Le Journal

Maurizio Cazzati, 345 ans

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Maurizio Cazzati, né en  à Luzzara (Duché de Guastalla) et mort le  à Mantoue, est un organiste et un prolifique compositeur italien du xviie siècle.
a musique instrumentale marque de façon décisive l’école de Bologne, dont il est le fondateur.

On connaît peu de chose de l'éducation de Maurizio Cazzati. Il est employé dès sa jeunesse par les seigneurs du pays, la famille Gonzague et l'élève de L. Grossi. Après avoir été ordonné prêtre, il est successivement directeur musical de plusieurs cités proches de son lieu de naissance, notamment Mantoue, Bozzolo, Ferrare et Bergame, où il succède d'ailleurs à ce poste à Pietro Andrea Ziani.Basilique de San Andrea de Mantoue.
En 1648, il accède à la direction musicale de l’Accademia della Morte de Ferrare, puis il s’installa à Bergame, en tant que maître de chapelle de S. Maria Maggiore (1653–1655). Dans l’intervalle des quinze années de ces trois postes, il publie dix-huit recueils et n'est âgé que d'un peu plus de vingt ans lorsque paraît la musique religieuse de son premier, en 1641 à Mantoue.

En 1657, son prestige lui vaut d'être nommé Maestro di Cappella à San Petronio, la plus grande église de Bologne, sans avoir eu besoin de postuler en bonne et due forme. Immédiatement après cette nomination, Cazzati entreprend de nécessaires réformes (réduction du nombre de chanteurs, des instruments à vent, lesquels sont remplacés par un groupe de cordes). Alors qu'il conserve le soutien de l'aristocratie, c'est la cause principale d'une hostilité de la communauté musicale de la ville qui l'entraîne dans de multiples conflits personnels avec d'autres musiciens de la Chapelle. Il est notamment âprement critiqué par Lorenzo Perti (l'oncle de Giacomo Antonio Perti) et Giulio Cesare Arrestin-premier organiste de la chapelle et son successeur- qui remettent en question ses capacités de maestro. Cazzati n'y voit, pour sa part, que rancunes et jalousies.

Arresti publie en 1659 un pamphlet intitulé Dialogue entre un maître de musique et son élève, critique de la Messe opus 17 de Cazzati, où figurent des erreurs peu conventionnelles de contrepoint. Le compositeur se défend avec éloquence, invoquant le droit du créateur à suivre sa pente naturelle quitte à transgresser les règles de la tradition. Les erreurs de la partitions sont corrigées dans une nouvelle édition en 16674 et la polémique cesse ; mais il n'en est pas moins censuré.

L’ostracisme dont il est touché l'oblige à créer, à partir de 1666, sa propre presse pour éditer ses œuvres, notamment les premières sonates pour violon seul, opus 55, en 1670. Contrairement à beaucoup de ses contemporains, Cazzati comprend le marché de l'imprimerie musicale et sa dynamique. Il est aussi le musiciens ayant produit le plus, avec soixante-six volumes imprimés de compositions, cent en comptant les réimpressions. Son œuvre est ainsi largement diffusée, même dans des pays lointains.

Il fonde également une académie, soutenu par les chanoines de San Petronio, concurrente de Accademia Filarmonica, où il ne peut accéder, sans doute empêché par Arresti. Il marque de façon décisive l’école de Bologne et l'église San Petronio est réputée pour la musique instrumentale qui agrémentait les offices (Sonata da chiesa).
Il est le maître de Giovanni Battista Vitali.

En 1671, il démissionne de ses fonctions bolonaises pour retourner à Mantoue, où il se met au service de la Duchesse Isabella en tant que Maestro di Cappella da Camera, et ensuite à la direction de la chapelle de la Basilique palatine Santa Barbara et ce, jusqu'à sa mort le 

Alors que seule une toute petite portion de ses énormes travaux a pu être conservée, son œuvre instrumentale, considérée de nos jours comme étant la plus fameuse et importante, est constituée de ses opus 18 et 35 qui inaugurent le style de l’école de Bologne et celui de la sonate à deux (premier exemple du genre), avec notamment trois sonates pour trompettes, ancêtre direct du concerto..
Il a écrit une dizaine d'oratorios, des cantates, des recueils de messes, motets, etc. L'un des ouvrages les plus représentatifs de la musique vocale étant l'opus 36, à la fois parmi les plus expérimentaux et le plus avant-gardiste de Cazzati.
Les innovations de l'œuvre ont été vertement critiquées par certains musiciens, mais ensuite imités par ses collègues.

