Le Journal

Filipppo Ciabatti, directeur musical de l'Opera Company of Middlebury

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L'Opera Company of Middlebury (Vermont,m États-Unis) a annoncé la nomination de Filippo Ciabatti au poste de directeur musical à partir de 2024. Ciabatti a occupé le poste de directeur musical intérimaire pendant la saison 2023. Il vient de signer un contrat de trois ans renouvelable.

Originaire de Florence, en Italie, Ciabatti s'est produit en tant que chef invité avec de nombreux orchestres en Europe et en Amérique. À partir d'octobre, il sera chef d'orchestre adjoint du Boston Baroque, le premier chef d'orchestre à être nommé à ce poste au cours des 50 ans d'histoire du célèbre ensemble. Il est le directeur artistique fondateur de Upper Valley Baroque, un ensemble orchestral et choral professionnel spécialisé dans la musique baroque, qui, après seulement deux saisons, a déjà été acclamé par la critique et se produit régulièrement à guichets fermés.

Ciabatti est directeur des programmes orchestraux et choraux au Hopkins Center for the Arts du Dartmouth College.

(d'après Pizzicato)

LA MONNAIE NOMINÉE POUR DEUX INTERNATIONAL OPERA AWARDS

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Par communiqué de presse, la Monnaie annonce :

"Les International Opera Awards seront décernés le 9 novembre prochain au Teatr Wielki à Varsovie. La liste des nominés vient d'être dévoilée et nous pouvons annoncer fièrement que la Monnaie est nominée dans deux catégories.
Les nombreux efforts que nous fournissons chaque jour en matière de durabilité nous ont valu - ce n'est d'ailleurs pas la première fois - une nomination dans la catégorie "Sustainability". Vous pouvez découvrir plus d'informations sur notre démarche Green Opera en cliquant ici, et consulter la chronologie de toutes nos actions en cliquant ici. Nous sommes heureux d'annoncer que le Collectif 17h25, cofondé par la Monnaie, a également été nommé dans cette même catégorie.

Par ailleurs, nous avons également été nominés dans la catégorie "Equal Opportunities & Impact", une belle reconnaissance pour le travail que nous réalisons, entre autres, dans le cadre de notre programme social "Un pont entre deux mondes". L'engagement social de la Monnaie n'est pas toujours mis en évidence de manière détaillée, car nous ne voulons pas affecter la fragilité des groupes cibles avec lesquels nous travaillons depuis plusieurs décennies. Mais cette reconnaissance potentielle réjouit évidemment les équipes qui travaillent avec une énergie toujours renouvelée pour ceux qui n'ont que peu d'opportunités de participer à la vie culturelle bruxelloise."

 

8e Concours International Adolphe Sax

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Tous les quatre ans, Dinant accueille l’un des plus prestigieux concours de saxophone classique au monde. Organisé depuis 1994 par l’Association Internationale Adolphe Sax, ce concours s’adresse à de jeunes saxophonistes de moins de 30 ans. Cette année, 96 candidats rivaliseront de talent pour tenter de décrocher le titre de 1er Lauréat de cette grande compétition.

Auditions « à l’aveugle »: 264 candidatures, 96 concurrents, 19 pays
En avril dernier, un jury international a visionné les 264 vidéos des candidats inscrits pour n’en retenir que les 100 meilleurs.
Cette présélection s’est déroulée entièrement à l’aveugle. Au terme de l'écoute des enregistrements (Concertino de Jeanine RUEFF et Sonata for alto saxophone & piano de David MASLANKA), les jurés ont admis 96 concurrents, 78 hommes et 18 femmes, en provenance de 19 pays. La Belgique est représentée par quatre candidats.

Les éliminatoires et demi-finales : à la découverte du saxophone classique
Les épreuves publiques de cette 8e édition se déroulent du 31 octobre au 11 novembre à Dinant, ville natale d’Adolphe Sax.
Les éliminatoires (31/10 au 04/11) et les demi-finales (06 et 07/11) prennent place au Centre culturel de Dinant et sont accessibles gratuitement au public. Des 96 candidats initiaux, ils ne seront plus que 18 en demi-finales et 6 en finales.

 Les finales : Dirk Brossé et Casco Phil
Les finales des 10 et 11 novembre se déroulent en la Collégiale Notre-Dame de Dinant et sont accessibles sur réservation. Lors de chaque soirée, trois lauréats présentent leur programme, dont une œuvre imposée composée par le compositeur belge Dirk Brossé.

