Le programme intense du Festival de Música Antiga dels Pirineus se poursuit lors de son deuxième week-end d'activité, avec un total de sept événements auxquels participeront deux ensembles étrangers. Le projet "Ensemble Lisboa 1740", une sorte de mélange portugais-catalan qui a été la propre production du FeMAP lors de l'édition 2022, revient dans les Pyrénées catalanes pour proposer à nouveau son programme "Missa Regalis", centré sur cette composition du Catalan Francesc Valls, accompagnée d'œuvres de compositeurs tels que Manuel Cardoso, José António Carlos de Seixas et Antonio Tedeschi.
Terra Nova Collective, l'ensemble de chambre belge à la programmation particulière, propose le programme "Imperial Sounds", qui associe la musique d'Amand Vanderhagen, dont nous célébrons le bicentenaire, à celle de Mozart. Les œuvres de ces compositeurs sont la représentation ultime du raffinement artistique de deux des centres culturels les plus importants de la fin du XVIIIe siècle : Vienne et Paris. À Vienne, Wolfgang Amadeus Mozart était le principal compositeur sous le règne de l'empereur Habsbourg Joseph II. À Paris, la musique du compositeur flamand Amand Vanderhagen, figure oubliée de la vie musicale parisienne après la Révolution française, a été la bande sonore du règne d'un autre empereur qui a eu une grande influence sur l'histoire de l'Europe : Napoléon Ier. Carlota Garcia [flûte], Shiho Ono [violon], Blanca Prieto [violon et alto], Marc Claes [alto], Teresa Madeira [violoncelle] et Vlad Weverbergh [cor de basset et direction] interprétent cette proposition à trois reprises.
Martijn Dendievel, chef principal de l'Orchestre Symphonique de Hof
À partir de la saison 2024-25, le Belge Martijn Dendievel, né en 1995, sera le chef d'orchestre principal de l'Orchestre Symphonique de Hof (Bavière). Son contrat a été conclu pour une durée initiale de quatre saisons. Le poste de chef d'orchestre principal de l'Orchestre Symphonique de Hof n'avait pas été occupé depuis plus de 20 ans.
Martijn Dendievel est lauréat du Deutscher Dirigentenpreis 2021 et actuellement Associate Conductor du Symfonieorkest Vlaanderen.
Il a remporté la première Conductors' Academy de l'Orchestre de la Tonhalle de Zurich, a été finaliste de la Donatella Flick Competition de l'Orchestre symphonique de Londres et a été l'un des lauréats de la première International Conducting Competition de Rotterdam en juin 2022. De 2016 à 2020, il a été le premier chef invité de l'Orchestre académique de l'Université de Halle.
En juillet 2022, il a terminé ses études de direction d'orchestre auprès de Nicolás Pasquet et Ekhart Wycik à la Hochschule für Musik Franz Liszt de Weimar. Il a aussi pris part aux masterclasses de Bernard Haitink, Christian Thielemann, Paavo Järvi, Iván Fischer et Simone Young.
Depuis sa création en 1945, l'Orchestre Symphonique de Hof est devenu une grande entreprise culturelle et éducative en Allemagne, employant au total plus de 120 personnes. Sur le site de Hof et bien au-delà, ils remplissent une mission culturelle particulière : avec leur école de musique propre à l'orchestre, fondée en 1978 et unique en Allemagne, ils sont le centre musical du nord de la Bavière dans les domaines de l'orchestre et de la formation musicale des jeunes et des adultes, et constituent dans toute l'Allemagne un modèle exemplaire de médiation musicale professionnelle active.
Le chef slovaque Juraj Valčuha, chef entrant de l'Orchestre Symphonique de Houston, s'est désisté sans raison connue de trois représentations de Tristan und Isolde à Munich à la fin du mois.
Il sera remplacé par le vétéran allemand Lothar Koenigs.
Ce 16 juillet 2023, le violoniste, chef d'orchestre et pédagogue israélo-américain Pinchas Zukerman fête son 75e anniversaire.
Né en 1948 à Tel Aviv, il a été formé en Israël puis, à partir de 1962, à la Juilliard School of Music de New York où il a étudié avec Ivan Galamian et Isaac Stern grâce à une bourse de la Fondation Rubinstein.
Il fait ses débuts américains en 1966, obtient le Prix Leventritt en 1967 et fait ses débuts en Allemagne en 1969 avec un succès spectaculaire, remplaçant Nathan Milstein, malade, à Munich sous la direction de Rafael Kubelik.
Avec la violoncelliste Jaqueline du Pré et le pianiste Daniel Barenboim, il forma un célèbre trio qui enregistra de nombreux disques très appréciés.
