La ville de Cologne reprend le studio de musique électronique (SEM) de la Westdeutscher Rundfunk. L'avenir durable du SEM à Cologne est scellé.
Le studio, ouvert en 1953, a vu naître des œuvres de Karlheinz Stockhausen, Herbert Eimert, Iannis Xenakis, Jean-Claude Eloy et d'autres: ce bien culturel de renommée mondiale conserve son domicile à Cologne et sera à l'avenir un lieu de rencontre public et créatif, accessible et utilisable pour les musiciens contemporains et le public.
Franz Lehár, né le à Komárom en Autriche-Hongrie (aujourd'hui Komárno en Slovaquie) et mort le à Bad Ischl (Autriche), est un compositeur autrichien d'origine hongroise, célèbre pour ses opérettes, dont la plus connue est La Veuve joyeuse (Die lustige Witwe), représentée pour la première fois à Vienne en 1905.
On retient aussi Le Pays du sourire (Das Land des Lächelns).
Franz Lehár est le fils du chef de la fanfare du 50e régiment d’infanterie de l’armée austro-hongroise Franz Lehár (1838-1898) et de Christine Neubrand (1849-1906). Son frère Anton, comme son père, entreprend une carrière militaire, qu’il termine avec le grade de général et chevalier de l'ordre militaire de Marie-Thérèse.
Les ancêtres de Lehar étaient jusqu’au début du xviiie siècle des petits agriculteurs à Lesnitz et Brünnles, près d’Hohenstadt, en Moravie du Nord. Le nom Lehár indique l’origine tchèque de la famille. Au hasard des affectations, Franz Lehár père rencontre une jeune Hongroise, Christine Neubrand qu’il épouse à Komárno en 1869. Franz junior naît l’année suivante.
Sa langue maternelle est le hongrois. L’allemand étant la langue de l’armée, Franz devient bilingue très tôt, mais il a toujours pratiqué le hongrois, sa langue maternelle jusqu’à sa mort. Il continuera à signer son nom à la mode hongroise, nom de famille en premier (« Lehár Ferenc »), avec un signe diacritique d’allongement sur le « a » (á).
Dans son livret militaire, on peut lire qu’il mesure 1,65 mètre, a les yeux bleus, les cheveux blonds, parle et écrit l’allemand, le hongrois et le bohémien (variante du tchèque), et qu’il vit à Schönwald, en Moravie.
Ses compétences linguistiques lui ont également permis de bien comprendre d’autres langues slaves. Il apprend ensuite l’italien lors de son séjour à Pula (Croatie actuelle), où il travaille comme chef d’orchestre militaire. Il devient l’ami de Puccini et d’autres compositeurs italiens, échangeant des expériences et des partitions.
Son anglais, cependant, est très faible, bien qu’il puisse très bien distinguer les bonnes traductions de ses opérettes des mauvaises. Mais pour émigrer vers les États-Unis ou le Royaume-Uni, ce n’est pas suffisant.
Ernst Décsey, premier biographe de Lehár, cite la légende, non avérée, de la famille selon laquelle les Lehár descendent d’un Marquis Le Harde, membre de la Grande Armée, capturé par les Russes, qui aurait fui dans le nord de la Moravie et trouvé refuge auprès des paysans.
Franz Lehár étudie d’abord le piano. Son talent se révèle très tôt. À 11 ans, il compose sa première chanson. En 1880, son père est transféré à Budapest avec son régiment, et Lehár fréquente l’école des Pères piaristes puis le Gymnasium (École secondaire) de Šternberk.
En 1882, il entre au conservatoire de Prague et étudie, selon le souhait de son père, le violon avec Antonín Bennewitz, la théorie musicale avec Josef Bohuslav Foerster et la composition avec Antonín Dvořák qui l’encourage à persévérer.
Johannes Brahms le recommande au professeur Mandyczewski, un des plus respectés et influents de l’époque.
Lehár commence sa carrière musicale en tant que musicien d’orchestre à Wuppertal. Il devient le plus jeune Kapellmeister militaire de l’armée austro-hongroise (la célèbre «KuK Armee »). À Vienne, il joue dans l’orchestre de son père et, montant petit à petit les échelons, il en devient le successeur. Cette carrière le conduit à Pula, Trieste, Budapest et, de 1899 à 1902, à Vienne. Vienne devient sa patrie d’adoption et grâce à de grands succès, il peut bientôt vivre exclusivement de ses compositions, se consacrant presque entièrement à l’opérette.