Morgan Moody, Kammersänger à Dortmund

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Le baryton-basse Morgan Moody reçoit le titre honorifique de "Kammersänger". C'est ce qu'a décidé mardi la commission culturelle de la ville de Dortmund, suivant ainsi une proposition du directeur de l'Opéra de Dortmund, Heribert Germeshausen.
Originaire de Californie, Moody est soliste dans l'ensemble de l'Opéra de Dortmund depuis la saison 2012-13.

Moody a étudié à l'Université de Boston avec Richard Cassilly et au New England Conservatory of Music. Il a ensuite été engagé au Central City Opera, à l'Opera Providence et au Sarasota Opera.
En 2004, il commence sa carrière en Europe et devient membre de l'ensemble de l'Opéra de Zurich en 2006. Avec le rôle du capitaine Mary dans l'opéra Die Soldaten de Bernd Alois Zimmermann, il fait ses débuts au Festival de Salzbourg en 2012 et au Teatro alla Scala de Milan en 2015.
En 2016, il se produit à nouveau à Salzbourg dans la création de The Exterminating Angel de Thomas Adès, avec lequel il est invité au Royal Opera House de Londres en 2017.
En 2022, il se produit au Vlaamse Opera d'Anvers dans le rôle de Clov dans Fin de Partie de György Kurtág. Il incarne également ce rôle à Londres lors des Proms 2023 ainsi que dans la première scénique allemande de l'œuvre à l'Opéra de Dortmund.

Vox Luminis ouvre le Festival de musique ancienne d'Ubeda et Baeza

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Le 27e festival de musique ancienne d'Úbeda et de Baeza se tiendra fin novembre  dans ces deux villes classées au patrimoine mondial de l'humanité.
À travers le concept de diaspora, le festival s'immerge dans "un voyage musical unique, explorant les routes maritimes et terrestres qui ont relié différentes cultures tout au long de l'histoire, générant un échange musical qui a enrichi notre patrimoine sonore".

Le programme du festival de musique ancienne d'Úbeda comprend des formations et des ateliers, des défilés, des cycles didactiques et académiques, ainsi que le très attendu pont de la musique ancienne, du 6 au 9 décembre. Parmi les principales nouveautés de l'édition de cette année figure l'inclusion du cycle "Fanfarrias", un défilé de cuivres qui emmènera les visiteurs à la découverte des merveilles patrimoniales d'Úbeda et de Baeza.

.La série principale, "Diaspora", sera inaugurée par l'ensemble belge de renommée internationale Vox Luminis avec un concert inaugural en coproduction avec le Centro Nacional de Difusión Musical (CNDM) consacré à Tomás Luis de Victoria et à son "Officium Defunctorum", qui aura lieu le 25 novembre dans la Sacra Capilla del Salvador à Úbeda.

 

Décès de la compositrice Carmen Petra Basacopol

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La compositrice roumaine Carmen Petra Basacopol est décédée ce 15 octobre à l'âge de 97 ans. Parmi les 80 œuvres qu'elle a publiées, elle a écrit une quantité considérable de musique de chambre.

Petra Basacopol est née à Sibiu le 5 septembre 1926. Elle étudie au Conservatoire de musique de Bucarest entre 1949 et 1956 avec Ioan D. Chirescu (théorie musicale), Leon Klepper et Mihail Jora (composition), Paul Constantinescu (harmonie) et Tudor Ciortea (analyse musicale), Nicolae Buicliu (contrepoint), Theodor Rogalski (orchestration), Ion Vicol et Ion Marian (chorale, direction chorale), Adriana Sachelarie et George Breazul (histoire de la musique)
Elle a suivi des cours d'improvisation à Darmstadt (1968) avec György Ligeti, Erhard Karkoschka, Günther Becker, Christoph Caskel, Saschko Gawriloff et Aloys Kontarsky.

Petra-Basacopol a obtenu son doctorat à l'Université de la Sorbonne à Paris. Elle est devenue assistante à l'Université nationale de musique de Bucarest en 1962, puis maître de conférences (1966-1972) et professeur d'analyse musicale et d'harmonie (1976-2003). Elle a également enseigné l'harmonie, le contrepoint, l'histoire de la musique et l'improvisation au conservatoire de Rabat (Maroc) entre 1974 et 1976.
Elle a participé à des conférences, des exposés et des communications scientifiques en Roumanie et à l'étranger (France, Angola, San Tomé et Principe). Sa musique a été jouée dans le monde entier et elle a reçu un certain nombre d'honneurs et de prix.

