ils étudient sous la direction du Quatuor à cordes Juilliard.
Après avoir suivi le programme d’avancement musical de la Juilliard School et le programme pré-universitaire de la Manhattan School of Music, Stevenson a ensuite étudié avec Jeffrey Irvine au Cleveland Institute of Music. Là-bas, il a été membre du Quatuor Elless, l’un des meilleurs ensembles de l’ICM du programme avancé de quatuor à cordes et lauréat du grand prix du Concours de musique de chambre Coltman 2020. Stevenson étudie actuellement avec Heidi Castleman à la Juilliard School.
Le quatuor accorde la priorité à la programmation de compositeurs PANDC tels que Jessie Montgomery, Daniel Bernard Roumain, Samuel Coleridge-Taylor et Eleanor Alberga. En collaboration avec l’organisation Sphinx, le groupe a également présenté des programmes éducatifs dans la région métropolitaine de Détroit, en mettant l’accent sur l’engagement communautaire dans les écoles avec des communautés noires et latino-américaines. Ils étaient auparavant en résidence à l’Université du Colorado à Boulder, où leurs mentors étaient le Quatuor Takács.
L’Orchestre symphonique de Budapest accueillera la Journée de l’écoute 2023
L’Orchestre symphonique Concerto Budapest présente sa cinquième Journée annuelle de l’écoute, qui présente près de 30 œuvres, réparties en six concerts sur une seule journée.
Dirigé par le directeur musical et chef d’orchestre de l’orchestre, András Keller, l’événement a été créé en 2015 afin de briser les frontières entre les interprètes et le public, ainsi qu’entre la musique classique et contemporaine.
Parmi les pièces des 11 compositeurs encore en vie -Máté Balogh, Gábor Csalog, Gyula Csapó, Alessio Elia Péter, Eötvös, Ádám Kondor, Miklós Perényi, Roland Szentpáli, Dobrinka Tabakova, László Tihanyi et Ákos Zarándy- sept seront des créations mondiales.
Parmi les solistes et chambristes, citons Maxim Rysanov, László Móré, Ákos Takács, Tibor Takács, Kános Benyus, Emese Mali et l’EnsembleLigeti, entre autres. Vingt-huit œuvres -dont sept créations et une hongroise- attendent le public lors des six concerts condensés en une journée.
Cette année, la Journée de l’écoute est organisée en l’honneur de Zoltán Gál, l’ancien altiste du Quatuor Keller.
L’événement rendra également hommage à deux compositeurs : György Ligeti, né il y a 100 ans, et Zoltán Jeney, décédé en 2019 mais qui aurait eu 80 ans cette année. Des pièces des deux compositeurs seront interprétées.
Il n’y a rien sans musique contemporaine , disait András Keller. Sans elle, la tradition classique ne peut pas être comprise.
Concerto Budapest est l’un des plus anciens ensembles de Hongrie -son prédécesseur a été fondé en 1907. Keller, violoniste hongrois de renom, pédagogue et fondateur du Quatuor Keller, a été nommé chef d’orchestre en 2007.
Fondation Azrieli, les lauréats du Prix Azrieli de musique 2024
Les compositeurs Josef Bardanashvili, Yair Klartag, Jordan Nobles et Juan Trigos ont été nommés lauréats 2024
Les Prix Azrieli de musique, qui ont lieu tous les deux ans, visent à découvrir, à élever et à amplifier les voix artistiques.
Créé en 2014 par la Fondation Azrieli, chaque cycle des quatre prix de musique de l’AMP se concentre sur une catégorie d’instrumentation. Les lauréats 2024 composeront des œuvres chorales pour chœur a cappella et jusqu’à quatre instruments et/ou solistes vocaux.
Chaque lauréat recevra un prix d’une valeur de plus de 200 000 CAD, dont un prix en argent de 50 000 CAD ; une première mondiale de leur œuvre primée à Montréal par le Chœur de l’Orchestre symphonique de Montréal lors du Concert Gala de l’AMP le 28 octobre 2024 ; deux représentations internationales subséquentes ; et un enregistrement professionnel de leur travail primé.