Dès ses deux premiers opus, Wiener Frauen et Der Rastelbinder, il est considéré comme le futur maître de l’opérette. Avec le succès mondial de La Veuve joyeuse (1905), sa notoriété ne fait qu’augmenter, renforcée par de nouveaux succès : Le Comte de Luxembourg, L’Amour tzigane et Eva.
Dans les années 1920, l’opérette traditionnelle cède, auprès du public, la place à la revue (Lehár a même écrit une version « revue » de La Veuve joyeuse avec Fritzi Massary).
Lehár va changer de style. Depuis Paganini, il renonce au « happy end » habituel, se rapproche de l’opéra et ne craint pas le pathos. Les partitions du ténor des dernières opérettes, comme Le Pays du sourire ou Le Tsarévich sont dédiées à Richard Tauber. Sa dernière opérette, Giuditta, est conçue comme une « comédie musicale » ; elle est créée en 1934 à l’Opéra National de Vienne qui en espérait un redressement de sa situation financière alors peu brillante.
Franz Lehár est ami avec Giacomo Puccini. Ils s’influencent mutuellement : par exemple, Puccini a été inspiré par Lehár pour son opéra LaRondine. Lehár compose lui-même quatre opéras : Rodrigo,Kukuschka ou Tatjana, au début de sa carrière, et plus tard Die gelbe Jacke (« La veste jaune »). Garbonciás, un remaniement de L’Amour tzigane, est son dernier travail scénique. En plus des opérettes, il écrit deux poèmes symphoniques, deux concertos pour violon, de la musique de film, des chansons, des danses et des marches.
Au fil des ans, Lehár a acquis une fortune prodigieuse. Il achète le Schikaneder-Schlössl à Vienne-Nußdorf en 1931. Cette vaste demeure avait été la propriété d'Emanuel Schikaneder. Il acquiert aussi une villa à Bad Ischl, une des plus importantes stations thermales d’Europe, non loin du lac Saint Wolfgang, célèbre pour son Auberge du Cheval blanc.
Les relations de Franz Lehár avec le régime nazi sont tendues. Il a toujours utilisé des librettistes juifs pour ses opéras et a fait partie du milieu culturel viennois, qui comprenait de nombreux Juifs. En outre, bien que Lehár soit catholique, son épouse, Sophie (née Paschkis) (1878-1947) est d’origine juive. Elle se convertit au catholicisme avant leur mariage. Ces faits suffisent à susciter l’hostilité envers eux et envers son travail.
Hitler, cependant, apprécie la musique de Lehár, et cette hostilité diminue dans toute l’Allemagne après une intervention de Goebbels. En 1938, Mme Lehár reçoit le statut de Ehrenarierin (« aryenne d’honneur » par le mariage). Néanmoins, on dénombre plusieurs tentatives d’expulsion.
Le régime nazi utilise la musique de Lehár à des fins de propagande : on joue sa musique lors de concerts dans le Paris occupé en 1941 et Lehár lui-même y dirige en janvier de la même année la version française du Pays du sourire. Les Lehár ne restent pas indifférents envers le régime : ils offrent un cadeau à Hitler pour son anniversaire en 1938. Même ainsi, l’influence de Lehár est limitée : malgré des tentatives toutefois non avérées d’obtenir personnellement de Hitler une garantie d’immunité pour un de ses librettistes, Fritz Löhner-Beda, il n’a pas empêché sa déportation et son assassinat, ni pour son épouse et ses deux filles à Auschwitz.
Après l’échec d’une tournée à Budapest, en 1943, Lehár est autorisé à se rendre avec sa femme en Suisse. Il souffre de problèmes biliaires, rénaux, glandulaires et oculaires et de pneumonie. Le couple passe encore les derniers mois de la guerre à Bad Ischl. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Lehár renie totalement ses rapports avec le Troisième Reich.
Son épouse meurt le 3 août 1947 à Zurich. Très éploré, le compositeur décide de mettre fin à un séjour de deux années en Suisse. En août 1948, il rentre à Bad Ischl qui l’accueille triomphalement et dont, aussitôt, il est nommé citoyen d’honneur.