Petra Basacopol a remporté la 4e place au Concours international de Bucarest (1953), au Concours international de la jeunesse de Varsovie (1955), à l'Ordre culturel Meritul cls. IV (1969), le Prix de l'Union des compositeurs (1974, 1979, 1999, 2003), le Prix de l'Académie des compositeurs roumains (1980), l'Ordre culturel du mérite au rang de chevalier (2004). Elle a été membre du jury du Concours de harpe de Jérusalem (1979).

Elle a publié un certain nombre d'articles professionnels, d'études et de chroniques musicales dans des journaux tels que Muzica, Contemporanul, Informația Bucureștiului, Revista de Etnografie și Folclor, et un livre, "L'originalité de la musique roumaine : á travers des oeuvres de chambre et de scène d'Enesco, Jora et Constantinesco", Editura Muzicală, București, 1979.

Lotte Lenya, 125 ans

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La chanteuse autrichienne, naturalisée américaine, Lotte Lenya, née Karoline W. Charlotte Blamauer le  à Vienne et morte le  à New York, est aussi récitante et actrice. Elle fut et demeure l'une des interprètes les plus connues des songs de son premier époux, Kurt Weill. Son interprétation d'une entremetteuse dans Le Visage du plaisir (1961) lui a valu une nomination pour l’Oscar du meilleur second rôle. Elle a interprété le rôle de la rancunière Rosa Klebb dans le film de la série James

Née dans une famille catholique ouvrière de Vienne, Charlotte (« Lotte ») Lenya était d'origine allemande. Elle part étudier la danse à Zurich en 1914, et trouve un emploi de comédienne au théâtre local. C'est là qu'elle adopte son nom de scène, alors orthographié Lotte « Lenja ».

En 1921, elle repart chercher du travail à Berlin, et lors d'une audition pour « Nuit magique » (Zaubernacht) en 1924 fait la connaissance d'un jeune compositeur, Kurt Weill, qu'elle épouse en janvier 1926.
En 1927, sa rencontre avec Bertolt Brecht marque le début d'une longue collaboration : lors du festival de Baden-Baden, elle chante Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny. En 1928, c’est la création de L'Opéra de quat'sous à Berlin, qui est désormais son rôle-phare. Elle interprète aussi le rôle de Jenny dans le film de Pabst qui sort en 1931. Tout au long de la République de Weimar, ses interprétations font l'objet de multiples enregistrements sur disque sans cesse réédités depuis.

La séparation d'avec Kurt Weill (dont elle divorcera par la suite), l'arrivée au pouvoir des Nazis la poussent à quitter l'Allemagne : en , elle s'installe à Paris où elle tient le premier rôle dans le ballet de Brecht et Weill, Les Sept Péchés capitaux.

Elle part ensuite avec Kurt Weill aux États-Unis : ils s'installent à New York le 6 et se remarient l'année suivante. Au cours de l'été 1936, le dramaturge américain Paul Green et la productrice Cheryl Crawford louent une grande maison au no 277 de Trumbull Avenue à Nichols (Connecticut), à quelques kilomètres du Pine Brook Country Club, la salle de répétition du Group Theatre de New York. C'est là que Paul Green et Kurt Weill mettent la dernière main à leur comédie musicale Johnny Johnson qui fait scandale (le titre de l’œuvre reprend le nom le plus fréquent dans les listes de victimes américaines de la guerre de 1914-18). Lotte devient l'amante de Paul Green.

Alors que Kurt Weill réclame sans succès un passeport américain aux services de l'Immigration, Lotte et lui se remarient. En 1941, le couple s'achète sa propre maison à New City (comté de Rockland), à environ 50 km au nord de New York. Avec l'entrée en guerre des États-Unis, Lotte multiplie les spectacles, les émissions de radio et les enregistrements phonographiques pour Voice of America : ainsi, en 1944, elle enregistre deux songs de Weill (Wie lange noch, sur des paroles de Walter Mehring ; et Und was bekam des Soldaten Weib) pour le War Office à destination de l'Allemagne.