Christian Thielemann à Berlin

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C'est confirmé, le chef d'orchestre  Christian Thielemann sera le prochain Generalmusikdirektor du Staatsoper Berlin.

Il prendra fonction en septembre 2024 avec un contrat d'une durée de 5 ans.

 

Christian Thielemann au Staatsoper de Berlin ?

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Selon les informations du Berliner Zeitung, le chef d'orchestre Christian Thielemann succédera à Daniel Barenboim au poste de directeur musical du Staatsoper de Berlin à la suite de Daniel  Barenboim qui a démissionné il y a quelques mois pour des raisons de santé.

Le sénateur  berlinois de la Culture Joe Chialo devrait annoncer cette décision à l’occasion d'une conférence de presse planifiée ce mercredi.

Christian Thielemann, né à Berlin en 1959, est depuis 2012 chef d'orchestre de la Sächsische Staatskapelle Dresden. De 2013 à 2022, il a dirigé le Festival de Pâques de Salzbourg. De 2004 à 2022, il a été chef d'orchestre de la Philharmonie de Munich et du Deutsche Oper de Berlin de 1997 à 2004.

Décès du violoniste et fondateur d'I Musici Felix Ayo

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Le violoniste italo-espagnol Felix Ayo est décédé à l'âge de 90 ans. Il était connu pour avoir fondé l'ensemble italien I Musici, dont il est resté le premier violon soliste pendant seize ans. En 1970, il a formé le Quartetto Beethoven di Roma.

Ayo a enseigné au Conservatorio di Musica Santa Cecilia, à Rome, et à l'Accademia Nazionale di Santa Cecilia, et a tenu des classes de maître à travers le monde tout en faisant fréquemment partie du jury de concours musicaux internationaux.

Il liasse  une vaste discographie chez Decca, EMI Classics, Dynamic et Philips.

Honneur ukrainien à Peter Gelb

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Lors du voyage du président ukrainien à Washington, Volodymyr Zelensky a remis à Peter Gelb (le Met) la Médaille ukrainienne du Mérite, en remerciement de son soutien depuis le début de l’invasion russe.

 

Polo de Haas, 90 ans

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Polo de Haas (Amsterdam , 25 septembre 1933 -17 avril 2022) était un pianiste de concert néerlandais .
Il étudie au Conservatoire d'Amsterdam puis poursuit ses études avec Jacques Février à Paris. Il a également reçu des cours d'Eduardo del Pueyo à Bruxelles.
Polo de Haas ne s'est jamais spécialisé dans un répertoire spécifique au cours de sa carrière de pianiste. Dans une interview, il a déclaré un jour : "Il n'y a aucune musique dont je dis : ce n'est pas de la musique. Tout son est de la musique."
Il s'est produit avec tous les orchestres symphoniques néerlandais et il a également fait de nombreuses apparitions à la radio et à la télévision. Il a également donné des récitals en Europe , au Japon , au Canada , en Corée , à Cuba et aux États-Unis .
Il a réalisé des enregistrements dès son plus jeune âge et s'est concentré, entre autres, sur le travail de Simeon ten Holt . Il a collaboré à de nombreuses performances et enregistrements de sa musique ; son CDCanto Ostinato , qu'il a réalisé avec le pianiste Kees Wieringa , est devenu un disque d' or en 2001.
Il a enregistré aussi des œuvres de Scriabine, Prokofiev, Scarlatti, Moussorgski, Satie et Beethoven.
De Haas présente sa propre série de concerts au Beurs van Berlage d'Amsterdam à partir de 1994 et dans la salle de récital du Royal Concertgebouw d'Amsterdam depuis 2010.
La musique classique, contemporaine, improvisée et non occidentale a été combinée à de la poésie, des contes, des films, des arts visuels et des expositions.
Il a reçu de nombreuses récompenses, comme le 1er Prix du Concours ICC d'Amsterdam et la Couronne d'Argent des amis du Concertgebouw. En raison de ses mérites de pianiste et de promoteur de la musique contemporaine , il a été nommé Chevalier de l' Ordre du Lion des Pays-Bas en 1996.
Polo De Haas est décédé à l'âge de 88 ans.

Jean-Philippe Rameau, 340 ans

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Jean-Philippe Rameau est né le  à Dijon et mort le  à Paris.
Il est considéré comme l'un des plus grands musiciens français et comme le premier théoricien de l'harmonie classique.

