Le Journal

Prise de rôle à Séville

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Le Teatro de la Maestranza de Séville ouvre sa saison avec Tristán et Isolde qui y revient après 14 ans d'absence, dans une nouvelle production du metteur en scène hispano-brésilien Allex Aguilera, sous la direction du chef hongrois Henrik Nánási.

Le couple amoureux sera interprété par le ténor australien Stuart Skelton et la soprano Elisabet Strid qui fait ses débuts dans le rôle d'Isolde.

Elisabet Strid a étudié le chant à l'Université de Stockholm. Pendant ses études, elle fait ses débuts à l’Académie Vadstena dans le rôle de Brygitta, dans l’opéra de Carl Unander Scharin qu’il avait composé en 2003. Ses premiers engagements l’amènent au Royal Opera Stockholm et à l’Opéra de Malmö.
Suivent d'autres engagements : au Semperoper Dresden, à l'Opéra d'État de Stuttgart, à l'Opéra de Détroit, à l'Opéra national finlandais, à l'Opéra national de Lettonie, au Deutsche Oper am Rhein, au Teatro Real Madrid, à l'Opéra de Lille, à l'Opéra flamand d'Anvers, au Teatro de Bellas Artes de Mexico, à l'Opéra du Cap, et de nombreux festivals dont le Festival de Bayreuth, les Budapest Wagner Days, le Hong Kong Arts Festival, le Festival Opera Open à l'Amphithéâtre Antique de Plovdiv (Capitale de la Culture 2019), le Festival de la Mer Baltique, le Festival de Mai de Wiesbaden ou encore le Festival de Ravello en Italie. .
En 2022, elle a fait ses débuts au Théâtre Bolchoï dans le rôle de Salomé.

Le Spoleto Festival USA Orchestra : un nouveau chef

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Fondé en 1977, le Spoleto Festival USA est l'occasion pour des centaines de musiciens classiques d'auditionner pour son orchestre afin de se produire dans des productions et des concerts de festivals.

En 2024, le chef  Timothy Myers dirigera l'Orchestre du Festival lors de deux concerts, dont les détails du programme seront annoncés pour la saison complète en janvier.
Timothy Myers a travaillé sur des productions au Lyric Opera de Chicago, au Santa Fe Opera, au Washington National Opera, à l'Opera Philadelphia et au Wexford Festival.
Actuellement directeur musical de l'Austin Opera, il a également dirigé des orchestres de Brooklyn à Pékin et de Milwaukee à la Malaisie.
Ses projets pour la saison 2023-24 :  la direction de l'Opéra d'Atlanta, du Sacramento Philharmonic et de grands programmes symphoniques au Spoleto Festival USA.

La nomination de Myers à Spoleto marque le départ de John Kennedy -chef résident et directeur des activités orchestrales du festival depuis 2011- dont le contrat s'est terminé la saison dernière.

 

 

L'Orchestre National de Belgique cherche...

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L'Orchestre National de Belgique lance un appel pour le poste de deuxième violon/premier soliste.
Les candidatures doivent être rentrées pour le 11 novembre 2023.

Le ténor Ştefan von Korch à Nuremberg

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Après avoir été acclamé comme le seul soliste roumain, messager de la musique classique européenne en Chine, le ténor Ştefan von Korch poursuit sa mission de promoteur culturel, cette fois en tant que représentant de l'héritage lyrique roumain en Allemagne : il sera le 7 octobre à Nuremberg, dirigé par le chef Cristian Sandu, pour un programme d'airs et de duos d'opéras et d'opérettes roumains : c'est l'occasion de rapprocher du cœur du public des œuvres de référence du répertoire lyrique roumain. J'apprécie beaucoup ces compositions, que j'ai rarement l'occasion de chanter, et je résonne avec la veine folk qui les parcourt, d'autant plus que mes premiers pas sur scène se sont déroulés dans le domaine de la musique populaire. 

Le programme du concert, élaboré par le maestro Cristian Sandu, sera un véritable défilé d'airs, de duos et de moments orchestraux issus de créations signées de grands compositeurs roumains et le public pourra découvrir "l'intensité des sentiments de l'âme roumaine". 

 

María Bayo, nommée Chevalier des Arts et des Lettres de France

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La soprano María Bayo (62 ans) a été nommée Chevalier des Arts et des Lettres (Ordre des Arts et des Lettres) en France. La soprano navarraise a attaché une attention particulière au répertoire français.

Cette distinction honorifique récompense l'excellence dans les arts et les lettres, ainsi que sa contribution à la culture française et elle avait déjà été décernée à d'autres musiciens espagnols tels que Joaquín Rodrigo et Alicia de Larrocha.