Il y meurt le 24 octobre 1948 et repose dans le caveau familial, aux côtés de son épouse et de sa mère, vis-à-vis de la stèle commémorative élevée à la mémoire de Richard Tauber, son ténor préféré, et à quelques mètres de celui d’Oscar Straus, le compositeur de Rêve de valses.
Quelques jours avant sa mort, Lehár a pris toutes les dispositions pour que sa villa soit transformée en musée.
Tito Gobbi (né le à Bassano del Grappa, dans la province de Vicence en Vénétie - mort le à Rome) est un baryton, acteur, metteur en scène et dessinateur de costumes italien.
Après avoir fait des études à l'Université de Padoue, il apprend le chant à Rome avec Giulio Crimi. Il épouse Tilde de Rensis et son beau-père Raffaello de Rensis est l'un des musicologues les plus respectés d'Italie.
En 1935, il débute à Gubbio (Ombrie) dans le rôle de Rodolfo de La sonnambula de Bellini. En 1936, il remporte le 1er Prix au Concours international de Vienne et, en 1937, il est le lauréat du concours de l'école de la Scala de Milan. La même année, il débute dans le rôle de Germont de la Traviata de Verdi au Théâtre Adriano et en 1939 à l'Opéra.
Il aborde Richard Wagner et Richard Strauss (Salomé) mais s'en éloigne. Pendant la guerre, il chante Ford (Falstaff) en tournée de l'Opéra de Rome et raconte dans ses mémoires qu'il rencontre Joseph Goebbels qui lui remet un portrait dédicacé et encadré.
En 1941, sa carrière décolle après une Adriana Lecouvreur (Michonnet) et trois grands rôles verdiens (Posa dans Don Carlos, Renato dans Un ballo in maschera et Simon Boccanegra) à l'opéra de Rome. En 1942, il enregistre son premier disque (en 78 tours) avec des extraits de Don Giovanni, Don Carlo, Zaza et L'Arlésienne. Il chante Wozzeck d'Alban Berg pour la première fois à l'Opéra de Rome (première italienne de l’œuvre) et débute à la Scala de Milan dans l’Élixir d'Amour de Gaetano Donizetti.
En 1946, il chante son premier Iago (Otello) au San Carlo.
Il tourne dans les premiers films d'opéra, dont Il Barbiere di Siviglia, en 1945, avec Italo Tajo et Ferrucio Tagliavini. Il tourne également dans Davanti a lui tremava tutta Roma, un film adapté de Tosca de Puccini, mais encore dans des versions cinéma de Rigoletto, L'elisir d'amore et I Pagliacci avec Gina Lollobrigida. Au total Gobbi tourne 26 films pour le cinéma, dont "The glass mountain" de Henry Cass (1949).
À partir de 1948, il chante à San Francisco dans Figaro du Barbier de Séville de Rossini.
En 1950, il débute à Salzbourg dans Don Giovanni de Mozart ; en 1951, alors que l'année a commencé par une sévère accident sur le plateau en Calabre pendant un Bal masqué, il débute ensuite dans le rôle titre de Gianni Schicchi à Rome puis à Covent Garden où il sera un mémorable Rodrigo, marquis de Posa dans le Don Carlos de Verdi, avec la mise en scène de Lucchino Visconti en 1958. A ce moment là, il entame une coopération avec Sander Gorlinsky, qui devient son agent.
En 1952, il ouvre la saison de la Scala de Milan dans Ford (Falstaff). Entre 1954 et 1973, il chante régulièrement au Lyric Opéra de Chicago et est invité à l'Opéra de Paris, Munich, Hambourg, Stuttgart... Il s'affirme dans Scarpia de la Tosca de Puccini, l'un des principaux rôles avec lequel il débute au Met de New York en 1956 et devient l'un des plus grands Scarpia avec comme partenaire Maria Callas (Opéra de Paris, 1958 (acte II), 1964 et 1965). Il est aussi un impressionnant Iago dans Otello, enregistré avec Jon Vickers.
En 1957, il incarne Falstaff à Salzbourg sous la direction d'Herbert von Karajan. En 1964, il fait ses débuts de metteur en scène à Chicago dans Simon Boccanegra, suivi d'autres productions sur la même scène comme Otello en 1966.
S'il interprète Germont, Amonasro, Nabucco, il se sent à l'aise aussi du côté de la violence puccinienne (Il Tabarro) et du côté de Rossini. Simon Boccanegra est son rôle favori.