Après l'échec à New York de la comédie de Kurt Weill, The Firebrand of Florence en 1945, Lotte Lenya décide de se retirer de la scène.
Mais à la mort de Kurt Weill, en 1950, le public veut la revoir sur scène. Elle fait son retour à Broadway dans Barefoot in Athens. Un éditeur influent, George Davis, réussit à la convaincre de reprendre le rôle de Jenny dans la nouvelle adaptation de Blitzstein de L'Opéra de quat'sous, qui lui vaut un Tony Award en 1956.
Lotte ré-enregistre alors plusieurs des succès musicaux de sa période berlinoise, mais avec l'âge, sa voix est devenue plus grave : il faut transposer les parties de soprano de Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny et des Sept Péchés capitaux.
Kurt Weill et elle-même employaient déjà le Sprechgesang à Berlin pour les pièces de Brecht, mais Lotte Lenya s'en sert désormais pour pallier les défauts de sa tessiture, tout en s'efforçant de respecter au mieux l’œuvre de son défunt mari.
Pour administrer les droits de cette œuvre et en promouvoir la connaissance, elle crée la Kurt Weill Foundation for Music. Elle assiste en personne aux enregistrements que fait Louis Armstrong de La complainte de Mackie, et c'est à cette occasion qu’Armstrong improvise l'air Look out for Miss Lotte Lenya! ; dans l'interprétation de la chanson, il ajoute « Lotte » à la liste des conquêtes féminines de Mackie. D'autres interprètes de Kurt Weill, comme Bobby Darin en 1959, perpétuent cette tradition du clin d’œil à la muse du célèbre compositeur.

En 1961, Lotte Lenya joue le rôle de la Contessa, une entremetteuse, dans Le Visage du plaisir, face à Vivien Leigh ; elle est sélectionnée pour l'Oscar du meilleur second rôle féminin (finalement attribué à Rita Moreno).

On la voit encore dans plusieurs films : en agent du SPECTRE par exemple, face à Sean Connery et Robert Shaw dans Bons Baisers de Russie (1963). Le 20 novembre 1966, elle joue « Fräulein Schneider » pour la première à Broadway de la comédie musicale Cabaret dont la musique, composée par Kander et Ebb ressemble fort aux compositions de Kurt Weill ; il est en tout cas certain que la participation de Lotte Lenya fut une excellente publicité pour ce spectacle.

Lenya meurt d'un cancer à New York en 1981, elle est inhumée aux côtés de Kurt Weill dans le cimetière d'Haverstraw.

En 2007, LoveMusik, une comédie musicale de Broadway, est consacrée aux relations orageuses entre Weill et Lenya, interprétée par Donna Murphy.
Lotte est encore citée dans les chansons de Fascinating Aïda.

Charles Gounod, 130 ans

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Charles Gounod est né le 17 juin 1818 à St-Cloud, Hauts-de-Seine, et décédé le 18 octobre 1893.

Le créateur de l'une des œuvres de musique classique les plus populaires au monde est mort il y a 130 ans aujourd'hui. En 1852, il écrivit une méditation pour violon et piano sur le premier prélude en do majeur du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach et, en 1859, il y ajouta un texte -le fameux Ave Maria était né et commença sa marche triomphale à travers le monde.
Outre cet Ave Maria, c'est aussi et surtout grâce à son opéra Faust (Margarethe, 1859) que son nom fait partie intégrante du répertoire de la musique actuelle. Ainsi, Gounod est aujourd'hui surtout connu comme compositeur d'opéras -même si les autres opéras, douze au total, n'ont guère attiré l'attention au-delà de la France. Seul Roméo et Juliette (1867) a connu le même succès que Faust. Pourtant, il aurait pu en être autrement.
Charles Gounod est né le 17 juin 1818, à Paris. Son père était un peintre renommé, sa mère une excellente pianiste, qui lui donna également ses premières leçons de musique.
Bien préparé par d'autres cours privés avec Anton Reicha, Gounod entra en 1836 au Conservatoire de Paris où il suivit les cours de Ferdinando Paër, Jacques Fromental Halévy et Jean-François Le Sueur, qui s'étaient fait un nom comme compositeurs d'opéras. En 1839, Gounod reçut le très convoité Prix de Rome pour sa cantate Fernand. Il resta trois ans en Italie, où il s'intéressa de près à la musique de Palestrina.
En passant par Vienne, Berlin et Leipzig, il revint à Paris en 1843 et commença par occuper un poste d'organiste et de maître de chapelle. Il était sur le point de se faire ordonner prêtre et avait pour cela étudié à Saint-Sulpice de 1846 à 1848, mais il se tourna finalement entièrement vers la musique.
Pour un compositeur de la société parisienne, la carrière de compositeur d'opéra était la plus prometteuse sur le plan commercial, mais le succès escompté n'était pas au rendez-vous. Il dut se contenter d'enseigner et, de 1852 à 1860, il prit la direction de l'Orphéon de la Ville de Paris, le plus grand chœur d'hommes de la ville.
Il réussit finalement à percer en tant que compositeur d'opéra en 1859 avec son opéra Faust, son plus grand succès à ce jour.
En raison de la guerre franco-allemande de 1870-71, Gounod se rendit à Londres en 1870 et y fonda le Gounod's Choir, qui devint par la suite la Royal Choral Society. Sa musique sacrée s'inscrivait idéalement dans le répertoire de la grande tradition chorale anglaise. Les oratorios La rédemption (1881) et Mors et Vita (1885) furent créés au festival de Birmingham.
En 1875, il retourna à Paris et, là aussi, suivant sa profonde religiosité, il se tourna de plus en plus vers la musique sacrée. Ses grands oratorios lui ont apporté une grande richesse de son vivant, mais ils sont rapidement tombés dans l'oubli après sa mort.
Charles Gounod mourut le 18 octobre 1893 à Saint-Cloud, près de Paris, en travaillant à un requiem. Outre les douze opéras et les œuvres de musique sacrée (oratorios, messes, un requiem), Gounod a également composé deux symphonies. Sa Petite Symphonie pour dix instruments à vent est toujours une pièce de répertoire très appréciée.

