Le Journal

Huit compositrices à l'honneur à la BNF

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Depuis 2022, l’Association Elles Women Composers -qui se consacre donc à la défense des compositrices- travaille main dans la main avec la Bibliothèque Nationale de France, pour valoriser les partitions qui se trouvent dans ses collections.
Grâce à ce partenariat, les équipes de l’association bénéficient d’un accès aux fonds pour numériser et déchiffrer de nouvelles œuvres.
De ces longs mois de recherche a émergé une série de concerts-portraits, autour de huit compositrices françaises d’hier et d’aujourd’hui.

Le Rundfunk-Sinfonieorchester est centenaire !

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Le Rundfunk-Sinfonieorchester célèbre son 100e anniversaire. En prime, l'exposition "Digitale Ausstellung", un nouveau livre.
Tout au long de son histoire, l'orchestre berlinois a compté des chefs tels Sergiu Celibidache, Eugen Jochum et Marek Janowski.
Sous la direction de son chef actuel (depuis 2017), Vladimir Jurowski, l'ensemble berlinois célèbre aujourd'hui son parcours centenaire avec une série d'initiatives dont une tournée en Espagne avec trois représentations -Valence, Madrid et Saragosse- avec le pianiste canadien Jan Lisiecki dans le Concerto pour piano n° 2 op. 16 de Sergueï Prokofiev.

Le Quatuor Novo, 1er Prix au Concours de Genève

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Le Quatuor Novo, basé au Danemark, a remporté le 1er Prix du Concours de Quatuor à Cordes de Genève, à Genève.
Composé des violonistes Kaya Kato Møller et Nikolai Vasili Nedergaard, de l’altiste Daniel Śledziński et de la violoncelliste Signe Ebstrup Bitsch, l’ensemble s’est formé à Copenhague en 2018.

Actuellement en études supérieures à l’Universität für Musik und darstellende Kunst de Vienne avec le professeur Johannes Meissl, les NOVO sont d’anciens lauréats des grands prix des Concours internationaux de musique de chambre Carl Nielsen, de la Fondation Irene Steels-Wilsing et de Trondheim. Le Quatuor a précédemment étudié avec le professeur Tim Frederiksen à l’Académie royale de musique du Danemark, et ses mentors comprennent des membres des quatuors à cordes Alban Berg, Artemis et danois.

Le deuxième prix ex æquo a été décerné au Quatuor Elmire et au Quatuor Hana.

Cette année, le Prix du public, le Prix du jeune public et le Prix des étudiants ont tous été décernés au Quatuor Novo.

En plus des prix en argent, les trois ensembles bénéficieront également de deux ans de gestion de la part de l’agence Sartory Artists, ainsi que d’un certain nombre d’ateliers spéciaux sur les carrières, mettant en lumière différents sujets tels que la performance, la santé, la gestion de carrière, l’image et les médias sociaux.

Le jury du Quatuor à cordes était composé de Corina Belcea (présidente), Stefan Fehlandt, Nobuko Imai, Gabriel Le Magadure, Christian Poltéra, Vineta Sareika et Lydia Shelley.

 

Du Canada aux Etats-Unis en passant par Spa pour Le Poème Harmonique !

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Après une tournée effectuée du 20 au 31 octobre 2023 au Canada et aux Etats-Unis, l’ensemble Le Poème Harmonique dirigé par Vincent Dumestre s’arrêtera à Spa !
Pour le 6e concert de la 37e édition de L’Automne musical de Spa, le célèbre ensemble français se produira le samedi 4 novembre à 20h au Centre culturel de la ville d’eaux.

Comptant parmi les ensembles les plus réputés de la scène musicale baroque internationale, Le Poème Harmonique illustrera les « Musiques au temps du jeune Louis XIV » sous le thème Le Coup de Majesté. Un programme hautement divertissant qui fera résonner autant les musiques populaires que royales.
Jugez-en plutôt à la lecture de l’annonce du concert apprécié outre-Atlantique : « Ce Louvre qui attire les voyageurs du monde entier, imaginons-le entre les règnes illustres de Henri IV et de Louis XIV. Versailles n’est encore qu’un hameau ; c’est au cœur de Paris que le roi a son palais, bercé par la Seine et la rumeur des faubourgs. Et c’est au palais que Paris vit, chante, danse. Des cuisines s’élèvent les airs à boire, apportés de la rue par le peuple des fourneaux tandis que dans les appartements, Marin Marais et sa viole enchantent la fine fleur de la cour, par des concerts intimes.
Le Poème Harmonique raconte au fil des airs le palais le plus célèbre du monde, puisant dans les chansons populaires de ses débuts (album Aux marches du palais), un répertoire consacré par le public, ici enrichi de nouvelles pages signées Cavalli : l’opéra arrive à la cour de France ! ».