Figure marquante du chant italien, l'un des plus célèbres barytons de sa génération, il interprète plus d'une centaine de personnages différents pour lesquels il dessine généralement les costumes.
Il tourne 26 films et réalise plusieurs mises en scène, notamment, Don Giovanni, Le Barbier de Séville et Falstaff (à partir de 1965 à Covent Garden et au Met de New York).
Sa carrière ralentit au cours des années 1970 pendant lesquelles il se consacre à l'enseignement du chant dans des masterclasses, proposées chaque été dans la Villa Médicis de Schifanoia, près de Florence.
Il met un terme à sa carrière en 1979.
Violoniste, chef d'orchestre, compositeur et pédagogue, l'Autrichien Josef Hellmesberger est né le et décédé le .
Né à Vienne, il est le fils du musicien et pédagogue Georg Hellmesberger I (1800-1873) qui lui enseigne le violon au Conservatoire de Vienne. Hellmesberger provient d'une famille de musiciens qui comprend son frère Georg Hellmesberger II (1830-1852), ses fils Josef Hellmesberger II (1855-1907) et Ferdinand Hellmesberger (1863-1940).
En 1851, Hellmesberger devient professeur de violon au Conservatoire de Vienne, premier violon et chef d'orchestre des concerts de la Gesellschaft der Musikfreunde ainsi que directeur du Conservatoire de Vienne. Après la division des deux institutions en 1859, il garde son poste de directeur du conservatoire tandis que Johann Herbeck devient le directeur des concerts. Il fut professeur jusqu'en 1877 mais continua son rôle de directeur jusqu'à sa mort à Vienne en 1893.
En 1860, il devient premier violon de l'Orchestre de l'Opéra de la Cour. Il eut, durant sa vie, différentes positions importantes dans la vie musicale viennoise.
En 1849, Hellmesberger fonde le Quatuor Hellmesberger. Plus tard, son fils Josef Hellmesberger II rejoignit l'ensemble en devenant son second violon.
En 1887, il cède son poste de directeur à Josef Hellmesberger II.
Pour la première fois, la série de manifestations primées MET LIVE IM KINO accueille une œuvre chantée en espagnol, puisque la saison 2023-24 débute le 9 décembre avec l'opéra Florencia en el Amazonas du compositeur mexicain Daniel Catán.
Cette œuvre de 1996 raconte l'histoire enchanteresse d'une diva d'opéra brésilienne qui revient dans son pays pour se produire dans le légendaire opéra de Manaus -et pour rechercher son amant, disparu dans la jungle.
Le livret utilise entre autres des motifs tirés du roman de Gabriel García Márquez "L'amour au temps du choléra" ; la musique est mélodique et somptueusement orchestrée. La soprano américaine Ailyn Pérez, fille d'immigrés mexicains, de renommée internationale et bien connue dans les pays germanophones, tient le rôle-titre.
Après vingt ans de renouvellements manqués qui ont érodé le pouvoir d'achat de près de 40% et de lois mortifères pour les travailleurs du secteur, le gouvernement devrait enfin passer des paroles aux actes, des proclamations électorales à la ferme volonté de défendre et d'investir dans le secteur qui, plus que tout autre, représente l'identité de notre Nation, celle de la Culture.
C'est dommage pour le public : ainsi, le 21 octobre, la première de Bohème au Teatro Regio de Turin a été supprimée, le 24 octobre, pas de Don Giovanni au Massimo de Palerme, et le 25 octobre, Maometto II au San Carlo de Naples a été annulé.
Le 28 octobre, le Gran Teatre del Liceu accueillera la première européenne du nouvel opéra Antony & Cleopatra, du compositeur américain John Adams. Le Liceu participe à cette commande et coproduction, avec l'Opéra de San Francisco et le Metropolitan de New York.
Sur un livret adapté par le compositeur lui-même de la tragédie de Shakespeare, le metteur en scène Elkhanah Pulitzer et la dramaturge Lucia Scheckner associent l'image mythique de l'Antiquité au glamour du Hollywood des années 1930.
La musique d'Adams fusionne le langage tonal et atonal pour créer un effet expressionniste intense -un reflet sonore de la violence de l'action et de la psyché orageuse des personnages- et représente également un grand défi pour les chanteurs.
Le compositeur lui-même dirigera son opéra pour la première fois. La distribution vocale sera menée par la Cléopâtre de Julia Bullock et l'Antoine de Gerald Finley.