Yair Klartag a reçu la Commission Azrieli pour la musique juive ; Josef Bardanashvili a remporté le prix Azrieli pour la musique juive ; Jordan Noblesa reçu la Commande Azrieli pour la musique canadienne ; et Juan Trigosa remporté la toute première Commission Azrieli pour la musique internationale, un prix créé pour promouvoir une meilleure compréhension interculturelle.
Cette année, trois jurys d’experts ont sélectionné les candidatures gagnantes, dont Chaya Czernowin, Tania León, le Dr Neil W. Levin, Samy Moussa, Gerard Schwarz et Ana Sokolović.
Le compositeur israélo-géorgien Josef Bardanashvili a été compositeur en résidence de l’Orchestre Symphonique de Raanana en Israël, directeur musical de la Biennale internationale de musique contemporaine « Tempus Fugit » à Tel-Aviv et compositeur en résidence de la Camerata d’Israël à Jérusalem.
La musique de Yair Klartag a été commandée par le Donaueschinger Musiktage, le Münchener Kammerorchester, le festival MATA, la Biennale de Munich et le festival ZeitRäume et interprétée par des ensembles tels que l’Orchestre Symphonique de la Radio de Berlin et l’Orchestre Symphonique de la Radio de Vienne, entre autres. Il a reçu le prix Ernst von Siemens Composers et enseigne actuellement à l’Académie de musique de Jérusalem.
Jordan Nobles a été nominé dans la catégorie « Compositeur classique de l’année » aux Western Canadian Music Awards 2022. Il est également récipiendaire d’un prix JUNO, d’un Western Canadian Music Award et de nombreux prix internationaux.
La production du compositeur américano-mexicainJuan Trigos comprend six opéras, quatre symphonies, trois cantates, des concertos pour plusieurs instruments et diverses œuvres de musique de chambre.
L’une des commandes les plus importantes est sa Symphonie n° 3 « Offrande aux morts », qui a été commandée par l’Orchestre Symphonique de Houston.
"Un survivant de Varsovie" d’Arnold Schoengerg, 75 ans
Un survivant de Varsovie (A Survivor from Warsaw, opus 46) est une œuvre pour récitant, chœur d'hommes et orchestre composée par Arnold Schönberg en 1947.
La narration prend en charge l'histoire d'un survivant du ghetto de Varsovie durant la Seconde Guerre mondiale, dans un camp de concentration. Le narrateur ne se rappelle pas comment il a abouti dans les égouts de Varsovie. Un jour, dans le camp, les autorités nazies appelèrent un groupe de Juifs. Le groupe tenta de se rassembler, mais il y eut une confusion, et les gardiens battirent les Juifs âgés et malades qui ne pouvaient pas suivre les autres assez vite. Ils furent laissés pour morts, et les gardiens demandèrent de refaire le compte, pour savoir combien seraient déportés vers les chambres à gaz. Les gardiens demandent un décompte de plus en plus rapide, et l'œuvre culmine alors que les Juifs commencent à chanter la prière « Chema Israël ». Dans l'œuvre de Schönberg, le credo s'achève sur le Deutéronome « quand tu te coucheras et quand tu te lèveras ».
Schönberg était professeur à l'Académie de Berlin lorsque les lois antisémites passèrent en 1933. Il émigra aux États-Unis où il prit la nationalité américaine.
La musique juive et l'Ancien Testament lui inspirent dès en 1917 l'oratorio Die Jacobsleiter (l'Échelle de Jacob) puis, en 1927, la musique de scène Der biblische Weg. Il travaille en 1930 sur son opéra Moïse et Aaron, et en 1938 compose un Kol Nidre. Dans son Ode to Napoleon Buonaparte (Op. 41) (1942), il fait allusion à la tyrannie d’Adolf Hitler.
L'origine de Un survivant de Varsovie est une suggestion faite à Schönberg par la danseuse émigrée Corinne Chochem de rendre hommage par une œuvre d'art aux victimes juives du troisième Reich allemand. La collaboration avec Corinne Chochem ne se fit pas, mais le compositeur autrichien développa le projet de son côté. Il reçut alors une lettre de la Fondation musicale Koussevitzsky qui lui passait commande d'une œuvre. Il décida de répondre à cette commande par cet hommage. Il composa Un survivant de Varsovie du 11 au 23 août 1947. Un de ses amis, René Leibowitz, l'aida à compléter la partition.