L'œuvre lyrique de Rameau forme la plus grande partie de sa contribution musicale et marque l'apogée du classicisme français, dont les canons s'opposèrent avec force à ceux de la musique italienne jusque tard au cours du xviiie siècle.
Dans ce domaine, la création la plus célèbre du compositeur est l'opéra-ballet Les Indes galantes (1735). Cette partie de sa production est restée oubliée pendant près de deux siècles, mais a été aujourd’hui largement redécouverte.
Ses œuvres pour clavecin, en revanche, ont toujours été présentes au répertoire : Le TambourinL'Entretien des MusesLe Rappel des OiseauxLa Poule, entre autres pièces connues, furent jouées au xixe siècle (au piano) à l'égal de celles de Bach, Couperin ou Scarlatti.

De manière générale, la vie de Rameau est mal connue, en particulier la première moitié, c'est-à-dire les quarante années qui précèdent son installation définitive à Paris vers 1722. L'homme est secret, d'où la rareté des éléments biographiques dont on dispose.

Décès de François Glorieux

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François Glorieux est un cas unique. Il est sûrement le seul musicien à compter parmi ses nombreux fans du monde entier Michael Jackson (pour qui il a réalisé des arrangements symphoniques), Neil Armstrong, Antonio Carlos Jobim, Annie Girardot, Jackie Collins et  Stan Kenton. Toutes ces personnalités ont connu et admiré le talent protéiforme de François Glorieux, toujours plein de projets. Je fête  mes 6000 concerts et récitals que j'ai donné dans 60 pays, confiait-il.
Pianiste classique, orchestrateur, compositeur, improvisateur de génie rendu mondialement célèbre par ses reprises improvisées des tubes des Beatles "à la manière de"  certains grands compositeurs.
Son disque François Glorieux Plays The Beatles le fit connaître à l'international du jour au lendemain. Il s'y amuse à improviser sur des chansons des Beatles à la manière de certains compositeurs. Par exemple : Yesterday en Nocturne de Chopin ; Obladi-oblada à la Mozart ; Yellow Submarine en Beethoven ; Eleanor Rigby en Bartok etc.
François Glorieux a sorti plus de 60 disques et ce dans tous les styles.

(d'après Superspectives)

Un nouveau Don José à Rouen

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Thomas Atkins, souffrant, n'a pu assurer que la première de Carmen à l’Opéra de Rouen. Il est remplacé dès ce dimanche par Stanislas de Barbeyrac, familier du rôle.

Pour rappel, cette nouvelle production de Carmen se veut conforme à la création de l’œuvre en 1875.

Le jeune chef Swann van Rechem l'emporte à Besançon

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Le jeune chef d'orchestre Swann van Rechem, 25 ans, a remporté samedi le 58e Concours international de jeunes chefs d'orchestre de Besançon, organisé pendant le Festival international de musique.

En plus du Grand Prix, Swann van Rechem cumule le Prix coup de coeur du public et le Prix coup de coeur de l'Orchestre National d'Ile-de-France que chacun des trois finalistes était chargé de diriger en conditions de concert : l'ouverture de Cosi fan tutte, Don Juan op.20 de Strauss et Living happily during the war d'Alexandros Markeas, en création mondiale et commande du festival.

Originaire des Pays-Bas, Swann van Rechem débute ses études supérieures de musique en France, à Lille et poursuit son cursus au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.
En 2019, il reçoit son certificat de direction d’orchestre avec Ariane Matiakh.
Depuis 2019, il suit la licence de direction d’orchestre au Conservatorium van Amsterdam.

Au total, 280 candidats s'étaient inscrits à cette édition du Concours. C'est un vrai marathon que ces candidats ont suivi lors d'auditions organisées dans le monde entier depuis avril dernier, détaille Jean-Michel Mathé, directeur du festival et du concours.
Un jury avec deux pianistes s'est déplacé à Berlin, à Tokyo, à Montréal et à Paris. Une vingtaine de candidats a finalement été pré-sélectionnée. Ils ont été invités à Besançon pour tenter de décrocher le Grand Prix.

Ce rendez-vous, qui a lieu tous les deux ans, est réputé pour être le concours de chefs d'orchestre le plus complet au monde. Il a sacré des chefs tels que Seiji Osawa, Alexander Gibson, Sergiu Comissiona, Gerd Albrecht, Michel Plasson ou encore Lionel Bringuier.