Parallèlement, son activité de chef d'orchestre a pris de plus en plus d'ampleur : de 1980 à 1987, il a dirigé le St. Paul Chamber Orchestra américain.
Sa carrière d'artiste de renommée internationale dure maintenant depuis plus de quatre décennies, sa discographie comprend plus de 100 enregistrements qui ont reçu plus de 20 nominations aux Grammy Awards et deux Grammy Awards.
Avec sa femme, la violoncelliste Amanda Forsyth, et quelques-uns de ses étudiants, il a fondé en 2002 les Zukerman Chamber Players, avec lesquels il s'est également produit en Allemagne.
En outre, Pinkas Zukerman est le directeur musical du National Arts Center Orchestra. En 2016, Deutsche Grammophon a publié une édition limitée de l'intégralité de ses enregistrements pour DG et Philips, avec des œuvres de Bach, Brahms, Beethoven, Mozart, Sibelius et Mendelssohn, entre autres.
Louis François Dauprat (né le à Paris et mort le ) est un corniste et un compositeurfrançais. Il est l'un des fondateurs de l'école française de cor au xixe siècle.
Il a fait ses études au Conservatoire de Paris avec Johann Joseph Kenn et obtient en 1798 un "Premier Prix". Il entre dans la musique de la Garde nationale puis,, en 1799, dans celle de la Garde des consuls et fait la campagne d'Italie. Il étudie la théorie entre 1803 et 1805 avec comme professeurs Catel et Gossec. Jugeant sa formation insuffisante, il continue ses études entre 1811 et 1814 avec Antoine Reicha.
De 1806 à 1808, il est premier cor de l'orchestre du Grand Théâtre de Bordeaux et du au , il fait partie de l'Orchestre de l'Opéra de Paris. Il a été en 1811 membre de la Chapelle impériale de Napoléon puis de la Chapelle royale de 1816 à 1830 et enfin, de 1832 à 1842, de la musique de la Chambre de Louis-Philippe. Il a pris en 1802 la succession de Kenn, son professeur au Conservatoire, a été titularisé professeur en 1816 et est resté à son poste jusqu'en 1842 lorsqu'il a pris sa retraite.
Attiré par la musique de chambre, il a participé à la diffusion des quintettes pour instruments à vent de Reicha.
Il a écrit pour son instrument de nombreuses compositions et tout particulièrement à l'intention de ses élèves. Il a écrit une Méthode pour cor alto et cor basse. Il a joué et enseigné uniquement le cor naturel, mais s'est intéressé aux développements du cor d'harmonie moderne. Parmi ses élèves, on trouve Joseph-François Rousselot (1803-1880) et Jacques-François Gallay (1795-1864) qui a succédé en 1842 à son maître comme professeur au Conservatoire.
Eugène Auguste Ysaÿe, naît à Liège le 16 juillet 1858 dans une famille modeste au 233 rue Sainte-Marguerite et est baptisé le lendemain dans l'église du même nom. Son grand-père Georges (1787-1851) est cloutier et violoniste amateur. Son père Nicolas (né le 12 janvier 1826 à Ans — décédé le 19 août 1905 à Arlon) est violoniste, pianiste, chef d'orchestre et compositeur. Sa sœur aînée Marie (1851-1929) est chanteuse légère ; son frère aîné Joseph (1855-1922) est violoncelliste, compositeur et directeur de l'Académie de musique d'Arlon; son frère puîné, Théophile dit Théo (1865-1918) est pianiste et compositeur.
Eugène commence ses études de violon à l’âge de quatre ans avec son père, qui devient en 1864 chef d'orchestre au Pavillon de Flore. En octobre 1865, il entre au Conservatoire de Liège, dans la classe de Désiré Heynberg (1831-1898), qu'il quitte après avoir obtenu un second prix en 1867. Il perd sa mère, Marie-Thérèse Sottiau (1831-1868), le 26 juillet 1868, alors qu'il a tout juste dix ans. Selon la légende familiale, Henri Vieuxtemps passe dans la rue et l'entend jouer ; il aurait pris alors le garçon en charge, pour qu'il réintègre le Conservatoire dans la classe de Rodolphe Massart (1840-1914). À l'âge de quinze ans, il obtient son premier prix dans l'institution.
Après avoir étudié en privé à Bruxelles avec Henryk Wieniawski (qui avait remplacé au Conservatoire de Bruxelles Vieuxtemps, devenu paralysé d'un bras), il reçoit une bourse pour se perfectionner dès octobre 1876 avec Vieuxtemps à Paris, ville qui devient son port d'attache jusqu'en 1879 et dans laquelle il rencontre, lors des soirées musicales organisées par son maître, de nombreux musiciens dont Anton Rubinstein.