Les musiciens de Nézet-Séguin signent un nouveau contrat de travail
Les musiciens de l’Orchestre symphonique de Philadelphie, dirigé par Yannick Nézet-Séguin, ont ratifié une nouvelle convention collective qui prévoit des augmentations de salaire de 15 % en trois ans.
Le nouveau contrat de travail, dont la ratification a été annoncée samedi soir, s’applique du 11 septembre 2023 au 13 septembre 2026. Les augmentations de salaire seront réparties ainsi : 6 % la première année, 4,5 % la deuxième et 4,5 % la troisième. Cette entente vient remplacer le contrat de travail précédent, qui est venu à échéance le 10 septembre.
Après les perturbations sans précédent provoquées par la pandémie de COVID-19, notre défi était de trouver une nouvelle entente qui serait responsable financièrement, ont mentionné les coprésidents de l’Orchestre de Philadelphie et du Kimmel Center, Ralph W. Muller et Michael D. Zisman.
Selon le syndicat, l’accord forcera la direction à augmenter le nombre de musiciens embauchés chaque année et veillera à ce que le niveau contractuel de 105 musiciens et deux bibliothécaires soit respecté.
Les musiciens suppléants toucheront quant à eux le même montant que reçoivent les musiciens à temps plein au cours de leur troisième année de service. Ils seront aussi payés si leurs engagements sont annulés avec un préavis de moins de deux semaines.
L’entente retire la clause qui prévoyait un taux d’heures supplémentaires réduit pour les concerts de films et prévoit deux jours de repos après la plupart des concerts qui ont lieu le dimanche.
Nézet-Séguin, qui dirige l’orchestre depuis la saison 2012-13, portait un chandail bleu visant à soutenir le syndicat lors d’une répétition publique le 11 août.
Le salaire de base en 2022-23 pour un musicien de l’Orchestre de Philadelphie était de 152 256 $ US, y compris le salaire prévu dans l’accord sur les médias électroniques.
L’auditorium Ansermet s’est mué en écrin truffé de technologies : enceintes par dizaines et logiciels derniers cri confèrent à cette salle, désormais intégrée à l'École des musiques actuelles, une acoustique prodigieuse.
C’est un espace trompeur, dont la nudité apparente cache des atouts technologiques ahurissants. En pénétrant dans ce qui fut pendant des décennies le Studio Ansermet, requalifié désormais en auditorium, on relève tout d’abord sa verticalité impressionnante, restée intacte après les travaux mais soulignée un peu plus par la couleur noire qui domine sur les murs et au plafond. On note ici et là d’autres mutations majeures et de nouveaux détails encore, relevant parfois du cosmétique. Pour le cerner, il faut se tourner vers le responsable de la technique et de la production scénique de l'École des musiques actuelles, (EMA), Ladislav Agabekov. Une figure du paysage rock, à Genève et ailleurs. Avec sa basse entre les rangs du groupe Nostromo, mais aussi en tant que magicien réputé dans ses studios de mastérisation et de mixage, où il irrigue de son savoir-faire les productions de figures internationales.
Dans l’espace qui porte le nom du fondateur de l’Orchestre de la Suisse romande, où l’acoustique légendaire a attiré un nombre considérable de musiciens pour des séances d’enregistrement ou des concerts, le technicien a donc posé ses marques en grand connaisseur. Il dévoile les secrets et les qualités des lieux en commençant par évoquer ces panneaux accrochés aux parois, sur les côtés de la scène. Observés d’un œil distrait, on les croirait anodins, mais voilà qu’une simple manipulation manuelle permet de les faire pivoter par bandes d’environ un mètre de largeur, sur toute la hauteur de la pièce, et de dévoiler leur face cachée.
Côté pile, une surface absorbant le son, côte face une autre avec des qualités réfléchissantes. Selon les besoins des événements musicaux, le système peut être modulé par bandes de parois et modifier ainsi, à tout moment, les propriétés acoustiques des murs.
Mais il y a bien davantage: pendues aux cintres et accrochées ailleurs, 64 enceintes enveloppent avec beaucoup de discrétion le spectateur. Ce dispositif permet une immersion auditive totale, en 3D, explique Ladislav Agabekov. Et la qualité qui en découle est d’une perfection quasi unique dans les salles suisses. Elle repose sur un logiciel révolutionnaire, En-Space. Avec lui, chaque instrument devient un objet, une entité fixe sur scène mais qu’on peut déplacer dans son rendu musical un peu partout dans le volume de la salle. Cela génère une expérience sonore bluffante pour le spectateur.