Et pour servir ce magnifique programme, le public pourra découvrir tout le talent de la soprano Anaïs Bertrand, active au sein des meilleurs ensembles actuels de musique ancienne tels Les Surprises, Clément Janequin, La Grande Ecurie et Le Concert de L’Hostel Dieu.

Une excursion musicale en plein cœur de Paris à savourer... à Spa !

Véronique Wintgens

Réservations : www.automnemusical.com – Angélique Hordebise (087/77 15 18 du mardi au samedi). Infos : 0474/38 80 25 - 0478 25 60 29

 

Festival de piano 2023 à l'IMEP

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L'édition 2023 du Festival de piano et autres claviers organisé par l'IMEP accueillera, comme chaque année, de nombreux artistes, jeunes talents et auditeurs par la qualité de ses concerts, conférences, masterclasses, expositions...

PROGRAMME

Lundi 06 novembre à 9:30
Audition commentée: Emmanuel Grégoire et Esther Marotta vous présentent la Sonate N°14, KV 457 et Fantaisie N°4 en ut mineur KV 475 de W-A Mozart.

Salle de concert de l’IMEP.

Lundi 06 novembre à 20:00
Récital de piano: par Jean-Claude Vanden Eynden
Salle de concert de l’IMEP.

Mardi 07 novembre à 12:30
Midimep axé sur la composition d’un concerto pour piano, par Pierre Risopoulos, Mathias Lecompte et les étudiants de la classe de percussions.
Salle de concert de l’IMEP.

Mardi 07 novembre à 20:00
Récital d’orgue par Cindy Castillo, Hampus Lindwall et Jean-Baptiste Monnot.
Salle de concert de l’IMEP.

Mercredi 08 novembre à 20:00
Concert d’accordéon par Roman Jbanov.
Salle de concert de l’IMEP.

Jeudi 09 novembre à 13:30
Table d’écoute (Musiq3) sur la Sonate pour clavier de Haydn animée par Pierre Solot. 
Salle de concert de l’IMEP.

Jeudi 09 novembre à 20:00
Récital de piano par Jean-Baptiste Fonlupt.
Salle de concert de l’IMEP.

Réservation : imep.be
Concerts de 20h : Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (60+) – Gratuit (-26 ans)30

Une nouvelle "Salomé" à Hambourg

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L'Opéra National de Hambourg sort une nouvelle « Salomé ».
Dmitri Tcherniakov met en scène pour la deuxième fois un opéra de Richard Strauss dans cette maison, après Elektra, fin 2021.
L'Orchestre Philharmonique d'État de Hambourg est dirigé par Kent Nagano.
Les costumes sont d'Elena Zaytseva.

Le rare "Amleto" de Franco Faccio à Vérone

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Le Teatro Filarmonico de Vérone a mis en scène l'insolite mais intéressant opéra Amleto, "tragédie lyrique en quatre actes" de Franco Faccio sur un livret d'Arrigo Boito d'après Hamlet de William Shakespeare et créé au Théâtre Carlo-Felice de Gênes le mais révisé en 1871.

Compositeur, chef d'orchestre et pédagogue italien né le  à Vérone et mort le à Monza, Franco Faccio est essentiellement connu pour avoir dirigé les opéras de Giuseppe Verdi.

Après des études musicales à Milan, Franco Faccio commence sa carrière par la composition d'I profughi fiamminghi sur un livret d'Emilio Praga, créé à la Scala en 1863 et d' Amleto. Aucun de ces deux opéras ne réussit à atteindre le succès auprès de la critique ou du public. Toutefois, la « Marche funèbre » composée pour Amleto est considérée comme un important exemple du lyrisme de Faccio.
Ce sont ses transcriptions pour ensemble à vent qui lui permirent de rencontrer la notoriété.

En 1867 Faccio est nommé directeur du Conservatoire de Milan puis de la Scala où il occupe cette charge de 1871 à 1890 (il sera également directeur du Conservatoire Arrigo Boito de Parme) et où il fera découvrir Richard Wagner (Lohengrin, 1873) après avoir dirigé la première représentation italienne d'Aida (1871).
Il est encore à la baguette pour la version révisée de Simon Boccanegra (1881), puis pour les premières d' Otello (1887), de Gioconda d'Amilcare Ponchielli, de Dejanice d'Alfredo Catalani, d'Edgar de Giacomo Puccini. Il dirige également à Berlin, Londres, Paris (Boccanegra en 1883 au Théâtre des Italiens).