Au printemps 1879, il joue en privé à Francfort avec Clara Schumann, puis devient dès septembre premier violon dans l'orchestre du Konzerthaus de Benjamin Bilse, à Berlin, orchestre dont sera issu, plus tard, l'Orchestre Philharmonique de Berlin. Dans cette ville, il rencontre le violoniste allemand Joseph Joachim, qu'il impressionne en jouant la Fantasia appassionata de Vieuxtemps. Après avoir renoncé à son poste berlinois en novembre 1881, il entame sa première tournée en Norvège en avril 1882 et y fait la connaissance d'Edvard Grieg. Il se rend ensuite à Zurich en juillet de la même année pour participer au festival de musique organisé par Franz Liszt. Il commence sa première tournée en Russie, qui dure quatre mois, en janvier 1883 et y retrouve Anton Rubinstein. Il se réinstalle à Paris au début 1884 et fréquente le cercle des admirateurs de son compatriote liégeois César Franck qui lui dédiera, à l'occasion de son mariage avec Louise Bourdau (1868-1924) le 28 septembre 1886 à Arlon, sa célèbre sonate.
Il pratiqua la musique de chambre avec Hugo Becker et Ferruccio Busoni. Ensemble ils constituèrent un trio avec piano.
L'élève de Franck, Ernest Chausson, lui dédie quant à lui son Poème pour violon et orchestre et son Concert pour violon, piano et quatuor à cordes. D’autres musiciens célèbres lui dédient aussi de nombreuses œuvres, Claude Debussy son quatuor, Camille Saint-Saëns son Quatuor opus 112, Gabriel Fauré son premier quintette, et de nombreux compositeurs belges (Joseph Jongen, Guillaume Lekeu, François Rasse, Victor Vreuls, etc.). Au cours de ses voyages, il attire beaucoup l’attention avec, entre autres, son interprétation du Poème de Chausson qu'il impose dans ses programmes, allant même jusqu'à refuser de jouer si les organisateurs n'incluent pas l'œuvre.
En 1889, il crée le Quatuor Ysaÿe, avec Mathieu Crickboom au second violon, tandis que le 5 janvier 1896 se déroule, au Cirque Royal à Bruxelles, la première séance des Concerts Ysaÿe, société de concerts qu'il met sur pied en la dotant d'un orchestre. Sa première tournée aux États-Unis débute en novemRoyal de Bruxelles. Il enseigne en privé, dans sa maison bruxelloise située au 48 de l'avenue Brugmann où deux plaques rappellent que c'est son dernier domicile, ainsi que dans ses villégiatures de Godinne puis du Zoute.
Sa réputation de pédagogue s'amplifie et les violonistes accourent du monde entier pour recueillir ses conseils. Parmi eux, Mathieu Crickboom, Alfred Marchot, Nicolas Laoureux, Alfred Dubois, Irma Sèthe, Gabriel Bouillon, l'Australienne Joyce Brown, Alberto Bachmann, Aldo Ferraresi, Josef Gingold, William Primrose, Louis Persinger, André de Ribaupierre, Henri Verbrugghen), Paul Miry, Nathan Milstein, Remo Bolognini.
De 1918 à 1922, Ysaÿe accepte le poste de chef permanent de l'Orchestre Symphonique de Cincinnati tout en enseignant au conservatoire de la ville.
Ses instruments personnels sont d'abord un Guadagnini puis, dès 1894, un Guarnerius del Gesù de 1740 (qui fut ensuite la propriété d'Isaac Stern). Le Stradivarius, l'Hercule, qu'il acquiert après avoir fait fortune aux États-Unis en 1895, lui fut volé au cours d'un concert à Saint-Pétersbourg en décembre 1907.
Nommé « Maître de chapelle de la Cour de Belgique » par le roi Albert Ier de Belgique en 1912 il devint très tôt le conseiller musical de la Reine Élisabeth de Belgique et le concours créé par celle-ci, qui portait d’abord le nom de « Concours Ysaÿe », fut appelé en 1951 : Concours Musical International Reine-Élisabeth-de-Belgique (CMIREB).
La Chapelle Musicale Reine Élisabeth : son origine est liée à deux fortes personnalités : la Reine Élisabeth, élève d'Ysaÿe et soucieuse d'aider les jeunes talents et Eugène Ysaÿe, un des plus grands violonistes et compositeurs de son époque.