Le Quatuor Alban Berg est en deuil

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L'altiste fondateur du célèbre Quatuor Alban Berg, Hatto Beyerle, est décédé hier à l'âge de 90 ans.

Hatto a créé le Quatuor en 1970 avec le violoniste Günter Pichler et y a joué pendant 11 ans.
Il a également été professeur d'alto et de musique de chambre à l'Université de musique et des arts du spectacle de Vienne, puis de Bâle.
De 1985 à 1998, il a dirigé la Konzertvereinigung du Konzerthaus de Vienne.
Parmi ses élèves figurent le Quatuor Hagen, le Quatuor Szymanowski et le Trio Jean Paul.

La succession de Daniel Harding en Suède

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L'Orchestre Symphonique de la radio suédoise, dirigé depuis 16 ans par le chef britannique Daniel Harding, a mis en place un plan de succession en prévision de son départ l'année prochaine pour rejoindre la Santa Cecilia à Rome.

Deux principaux chefs invités sont prévus : la Lettone Krista Audere, 34 ans, pour le chœur, et le Russe Maxim Emelyanychev, 35 ans, pour l'orchestre.

Krista Audere est aujourd'hui installée aux Pays-Bas. Elle dirige le VU-Kamerkoor, le Kamerkoor Venus, et elle est régulièrement invitée à diriger le Dutch Chamber Choir, le Dutch Radio Choir et Cappella Amsterdam.
Krista Audere est lauréate du prix Eric Ericson 2021.
Au cours de la saison 2023-24, elle a des engagements avec le State Choir Latvia, le Hungarian Radio Choir, le Swedish Radio Choir, le Bavarian Radio Choir, le Danish National Vocal Ensemble,...

Né en 1988, Maxim Emelyanychev a fait ses études à Nijni Novgorod et au Conservatoire d’État Tchaïkovski de Moscou, où il a étudié la direction d’orchestre avec Gennady Rozhdestvensky et le piano et le clavecin avec Maria Uspenskaya.
En 2013, il est devenu chef principal de l’orchestre de chambre des solistes de Nizhny-Novgorod et chef principal de l’orchestre Il Pomo d’Oro. Il a été nommé chef principal de l’Orchestre de chambre écossais en 2019 et s’est produit aux BBC Proms, au Festival international d’Édimbourg, ainsi qu’à travers l’Europe et les États-Unis.
Outre ses nombreuses productions avec Il Pomo d’Oro, ses engagements à l’opéra comprennent Don Giovanni à Séville, Die Enführung aus dem Serail à Zurich, Rinaldo à Glyndebourne, Agrippin pour le Royal Opera, La clemenza di Tito à Genève et Le nozze di Figaro à Toulouse.
Il a également joué avec le LPO, le Philharmonia Orchestra, l’Orchestre de Paris, le Swedish RSO, le Luxembourg PO et l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia. Ses débuts avec le Royal Concertgebouw Orchestra et le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin lui ont valu d’être réengagé avec ces deux orchestres en 2023 et 2024.
En 2019, Maxim a reçu le Prix Newcomer aux International Opera Awards.