59e Concours des voix verdiennes, le palmarès

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Le baryton coréen Hae Kang (29 ans) a remporté le 59e Concours des voix verdiennes.
Le 2e Prix va à soprano géorgienne Marina Shakhdinarova et le 3e Prix à la soprano coréenne Yun Seonjae.
Le Prix Boris Christoff a été remis à la soprano italienne Caterina Meldolesi.

Nouveau leader pour le Quatuor Aviv

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Sergueï Ostrovsky, co-fondateur du Quatuor Aviv, le quitte après 27 ans de travail commun : Je sens que j’ai accompli ma mission en tant que Primarius du Quatuor Aviv, réalisé mes rêves, interprété tout ce que j’avais toujours voulu et joué partout dans le monde. Il est maintenant temps pour les autres d’en profiter et pour moi de me concentrer sur différents projets.

Il sera remplacé par la violoniste française Anna Göckel.
Née en 1992 à Marseille, Anna Göckel a sillonné avec son violon quelques unes des plus belles scènes musicales, de Tokyo à l’Opéra de Mexico, en passant par le Théâtre des Champs- Elysées à Paris, le Victoria Hall à Genève, la Herkulessaal à Munich, le Musée des Beaux-Arts de Montréal, la Salle Flagey à Bruxelles et le Festival de la Roque d’Anthéron.
Elle  est nommée en 2016 "Révélation classique de l’ADAMI".
Elle explore passionnément les différents répertoires qui s’offrent à la vie d’une violoniste, du répertoire baroque à la création contemporaine.

En soliste, elle collabore notamment avec l’Orchestre Symphonique et Lyrique de Paris, le Lemanic Modern Ensemble, l’Orchestre de l’Opéra de Saint-Étienne, l’Orchestre de la Sorbonne, l’Ensemble Les Dissonances, l’UAEH Symphony Orchestra, CEPROMusic, le Neue Westfalen Philharmonie, le München Radio Orchestra, l’Orchestre de Chambre de Wallonie, le Concerto Budapest et l’Orchestre Philharmonique de Malte.

Passionnée dès son plus jeune âge par l’univers de la musique de chambre, elle co-fonde le Trio Karénine au sein duquel elle remporte à 21 ans le Concours de l’ARD de Munich, et avec lequel elle partage d’intenses années de recherche et de concerts (2009-2015). Elle est invitée à jouer et étudier à l’Académie de quatuor à cordes Seiji Ozawa, à l’European Chamber Music Academy, puis au Ravinia Steans Music Institute (USA).

En 2019, elle est en résidence dans deux hauts lieux de rencontres de musique de chambre, l’Open Chamber Music de Prussia Cove (UK) et le Marlboro Music Festival.

Elle s’est perfectionnée auprès de Luc-Marie Aguera et auprès de David Grimal à la Musikhochschule de Saarbrücken où elle obtient un diplôme de soliste. Elle s’est auparavant formée dans les classes de Boris Belkin aux Pays-Bas, de Jean-Jacques Kantorow et Svetlin Roussev au Conservatoire de Paris, ainsi que dans la classe du Quatuor Ysaÿe. Elle est également marquée et inspirée par les conseils de Menahem Pressler, Ferenc Rados, Donald Weilerstein, Maxim Vengerov et Miriam Fried.

Ses concerts ont été radio-diffusés en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suisse, en Autriche, et au Mexique.

Lauréate de la Fondation belge "Fonds Fravanni / Fondation du Roi Baudouin", son premier enregistrement "Sei solo" consacré aux Six Sonates et Partitas de J-S Bach, paraît en janvier 2018 sous le label NoMadMusic. Très chaleureusement accueilli par la critique, il est récompensé par le Coup de Coeur 5 Étoiles Classica.

Grâce au soutien de la Fondation Milanollo, Anna joue un violon de 1780 de Giuseppe Guadagnini.

 

 

 

 

 

Débuts, encore, pour Gregory Kunde

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A 69 ans, le ténor Gregory Kunde a fait hier ses débuts dans le rôle d'Eléazar de La Juive de Jacques Fromental Halévy au Teatro Regio di Torino.
Daniel Oren dirigeait une nouvelle production de Stefano Poda.

 

 

Décès brutal du baryton Alejandro Meerapfel à Ambronay

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Alors qu'il était en scène hier soir à Ambronay, avec la Capella Mediterranea et le Choeur de Chambre de Namur sous la direction de Leonardo Garcia Alarcón, où il tenait le rôle de Dieu le père dans l’oratorio l Dono della Vita eterna d’Antonio Draghi, le baryton argentin Alejandro Meerapfel s'est effondré, victime d’un malaise cardiaque.
Malgré l'intervention des services médicaux, il n'a pas pu être ranimé.
Le concert a évidemment été interrompu et le public évacué.