Peu avant sa mort, il put encore entendre, de son lit d'hôpital, la retransmission en direct de la création de sa dernière œuvre, un opéra en langue wallonne : Pier li Houyeu. Il put même, grâce à un duplex avant-gardiste (1931) organisé par la Reine Élisabeth, s'adresser directement au public du Théâtre Royal de Liège, tandis que son portrait était projeté sur un grand écran.
Eugène Ysaÿe a été choisi comme un des « Cent Wallons du siècle », par l'Institut Jules Destrée, en 1995.
Il est inhumé au cimetière d'Ixelles.
Jetons un regard sur sa famille :
Joseph Ysaÿe, né à Liège le 19 novembre 1855 et décédé à Arlon le 21 mai 1922, frère aîné d'Eugène, est un violoncelliste, chef d'orchestre, compositeur, professeur puis directeur de l'Académie de musique d'Arlon.
Théo Ysaÿe (né en 1865 à Verviers -décédé le 23 mars 1918 à Nice), frère d'Eugène, pianiste et compositeur, a fait ses études musicales aux Conservatoires de Liège, de Berlin et de Paris. Il fut pendant quelque temps l'accompagnateur de son frère mais, de santé fragile, il ne pouvait pas suivre le rythme des tournées de concerts et s'est consacré à la composition. Il était professeur au Conservatoire de Genève et nous a laissé un grand nombre de compositions peu éditées.
Antoine Ysaÿe, un de ses fils (1894-1979) : biographe de son père ; organisateur des Concerts Ysaÿe — Conseiller technique à la SABAM — Président de la Fondation Ysaÿe.
Serge Ysaÿe (né en 1919, décédé en 2007 à Bruxelles), docteur en médecine, petit-fils d'Eugène Ysaÿe, fils aîné d'Antoine Ysaÿe.
Jacques Ysaÿe (né le 12 août 1922 à Ixelles - mort le 4 juillet 2017 à Uccle), chef d'orchestre à la télévision belge sous le nom de Jack Say, est le petit-fils d'Eugène. Compositeur, il remporta la « Gondole d'or » de Venise avec son Caprice Jazz pour violon et grand orchestre. Il a orchestré le 8e Concerto pour violon et orchestre à cordes de son grand-père, et Paganini Variations, notamment.
Michel Ysaÿe (né le 2 janvier 1934 à Uccle - mort le 17 juin 2017 à La Louvière), est le troisième petit-fils d'Eugène Ysaÿe. Il s'est attelé à perpétuer la mémoire de son grand-père par l'intermédiaire des réseaux sociaux et en réunissant des documents iconographiques et autres concernant Eugène Ysaÿe dans le but de les mettre à la disposition du public.
Marc Ysaÿe (né le à Ixelles), batteur du groupe rock Machiavel et directeur des programmes de Classic 21, une des radios de la RTBF, est le fils de Serge, le petit-fils d'Antoine et l'arrière-petit-fils d'Eugène.
Christian Ysaÿe, né en juin 1957 à Ixelles, fils de Jacques, a été chanteur-enfant sous le nom de Kiki, puis batteur dans le groupe Blue Rock.
Delphine Ysaÿe alias « Delphine Pointbarre », fille de Marc Ysaÿe et arrière-arrière-petite-fille d'Eugène, est comédienne ainsi qu'animatrice radio et télé.
Compositeur et flûtiste français, Jacques-Martin Hotteterre, dit « le Romain », est né le à Paris où ilest mort le
Il est l’héritier d'une célèbre famille de facteurs d'instruments à vent originaire de La Couture en Normandie. La famille Hotteterre est connue pour avoir apporté de grandes innovations, vers 1670, à la facture des instruments à vent, notamment la flûte démontable en trois parties -cette invention n'est pas attribuable à un membre de la famille en particulier- et le hautbois, dont l'invention est créditée à son grand-père Jean. Jacques-Martin Hotteterre a sans doute été le plus doué de sa dynastie, avec son père Martin, facteur de flûtes renommé qui créa certaines pièces utilisées par Jean-Baptiste Lully.
Son surnom de « Romain » lui aurait été donné à la suite d'un séjour à Rome. Il est certainement à identifier avec lui le « Monsù Giacomo mastro di flauto » (Monsieur Jacques maître de flûte) documenté à la Cour du Marquis Francesco Maria Ruspoli à Rome d'octobre 1698 à juillet 1700.
Il entre en comme hautbois de la Grande Écurie, puis cumule la charge de flûte de la chambre du Roy. Il doit sa renommée à ses talents de flûtiste, instrument pour lequel il écrivit de très nombreuses pièces, complétant un répertoire peu étendu à l’époque (essentiellement des pièces pour flûtes et divers instruments de Marin Marais et de Michel de La Barre).