 

 

Simon Zhu remporte le Concours Premio Paganini 2023

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Le violoniste Simon Zhu, 22 ans, est le lauréat du Concours Premio Paganini 2023 au Teatro Carlo Felice de Gênes.
Outre les 30 000 € dont est dpté le Prix, Zhu sera invité à se produire dans de nombreux concerts et il pourra jouer le Cannone, un Guarneri « del Gesù » que Paganini a offert à sa ville natale et qui est aujourd'hui conservé au Palazzo Tursi, siège de la municipalité de Gênes.
Jingzhi Zhang a remporté le 2e Prix, tandis que Qingzhu Weng a reçu le 3e Prix.

Simon Zhu est né en Allemagne en 2001. Il a reçu ses premières leçons de violon à l'âge de six ans. Son talent exceptionnel fut reconnu très tôt et il fut bientôt formé par des professeurs de violon renommés. Depuis 2021, il étudie avec le professeur Ana Chumachenco à Munich.

Parmi ses nombreux prix figurent le 1er Prix du 13e Concours international Georg Philipp Telemann à Poznan (Pologne) en 2016, le 2e Prix du Concours Menuhin à Richmond (Virginie), le Prix Mozart et le Prix EMCY de la Communauté européenne pour sa performance exceptionnelle eu Concours Menuhin.

Simon Zhu est boursier de l'Académie Internationale de musique du Liechtenstein et participe aux semaines musicales intensives et aux activités de l'Académie.

"Sept Haïkaï" d’Olivier Messiaen, 60 ans

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Sept Haïkaï, esquisses japonaises pour piano solo et petit orchestre, est une œuvre (19’) écrite en 1962, à la suite d'un voyage au Japon.
Effectif instrumental : une petite flûte, une flûte, deux hautbois, un cor anglais, une petite clarinette, deux clarinettes, une clarinette basse, deux bassons, une trompette, un trombone, huit violons, un xylophone, un marimba, un piano solo, un jeu de cencerros, un jeu de crotales, un triangle, dix-huit cloches, deux petites cymbales turques, deux gongs, une cymbale chinoise et deux tam-tams.

La dédicace de l'œuvre est : « A Yvonne Loriod, à Pierre Boulez, à Mme Fumi Yamaguchi, à Seiji Ozawa, à Yoritsune Matsudaira, à Sadao Bekku et Mitsuaki Hayama, à l'ornithologue Hoshino, aux paysages, aux musiques, et à tous les oiseaux du Japon. »

La première audition de l'œuvre a eu lieu le 30 octobre 1963 à Paris, aux concerts du Domaine musical, à l'Odéon-Théâtre de France, sous la direction de Pierre Boulez.
Yvonne Loriod était au piano solo.
Cette exécution fut dédiée spirituellement à Roger Désormière qui venait de mourir.

Emmerich Kalman, 70 ans

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Emmerich Kálmán (de son vrai nom Koppstein Imre, Koppstein ayant été volontairement abandonné, Emmerich étant une germanisation ultérieure de son prénom hongrois Imre), né le 24 octobre 1882 à Siófok en Hongrie et mort le 30 octobre 1953 à Paris, est un compositeur hongrois.

Issu d'une famille juive de Siófok, ville située sur les rives du lac Balaton, Emmerich Kálmán étudie la musique et plus particulièrement le piano à l’Académie de musique Franz-Liszt de Budapest où il a pour maître Hans von Koessler. En 1907, il remporte le Prix de composition François-Joseph.
Puis en raison de rhumatisme aux mains, il s'oriente vers la composition d'opérettes dans le style viennois, auxquelles il donne un caractère hongrois par ses nombreuses czardas entraînantes.

Il s'installe à Vienne dès le début de son succès. Puis, fuyant la persécution nazie, il émigre d'abord à Paris de 1938 jusqu'en 1940, puis aux États-Unis où il devient citoyen américain.

La version française de Violette de Montmartre est jouée au Théâtre de la Porte-Saint-Martin en 1936, avec Lotte Schöne dans le rôle de Violetta.

À la fin de la guerre, il revient en Europe et s'installe à Paris où il meurt en 1953.
Il est enterré au Zentralfriedhof de Vienne avec des funérailles nationales.
Il a été fait Chevalier de la Légion d'honneur en 1938.

Kálmán est surtout connu du grand public français pour l'opérette Princesse Czardas, traduite en français et dont Marcel Merkès et Paulette Merval ont été les plus fervents interprètes.

Son œuvre est plus largement connue en Allemagne, en Hongrie et en Autriche, où ses opérettes continuent à être jouées très fréquemment.

Aux États-Unis, ses airs ont été repris dans plusieurs comédies musicales et notamment dans le film "I'll be yours" (1947) avec Deanna Durbin.