Aujourd'hui, sur les réseaux sociaux, Leonardo Garcia Alarcón lui rend hommage.
"J’ai connu Alejandro Meerapfel en Patagonie quand j’avais 16 ans. Il chantait dans un chœur la voix de basse d’une messe baroque latino-américaine appelée « Misa Encarnacion ». Quand j’ai entendu cette voix, je me suis tourné et je lui ai demandé son nom. À 17 ans quand j’ai dirigé mon premier concert dans ma ville natale à La Plata je l’ai bien sûr invité. On a fait la cantate 131 « Aus der Tiefe » de Bach. Il a laissé une marque tellement grande que les gens s’en souviennent encore.

Quand je suis arrivé en Europe, je voulais que cette amitié et ce musicien puissent aussi venir avec moi. Au festival d’Ambronay, j’ai dirigé en 2009 « Judas Maccabæus » de Haendel où Alejandro a chanté. Plus tard, en 2011, on a enregistré le « Nabucco » de Falvetti, mais aussi les Cantates de Bach (notamment la 201) où il jouait le rôle de Pan. Dans « El Prometeo » de Draghi à l’Opéra de Dijon, il incarnait Jupiter, sans oublier notre dernier enregistrement de « La Finta Pazza » de Sacrati et une infinité d’autres concerts de musique sacrée.

Hier soir, il était en train de chanter le rôle de "Dio Padre" dans l’oratorio de « Le Don de la vie éternelle » de Draghi à Ambronay, notre maison. Il m’avait dit le jour même qu’il ne pourrait pas remercier assez la vie d’être en train de chanter une musique aussi belle.

C’est cela que je vais retenir de lui.

Son sourire et ses mots avant les concerts de hier soir.

Alejandro était un ange sur la terre, un ange aimé de tous, pas seulement par une gentillesse sans limite, sinon par une forme de tendresse qui embrassait chaque personne qui croisait son chemin.

Il m’a aussi dit hier à la fin de la répétition « Leo, tu ne m’as rien corrigé... » Je lui ai répondu : « Mais c’est parce que j’adore ce que tu fais, c’était magnifique. » Et j’ai juste ajouté « Vas chercher avec ton esprit les pierres de ce lieu ».

J’embrasse à mon tour sa femme Eliana et ses deux enfants qui sont aussi notre famille.

Dès aujourd’hui on fera honneur à Alejandro, comme homme, parce qu’il était un exemple pour nous tous, et comme musicien avec une voix inoubliable par la noblesse de son timbre et la profondeur de l’artiste. La tristesse est immense. Et aucun mot ne pourra exprimer ce qu’on a ressenti hier soir au moment de son départ vers un autre monde.

Tu vas nous accompagner pour toujours.

Te amo, amigo mío, por siempre."

Débuts de Pinar Karabulut à l'opéra

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Ce seront les grands débuts de Pinar Karabulut à l'opéra lorsque la première de la trilogie lyrique Il Trittico de Puccini aura lieu le 30 septembre à la Deutsche Oper. La jeune metteuse en scène n'est pourtant pas une inconnue dans la maison. Sa mise en scène comique de la pièce de théâtre musical Greek de Mark-Anthony Turnage sur le Parkdeck a créé une surprise haute en couleurs. C'était il y a deux ans.
Les couleurs vont-elles revenir ? Oui ! ça sera à nouveau coloré, parce que c'est assez sombre dans la musique et l'action, dit-elle. C'est pourquoi j'ai pensé que ça devait être plus coloré sur scène.[...] Nous nous trouvons dans un monde intemporel, entre le ciel et l'enfer.Nous nous sommes inspirés de la 'Divine Comédie' de Dante. Puccini s'était en effet référé à l'Enfer de Dante. Dans la soirée en trois parties, Il Tabarro (le manteau) représente l'enfer, Suor Angelica le purgatoire et Gianni Schicchi le paradis. Pour moi, Il Trittico parle beaucoup de la vie et du voyage d'un homme, de la naissance à la mort.

En 2013, Pinar Karabulut rejoint le théâtre de Cologne en tant qu'assistante à la mise en scène. Elle a fait partie à partir de 2016 de l'équipe de direction du Britney, la salle de spectacle extérieure de l'Offenbachplatz. Elle a une manière joyeuse de s'imposer. Elle est née en 1987 à Mönchengladbach, ses parents étaient venus de Turquie. Elle est la première femme de théâtre de sa famille. Elle a d'abord étudié le théâtre, l'histoire de l'art et la nouvelle littérature allemande à l'université Ludwig-Maximilian de Munich. Pendant ses études, elle a été assistante au Münchner Kammerspiele et au Theater Neumarkt de Zurich.