Excellent fabricant, compositeur et musicien de grand talent, il a laissé à la postérité des œuvres telles que les Suites de pièces à deux flûtes (), Duo et rondeau (), etc., mais également des œuvres à caractère technique et pédagogique, telles que L'art de préluder sur la flûte traversière (), Principes de la flûte traversière ou flûte d'Allemagne, de la flûte à bec ou flûte douce et du hautbois () dont plusieurs éditions existent, avec des traductions en flamand et en anglais de la même époque.
En 1728, il épouse, à Paris, Élisabeth-Geneviève Charpentier, fille d'un notaire et petite-fille d'un conseiller du Roi, dont la fortune, ajoutée à l'héritage de son père Martin, lui permet de se dispenser d'un travail manuel et de se consacrer entièrement à ses œuvres et à son enseignement.
Jacques Hotteterre meurt le 16 ou le 4. Son fils Jean-Baptiste lui succède dans ses charges jusqu'à sa propre mort survenue en 1770. Sa fille Marie-Geneviève se marie à Claude Balbastre le en présence de Jean-Philippe Rameau et de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville.
Une rue « Jacques Hotteterre » est nommée en son hommage à La Couture-Boussey, berceau de la famille Hotteterre et son portrait se retrouve sur la façade du château d'eau à l'entrée de la ville.
Marie-Nicole Lemieux,Chevalière de l'Ordre des Arts et des Lettres de la République française
La contralto québécoise a reçu la distinction des mains de président de Erato - Warner Classics France, Alain Lanceron, lors d’une cérémonie qui s‘est tenue le 8 juillet à l’issue de la représentation de 𝐶𝑎𝑟𝑚𝑒𝑛 aux Chorégies d'Orange où elle tenait le rôle-titre.
Cet honneur lui est fait en reconnaissance de sa contribution marquante dans l'art lyrique. Elle témoigne de son talent, de sa musicalité et de son travail toujours renouvelé dans l’interprétation du chant dans toutes ses esthétiques et répertoires.
Dans une tessiture extrêmement rare et exigeante, Marie-Nicole Lemieux est devenue l’une des contraltos les plus éminentes de sa génération. Sa voix riche, puissante et magnifiquement timbrée, doublée d’un jeu scénique expressif qui sait embrasser tout entier ses personnages, lui ont valu une renommée internationale.
Marie-Nicole Lemieux s'est produite sur les scènes les plus prestigieuses, telles que le Théâtre des Champs-Elysées et la Philharmonie de Paris, le Royal Opera House de Londres, le Metropolitan Opera de New York, le Teatro alla Scala de Milan, et Bozar à Bruxelles où elle est toujours restée l'enfant chérie du public depuis qu'en 2000, elle a remporté le Concours Reine Elisabeth
Martín García García entame une longue tournée en Asie
Le pianiste asturien Martín García García, l'un des grands noms du piano de sa génération, entame aujourd'hui une longue tournée au Japon et en Corée du Sud.
Lauréat du prestigieux Concours de piano de Cleveland et troisième finaliste du Chopin, García García se rendra dans des villes telles que Nagoya, Kyoto, Kawasaki, Fukuoka, Saitama, Yamagata et Kitami au Japon, où il donnera un total de 15 représentations, proposant à la fois des récitals en solo et des concerts avec des orchestres tels que l'Orchestre Symphonique de Hambourg et l'Orchestre Symphonique de la NHK.
Avec l'ensemble allemand, il interprétera le Concerto pour piano n° 2 de Chopin, sous la direction de Sylvain Cambreling.
Les yeux bandés pour protester contre la mise en scène
L'ouverture du 69e Festival Puccini à Torre del Lago n'a pas manqué de notes controversées. L'événement Puccini a ouvert l'édition de cette année avec une mise en scène controversée de La bohème. Le metteur en scène français Christophe Gayral avait décidé de modifier l'intrigue et de déplacer l'action à Paris en 1968, dans le contexte des manifestations étudiantes qui ont embrasé la capitale française.
Cependant, l'aspect le plus frappant de la soirée n'était pas la mise en scène, mais la décision du directeur musical, Alberto Veronesi, de diriger le spectacle les yeux bandés en signe de protestation contre la mise en scène. Le comportement de Veronesi n'a pas été du goût de tout le public, et certains spectateurs ont crié "buffone !" et "scemo !", ce à quoi le chef d'orchestre aurait répondu : "Je ne veux pas voir ces scènes".
Les jours précédents, le sous-secrétaire à la culture du gouvernement Meloni, Vittorio Sgarbi, avait encouragé Veronesi à ne pas diriger l'opéra, estimant que la mise en scène trahissait "la vision et l'esprit de Puccini".