Il était sous-entendu que Serge Koussevitzky et l'Orchestre Symphonique de Boston donneraient la première de l'œuvre, mais Kurt Frederick, chef de l'Orchestre Symphonique civique d'Albuquerque, ayant eu vent du projet, demanda à Schönberg s'il pouvait créer l'œuvre. Le compositeur accepta. La première eut lieu le 4 novembre 1948 à l'Université du Nouveau-Mexique à Albuquerque.
L'œuvre est en 3 langues différentes. Le narrateur parle anglais, les autorités nazies, allemand, et les Juifs, hébreu.
Hommage à l'œuvre et à son auteur
Dans son recueil d'essais "Une rencontre", Milan Kundera évoque Un Survivant de Varsovie (VIII. Oubli de Schönberg) en ces termes : Un jour, débattant de ce sujet, j'ai demandé à un ami : « …et est-ce que tu connais Un survivant de Varsovie ? - Un survivant ? Lequel ? » Il ne savait pas de quoi je parlais. Pourtant, Un survivant de Varsovie (Ein Überlebender aus Warschau), est le plus grand monument que la musique ait dédié à l'Holocauste. Toute l'essence existentielle du drame des Juifs du XXe siècle y est gardée vivante. Dans toute son affreuse grandeur, son horrible beauté. On se bat pour qu'on n'oublie pas des assassins. Et Schönberg, on l'a oublié.
"Les Troyens à Carthage" d’Hector Berlioz, 160 ans
Le Prologue des Troyens à Carthage est un mouvement d'ouverture tiré de l'opéra en cinq actes Les Troyens, composé par Hector Berlioz en 1856 et portant le référent H 54.
La fresque musicale des Troyens contient originellement cinq actes. Cette composition étant jugée trop longue pour la scène lyrique parisienne, Berlioz divise sa composition en deux dans une tentative de la faire jouer au Théâtre Lyrique en novembre 1863 : les actes I et II formant la première partie, La Prise de Troie, et les actes 3 à 5, la deuxième, Les Troyens à Carthage. C'est de cette deuxième partie que le Prologue est l'ouverture.
Grâce à une lettre à son librettiste et ami Humbert Ferrand, on sait que Berlioz venait de le terminer le 4 juin 1863. La première eut lieu le 4 novembre 1863.
Formellement, ce prologue a donc une fonction importante et unificatrice entre les deux tronçons du « grand opéra » originel en cinq actes voulu par le compositeur. Malgré cette coupure, le prologue de l'acte III doit donc à la fois résumer musicalement et dramatiquement la situation (Troie est battue et en ruines) et préparer le spectateur à un bond dans le temps: nous sommes, au début de l'acte III, à la Cour de Carthage qui est le cadre des fameuses amours de Didon et Énée.
L’opéra ne reprit sa forme initiale qu'un siècle plus tard.
Jonathan Barry Prendergast1, dit John Barry, né le 4 à York (Angleterre) et mort le à Oyster Bay (État de New York), est un compositeur britannico-américain de musique de film.
Il est notamment connu pour la musique des films de James Bond (composant de Bons baisers de Russie en 1963 jusqu'à Tuer n'est pas jouer en 1987) dont il refait le thème qui devient « un classique de la bande originale de film »2, ainsi que pour les musiques d'Out of Africa (1985) ou de Danse avec les loups (1990). Pour la télévision, il compose en particulier la musique du générique de la série Amicalement vôtre (1971-1972).
Son père, Jack Xavier Prendergast (né en 1898), tient une chaîne de cinéma à York tandis que sa mère, Doris Wilkinson (née en 1901), nantie de grands talents musicaux, renonce à une carrière de pianiste. Barry, qui se destine à devenir administrateur, sur les traces de son père, est d'abord projectionniste, mais il est attiré par la musique. Il fait son apprentissage du piano auprès de Francis Jackson, maître de musique à la Cathédrale d'York1, puis étudie le jazz auprès de l'arrangeur Bill Russo, qui avait travaillé pour l'orchestre de Stan Kenton. Son père, d'ailleurs, raffole de ce genre musical. C'est dans une formation de jazz, que Barry débute, après son service militaire, fondant son groupe, le « John Barry Seven1 », avant d'écrire de la musique pour le cinéma.