Il y a plus impressionnant encore. En-Space offre la possibilité de reproduire avec fidélité et réalisme quelques-uns des plus beaux espaces de sonorisation au monde et de les répliquer dans cet auditorium. Une touche de réverbération de la Cathédrale San Vitale à Ravenne ? Un concert dans la Grande Salle du Concert Hall de Vienne ? Une soirée plongée dans le KKL de Lucerne ? Tout cela et d’autres configurations encore sont désormais à portée de doigts, en une poignée de clics. À Genève, on en comptera sept en tout.
Rien de tel dans l’autre salle de concert de la structure, le Chaudron, où les équipes ont eu recours à des technologies traditionnelles. Le travail accompli ici reste spectaculaire, souligne le responsable de la technique. La salle aux parois métallique a un rendu sonore remarquable pour les musiques électrifiées, qu’il s’agisse de jazz ou de metal. L’acoustique fonctionne parfaitement, ce n’était pas un fait escompté au départ.»
Pour retrouver du flamboyant, il faut parcourir pas loin de là les salles de répétition du rez-de-chaussée. Leurs prodigieuses qualités architecturales et d’ingénierie sont doublées d’un système de câblages qui les interconnecte les unes aux autres, y compris avec l’auditorium Ansermet. Pilotés à distance par deux «control room» et leurs régies sophistiqués, ces espaces séparés peuvent à tout moment se transformer en un seul et unique studio d’enregistrement de 1000 mètres carrés. Une prouesse qui se défait des murs et des barrières existantes.
On peut dès lors faire jouer un petit ensemble dans la grande salle et en contemporaine, capter le son de musiciens isolés, se produisant en toute autonomie pour la même production, sans risquer d’interférer dans les micros des voisins.
Côté régie, on agrège le tout et on lui donne une identité musicale cohérente. Ce travail est piloté par une autre technologie surprenante, celle qu’offre Dolby Atmos, système permettant de placer dans un espace tridimensionnel chaque voix et chaque instrument. Le temps d’un chantier, l’auditorium Ansermet et ses environs proches ont quitté le XXe siècle pour se projeter vers l’avenir.
Danses de Galanta est le titre d'une composition de Zoltán Kodály datant de 1933.
Il s'agit d'un recueil de danses d'inspiration populaire des Sinti et des Roms de la région de Galanta, une ville située dans l'actuelle Slovaquie, où Kodály a passé sa jeunesse et qui faisait alors partie de l'Autriche-Hongrie. Cette œuvre est l'une des plus connues du compositeur.
Kodály a utilisé différents motifs de la musique populaire hongroise jouée par des orchestres dits tziganes. Il existait à Galanta une fanfare connue dans toute la région, dirigée par un violoniste du nom de Mihók, dont les airs ont été repris dans les compositions de Kodály.
En 1927, Kodály avait déjà composé une pièce au caractère folklorique similaire, les Danses de Marosszék, une suite pour piano (version orchestrale de 1930).
Kodály lui-même écrit à propos de ses Danses de Galanta dans la préface de la partition : "Galánta est un petit bourg hongrois situé sur l'ancienne ligne de chemin de fer Vienne-Budapest, où l'auteur a passé sept ans de son enfance. A l'époque, un célèbre orchestre tzigane y résidait, ce qui a permis à l'enfant de s'imprégner des premiers "sons d'orchestre".
Vers 1800, quelques cahiers de danses hongroises ont été publiés à Vienne, dont un "par différents Tziganes de Galántha". Les motifs principaux de cette œuvre proviennent de ces cahiers. L'occasion de cette composition était le 80e anniversaire de l'Orchestre Philharmonique de Budapest, fondé en 1853, avec la dédicace "A Budapesti Filharmóniai Társaság alakulásának 80. évfordulójára".
La première représentation a eu lieu le 23 octobre 1933 sous la direction d'Ernst von Dohnányi.
La pièce fait partie du répertoire de l'Orchestre Philharmonique de Berlin, de l'Orchestre du Gürzenich de Cologne, des Orchestres Philharmoniques de Munich et de Vienne. L'Orchestre Symphonique de Vienne et l'Orchestra Sinfonica Siciliana italien ont également inscrit l'œuvre à leur programme.