Il compose d'abord la musique du film L'Aguicheuse (Beat Girl, 1960), puis remanie un thème musical écrit par Monty Norman, pour en faire l'indicatif musical des James Bond, qui devient, ainsi arrangé, l'un des thèmes musicaux les plus connus du monde. À ce titre, Barry doit être considéré comme le véritable créateur de la musique « bondienne ». Il compose ensuite les musiques de la majorité des James Bond, jusque dans les années 1980. En 1995, il sera écarté de la série, à cause d'un différend artistique avec les producteurs. Sa musique pour la série de télévision Amicalement vôtre (1971) contribue aussi à sa notoriété déjà bien établie.
Pour avoir aussi composé les musiques d'autres très grosses productions, telles que Out of Africa ou Danse avec les loups, John Barry est considéré comme l'un des plus grands compositeurs de musique de films, à l'instar, par exemple, de Nino Rota, John Williams, Jerry Goldsmith, Lalo Schifrin, Maurice Jarre et Ennio Morricone.
John Barry livre une musique de facture aisément identifiable, au style romantique plus ou moins teintée de jazz.
John Barry meurt à l'âge de 77 ans, le d'une crise cardiaque. David Arnold, son successeur, déclare à la BBC : « James Bond aurait eu beaucoup moins de flegme si John Barry ne lui avait pas tenu la main.
Josef Hellmesberger I ( - ) est un violoniste, chef d'orchestre, compositeur et pédagogue autrichien.
Né à Vienne, il est le fils du musicien et pédagogue Georg Hellmesberger I (1800-1873) qui lui enseigne le violon au Conservatoire de Vienne.
Hellmesberger provient d'une famille de musiciens qui comprend son frère Georg Hellmesberger II (1830-1852), ses fils Josef Hellmesberger II (1855-1907) et Ferdinand Hellmesberger (1863-1940).
En 1851, Hellmesberger devient professeur de violon au Conservatoire de Vienne, premier violon et chef d'orchestre des concerts de la Gesellschaft der Musikfreunde ainsi que directeur du Conservatoire de Vienne.
Après la division des deux institutions en 1859, il garde son poste de directeur du Conservatoire tandis que Johann Herbeck devient le directeur des concerts. Il fut professeur jusqu'en 1877 mais continua son rôle de directeur jusqu'à sa mort à Vienne en 1893.
En 1860, il devient premier violon de l'Orchestre de l'Opéra de la Cour. Il eut, durant sa vie, différentes positions importantes dans la vie musicale viennoise.
En 1849, Hellmesberger fonde le Quatuor Hellmesberger.
Plus tard, son fils Josef Hellmesberger II rejoignit l'ensemble en devenant son second violon.
En 1887, il cède son poste de directeur à Josef Hellmesberger II.
Le chef d'orchestre tchèque Jakub Hrusa se voit décerner le Prix culturel bavarois 2023 dans la catégorie musique.
Hrusa est chef d'orchestre principal de l'Orchestre Symphonique de Bamberg depuis 2016. À partir de septembre 2025, il sera directeur musical du Royal Opera House de Londres.
La Junta de Andalucía a prévu un budget de 10 millions d'euros pour le futur consortium qui façonnera le nouvel auditorium espéré dans la ville de Málaga. Cependant, elle a déclaré que le financement public-privé sera recherché et encouragé pour la gestion.
"Il y a déjà des entreprises intéressées, mais ce sont elles qui doivent rendre le projet public", a déclaré Arturo Bernal, conseiller municipal chargé de la culture.
Il s'agira, selon lui, du "premier auditorium public-privé d'Espagne".
Dans le même temps, la Junta espère que les autres entités publiques se joindront au projet, comme cela a été le cas pour le projet précédent, qui a été abandonné il y a presque dix ans.
L'emplacement choisi pour le bâtiment sera la plate-forme de San Andrés, dans le port de la ville, sur un terrain de 40 000 mètres carrés.
Le budget prévu est d'environ 100 millions d'euros, avec une capacité d'environ 1600 à 2000 places pour sa salle symphonique et près de 500 pour sa salle de musique de chambre.